En Chantier n°2, janvier 2008
En Chantier, Publication du Chantier de Recherche documentaire de l'ICEM Pédagogie Freinet: productions de classes, recherches documentaires, exposés, témoignages, pratiques...
Pour donner-trouver des idées : pour des élèves acteurs et auteurs de leurs savoirs.
En Chantier n°2 : On S'affiche pédagogie Freinet
On S'affiche pédagogie Freinet est un réseau d'échanges de travaux d'élèves entre classes. Il ne s'agit pas d'une correspondance mais d'un échange sur des productions de classes. Au départ, On s'affiche pédagogie Freinet était fondé sur un échange de créations plastiques et graphiques. Au fil du temps, les créations poétiques, textuelles se sont ajoutées mais avec, le plus souvent, un aspect plastique. Les classes envoient leurs travaux avec une lettre pour les expliquer ou expliciter le contexte de leur production. On a deux types de contenu de l'échange :
- une classe réceptrice des travaux est intéressée et s'engage, alors, dans une réponse. Par exemple, elle a reçu des autoportraits et décide de répondre par la création d'autoportraits.
- une classe réceptrice est intéressée mais ne travaille pas du tout sur le domaine des travaux reçus. Pourtant la classe souhaite répondre. Elle décide, alors, d'envoyer en réponse des travaux propres à son travail en cours.
Il arrive souvent que des travaux ne trouvent réponse que plusieurs mois après la réception des productions. Cela explique qu'entre deux classes se répondant, il y a, à peu près, trois échanges dans une année. Il arrive qu'une correspondance s'installe à partir du premier échange (cas en 2005/2006 entre une classe de cinquième du collège d'Andernos et une classe de cinquième de Créon). Les échanges se font par courrier.
Le réseau gagnerait à stabiliser ses participants. Depuis quelques années, les envois réalisés ne dépassent pas quatre classes qui échangent avec deux échanges à trois échanges en moyenne. Le fait qu'il ne s'agisse pas d'une correspondance mais d'un échange, permet une irrégularité des envois et la distance dans le temps des échanges.
Je fais la proposition de centraliser les noms des enseignants pédagogie Freinet (Icem) ou tendant à la pédagogie Freinet (c'est mon cas) ou encore appliquant dans leurs classes des méthodes inspirées de la pédagogie Freinet puis de les envoyer à tous les inscrits pour l'échange de créations (plastiques, graphiques et littéraires) entre classes. Il s'agit d'échange de travaux par courriers. Je ne m'engage pas pour un On s'Affiche Pédagogie Freinet par courriel pour diverses raisons. Des travaux d'échanges pourraient être exposés au salon du livre de jeunesse qui va avoir lieu cette année à Andernos les Bains.
Geneste Philippe 5 impasse Louis David 33740 ARES
(Sauf messages brefs, j'ai une préférence prononcée pour l'échange épistolaire).
Contact : emancipation.pg
wanadoo.fr (Philippe Geneste)
En Chantier n°2 : Points de vue d’athée sur l’athéisme
Pourquoi écrire sur l’athéisme?
Il est arrivé que les religions définissent comme athées ceux qui étaient d'une autre religion. Elles pensaient détenir seules la vérité. Mais l'athéisme se définit d'abord comme un refus des croyances religieuses. Il s'est construit très tôt par la critique de l'idée de religion et des textes sacrés, l'explication scientifique du monde, la volonté de libérer les consciences, les pensées, en se basant sur l'être humain responsable seul de ses actes. Il n'est pas le simple négatif des croyances religieuses, il est aussi une affirmation.
Il y avait un besoin d'information sur l’athéisme. Les religions sont visibles et ont une empreinte forte dans tous les pays. Pourtant la pensée non-religieuse existe depuis très longtemps : c'est un autre aspect de l'histoire humaine qui est rarement mis en lumière. Et les athées, plus ou moins convaincus ou conscients, sont nombreux. Cela mérite qu'on connaisse leur pensée.
Pourquoi les gens sont-ils athées ?
Il est difficile de se dire athée dans un pays de tradition religieuse (aux USA, un président athée est impensable). Ce mot suppose un manque, une opposition seulement négative. Les causes, la force, la persistance de l'athéisme, sont très variées. Elles vont du simple comportement à l'argumentation. On peut être athée parce que les parents, l'entourage le sont ou n'ont pas suggéré une religion.
Inversement, l'adolescent peut refuser la religion initiée par les parents : c’est une remise en question pour aller vers un équilibre adulte.
Souvent, le besoin de divinité n'est pas ressenti comme nécessaire : on vit sans. Il semble inutile de suivre une religion précise : l'existence éventuelle d'un dieu n’a pas de conséquences sur le comportement.
De plus, le monde devient de plus en plus technicisé, ce qui tend à faire oublier une action divine.
Par ailleurs, les grandes religions semblent en retard sur le monde moderne, semblent vieillir après avoir remplacé des religions mortes (des nouvelles se créent).
On peut aussi rejeter une morale définie par des autorités religieuses qui voudraient contrôler la sexualité, la fécondité, la place des femmes dans la société.
D’autre part, le décalage entre ce qui est enseigné et la réalité, l'absurdité de la vie et de la mort, peuvent amener à l'incroyance.
Et puis, les religions ont beaucoup massacré pour défendre ou imposer leurs dogmes.
D’autres personnes sont sensibles aux arguments fournis par la raison (critique des fondements des religions et soutien des sciences).
Des théories scientifiques expliquent l'univers, la venue de l'homme, l'expérience du mal, de la souffrance en se passant de l'existence d'une divinité. L'esprit critique amène à penser que tout a un support matériel, que la science explique peu à peu ce qui paraît mystérieux pour des religieux.(sans envisager une fin à la curiosité ).
La haine manifestée par certains milieux religieux contre les athées peut être refusée par les croyants qui reconnaissent à un individu le droit à ne pas être soumis à une croyance ainsi que celui de rechercher une amélioration de la condition humaine hors d'un hypothétique au-delà.
Que pensent les athées des religions ?
Le mot athée conserve une coloration péjorative qui vient des siècles de persécutions envers ceux qui osaient ne pas croire en une divinité. Même de nos jours, des écrivains (Tasreen, Hirsi Ali, Rushdie) sont menacés de mort pour des écrits qui déplaisent à des intégristes religieux. Il en est résulté des oppositions qui ont pu mener à des actions inverses pendant des révolutions et des régimes totalitaires.
Mais nous vivons un monde de doutes, de difficultés à comprendre son évolution rapide. Chacun croit ou ne croit pas. La majorité des croyants et des incroyants ne semble pas prête à l'intolérance. Le rôle des religions contre l'oppression des pouvoirs, leur critique de l'utilisation des scientifiques dans des recherches hasardeuses (clonage humain?) est pris en compte.
La frontière entre croyance et incroyance n'est pas toujours nette. On peut distinguer diverses attitudes : l'indifférence envers toutes les religions (on peut vivre sans) le refus d'en choisir une, de faire confiance aux rites. C'est un sujet d'étude, comme les mythologies, l'opposition théorique, une critique individuelle ou collective. L'affrontement ne se fait plus guère sur l'existence de Dieu qui n'est plus abordée pour elle-même mais contre les menaces intégristes.
Que font les athées face à la mort ?
Les athées pensent que la vie procède d'une transformation de la matière sans des conditions données, à l'échelle de millions d'années, sans aide d'une volonté extérieure. L'esprit, ou l'âme, ou la pensée, trois mots pour un même phénomène. Il n'existe pas de pensée indépendante de tout cerveau matériel. Quand le cerveau est détruit, la pensée disparaît, elle ne se détache pas du corps pour aller dans un autre monde. On peut comparer la mort à la flamme d'une bougie lorsqu'elle s'éteint. La flamme ne va pas ailleurs, elle disparaît.
L'athée aime la vie, ne souhaite pas la mort, ne la craint pas. Le moment venu, il souhaite mourir sans regret, son devoir accompli, entouré des êtres chers, en leur souhaitant bon courage pour continuer sans lui l'aventure humaine.
Les cérémonies d'enterrement civil, hors de toute intervention religieuse, se déroulent avec accompagnement de témoignages sur le souvenir qui sera laissé à la postérité.
Les athées ont-ils des rituels, des cérémonies ? Se réunissent-ils ?
Les athées n'ont ni symbole, ni sigle, ni logo, ni drapeau, ni hymne, ni rites, ni tenue vestimentaire particulière. Et aussi ni temple, ni prophète, ni texte sacré. Ils veulent être indépendants de la tutelle de tous ceux qui voudraient les représenter.
Ils n'ont pas de fête spéciale, mais ils marquent certaines cérémonies (par exemple un rassemblement devant la statue du chevalier de la Barre). Ils considèrent les fêtes religieuses comme des occasions de retrouvailles familiales ou amicales, facilitées par les possibilités de repos et de déplacement.
Ils n'ont pas de grandes organisations, car leurs militants sont peu nombreux. On peut citer : la Libre Pensée; l'Union Rationaliste, des sites sur internet.
Quelle est la différence entre athée et agnostique ?
Ne pas croire n'est pas pareil qu'affirmer l'inexistence d'un dieu. Beaucoup de personnes ne pratiquent plus dans une religion, mais sont au fond, croyantes. Elles pensent qu'il existe des faits que l'on ne peut pas expliquer ou prouver, sauf par l'intervention d'une force extérieure au monde. Elles croient au destin (même à l'astrologie).
D'autres ne croient pas parce qu'elles doutent de l'existence de dieux. Car rien ne le prouve-(ni leur inexistence). Ce sont des agnostiques. Ils ne veulent ni se soumettre aux contraintes de la religion, ni la combattre.
Enfin, certains nient l'existence des dieux. Elles s'opposent aux religions qui voudraient diriger leur vie. Ce sont des athées. Ils pensent que le monde s'explique par des faits indépendants d'une volonté extérieure au monde. Pour l'athée, aucune intervention divine n'a créé le monde, mais seulement une réaction de la seule matière sur elle-même, que nous pouvons ou pourrons expliquer. Ils ne croient pas à une "révélation divine". Ils pensent que l'être humain doit se libérer des croyances pour être libre. Ils affirment que l'être humain est un animal pensant à la suite d'une évolution et qu'il est seul responsable de ses actes et de son avenir.-
Combien y a-t-il d’athées ?
L'athéisme est un fait de société. Mais il semble difficile d'en connaître l'importance numérique. La réponse varie selon la question : parle-t-on de la croyance en l'existence d'un dieu ? de l'accord avec une religion ?
Dans les pays largement sécularisés, la réponse semble plus facile.
On compterait 28% d'athées en Europe.
Dans la France laïque, 60% ne croiraient pas en Dieu (tout en respectant souvent des traditions religieuses -par exemple lors des enterrements- et en se tournant vers des cultes de substitution : astrologie, boudhisme, vénération de célébrités...).
43% des Français ne croiraient pas à une vie après la mort.
24% qu'on n'a pas besoin d'une religion pour distinguer le bien du mal. (selon l’institut Gallup 2005).
Aux Pays-Bas, on compterait 41% d'athées.
En République Tchèque, marquée par une période communiste, ils seraient 49%(selon GFK en 2004)
En Grèce, où l'on vient à peine de supprimer l'indication de la religion sur la carte d'identité, ils seraient 8%.
Aux USA, les 1% d'athées sont très mal vus.
Selon le quid 2002 :
Agnostiques et athées seraient 16% dans le monde, 1% en Afrique ; 11% en Amérique du nord;1% en Amérique latine ; 21% en Asie ; 13% en Océanie ; 19% en Europe.
Dans les pays où l'islam autoritaire domine, on ne peut s'organiser en tant qu'athées. En Arabie Saoudite, en Indonésie, l'athéisme est interdit et puni.
Y a-t-il des athées célèbres ?
