| BEM 33-34
Le fichier par Le commission de l'ICEM
BIBLIOTHEQUE DE L'ECOLE MODERNE |
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Première partieComment
réaliser
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Le document à lécole moderne Il est donc entendu que les documents sont dune utilité incontestable dans toutes les classes. Mais pour les classes engagées sur la voie tracée par Freinet, le fichier de documentation est absolument indispensable. Pour cette forme déducation, les manuels ne sont absolument plus valables. Nous devons avoir aussi la documentation qui nous apporte, sur tous les sujets qui surviennent, tous les renseignements dont nous avons besoin. Prenons un exemple : Alors, le village tout entier et lEcole vibrent de cet intérêt majeur, et les textes libres sont le reflet de lactivité fébrile, de la rude lutte de lhomme contre les événements, de langoisse qui envahit les coeurs. Nous avons là un véritable centre dintérêt et non pas un de ces centres dintérêt préfabriqués par un collaborateur de journal pédagogique tapi derrière son bureau. Ce centre dintérêt, nous allons le transformer en complexe dintérêt.
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4°
Quest-ce que le Complexe dintérêt ? Le centre dintérêt : « le Doubs en crue » va occuper les activités de la classe durant des jours, peut-être des semaines. Il nous faudra : a) Parler du Doubs, de son cours, de son débit, de ses affluents, de ses mortes (ancien lit formant des bras d'eau stagnante, reliés au fleuve au moment des crues), de son régime, cest de la géographie. b) Rappeler les inondations restées célèbres dans les annales du village, doù enquêtes auprès des habitants : et de là rechercher les inondations produites par dautres fleuves en France et ailleurs ; cest de lhistoire et encore de la géographie. c) Il nous faudra distinguer les inondations bienfaisantes(crues du Nil, irrigations diverses) de celles qui sont catastrophiques. Puis les enfants voudront savoir les causes des inondations (et nous passons tout naturellement à létude scientifique de la question) et les moyens mis en uvre par lhomme pour se protéger contre les crues du fleuve(digues, barrages, enrochement, épis, etc ) d) Il faudra recueillir des textes décrivains, des articles de journaux, des reproductions photographiques, car la lecture et les dictées ainsi que le vocabulaire, bref tout ce qui constitue létude de la langue se fera à partir de textes traitant des crues et dinondations. e) Le calcul même fera partie du complexe dintérêt pris dans la vie : notions de débit, de vitesse dun courant, de volume deau f) La morale et linstruction civique y trouveront aussi leur compte : la solidarité ne joue-t-elle pas en plein entre les habitants du "Bas" menacés et les habitants du "Haut" qui en masse se portent à leur aide ? Et les conditions dédification des digues sur lune ou lautre rive sont bien propres à amorcer des méditations sur le civisme des uns et des autres, chaque village accusant son vis-à-vis de vouloir rejeter les eaux furieuses sur son propre territoire. Mais encore faut-il lui en donner les moyens. Dans ce cas, est-ce que les manuels scolaires nous seront dun grand secours ? Assurément non. Le maître peut-être, apportera quelques bribes de savoir ; lenquête dans le village pourra donner une bonne part de réponses. Le livre de lecture en usage dans la classe contiendra peut-être un texte relatif à la crue dun fleuve ; le manuel de géographie nous initiera à ce que lon appelle « débit »et « régime » dun cours deau, et puis plus rien. Même si la bibliothèque du maître est bien garnie, même sil est abonné à différentes revues culturelles et scientifiques, les documents utiles au complexe dintérêt, cachés entre les pages de ci et de là, ne pourront presque jamais être exhumés, faute de temps et dune bonne méthode de classification rationnelle. Et puis, nous ne pouvons pas demander aux enfants de lire de nombreux livres pour trouver le document recherché. Lenfant se découragera, le maître sénervera et rien de valable ne sera fait. Bien vite, on abandonnera la technique si profitable du « complexe dintérêt » pour reprendre les sentiers battus et suivre tout bonnement les leçons prédigérées et sans vie des manuels scolaires. Nous ne craignons même pas daffirmer quil est dangereux de saventurer trop avant dans cette voie si lon ne possède pas cet instrument irremplaçable. Il faut dire cependant, que le fait même de se mettre à constituer un fichier de documentation est pour le maître et pour les élèves une des meilleures façons de se lancer et davancer sur le chemin de lEcole moderne telle que la définie Freinet.
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COMMENT LES CLASSER ?
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Sous le vocable de « documents », on désigne tout aussi bien les objets que les films fixes ou animés, les diapositives, les disques, les bandes magnétiques, les collections de produits, de denrées, de matériaux divers, ou que les reproductions sur papier : photos, dessins, textes. Différentes maisons dédition éditent des documents photographiques ou des documents écrits que lon peut se procurer soit par abonnement soit par achat direct de séries classées dans les rubriques traditionnelles : histoire, géographie, sciences, etc. Il nest pas question ici de préconiser la production de certaines firmes plutôt que dautres, cependant vous trouverez à la fin de cette brochure, dans des pages annexes, quelques adresses de maisons qui, à notre sens, fournissent des documents sérieux et intéressants 2° Les journaux pédagogiques Les journaux pédagogiques incluent parfois entre leurs pages des hors-textes en général intéressants. Dautre part, ces journaux contiennent en particulier des textes de français, des poésies, des pages de lectures historiques ou géographiques quil suffit de découper et de coller sur feuilles de carton ou de papier pour permettre leur classement et leur rangement. Nous donnerons quelques références dans les pages annexes. Il suffit de sarrêter quelques minutes devant létalage du marchand de journaux pour avoir loccasion dapprécier la belle présentation et lintérêt de nombreuses revues mensuelles. Il est certain que nous pouvons trouver là de riches moissons de documents. Malheureusement ces documents ne peuvent trouver place dans notre fichier quau prix de savants découpages auxquels on se résoud rarement pour ne pas abîmer lensemble de la revue. Dans ce cas, il suffit de glisser simplement une fiche blanche dans le fichier, fiche munie en haut dun numéro de classification se rapportant à larticle qui a retenu notre attention. (Voir au chapitre suivant le mode d'emploi du système de classification préconisé.) La revue quant à elle, ne peut être classée que dans lordre de son numéro de parution. Exemple : Soit la revue : « Sciences et Avenir », numéro 163 du mois de septembre 1960. Voici quelles sont les fiches à glisser dans le fichier : N°60 (On remarque que sur la même fiche, il peut y avoir des références à dautres revues.) (On remarque quil peut être fait référence soit à des études particulières, soit à des manuels scolaires.) N°HI Les BT (Bibliothèque de Travail) et les SBT (Suppléments à la Bibliithèque de Travail) (voir les deux derniers paragraphes du présent chapitre), peuvent être classés directement dans le fichier suivant leur numéro de classification, car ces brochures ne traitent que dun seul sujet par numéro. Dans ce cas elles ne figurent pas sur la fiche ci-dessus. Par contre si elles sont classées à part selon leur numéro de parution, elles sont alors mentionnées sur la fiche de référence au même titre que les autres revues. N°143 N°153 Noublions pas cependant que le fichier doit être accessible à lenfant, dans la plupart des cas, et que parfois certains articles de revues sont trop compliqués pour lui. Dans ce cas, le maître, qui les a lus, peut cheniller en marge