Chaque religion a engendré des sceptiques ou des athées depuis longtemps. Dés l'Antiquité des écrits critiquent la religion en Egypte, en Inde. En Grèce, Parménide, Héraclite, Démocrite, pensent un univers sans justice céleste, ni loi surnaturelle.
A Rome, Lucrèce (mort en 55 avant J-C) affirme son matérialisme.
Au Moyen-Age, Jinasena (Inde) s'oppose à l'idée d'un dieu créateur.
D'autres lettrés arabo-persans tentent de séparer foi et raison et refusent les révélations, les clergés (Abou Bakr El Razi).
A la même époque, l'empereur Frédéric II, le roi de Castille Alphonse X le Sage sont accusés d'irréligion.
Au XVII° siècle, Giordano Bruno, Etienne Dolet, Michel Servet sont brûlés au nom de la religion. Au XVIII° , d'Holbach, La Mettrie Sylvain Maréchal, Sade, Diderot,affirment leur incroyance,comme le curé Meslier.
Au XIX°, ce sera Nietzsche,Bakounine,Marx,Freud,Paul Lafargue, Louise Michel.
Au XX°,on relève : Clémenceau, J.Rostand, J.Prévert, Hémingway, Aragon, Comte-Sponville, A.Jacquard, P.Curie, Sartre, Simone de Beauvoir, l'Hindou Gora, le pédagogue J.Dewey ; les artistes J.Brel, Léo Ferré, Y.Montand, Hirsi Ali, Taslima Nasreen...
L’athéisme est-il récent ou moderne ?
Ce mot est employé de nos jours pour indiquer la négation de l'existence d'un dieu. Pendant longtemps il a signifié "d'une autre religion", donc adversaire. Le doute, la critique sont aussi anciens que les religions.
On trouve dès l’Antiquité des refus des cultes des divinités, des lien entre le pouvoir et la religion.
Au Moyen-Age, des écrivains opposent leur raisonnement à l'idée d'un dieu créateur (en Inde, Jinasena ; en Perse, Abou Bakr El Razi, mort en 985).
En France, Saint thomas d’Aquin (1227-1274) demande la mise à mort des incroyants.
A la Renaissance, la philosophie se détache de la théologie. On trouve des impossibilités dans la Bible, on critique la richesse, le dévergondage du clergé, son appui aux puissants. Au nom de la religion, on brûle Giordano Bruno (1600), Etienne Dolet (1546), Jacques Guest (1547), Michel Servet (1553), Giulio Vanini (1619).
Au XVII° siècle, un courant sceptique se développe : par exemple Meslier, curé athée (1664-1729), Diderot (1713-1784), La Mettrie (1709-1781), d'Holbach (1723_1789), Sade (1740-1814), Sylvain Maréchal (1750-1803), Feurbach (1775-1833).
Au XIX° siècle, on proclame l'inutilité de Dieu, par l'effet de la théorie de l'évolution de Darwin (1809-1882); Nietzsche (1844-1900) écrit que la mort de dieu est la condition de la liberté humaine; Freud répand l'idée que la religion est une névrose de la civilisation que le besoin de sécurité de l'enfance mène à croire à un Père tout puissant. On pense que la science est le remède aux malheurs humains.
Mais au XX° siècle, les guerres mondiales, les massacres, la peur atomique, les interrogations sur l'environnement, l'échec des espoirs communistes, des promesses capitalistes, la misère d'une grande partie du monde, minent les certitudes de la foi et de l'incroyance. Un athéisme humaniste revendique désormais sa volonté de visibilité.
Pour continuer
- quelles réactions suscitent chez vous ces textes ou un de ces textes ? est-ce qu’ils répondent selon vous à la question posée ?
- que faut-il changer, améliorer, mieux expliquer ? quelles propositions pourriez-vous faire ?
- êtes-vous d’accord avec les avis formulés par l’auteur ? qu’auriez-vous envie de lui écrire, de lui demander ?
- quelles recherches faudrait-il mener pour approfondir et compléter ce travail? (histoire ou portrait d’un des personnages athées cités, théorie de l’évolution….)
On recherche :
des documents iconographiques sur l’athéisme
En effet, les religions produisent des images en nombre, certaines même s’en nourrissent (cérémonies, bâtiments, représentation des dignitaires qui font partie des “puissants” de la société, “visualisation” des dogmes, etc etc…) L’athéisme par contre n’a pas cette production d’images.
Connaissez-vous des associations athées qui pourront donner des images ?
Mais aussi, quel travail peut-on mener sur le thème des « images et des religions » ?
Contact auteurs :
andre.maurice2
libertysurf.fr (Maurice André)
jean-noel.even
laposte.net (Jean-Noël Even)
En Chantier n°2 : BT sur l’athéisme : les aventures d’un questionnaire
Une première version d’un questionnaire, destinée autant à des élèves qu’aux adultes du collège n’a pas été bien reçue. En effet, il n’a pas été bien perçu d’interroger les personnes sur leurs croyances, leur appartenance ou non à une religion : au nom de la laïcité pour certains, au nom de la vie privée voire de l'intimité pour d'autres.
Ce fut en tout cas l’occasion de peaufiner le questionnaire en présentant mieux le cadre de l’enquête et son objectif, de réfléchir à préserver l’anonymat des personnes interrogées et de laisser la possibilité de ne pas répondre aux questions.
Paroles d’adultes, paroles d’élèves
Classe:
Age :
Nous participons à l'écriture d'une revue ''Bibliothèque de Travail'' (BT) sur l'athéisme. Vos réponses à ce questionnaire, nous permettront d'avoir plusieurs avis différents sur l'athéisme. Tout cela sera anonyme, les questions sont les mêmes que ce soit pour adultes ou jeunes. Si certaines questions vous semblent privées, merci de marquer privé ou mettre P.
Questions:
1. Qu'est-ce que l'athéisme pour vous ?
2. Sur quoi vous basez-vous pour croire ou ne pas croire en une religion ?
3. Avez-vous suivi une éducation religieuse ?
4. Avez-vous été influencé pour devenir athée ou croyant(e) dans votre milieu familial ?
5. Vous considérez-vous comme athée ou étes-vous indiférent(e)s à cette question ?
6. Pour vous qu'est-ce qu'être tolérant(e) envers une religion ? Pensez-vous que vous l'êtes ?
7. Que pensez-vous de notre travail sur l'athéisme ?
8. Avez-vous des remarques à faire sur l'athéisme ?
Les 3éme C
Si cela vous intéresse, vous pouvez transmettre vos réponses à ce questionnaire à la classe de Troisième C, collège Philippe de Commynes, avenue Beethoven, 37200
Contact mail : eleves3c
yahoo.fr (3éme C)
Documentaliste qui travaille avec la classe : helene.duvialard
ac-orleans-tours.fr (Hélène Duvialard)
En Chantier n°2 : Le slam, art moyen
Une scène slam, c’est une scène ouverte, vrac poétique, brocante du texte autoproduit.
Une auberge espagnole de la tchatche.
Son but, c’est la diffusion vivante de textes originaux, voire improvisés, à une seule voix,
sans instrument, sans accompagnement, sans décorum :
seulement un texte et une voix (aidée d’un micro).
C’est un dépouillement, une simplicité qui permet une participation spontanée, brute, amateur.
Car tout le monde est orateur, oratrice, orateure, orateureuse, orat’heureuse…
Chacun chacune est invitéE à venir dire, déclamer, chuchoter, fredonner, incarner, improviser
un texte original, historiette, coup de gueule, fable, fragment de vie, poème.
Tous les mots sont permis (il est juste préférable que les textes ne soient pas trop longs).
Le public est réceptif, complice… de toutes façons, il sait que la fois d’après, c’est lui –
c’est toi qui causes : la scène n’est pas étanche, pas réservée, elle t’attend, elle te tend les bras
(c’est une image).
Alors viens slamer, viens nombreux, et crache ton venin, ton amour ou ton rire.
Crache tes maux. Crache tes mots. Tes mots. Les tiens, les nôtres, dans le sens qu’on veut.
Parce qu’il y a des mots fétiches qui traînent partout, dans l’air comme une pollution ambiante,
le monotone bourdonnement des médias, des politiques et du café du commerce.
Des mots magiques. Croissance. Sécurité. Progrès.
D’autres qui ne disent pas vraiment ce qu’ils veulent dire. Plan social. Culture du risque.
Autant de trucages, autant de mensonges, autant de couleuvres qu’on avale par l’oreille.
Le brouhaha soporifique de la bêtise dominante.
Alors, faut se grouiller de parler, avant que les mots ne disent que ce qu’on leur aura ordonné de dire.
Que les langues se délient. Que des voix sortent de l’ombre. Que les oreilles frétillent.
Dire nos mots, dire notre sens des mots.
Gueuler ou grincer, mais dire quelque chose, et quelque chose qui a de la gueule.
Que chacun chacune mette son grain de sel brut dans une reprise de parole collective.
C’est la mise en pratique de la phrase de Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous. Non par un. »
Une poésie pour laquelle où l’on parle, quand on parle, à qui l’on parle, ne sont pas choses anodines.
Une poésie – dans le sens le plus noble du terme – de circonstance.
Le slam est un art moyen. Pas un art médiocre, un art médian, un art mitigé, un art tiède, un art mou,
un art centriste, un art bayrouïste. Ni un art élitiste. Ni un art d’artistes. Au contraire.
Un art extrême, exigeant et démocratique, simple, brut et viscéral. Et un art sans marché de l’art.
Jikabo, slameur
En Chantier n°2 : Portraits par correspondance
En 2007, les élèves de 5ème G du collège d’Andernos-les-Bains au bord du bassin d’Arcachon ont fait leur autoportrait avec des collages.
Ces compositions ont ensuite été envoyées à une classe de première du lycée de Gourdan-Polignan, au pied des Pyrénées, qui devait, pour le bac, justement travailler sur le portrait et l’autobiographie.
Les voilà à imaginer à quoi ressemble l’auteur de l’autoportrait.
Mais attention, pas n’importe comment :
- en écrivant à la façon de Paul Verlaine dans son poème « Mon rêve familier »
Voici ce que cela peut donner :

Je fais souvent ce rêve étrange et excitant
D’un garçon inconnu aux folles aventures
Et qui n’est, peureux, ni tout à fait immature
Ni tout à fait heureux, ignorant, intrigant
Car solidarité, courage et amitié
Pour lui seul, ont été souvent mises à l’épreuve
Pour lui seul, il a dû épuiser ses réserves,
Lui seul a su tenir avec témérité.
Est-il fou, triste ou éphémère ? Je l’ignore.
Son nom ? Il était doux, voluptueux, sonore
Comme un rossignol chantant il le prononça.
Son regard est pareil à un bel arc-en-ciel
Et pour sa voix, qui me met en émoi, il a
L’apparence d’un être lumineux au ciel.
Caroline
- ou en imitant Boris Vian dans son autobiographie « En verve » :
En voici un exemple :
Céline naît le 34 décembre 2006 dans une maison de campagne. Vers l’âge de douze ans elle apprend à monter à cheval avant même de savoir marcher. Elle grandit ensuite paisiblement, sereinement et devient botaniste.
Pourtant lorsqu’elle a trente ans, elle se rend compte que son allergie aux pollens l’empêche d’exercer pleinement son métier. Elle réfléchit alors de longues années puis, à l’aube de ses cinquante –deux ans, elle décide d’exploiter les fleurs sous une autre forme et se lance dans la création de bonbons aux arômes de fleurs. Alors qu’elle avait trouvé sa voie, elle est retrouvée morte dans ses écuries le 36 décembre 2006, d’une overdose de bonbons.
Claire
Contact : emancipation.pg
wanadoo.fr (Philippe Geneste)
En Chantier n°2, Aimer les maths ?
Aimer les maths ?
Un projet de BT
On peut aimer étudier une matière un peu, beaucoup, passionnément, ou pas du tout. Ainsi un tel dira j’aime beaucoup la géographie, alors qu’un autre préfère l’histoire, ou les sciences de la vie. Il en est de même pour les mathématiques. Certains aiment beaucoup les mathématiques, d’autres voudraient les fuir.
Nous (le chantier BT) souhaitons consacrer une brochure à ce sujet : aimer les mathématiques ?
Pour préparer cette brochure nous avons besoin de la coopération d’élèves, entre autres : comment vit-on la rencontre avec les mathématiques ?
On peut travailler en plusieurs étapes
Répondre au questionnaire individuel ci-dessous :
Enquête
En mobilisant mes souvenirs, j’écris un petit texte sur ce que je ressens à propos des mathématiques :
Par exemple je peux utiliser :
Ce que j’ai entendu dans ma famille
Mes premiers contacts avec les mathématiques en maternelle par exemple ou à l’école primaire : des anecdotes que je me rappelle
Aujourd’hui, ce que je ressens quand j’écoute une leçon de mathématiques, quand j’ai des exercices à faire à la maison, quand une notion nouvelle apparaît …...
Est-ce que c’est la même chose pour les mathématiques et les autres matières ou est-ce que ce que je ressens en mathématiques est différent. Raconte …
J’aime les mathématiques, (au choix je n’aime pas, je crains les mathématiques) parce….
Un petit jeu pour t’aider :
Si les mathématiques étaient un animal : ce serait …………………………….……
Si les mathématiques étaient un objet : ce serait ……………………………………
Si les mathématiques étaient une époque historique ce serait ……………………
Si les mathématiques étaient un aliment ce serait …………
Débat en classe : échange de points de vue d’arguments justifiant qu’on aime un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout les mathématiques. Bilan du débat avec trace écrite (écrite collectivement, type compte-rendu, ou individuellement sous la forme de courts textes d’expression pour ceux qui le désirent ou le peuvent, ou sous forme d’affichettes, slogans etc…)
Pour approfondir : rechercher de personnes qui par leur activité professionnelle pourraient apporter des compléments, des arguments aux différents points de vue exprimés : encore et toujours des mathématiques pour résoudre les problèmes, des mathématiques pour le plaisir, pour la découverte d’une science
Qui peut-on interroger ?
un artisan : un menuisier, un maçon, …
un technicien d’un bureau d’étude (calcul des résistances pour le béton armé,…)
un géomètre,
un (ou des…) professeur de mathématiques
dans une ville universitaire se renseigner s’il y a un laboratoire de mathématiques à la faculté des sciences et interroger le grand responsable
trouver des personnes à interroger dans leurs familles, les amis et connaissances de la famille
NB : il faudrait travailler au préalable, en classe, collectivement, les trois ou quatre questions à poser (et envisager comment seront consignées les réponses, pour qu’elles soient utilisables ensuite et dans la classe et pour le projet de BT).
Contacts :
Lucien.buessler
wanadoo.fr (Lucien Buessler)
helene.duvialard
ac-orleans-tours.fr (Hélène Duvialard)
En Chantier n°2, Contes
Contes
Durant l’année 2005, au collège d’Andernos-les-Bains en Gironde, la classe de 4ème A a écrit et édité un recueil de contes, inspirés du conte berrichon Le Serpent au diamant. C’est un conte populaire dont ils ont lu ou écouté plusieurs versions ; Ils en ont retenu des éléments, personnages, expressions, étapes, rythmes et les ont utilisés à leur manière, les mêlant à leur propre imagination... Voici deux de ces contes.
Le secret de la Forêt Perdue
Par Margaux Kappes
Il y a de cela quelques années, deux jeunes filles Mélissa et Clara se promenaient dans la Forêt Perdue sur l’île d’Yeu. Les deux adolescentes toutes heureuses se baladaient sans faire attention dans quelle direction elles s’avançaient. Au bout de deux heures de marche, les filles s’arrêtèrent sur des rochers pour faire une petite pause. Mélissa se pencha pour ramasser une boucle d’oreille qui était par terre, en partie recouverte par la poussière du chemin. Elle crut l’avoir vue, l’attrapa mais se rendit compte qu’il ne s’agissait pas d’une boucle d’oreille mais d’un petit diamant. Étonnée, elle le dit à son amie qui, à son tour, s’agenouilla pour regarder s’il y en avait d’autres. Stupéfaite, un mètre plus loin, elle en trouva un autre d’une taille légèrement supérieure. Puis elles en trouvèrent trois, quatre autres. Et elles avaient bien raison. Tous les cinq mètres, un nouveau diamant apparaissait et chaque fois plus gros.
Au bout de quelques minutes, les demoiselles commencèrent à s’interroger sur la provenance de ces bijoux… Elles n’eurent pas le temps d’échanger leurs avis qu’un bruit de glissement les interrompit. Les deux amies firent deux trois pas jusqu’au moment où un serpent vint se glisser à leurs pieds. Puis plusieurs arrivèrent en l’espace de dix secondes. Mélissa et Clara prirent peur. Elles s’apprêtaient à s’enfuir quand, en se retournant, elles s’aperçurent qu’elles étaient encerclées de ces bêtes visqueuses. Après un instant qui leur sembla une éternité, tous les serpents s’en allèrent en poussant des sifflements très aigus. Il fallut laisser s’écouler quelques minutes aux filles pour qu’elles se remettent de cette grande frayeur. C’est à ce moment-là que Clara dit à son amie :
- Ne penses-tu pas que c’était un avertissement ?
- Un avertissement ? Pourquoi ?
- Ben, c’est bizarre, on n’avait pas de problème et depuis que l’on a trouvé ces diamants…
- Oui, tu as sûrement raison. On n’a qu’à les reposer, chuchota Mélissa.
- Non, on va les apporter à la reine et on exécutera ses ordres.
C’est sur cette décision qu’elles rebroussèrent chemin pour atteindre le château.
Arrivées au château, la reine les accepta immédiatement. Dès que Clara et Mélissa montrèrent les diamants à la reine, son visage se figea et aussitôt elle leur dit :
- Mes chères petites filles, vous rendez-vous compte de l’importance de ces joyaux ? Ces diamants appartiennent aux serpents de la Forêt Perdue. C’est comme une drogue, dès que les diamants s’éloignent d’eux, ils deviennent méchants et remontent par milliers dans les rues de la ville pour se nourrir. Alors c’est un ordre, vous avez deux heures pour les reposer où vous les avez trouvés. Faites attention, votre chemin sera semé d’embûches.
Le premier obstacle rencontré fut un trou recouvert de feuilles dans lequel Clara manqua de s’effondrer ; le deuxième fut une pluie de cailloux tombant du ciel ; puis de jolies marguerites carnivores leur infligeant d’horribles morsures. Mais tout ceci n’était encore que bien peu de chose.
Lorsqu’elles arrivèrent à l’endroit où elles avaient découvert les diamants, Mélissa posa le premier, Clara le second et ainsi de suite… Au moment où le dernier diamant fut posé, une centaine de serpents arrivèrent. Tout d’abord ils les encerclèrent comme la première fois, puis ils leur montèrent sur le corps. Sur chacune des filles se trouvaient une vingtaine de serpents se baladant sur leurs bras, leurs jambes ou encore leur visage. Le glissement de leurs corps froids, le sifflement des langues, le crissement des peaux visqueuses s’enroulant les unes sur les autres pétrifièrent les deux filles. Tournant le regard, le corps toujours rigide, les filles se trouvèrent nez à nez avec un immense serpent.
- Nous n’avons pas mangé depuis longtemps. Notre clémence ne durera que peu de temps. Alors dépêchez-vous avant que mes amis n’arrivent. Nous serons sans pitié.
Clara et Mélissa, délivrées de leur paralysie s’enfuirent en courant comme deux furies, se promettant, mais il étai déjà trop tard de ne plus ramasser de jolies choses à terre.
Certains conteurs disent qu’elles ne rentrèrent jamais chez elles et qu’on les entend hurler, le soir, à la veille des tempêtes. D’autres racontent qu’elles apparaissent aux promeneurs téméraires qu’elles épouvantent. Tous s’accordent pour dire qu’elles sont devenues les gardiennes de la Forêt Perdue.
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Le diamant du chercheur d’or
Par Romain Rauturier
Il y a fort longtemps, un pauvre chercheur d’or habitait une triste cabane au bord d’une large rivière. Il avait l’habitude de se rendre tous les matins sur une petite plage de sable blanc, où, à genoux, il tamisait désespérément le fond sablonneux de la rivière à la recherche de quelques pépites.
Un jour, comme d’habitude, alors qu’il se livrait au tamisage, il aperçut un fort rayon lumineux qui semblait provenir du fond lointain de la rivière. S’avançant dans les eaux limpides, le chercheur d’or crut apercevoir une gigantesque pieuvre, dont les énormes tentacules enlaçaient un joyau scintillant. La pieuvre se contorsionna dans tous les sens, éclaboussant le pauvre chercheur d’or effrayé qui recula rapidement jusqu’à la berge. De là, il contempla le magnifique spectacle du terrible combat que la pieuvre livrait à une chose invisible. Lorsque cette immonde lutte fut finie, le calme revint et, du bord de la rivière, le chercheur put voir niché au creux de la bête apaisée, un énorme diamant de la taille d’une pastèque, qui luisait de mille éclats.
Hypnotisé par la violence d’un tel spectacle, le malheureux eut à peine le temps de voir sortir de l’eau l’énorme monstre aux tentacules géantes qui disparut avec la pierre précieuse en replongeant dans les eaux limpides de la rivière. Celle-ci redevint d’un calme étonnant, le chercheur d’or désorienté abandonna aussitôt son travail et fila vers sa cabane.
A partir de ce jour, il n’eut plus qu’une seule idée en tête : s’emparer du diamant. Plus rien ne le préoccupa, il passa ses jours et ses nuits à réfléchir aux moyens de subtiliser l’incroyable pierre précieuse à son incroyable propriétaire. Mais cette capture paraissait fort risquée, et le chercheur d’or ne savait ni où ni comment vaincre le monstre tentaculaire. Mais peu importait, ni la peur, ni la taille de la mission ne le feraient reculer. Il voulait ce diamant à tout prix.
Il commença par retourner sur la petite plage d’où il avait pu observer l’incroyable phénomène. Il inspecta les environs, s’enfonça dans l’eau claire de la rivière mais le sol se dérobait sous ses pieds. Il y avait à cet endroit un trou d’une profondeur incroyable alors que la rivière partout ailleurs n’était qu’un filet d’eau.
Tous les jours, le chercheur revint près du trou d’eau pour observer inlassablement les profondeurs. Mais rien n’advint. L’automne passa, puis l’hiver, et enfin le printemps fut de retour. Le chercheur d’or n’avait jamais renoncé à la surveillance, ni le froid, ni la neige, ni les tempêtes ne l’avaient découragé. C’est vers le milieu du printemps que ses efforts furent récompensés. La rivière, toujours très calme, s’agita violemment. Le chercheur d’or qui la scrutait, fut de nouveau ébloui par le rayon lumineux du diamant.
Durant tous ces longs mois de patience et d’attente vaine, il avait mis au point un système ingénieux pour subtiliser à la monstrueuse pieuvre son trésor. Les événements se déroulèrent comme la première fois : la pieuvre livra une étrange bataille à une chose toujours aussi invisible puis, la bataille achevée, l’étrange bête tentaculaire sortie de l’eau s’endormit avec son diamant. C’est à cet instant que le chercheur d’or utilisa sa machine, une espèce de pince télescopique faite de bois et de ficelles, pour arracher le diamant du ventre de la bête. Le chercheur fut surpris de ne pas subir de riposte de la part du monstre. Malgré sa peur, il regarda vers le fond de la rivière et put constater qu’en enlevant le diamant, il avait aussi ôté la vie de l’animal. Il retourna aussi vite que possible vers sa cabane et mit le diamant dans la cachette qu’il avait préparée. Il guetta toute la nuit puis le jour suivant. Enfin il réalisa qu’il possédait une énorme fortune et se demanda ce qu’il allait bien pouvoir faire d’une telle pierre. Personne au monde n’avait dû voir un tel joyau, personne n’en connaîtrait la valeur !!!Le chercheur d’or était déjà épuisé par la quête de cette pierre et voilà maintenant qu’il pouvait ni manger, ni dormir tant ce diamant prenait de place dans sa vie. Alors il décida de se débarrasser de ce joyau finalement trop encombrant.
Il partit faire don de sa fortune au plus pauvre mais au plus sage des habitants de son pays : un vieil ermite qui vivait dans les bois. Jamais personne n’osait s’approcher de sa cabane, car celui-ci possédait des pouvoirs magiques plutôt maléfiques. Le chercheur d’or réussit pourtant sans difficultés à trouver le vieil homme quoi le reçut en souriant. Sans avoir besoin de parler, le chercheur d’or entendit l’ermite lui raconter sa propre histoire : le vieil homme savait que le chercheur d’or lui portait le joyau, et il lui expliqua alors que ce diamant n’était pas une simple pierre précieuse, mais qu’il possédait le pouvoir de rendre immortel celui qui le possédait. La surprise du chercheur était à son comble. Le diamant était magique et son pouvoir était si fort que, lui, le pauvre chercheur, était devenu immortel ?
Mais l’ermite rajouta : « Tu ne seras immortel que si tu le mérites et seulement si tu réussis à rendre le diamant à sa gardienne ». L’ermite poursuivit son discours et dévoila au chercheur d’or ses craintes de laisser tomber entre des mains de vauriens une pierre concentrant autant de pouvoir. Enfin, il insista auprès du chercheur d’or sur l’importance de remettre le joyau à sa place.
Le chercheur repartit avec sa trouvaille vers la rivière, bien décidé à suivre les conseils du sage.
Certes il n’avait pas trouvé la fortune mais il avait mieux : l’immortalité !! Il décida dès le lendemain de reprendre la surveillance de la rivière afin de rendre le diamant. Le soir, de retour dans sa cabane, le chercheur d’or réfléchit et trouva difficile d’être éternellement pauvre. Alors il prit la décision, avant de restituer la pierre, d’en prélever quelques fragments pour assurer sa fortune.
Au bout d’un an, du fond du gouffre une nouvelle pieuvre apparut. Le chercheur d’or lui jeta alors le diamant. A cet instant précis, la rivière s’ouvrit sous ses pieds et le malheureux fut définitivement englouti.
Quand les gens du village apprirent la nouvelle, ils se moquèrent du manque de jugeote du chercheur. Amis, ils se demandèrent si, eux-mêmes, n’auraient pas fait la même chose. C’est pourquoi, depuis cette histoire, un proverbe dit : « A qui vole pierre, sol se dérobe », plus connu de nos jours sous la forme : « on en peut avoir le beurre et l’argent du beurre ».
En Chantier n°2, Correspondance entre un auteur et une classe en recherche sur l'athéisme
Correspondance entre un auteur et une classe en recherche sur l'athéisme
Depuis le mois de septembre 2007, une classe de troisième du collège Philippe de Commynes à Tours mène de recherche sur l'athéisme en collaboration avec le chantier BT. Le but est d'écrire ensemble une brochure documentaire sur l'athéisme.
Le 17 novembre 2007
Bonjour les élèves et les professeurs de la classe de troisième C,
Vous me demandiez pourquoi j'écris sur l'athéisme.
Tout d'abord, il faut que vous sachiez que je ne suis pas le seul auteur de cette BT. Au début, il y a eu Maurice André, puis moi, puis vous maintenant. Nous sommes donc trois auteurs différents pour cette BT (je ne sais pas combien vous êtes dans votre classe).
Je suis enseignant dans un lycée de Saint-Nazaire, à l'embouchure de la Loire et, avec quelques amies et amis, je suis militant dans le mouvement de la pédagogie freinet. Militant, c'est à dire que nous essayons de répandre parmi les enseignants nos idées pédagogiques. Ce n'est pas gagné. D'autant que la pédagogie Freinet qui donne beaucoup de pouvoir aux élèves n'est pas tellement dans l'air du temps.
Enfin, dans ce mouvement pédagogique, nous nous rassemblons suivant le travail qu'il y a à faire. Nous faisons du travail de groupe quoi. Et comme cette pédagogie pense que la documentation est quelque chose de très important et qu'elle doit être faite pour et par les élèves, il y a des groupes qui travaillent sur les différentes publications documentaires (BTj pour l’école primaire, BT pour le collège, BT2 pour le lycée, etc.).
Je me suis inscrit dans le groupe BT. Surtout parce qu'il y a des personnes que j'aime beaucoup dans ce groupe. Et puis j'en ai rencontrées d'autres toutes aussi aimables et incroyables mais bref, ceci est une autre histoire.
Dans ce groupe BT, il y a eu toute une série de faite sur les grandes religions du monde : l'islam, le judaïsme, le christianisme et ses différentes composantes... et rien de rien sur l'athéisme. Un comble pour un mouvement pédagogique laïque, si ce n'est plus, et désirant une documentation la plus ouverte sur le monde possible.
Ainsi, quand le manuscrit de Maurice André est arrivé sur les tables de travail du groupe BT, nous avons été plusieurs à dire que - oui ! - il fallait faire une BT sur l'athéisme.
Seulement voilà, le manuscrit de Maurice était un premier jet, un brouillon et il n'avait pas trop le temps de le peaufiner.
Et c'est là que j'ai entendu les voix de l'athéisme me dire : "Jean-Noël, prends ce manuscrit, lève-toi et porte-le aux nues de l'édition." Je ne devais pas être dans mon assiette ce jour-là.
Mais voilà le mal est fait ; j'ai accepté le travail de remise en forme et de réécriture du premier jet de Maurice. Ce que je fis, enfin presque. Je l'ai envoyé à vos professeurs... Nous nous sommes vite aperçus que le texte ainsi travaillé ne répondait peut être pas aux questions que des jeunes de votre âge se posent sur l'athéisme et surtout, que l'écriture en était bien trop compliquée et ennuyeuse.
D'où notre offre de coopération.
Voilà, voilà.
Bon d'accord, vous allez me dire : "Mais pourquoi toi, Jean-Noël, trouves-tu important qu'une BT sur l'athéisme existe ?"
Certainement parce, pour moi, l'athéisme est une pensée qui offre de la liberté. Souvenez-vous de Kropotkine nous rappelant que les libertés ne se donnent pas, elles se prennent. Et les athées ont pris la liberté de se libérer du poids des lois divines. Cela vaut bien une BT, non ?
A bientôt.
Jean-Noël
Le 22 novembre 2007
Bonjour Jean-Noël,
Nous voudrions connaître comment on peut appeler des personnes qui n'ont pas de religion mais croient à leur tradition et à leurs ancêtres. Nous voudrions savoir si elles sont athées ou juste des non - croyants, qui n'ont pas de religion mais croient à quelque chose. Nous espérons que vous nous renverrez une réponse. Nous vous remercions beaucoup.
Vos élèves de la BT.
Fanny et Nina
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Bonjour Fanny et Nina,
Votre question est très intéressante parce qu'elle pose le problème des différentes formes de religions et de croyances.
Toutes les religions ne sont pas des religions du livre. C'est à dire qu'elles ne sont pas toutes issues de la bible. Seules le judaïsme, le christianisme, et l'islam découlent de la bible.
Il existe une multitude de formes différentes de religions de part le monde qui ont toutes en commun de célébrer des cultes à des divinités. Pour certains; comme les Fangs de Côte d'ivoire par exemple, les divinités sont, entre autres, les esprits des anciens qui rôdent après leur mort au alentour des maisons. Les Fangs honorent; dans un culte, les esprits des anciens afin de ne pas les fâcher et de ne pas avoir d'ennuis avec eux. Ces Fangs sont croyants. Certainement qu'il existe des Fangs qui ne croient pas aux esprits des anciens et qui ne respectent pas les rites et les cultes de la religion fang et qui ne se sont pas convertis à une autre religion. Ceux là sont alors athées.
Les personnes qui croient à leurs traditions et à leurs ancêtres mais qui n'ont pas de religion que nous connaissons nous, ont souvent cette religion dont je vous parle. Ils ne sont pas athées.
Il existe d'autres personnes qui ne sont pas pratiquants d'une religion mais qui croient quand même à une sorte de vie après la mort. Cela existe beaucoup en France. Ce sont des croyants mais non des pratiquants. On ne peut pas dire qu'ils sont athées car un athée ne croit pas qu'il existe "une vie" après la mort. Ils pensent que la seule vie qui existe est celle qui est sur terre ici et maintenant et que, une fois mort, notre "âme" s'éteint avec le corps puisqu'elle en fait partie.
Mais peut être est ce encore d'une autre sorte de personnes et de croyance dont vous me parlez ? Auquel cas lesquelles ?
J'espère avoir répondu à votre question. Tenez-moi au courant.
Vous allez bien dans votre troisième C ?
A bientôt de vous lire.
Jean-Noël
Le 25 novembre 2007
Bonjour,
Nous avons cherché les réponses à ces deux questions:
- Est-ce que les scientifiques sont athées?
- Est-ce que les athées se réunissent?
Après d'importantes recherches sur Wikipédia et d'autres sites, nous avons constaté qu'il n'y avait aucune réponse à ces questions. Nous en sommes désolés, mais comme ça vous saurez qu'il n'y a aucune réponse et que l'on ne pourra pas en parler sur la BT.
Et donc maintenant nous allons prendre de nouvelles questions et y travailler, nous vous enverrons nos nouvelles réponses.
Cordialement,
Corentin et Antoine.
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Bonjour Corentin et Antoine,
Merci pour ces précisions. Et effectivement les recherches sur ces deux questions n'ont pas dû être faciles.
Peut-être vous êtes vous aperçus que l'athéisme est, en fait, peu visible et que les athées ne se rassemblent pas, comme les religieux, dans une seule communauté d'idée. Pourtant, il y a des milieux politiques ou des pensées qui sont résolument et farouchement athées. Lesquels ? Vous donnez votre langue au chat (c'est qui le chat ?)?
Quant à l'autre question, oui, en effet, on pourrait penser que les scientifiques sont tous athées ou du moins agnostiques vue l'opposition entre la science et l'église au cours du temps (encore maintenant, certaines églises et écoles religieuses américaines refusent d'enseigner les évolutions de la planète et de l'homme telles que les décrivent les scientifiques). Pour autant, il existe des scientifiques croyants, et même pratiquants. Pourquoi ? Peut-être que la croyance n'est justement pas de l'ordre de la raison et que, par là, elle devient un acte profondément personnel où la raison n'a plus grand chose à jouer. Qu'en pensez-vous ?
A bientôt sur d'autres questions donc.
Jean-Noël
Le 29 novembre 2007
Bonjour Monsieur,
Je m'appelle Tom et je traite la question :"y a t-il des tabous sur l'athéisme ?".
Après de nombreuses recherches à ce sujet je peux établir une conclusion.
Depuis un demi-siècle, les rapports de l'Eglise avec le monde ont été bouleversés et les conditions de ce dialogue [entre croyants et non-croyants ?] ne sont plus les mêmes. Dans certains pays, le dialogue est difficile et c'est même parfois interdit de ne pas croire en dieu.
Dès le 19éme siècle, l'Eglise perd sa classe ouvrière. Cependant ce que dans le dernier tiers du 20ème siècle, l'incroyance en France devient un fait massif.
1969 : 81% des jeunes de 15 à 29 ans disent croire en dieu.
1975 : 48% des jeunes de 18 à 25 ans disent croire en dieu.
1986 : 43% des jeunes de 18 à 25 ans disent croire en dieu.
Pour finir, les statistiques montrent que plus les années passent, plus de personnes ce déclarent athées.
Cependant, il reste des gens qui ne tolèrent pas l'athéisme et d'autres ne tolèrent pas que les gens croient en dieu alors qu’ils n'ont pas de preuves concrètes. Mais le dialogue est devenu plus accessible.
Tom
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Bonjour Tom,
Effectivement, ton analyse de la situation semble tout à fait correcte. Il y a un net recul de la religion en France depuis la fin du 19ème siècle. Ce qui n'est pas le cas partout.
Tu dis, et tu as raison, que dans certains pays il peut être interdit de ne pas croire en dieu. As-tu des précisions, sais-tu dans quels pays cette interdiction existe ?
Tu dis que le dialogue entre athées et croyants est devenu plus accessible, du moins en France. Oui, je veux bien le croire. Et pourtant, arrive-t-on à écouter, écouter vraiment, celui qui ne croit pas comme nous ? Y a t-il vraiment dialogue ? Les gens parlent-ils entre eux, sans avoir peur de se fâcher ou de blesser, de leurs différentes croyances ou incroyances ? N'y a-t-il pas un tabou là-dessus ? On n'en parle pas parce que ça serait de l'ordre de l'intime, du privé ? Quel accueil a t-on fait, au collège, à votre questionnaire sur l'athéisme ?
Le tabou n'est peut être plus d'être athée mais d'en parler en public. Qu'en penses-tu ?
Le mystérieux auteur Jean-Noël
Le 13 décembre 2007
Bonjour M. Jean-Noël,
Je ne sais pas s'il y a d'autres classes qui font le même travail, mais je pense que ça leur donnerait sûrement envie de travailler sur la BT , et même sur l'athéisme qui n'est pas un travail très facile!!!
Qu'est-ce que vous en pensez?
Thomas et Lucas de la 3C
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Bonjour Thomas et Lucas
Non, il n'y a pas d'autres classes qui travaillent pour le moment sur l'athéisme. S'il y en avait une autre, vous auriez été les premiers informés. Mais, peut-être, allons-nous donner envie à d'autres classes de nous rejoindre sur ce travail... ou bien un autre, car on peut écrire des BT sur bien des sujets.
Effectivement, l'athéisme n'est pas un sujet facile mais, ce ne sont pas toujours les sujets faciles qui sont les plus passionnants.
Pourquoi n'est-il pas facile ? Peut-être cela vient-il du fait que l'on ne parle pas beaucoup de l'athéisme alors que, dans les cours d'histoire et de français par exemple, est enseigné le fait religieux. Vous avez un aperçu des grandes religions de l'antiquité égyptienne, grecque et romaine, bien sûr, mais aussi celles du livre ; les religions issues de la Bible : le judaïsme, le christianisme et l'islam. Il est bien rare alors que l'on vous parle de l'athéisme.
Pourquoi n'est-ce pas au programme ? Je ne sais pas. Peut-être pense-t-on que c'est un sujet trop difficile pour vous ?
Est-ce trop difficile pour vous ? Qu'en pensez-vous maintenant que vous vous y intéressez ?
Peut-être pense-t-on que l'athéisme est entré dans les moeurs de notre société française. C'est un peu vrai puisque la laïcité de notre république est directement issue des combats de philosophes, de femmes et d'hommes politiques athées de ces trois derniers siècles.
Mais, peut-être aussi ne veut-on pas trop parler de l'athéisme pour ne pas choquer ou déranger les personnes croyantes. Les croyances et l'athéisme sont alors de l'ordre de la liberté individuelle et ne regarde que la vie privée de chacun. Pourtant, nous parlons de religions à l'école... Peut-être, enfin, que la religion catholique est encore très importante en France, même si les églises se vident depuis plusieurs années, et qu'elle a encore beaucoup d'influence parmi les personnes qui ont le pouvoir économique et politique. Alors oui, je pense que le travail que nous faisons ensemble est vraiment très intéressant et important et qu'il doit être connu. A bientôt de vous lire.
Le mystérieux (de moins en moins) auteur Jean-Noël
En Chantier n°2, Des exposés « trois minutes top chrono »
Des exposés « trois minutes top chrono »
Des conférences d'élèves au collège
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Le trois minutes top chrono ! Késako?
Le "trois minutes top chrono!" est un exposé libre : l'élève peut parler de tout ce qu'il veut. Il s'inscrit quand il le souhaite sur un tableau mis à sa disposition dans la classe. Il organise son temps pour passer sachant que toute la classe doit avoir réalisé son "trois minutes" avant fin janvier. Il peut donc s'inscrire une semaine comme un mois à l'avance. Il a le droit d'apporter des documents (des images sur clé usb, de la musique, des posters, des magazines, des objets...) pour illustrer son propos.
Voici comment se déroule un trois minutes:
1ère étape : L'élève conférencier donne sa grille d'évaluation à l'élève évaluateur de son choix. Cette grille a été élaborée avec les élèves après le passage d'un cobaye (consentant, je précise...). Le maître du temps s'empare du chronomètre, le secrétaire prépare son ordinateur pour prendre des notes, le cameraman (ou girl) se positionne pour filmer, et les autres élèves mettent la grille sous leurs yeux.
L'élève conférencier expose pendant trois minutes son sujet.
2ème étape : Les questions. Le conférencier donne la parole aux élèves qui souhaitent des précisions et essaye d'y répondre le plus honnêtement possible: on a le droit de dire que l'on ne sait pas!
3ème étape : Les commentaires. L'élève évaluateur prend la parole et argumente son évaluation en prenant appui sur la grille qu'il aura remplie au cours de l'exposé. Les autres élèves approfondissent, contredisent, ajoutent mais ne doivent pas répéter un commentaire déjà fait! Puis, le conférencier fait sa propre synthèse et peut justifier ce qu'il a fait.
4ème étape : Le compte-rendu. Le secrétaire lit ses notes. Les autres élèves peuvent compléter et donnent leur aval pour une publication sur le blog.
Ce travail permet de faire travailler toute la classe et de varier les postures car tous les rôles changent à chaque "trois minutes" (sauf le secrétaire car ce métier demande un temps d'adaptation plus long). Les compétences mises en oeuvre sont variées (écoute, prise de parole spontanée, prise de parole argumentée, prise de parole organisée, prise de notes, gestion du temps, organisation du travail, autonomie).
En outre, cette activité crée une ambiance particulière dans la classe : les élèves apprennent à s'écouter, à respecter la parole de l'autre et à découvrir l'autre : ses centres d'intérêt, ses talents cachés...
Je reste en retrait lors de cet exercice ainsi une véritable communication s'installe entre les élèves. Mon rôle consiste à recueillir les questionnements des élèves et à susciter l'envie d'en savoir plus, d'aller vers l'approfondissement. Certains "trois minutes" peuvent donc déboucher sur un travail en classe. Ainsi, l'exposé d'Arthur sur le Sénégal a suscité tellement de questions, a reçu un tel succès que nous avons décidé de travailler sur ce pays. Les élèves essayeront donc de répondre aux questions restées en suspens (sur le climat, la colonisation, le relief, les coutumes, l'école...).
Christelle Guillot, professeur de français au collège Jacques Brel de Guérande
Je ne suis pas encore passé aux trois minutes top chrono, et je n'ai pas hâte d'y passer !!! Ceux qui sont passés se sont assez bien débrouillés. Je trouve que le plus dur est de parler d'une façon qui donne envie d'écouter et aussi de réussir à tout caser dans trois minutes : soit ça déborde, soit c'est trop court. Le sujet qui m'a le plus intéressé est celui d'Arthur parce que je ne connaissais pas le Sénégal. En plus, il faut trouver un sujet intéressant. Je croise les doigts pour quand je passerai.
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« Les mots à la bouche » est un blog sur « la vie dans une classe de français du collège Jacques Brel de Guérande où l'on peut voir que les élèves ont une kyrielle de choses à dire et à partager. »
Des élèves y ont déposé le texte de leur conférence.
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Les mythes grecs et romains
En octobre, notre camarade Marin nous a présenté un trois minutes top chrono sur les mythes grecs et romains. En voici un résumé en deux parties :
- les dieux :
Les dieux grecs et romains étaient des mythes inventés par eux. Les Grecs et les Romains faisaient des offrandes à leurs dieux par exemple : à Athènes, les Grecs faisaient des offrandes à Athéna, déesse d'Athènes et fille de Zeus. La statue de bronze était située devant le grand temple appelé Parthénon. Comme dieux, il existait aussi :Aphrodite, Hermès, Artémis, Héra, Poseidon, Apollon et plein d'autres...
- les mythes de leurs héros :
Les héros de leurs mythes ont accompli des tâches, des missions du même genre que l'un des plus célèbres d'entre eux : Héraclès qui a dû accomplir 12 taches surhumaines comme celle du lion de Némée dont il récupéra la peau comme bouclier. Il y a aussi Ulysse qui, pour retourner à Ithaque, sa terre natale, devra parcourir les mers dangereuses et affronter des monstres mythiques comme les Sirènes.
Article écrit par Mathilde 5°4
Les chats
Le jeudi 18 octobre en classe de français, Alice une de nos camarades, nous a présenté son exposé sur "Les chats".
Car les chats, pour elle c'est une passion...
Elle a ramené des documents (des images). Elle et sa famille ont accueilli 4 chats.
Elle nous a dit qu'il existait plusieurs races de chats (ex : persans, angoras), qu’ils mangent des croquettes et parfois des légumes.
Il faut savoir que la journée, les chats ont les pupilles fermées mais le soir, elles s’ouvrent et donc, ils voient beaucoup mieux.
A la naissance,les chats sont sourds et aveugles. La femelle peut faire entre 3 et 4 portées par an, la plupart du temps les chatons naissent par groupe de 2 à 10 maximum
Au temps de l'Egypte Ancienne, les chats étaient considérés comme des dieux. Les habitants se sont attachés à eux.
Alice nous a rappelé que les chats n'appartenaient a personne. Et qu'ils pouvaient s'en aller quand ils veulent et où ils veulent...
Parfois on dit que les chats ont 7 vies. Peut-être, on ne sait jamais...
Article rédigé par Sarah - My - Lan (aidée par Lollie)
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La Guadeloupe
Le jeudi 4 octobre, Mathilde nous a fait un trois minutes top chrono sur la Guadeloupe, en voici un petit résumé :
La Guadeloupe est un ensemble d’îles, et Basse-Terre et Grande-Terre sont les plus grandes et ressemblent à des ailes de papillon.
La Guadeloupe est située dans les Antilles à côté de la mer des Caraïbes entre l’Amérique du nord et l’Amérique du sud.
Les fruits cultivés en Guadeloupe sont la banane, l’ananas, la noix de coco et la canne a sucre. Parmi les recettes de ces îles, il y a le colombo de porc, le ti-punch et la glace à la coco.
En Guadeloupe, il n’y a que deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
Mathilde nous a aussi parlé d’une activité : la plongée sous marine qui est la principale activité de la Guadeloupe qui est agréable car l’eau est à 26° .
En Guadeloupe l’esclavage a été aboli : en effet autrefois les esclaves étaient échangés contre des produits du pays.
Les Guadeloupéens parlent le français et le créole.
En Guadeloupe, il y a un volcan qui a fait changer la capitale de place à cause de son éruption. Maintenant la capitale est Pointe à Pitre sur l’île de grande terre.
Pour voir des photos de la Guadeloupe, vous pouvez aller sur le site de l’oncle de Mathilde qui habite là bas : www.tupa.freesurf.fr
Article rédigé par Titouan
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Le Sénégal
Arthur nous a fait un trois minutes top chrono sur son voyage au Sénégal. Voici le compte rendu.
Il y a quatre ans, notre ami Arthur est parti vivre au Sénégal à Dakar pendant six mois, car son père devait travailler là bas.
Les gens de ce pays sont très pauvres et fabriquent des choses avec rien.
La langue au Sénégal est le français et le wolof (langue pour faire du commerce). Les arbres de ce pays sont principalement le baobab et le fromager.
« Là-bas, j’allais à l’école que le matin de 6h45 à 12h45 et l’après-midi, j’allais à la plage » nous a-t-il dit.
De plus, dans ce pays, il n’y a que deux saisons : celle des pluies et la saison sèche et les températures sont de 35° à 40°.
Arthur nous a aussi parlé d’une île qui s’appelle Gorée. C’est là autrefois où l’on embarquait les esclaves sur des bateaux, maintenant il y a la maison des esclaves. Et tous les ans à Dakar, il y a une course où il faut nager de Dakar à Gorée (3 km) et il y a des enfants qui participent car il y a l’argent à gagner.
Compte-rendu réalisé par Titouan
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Un baobab
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| Le rock
En classe de français, un de mes camarades s'appellant Simon nous a présenté un exposé qu'il avait dû refaire.
Il nous a dit que le rock avait commencé en 1950, qu'il s'est amélioré en 1960. C'est un mélange de country, de jazz et de blues.
Il nous a montré des images des groupes : ACDC, Tokio Hotel, Linkin Park... mais aussi des images de guitares électriques, de basses, de micros...
Raconté par Sarah-My-Lan.
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En Chantier n°2, Les Amérindiens des Antilles, 2ème partie
Les Amérindiens des Antilles 2ème partie
Un texte en cours d'écriture, en collaboration avec une classe de troisième
Les Indiens, ou Amérindiens, des Antilles sont les habitants de ce Nouveau Monde que Christophe Colomb découvre en 1492. Les premiers rencontrés par les Espagnols vont être à peu près totalement exterminés en une quinzaine d’années. Tous vont subir les conséquences de l’arrivée des Européens : maladies, esclavage, massacres, et pour leurs survivants, maintien dans un statut juridique inférieur*.
Qui étaient ces « Indiens », comment vivaient-ils ? Beaucoup de questions continuent à se poser à leur sujet.
[les mots suivis d’un * sont explicités en fin d’article]
Deuxième partie : Sur les traces des Amérindiens
- Ce que nous apprennent les voyageurs européens
- Ce que nous apprend l’archéologie
Sur les traces des Amérindiens
L’occupation humaine des Antilles remonte à six millénaires au moins ; les populations qui ont colonisé les îles sont probablement venues de l’actuel Vénézuela par vagues assez régulières, naviguant d’îles en îles à bord de leurs canots (canot est un mot indien).
Jusqu’à une date récente, les archéologues et les historiens pensaient que les Antilles avaient été peuplées par deux populations différentes : les plus anciens, les Arawak, cultivateurs paisibles des grandes îles et les Caraïbes, guerriers anthropophages, envahissant peu à peu, en remontant depuis le sud de l’arc antillais* les îles des premiers. On en est moins sûr à présent et il est même possible que les premiers navigateurs aient cru à des récits réels d’attaques et de cannibalisme alors qu’il ne s’agissait que de légendes. Les Amérindiens sont appelés Caraïbes*, en particulier par les Espagnols, dès qu’ils leur résistent ou que leurs terres les intéressent, car cela leur permet alors de les réduire en esclavage ou de les exterminer. Les Arawaks, eux, réputés paisibles, sont protégés par les souverains espagnols.
Les Caraïbes et leur culture
Colomb a décrit les Arawak-Taïnos. Les descriptions ultérieures concernent plutôt les Caraïbes qui n’ont pas encore disparu. Mais, ces populations, on l’a vu, n’étaient peut-être pas si différentes.
Les précisions du père Labat :
«Dès qu’ils sont levés, c’est-à-dire dès qu’ils sont sortis de leur hamac, ils vont se laver tout le corps à la mer ou dans quelque rivière et, après que le vent ou le soleil les a séchés, ils s’assoient. Leurs femmes viennent peigner leurs cheveux. Après quoi, elles mettent dans une coupe un peu d’huile de carapat* dans laquelle elles font dissoudre du roucou* et elles peignent tout le corps de leur mari avec un pinceau. Je dirai ici que cette teinture leur conserve la peau. Elle empêche le vent ou le soleil de la faire gercer et crevasser et les préserve des piqûres des moustiques, maringouins* ou cousins qui sont en très grande quantité autour de leurs cases et dans la forêt.»
Des agriculteurs et des pêcheurs
Les recherches archéologiques permettent de retrouver les sites des villages et des champs.
Les plus anciennes traces révèlent l’existence d’une agriculture itinérante sur brûlis, sur les terres les plus fertiles et bénéficiant d’une bonne pluviométrie, souvent sur les flancs des volcans. Les Amérindiens bâtissent des carbets, hauts hangars spacieux faits de joncs tressés, de bambous et de palmiers, dont les avant-toits descendent presque jusqu’au sol ; quand ils sont à la chasse, ils se construisent des adjoupas (*), des petites huttes de feuillages.
Ils cultivent un jardin près du village puis déplacent le village quand la terre est épuisée.
Au fil des siècles, l’habitat se rapproche de la mer (site de Dizac au Diamant) et devient permanent. La priorité est donnée à la pêche aux poissons et aux crustacés et au ramassage des coquillages. Les coquilles de lambis servent à faire des haches ou des parures (perles et petites figurines).
Le jardin vivrier est planté de manioc à la base, de patates douces, de piment, de tabac et de beaucoup de plantes médicinales. Le manioc donne le pain ou cassave et la boisson fermentée le ouïcou.tabac
On chasse aussi l’iguane et deux petits mammifères présents dans les îles : le tatou et l’agouti.
(Cette description vient de l’observation de carbets existants et non des données de l’archéologie.)
L’artisanat est principalement celui de la céramique pratiquée selon la technique du colombin : la superposition de boudins d’argile qu’on assemble et qu’on lisse. Les poteries obtenues sont plus ou moins fines et décorées selon les époques. On décore aussi les hamacs, des calebasses.
Les Amérindiens ne connaissent pas la métallurgie et leurs outils ou armes les plus coupants sont en pierre taillée.
Croyances
Les Amérindiens croient à des êtres surnaturels, les zemis, dont ils sculptent la représentation sur bois. Même si tous les chercheurs ne partagent pas cette opinion, on pense généralement que l’anthropophagie était pratiquée par tous les Amérindiens des Antilles, y compris les Arawak ou Taïnos réputés si pacifiques. C’était une anthropophagie rituelle qui n’était pratiquée que dans certaines circonstances. La chair humaine n’était en rien une nourriture ! L’anthropophagie avait, entre autres fonctions, celle de s’approprier la force de l’ennemi.
Une société très organisée par la division entre hommes et femmes.
Les hommes défrichent la terre, les femmes la cultivent. Elles font de la poterie, du tissage, la cuisine.
Les hommes pêchent, chassent, construisent les canots, fabriquent les armes et les outils.
Dans la langue, des mots sont parfois réservés aux hommes, aux femmes et aux initiés.
De grandes fêtes, les caouynages, réunissent toute la population, accompagnées d’absorption de boissons alcoolisées et sont l’occasion de célébrer le culte des ancêtres victimes des ennemis.
La guerre est très importante dans la société caraïbe : à plusieurs centaines de kilomètres de leur île, de Porto-Rico au nord jusqu’en Guyane au sud, les guerriers organisent des raids surprises pour capturer des prisonniers qui seront mangés au cours de rituels anthropophagiques ou pour s’approprier certains biens. Les chefs jouissent d’un grand prestige, ont plus d’épouses que les autres hommes mais doivent partager leurs richesses à l’occasion des cayounages.
Sources documentaires :
Moreau, Jean-Pierre « Les Petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu 1493/1635 » ; Karthala, 1992.
Père Labat en Martinique fin 17ème-début 18ème
Les mots expliqués
De nombreux mots, que nous ne connaissons pas parce qu’ils désignent des végétaux, des animaux, des objets ou des coutumes qui sont propres aux Antilles, sont définis dans le texte même. Une lecture attentive est nécessaire. Mais on pourra aussi extraire ces mots inhabituels, inconnus, en faire une liste et donner leurs définitions en regard.
Voir également les mots définis suite à la première partie de ce texte
Wytukubuli : la Dominique
Hewanorra : Sainte-Lucie
Caraïbes : les Amérindiens des Petites Antilles ne se sont jamais nommés eux-mêmes Caraïbes mais Kalinagos. Le mot Caraïbe est un terme des Indiens des Grandes Antilles qui avait sans doute une valeur mythologique
roucou : fruit du roucouyer
Des questions……, quelles réponses à leur apporter ?
Des élèves de 3eA du Collège Philippe de Commynes à Tours qui ont travaillé sur la première partie de ce texte, ont posé un certain nombre de questions auxquelles il serait intéressant d’apporter des réponses précises.
Les auteurs de ce reportage, en vue de sa rédaction définitive pour la BT, attendent vos propositions :
Qu’est-ce qu’un peuple ?
Qu’est-ce qu’un «peuple disparu» ?
Comment un peuple peut-il disparaître ?
Quelles raisons ou quelles causes à l’origine de la disparition d’un peuple ?
Comment et pourquoi les Amérindiens ont-ils été exterminés ?
Les Amérindiens étaient-ils cannibales ou anthropophages ?
Comment tuaient-ils leurs proies humaines ?
Où vivaient les Amérindiens ? Dans les forêts, dans les montagnes ? Qu’avaient-ils comme type d’habitation?
Comment étaient-ils habillés ?
Pratiquaient-ils des danses ? Avaient-ils des instruments de musique ? Lesquels ? Leurs danses se pratiquent-elles encore de nos jours?
Y a-t-il de nos jours des descendants des Amérindiens de l’époque de Christophe Colomb ?
Y a-t-il aujourd’hui un autre nom, ou d’autres noms, pour les désigner ?
Sont-ils nombreux ?
Que signifie «évangélisation» ? Christianisation ?
Mots du texte qui devraient être expliqués et propositions d’explications faites par la classe de 3ème A
escarmouche : combat localisé, de courte durée entre de petits groupes d’armées ou entre les éléments avancés de deux armées ennemies
flibustier : pirates de la mer des Antilles aux XVIIème et XVIIIème siècles
boucanier : aventurier qui chassait le bœuf sauvage aux antilles, pour boucaner la viande ou faire le commerce des peaux.
boucaner : fumer de la viande ou du poisson
boucan : viande fumée dans les Caraïbes
pacotille : objet de peu de valeur, ou de médiocre valeur
captif : prisonnier de guerre
Documentation trouvée sur la Toile
Il peut être intéressant de donner des adresses web où on trouve des informations sur les Amérindiens des Antilles. Mais plutôt que de donner une longue liste de sites, il serait préférable de n’en donner que deux ou trois et de signaler le type d’informations qu’on y trouve (géographique, historique, des cartes, des photos, …)
En Chantier n°2, Un atelier slam au collège
Un atelier slam au collège
Une expérience de classe
Une classe de troisième du collège Jacques Ellul à Bordeaux s’est lancée en 2006 dans un projet slam. Catherine Mazurie, enseignante de français raconte l’expérience :
L’Association Interculturelle des Arts de la Parole m’a proposé de travailler avec une association bordelaise, les Lyricalistes. Je ne connaissais pas du tout le slam. Mais j’ai assisté à une soirée poésie dans un café bordelais, la Dibiterie, et j’ai été enthousiasmée par l’atmosphère de la soirée qui m’a paru très proche de l’esprit de la pédagogie Freinet : toute création individuelle était accueillie avec bienveillance et respect, l’échange et la rencontre autour de l’écriture étaient essentiels, hors de tout esprit de compétition. Ce qui m’a frappée aussi, c’est la jeunesse des participants : cette poésie avait donc une audience auprès d’eux ?
J’ai proposé le projet à la classe pendant un conseil coopératif et ils ont été intéressés à une large majorité. Il s’agissait d’écrire des textes avec l’aide des Lyricalistes pendant tout le premier trimestre, et de les présenter, en décembre, au Centre social de St Michel, au cours d’une soirée ouverte au public et notamment aux parents. .
Les Lyricalistes ont eu, dès le début, un bon contact avec la classe, apportant leur look et leur vocabulaire décontracté dans le cadre scolaire. C’était déjà l’aventure.
Le travail s’est donc déroulé pendant huit séances de deux heures, à peu près toujours de la même manière : des propositions d’exercices déclencheurs, l’écriture individuelle des ados, aidée par les adultes, puis la lecture au groupe, applaudie à chaque fois.
Dans la première séance, les Lyricalistes ont fait une présentation du slam, en le présentant comme une parole démocratique, et ils ont invité la classe à écrire quelque chose, au choix, sur la démocratie, ou sur le slam. Voici ce que cela a donné pour le slam :
Les gens, tu leur parles du slam, ils disent : « Ou là, là ! T’es une racaille ! » Ils comprennent pas ta douleur, ta peur. Z’ont rien compris.
Mais moi, j’écris pour tous ces gens qui sont dans la misère, parce que j’aime ça, écrire, parler, prononcer tous ce que j’ai au fond du cœur, pouvoir m’exprimer. C’est ça le plus important.
Pas comme ces hommes politiques qui t’écoutent pas. Z’en ont rien à foutre de toi.
Normal, cinquante mille balles par mois, c’est d’la balle.
Sylvain
Je slame
Contre le drame
Contre la guerre
Car elle ne me plaît guère
Il faut tout pour faire changer
Les problèmes dans le monde
Faut les diminuer
Mais aussi souris,
Souris
Bordel
Ne nous montre pas que la vie est pourrie
Et sans issue pour les gens de la rue.
Sarah
Les déclencheurs d’écriture, en soi, étaient assez classiques, mais c’est la manière de faire qui a, d’emblée, accroché certains des ados. Il y avait aussi le côté exceptionnel de cette écriture, qui permettait de dire des gros mots, à condition de ne pas abuser, et surtout de dire son malaise, sa colère, sa tristesse. Etre dans le cadre de l’école, et pouvoir dire des choses dans un langage « de cité », cela a beaucoup surpris et beaucoup plu tout de suite, surtout aux élèves qui étaient en marge de la classe. Presque tout le monde a écrit.
C’est stupide
J’en sais rien
C’est comme ça
Je sais pas
C’est un peu con ce que je fais
Je trouve que ça ne sert à rien d’écrire
Je n’ai rien à dire
De spécial
Tout peut sembler banal
Et extraordinaire
Ça dépend de comment on le dit
« J’en serre rien »
je sers à rien
je serre dans mes bras quelqu’un
un nounours –grand-
ses grands yeux marron me regardent
ils me disent qu’il est triste
triste de me voir comme ça
de me voir triste et en colère
il se demande pourquoi
pourquoi je suis si en colère et en même temps si triste.
Roselyne
La soirée de décembre, qui devait clôturer l’activité, a été le point d’orgue du projet, qui était devenu un vrai projet de classe, et elle a constitué une épreuve un peu initiatique pour les élèves, que certains d’ailleurs n’ont pas eu le courage d’affronter.
Les élèves font le bilan de l’atelier slam :
J’ai trouvé que le slam est un moyen de s’exprimer, mieux que la poésie car on peut dire ce qu’on veut, même des injures, et ça permet de mieux parler devant plusieurs personnes.
Abdelhamid
Le slam fut une connaissance inoubliable. C’est pour cela que je vais continuer à écrire et à slamer. Au début […], j’ai cru que ça allait être pathétique. Lors de la soirée, j’étais enthousiasmé […]. Au début, quand j’ai vu tout ce monde, je tremblais de peur, ensuite, je me suis détendu et j’ai animé cette soirée. Elle était exaltante. J’ai appris qu’on pouvait dire ce qu’on pensait, se lâcher…
Vincent
Je pense que le slam est une très bonne occasion pour faire ressortir tout ce qu’on a dans le cœur. C’est tellement dommage que l’on ne puisse pas continuer jusqu’à la fin de l’année scolaire, parce que les animateurs, Khalid, Marco et Nico sont des personnes très gentilles. J’aimerais qu’on continue beaucoup car ça m’a vraiment aidée à dégager toute ma colère et le stress que j’avais. Merci beaucoup à eux qui m’ont beaucoup aidée.
Chaharazed
Quand on a commencé le slam, je ne savais pas à quoi m’attendre, je n’en avais jamais entendu parler. […] Je n’aurais jamais pensé écrire des textes et encore moins des textes qui riment et ont un sens. […] On peut s’exprimer et dire ce qu’on pense sans être jugé, ni qu’on ait une mauvaise image de nous.
Chafika
Le slam m’a beaucoup apporté, j’ai vraiment aimé les séances qu’on a faites avec Nicolas, Khalid et Marco. Ce sont des personnes très gentilles, et avec qui je me suis bien entendue. La soirée slam s’est plutôt bien déroulée sauf que je n’ai pas pu dire ma dédicace à Nicolas, Khalid et Marco car la soirée était finie. […] Le fait de s’exprimer en public est une bonne chose pour nous. J’aime beaucoup la façon de dire des textes écrits par nous-mêmes qui parlent de ce que l’on pense, de la vraie vie. C’est pour moi une expérience que je n’oublierai jamais.
Amandine
Je pense que le slam m’a apporté beaucoup de choses : plus m’exprimer, me relâcher, faire évoquer aux gens ce qu’on ressentait. J’ai bien aimé cette période.
Hanissa
[…] Je pensais que je ne pouvais pas écrire des textes mais je me suis rendue compte qu’avec un peu d’inspiration, on peut écrire beaucoup. Ça m’a permis de m’exprimer. […]
Sonia
J’ai bien aimé car on a pu dire nos textes et être écoutés dans la première partie. Mais dans la deuxième partie tout a changé et tout le monde commençait à crier. A la fin, j’ai trouvé idiot que les autres se battent parce qu’ils ne sont pas du même quartier. Mais surtout aucun professeur n’est venu pour les calmer sauf à la fin. Même s’ils n’étaient pas à leur charge, ce sont quand même des enfants.
Sarah
Le slam m’a appris à être moins timide, à pouvoir parler fort. Les trois Lyricalistes étaient très sympathiques et à l’écoute pour nous. Ce qui est dommage, c’est qu’il y avait une autre classe qui le faisait avec nous, c’est pour cela que je ne suis pas venu à la soirée.
Le slam, à entendre, je n’aime pas vraiment, mais j’ai aimé les séances car les Lyricalistes étaient sympas.
Maxime
Au début, je ne trouvais pas de mots pour écrire des textes, je n’étais pas inspiré, mais peu à peu, j’ai réussi à en faire. Ça m’a appris à réfléchir un peu plus que d’habitude et à me concentrer sur ce que j’avais à faire. Au spectacle, je ne voulais pas passer car j’avais trop peur et j’avais le trac. Mais grâce à Khalid, Marco et Nico, je suis passé, c’est eux qui m’ont poussé pour y aller. Ça m’a appris aussi à m’exprimer correctement devant quelques personnes.
Sylvain
[…] Le slam a été pour moi une bonne expérience car maintenant, je sais m’exprimer, […] me concentrer pour une chose que j’aime et que j’ai envie de faire.
Juliana
Une soirée intéressante car il y avait des textes bien parce qu’ils nous faisaient rigoler. Quand certains élèves allaient sur scène, parfois, il y avait du manque de respect et je trouve cela pas très bien, car quand eux, ils passaient, on écoutait leurs textes.
Luis
Pendant des mois, on a slamé, joué avec les mots… J’ai appris qu’écrire, ça pouvait énormément soulager. D’ailleurs, avant, j’avais un journal que je ne sortais pas du placard. Maintenant, il est presque fini, et j’adore dire mes opinions, mes sentiments, me soulager. Maintenant, grâce au slam, quand j’écris, j’ai l’impression que je me confie. Ecrire, c’est important, on favorise l’écriture et l’orthographe en plus. On peut exprimer tout, les colères, les moments de tristesse, dire tout ce que l’on pense, son avis…
Marjorie
Pendant trois mois, on a appris à slamer, c’est-à-dire à écrire des textes qui parlent de nous, de notre entourage, de nos sentiments etc. Pouvoir slamer devant tout le monde, si possible vaincre sa peur, sa timidité.
Roseline
Les trois mois qu’on a passés avec le slam nous ont appris à nous lâcher, à nous découvrir nous-mêmes et à découvrir les autres. Pour moi, le slam a été une super expérience pour m’exprimer et m’apprendre à parler devant toute la classe.
Emilie
Durant ces séances de slam, j’ai bien rigolé car certains avaient des textes drôles. Les slameurs faisaient rire avec leurs textes et leur façon de parler […]. J’ai aussi appris à dire ce que je pense, et à le lire devant un petit public. […]
Kévin
C’était bien, le slam, car on pouvait s’exprimer, dire ce qu’on ressentait, et l’apprendre. Malheureusement, je n’ai pas pu venir [à la soirée] parce que je n’étais pas ici. C’est toujours mieux de dire ce qu’on pense au lieu de tourner autour du pot […]. [C’est bien] que les personnes qui font du mal, comme certains hommes politiques soient face à leurs erreurs.
Jonathan
[…] Depuis qu’on m’a dit comment faire, j’arrive à faire des textes. Avant, on me disait : « Fais un texte », je n’écrivais même pas deux lignes. Et le spectacle m’a beaucoup plu. Les textes qu’on écrit servent à nous dévoiler, à nous exprimer.
Kader
En Chantier n°2, « Déchets ou vestiges ? », balade entre passé et futur
« Déchets ou vestiges ? », balade entre passé et futur
Avec 2 classes de 5ème du collège Simone Veil 2005-2006 à Châtillon d’Azergues Enseignante : Annie Dhénin
L’Azergues est une petite rivière tranquille et sans problème ;
née près du Morvan, elle se jette dans la Saône à 20 km au nord de Lyon.Tranquille ? Sauf en période de crue « centenaire », où elle envahit les prés… et les rues du village. Mais voilà, ces crues importantes se multiplient : deux en trente ans ! Ce qui donne à réfléchir ! Sans problème ? Mais pourquoi trouve-t-on sur ses berges tranquilles tant d’objets…déplacés ?
Alors, on se pose des questions : que sera notre vallée dans 1000 ans ? Et que laisserons-nous à nos successeurs ?
Février 2006
Nous allons nous interroger sur « nos » vestiges » : on va donc d’abord se mettre dans la peau d’un archéologue ; et on commence par aller au Musée, voir ce qui reste de nos ancêtres.
Journée découverte au musée gallo-romain à Lyon-Fourvière.
« Pendant la matinée, avec notre guide, nous avons d’abord commencé à regarder le plan d’un quartier de la ville de Lugdunum ; puis nous avons vu plusieurs objets intéressants : des brosses à cheveux, des pinces à épiler, des jeu, des bagues, des clés… Caroline
L’animatrice nous posait des questions, on essayait d’y répondre. Pierre Olivier
Notre accompagnatrice nous a bien expliqué à quoi servaient les objets, et de combien ça datait. Caroline
Elle nous a expliqué le rôle et le fonctionnement des objets. Jonathan
Nos deux classes se sont divisées en trois groupes. Elise
Atelier archéologie
D’abord, nous sommes allés voir le théâtre : la guide nous a expliqué comment les archéologues font des fouilles. Aurélie
Ensuite, nous sommes entrés dans les réserves du musée. Agathe
Notre groupe a été partagé en trois : dans mon groupe, on avait une boîte avec à l’intérieur des os d’animaux : on devait les identifier et les présenter aux autres groupes. Aurélie
Atelier poterie et tessons
Nous avons fait des lampes à huile en argile, avec des sceaux (j’ai fait une scène de gladiateurs) Emmanuel
Atelier mosaïque
L’après-midi, nous avons discuté et travaillé sur la mosaïque : on a d’abord regardé de très belles, très grandes mosaïques et ce qu’elles représentaient. Puis nous sommes allés sur une mosaïque où l’on avait le droit de marcher, la guide nous a donné du papier calque, des crayons, pour représenter un motif sous nos pieds ! Nous avons pu reconstituer notre modèle avec tesselles (malheureusement fabriqués à notre époque !) Caroline
Nous avons profité de cette sortie pour observer depuis l’esplanade de la Fourvière, le tracé des deux fleuves et repérer grâce à un document, leur parcours ancien à l’époque gallo-romaine (le cours de l’Azergues a lui aussi varié, un fouilleur de l’an 3000 devra peut-être en tenir compte).
Mars 2006
A la recherche des vestiges du XXème siècle au bord de l’Azergues
Après-midi au bord de la rivière, à la découverte de matériaux laissés par les eaux, sur les berges et dans les bancs de galets : pierres roulées, mortiers anciens, résidus des fonderies de cuivre ; objets en tous genres, jetés ou emportés par les crues…Quelle récolte ! Quelques « vestiges » trop dégoûtants ou encombrants, ont été débarrassés. Les autres après nettoyage vont faire l’objet d’une très sérieuse analyse au collège.
Avril 2006
Etude archéologique
On étudie les objets récupérés sur des fiches reprises des fiches de chantiers archéologiques : observation des matériaux, de l’origine, de l’état de dégradation, interprétation. Puis en technologie, on les trie, selon leur probable durée de vie, selon l’évolution des matériaux, en milieu humide ou non.
Notre vallée dans mille ans
Ensuite on a essayé d’imaginer dans quelles conditions vivront nos successeurs ! On s’est donc penchés (prudemment !) sur les phénomènes climatiques actuels (réchauffement du climat, couche d’ozone, sécheresse, rayonnement solaire…) et les apports technologiques de notre époque (traitement des déchets nucléaires, clonage, OGM) pour mieux imaginer leurs conséquences à long terme.
La projection n’est pas très optimiste et le souci d’un développement durable s’impose !
En l’an 3 000
Le climat
Il est extrêmement chaud, toute l’année. L’air contient beaucoup de dioxyde de carbone si bien que j’ai du mal à respirer. La rivière Azergues est quasiment vide. Daniel
Soleil omniprésent de 4h à 18h. L’ombre est rare, la végétation n’est pas dense. Je remarque des cactus. Cela rappelle le climat méditerranéen en l’an 2000. Marion
Le paysage
Les collines sont couvertes d’une herbe sèche balayée par un vent continu. Aucun arbre ne pousse sur ces collines en dehors de petits arbustes. Laurène.
L’habitat
Ce sont principalement de grandes tours. Il reste très peu d’espaces verts. Daniel
Chaque immeuble fait environ une centaine d’étages avec plus de 300 appartements. Marine
Pas d’accord :
Les maisons sont plutôt basses, elles ne possèdent pas d’étage. Leurs toits sont en verre (cellules photovoltaïques) pour capter les rayons du soleil afin de créer de l’électricité pour se chauffer la nuit et chauffer l’eau. Les fenêtres sont petites pour se protéger du soleil en journée. Leurs murs sont épais pour garder le frais à l’intérieur. Laurène.
Ce sont des maisons enterrées à cause de la chaleur. L’eau de pluie est récupérée pour la douche, les WC, les lave-vaisselle. Le chauffage provient de la terre (magma) ou des rayons du soleil. Maxime.
En raison de la pollution et des fortes chaleurs, les terriens ont érigé d’énormes dômes de verre. On en compte trois pour couvrir toute la région. Rémy.
Les modes de déplacement
Vu les conditions climatiques, les habitants se déplacent avec des voitures utilisant l’énergie solaire. Ces voitures sont équipées de ventilateurs, d’humidificateurs et de brumisateurs. Elles sont conçues pour être écologiques et non polluantes. Les habitants sont très soucieux de la nature. Marion.
Mai 2006
Récup’ : production plastique à partir d’objets abandonnés
Pauvres vestiges ! Un groupe d’élèves a travaillé sur l’assemblage de divers objets collectés, avec le professeur d’Arts plastiques, pour créer un totem et un panneau mural : une façon de leur rendre un peu de dignité ? ou bien une manière d’alerter sur la relation de l’homme à ses déchets ?
Des « fiches muséales »
Pauvres archéologues du futur ! En nous mettant « à leur place », nous avons essayé de rédiger des « fiches musée » commentant quelques objets bien choisis : comment imagineront-ils notre époque à travers leur propre vécu ?Pas facile ! Mais instructif !
Début juin 2006
L’exposition
Elle présentait cinq panneaux, une vitrine, deux créations plastiques… et quelques cartons.
Un panneau explique pourquoi nos successeurs dans mille ans n’auront peut-être plus de traces écrites ou d’images de notre époque, parce que le papier et les supports numériques seront détruits, effacés, illisibles ou tombés en miettes.
D’autres panneaux proposent un portrait de la Terre, des groupes humains et des archéologues en l’an 3000.Sur une grille et trois tables sont exposés ces déchets que nous avons pu rapporter ; les plus encombrants sont simplement présents par une photo.
Dans un carton, les déchets qui auront disparu dans quelques années. Dans d’autres, ceux qui joncheront encore nos rives beaujolaises dans 1000 ans !
Dans notre vitrine (de l’an 3000 !), comme dans un musée archéologique, quelques déchets collectés sur les berges de l’Azergues, devenus « respectables vestiges », font l’objet d’une fiche de doctes commentaires !
Exemples:
Télescope ou pièce de circuit d’aspiration
Cet objet est peut-être le morceau d’un appareil, genre télescope. Sur ce morceau ont été gravées les lettres NF, peut-être les initiales de son inventeur. Ces initiales ont été trouvées sur de nombreux objets. Ce créateur devait être très ingénieux. Par contre, les deux autres lettres gravées au-dessus (PP) ne nous évoquent rien.Une autre hypothèse est avancée : cet objet pourrait être un élément faisant partie d’un circuit d’aspiration installé dans les immeubles et utilisé par des particuliers, allant directement dans les déchetteries.
Il est possible que cet objet ait servi à recevoir des images grâce à la télécommunication. Il est fait d’une matière très légère dont nous ne connaissons plus le nom. Cet objet a été retrouvé enfoui à côté du lit d’une ancienne rivière asséchée.Grâce à des écritures en moyen français, nous savons que cet objet portait le nom de smoby. Un petit trou allongé servait vraisemblablement à lire des contenus multimédias inexistants aujourd’hui. Il se trouve en dessous du probable écran. Le bouton d’allumage nous montre que le Smoby fonctionnait sûrement avec une énergie polluante.
Porcelaine blanche teintée de marron en surface. Surface bombée avec un sillon au milieu. L’objet suggère fortement la représentation du gland d’un pénis. Il appartenait probablement à une statue qui honorait la sexualité masculine lors de cérémonies religieuses.(note : jusqu’à cette découverte, on croyait ces formes de culte disparues depuis plusieurs milliers d’années) Daniel, William, Romain
Cylindre métallique blanc émaillé. Une poignée. Cet objet en fer très rouillé devait avoir un fond. On suppose qu’il permettait de récupérer les cendres des personnes incinérées, à l’issue de la cérémonie. Mais il pourrait avoir servi de casserole pour chauffer les repas. Benjamin, Kevin, Pierre-Olivier
Aluminium. L’objet est long, rond, rouge et blanc. Lettres dorées formant le mot : « Kronenbourg ». Le nom Kronenbourg était peut-être celui d’une ville ou d’un personnage célèbre. Ce récipient devait contenir de l’eau gazeuse ou toute autre boisson gazeuse. Il a pu être utilisé lors de fêtes religieuses en l’honneur de Kronos, dieu grec du temps. Jonathan.
Bidon
Rectangulaire, couleur blanche. Matière plastique. Quelques traces d’écriture. Un seul mot reste lisible : « désherbant ».
On ne sait pas ce qu’est cet étrange objet. Peut-être un bidon qui servait de réserve d’eau pour les hommes de l’an 2000 ?
Désherbant a pour radical « herbe ». Mais que veut dire ce mot ? Dans les dictionnaires, on trouve : « désherbant : produit chimique qui servait à détruire les mauvaises herbes ». Détruire quoi ? Là est la question.
On sait que nos ancêtres de l’an 2000 vivaient à la surface ; nous devons vivre sous terre. Ce bidon nous le garderons, en souvenir de nos ancêtres : les générations futures connaîtront ainsi son histoire. Elise, Aurélie
Conclusion
Les hommes d’aujourd’hui vivent dans une société de consommation et de gaspillage. Heureusement, depuis quelques années, on constate une prise de conscience collective : il faut sauvegarder la planète en danger, il y a nécessité à recycler les déchets. En effet, quel serait l’environnement de l’an 3000, si les hommes de l’an 2000 ne recyclaient pas leurs déchets ? la nature ne serait plus qu’un vaste dépôt d’ordures, les rivières seraient polluées… Il est grand temps de préserver la planète ! Caroline
NB : Ce projet était fortement inspiré d’un travail de chercheurs de Lausanne, présenté dans divers sites archéologiques en France : « Futur antérieur » en 2004-2006
En Chantier n°2: Quel est le rapport entre athéisme et laïcité ?
Quel est le rapport entre athéisme et laïcité ?
Une recherche de Flavie, élève au collège Philippe de Commynes, à Tours
Définitions
Il y a une très grande différence entre les deux termes athéisme et laïcité. En voici les définitions :
La laïcité désigne le principe de séparation des pouvoirs politique et administratif de l'État du pouvoir religieux. Le mot laïque désigne les personnes ou les institutions qui respectent ce principe.
L'athéisme est une attitude ou une doctrine philosophique qui affirme l'inexistence ou ne conçoit pas l'existence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit, contrairement par exemple au déisme et au théisme qui soutiennent cette existence, et à l'agnosticisme qui la considère comme indécidable.
La laïcité dans la loi
Dans tous les établissements publics, le principe de laïcité est obligatoire. Voici une loi adoptée en 2004 qui le confirme:
« Art. L. 141-5-1. - Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d'une procédure disciplinaire est précédée d'un dialogue avec l'élève. »
Athéisme et laïcité : la confusion ?
Mais le fait d'être athée est totalement personnel (comme le fait d'appartenir à une religion).
Les deux termes sont quelquefois confondus. Par exemple, au sujet du sapin de noël dans les établissements scolaires publics. Certaines personnes sont totalement contre (ayant pour argument que Noël est une fête chrétienne) alors que cet arbre est le symbole de la renaissance et qu'il a été adopté bien avant le christianisme.
Malgré cela, il existe des athées intolérants qui ne supportent aucun signe religieux ainsi que les personnes qui les portent. Ce n'est par ailleurs qu'une minorité (comme les extrémistes de certaines religions).
Pour conclure mon travail, je dirais qu'il faut être tolérant que l'on soit athée ou religieux.
Flavie
élève de 3ème
janvier 2007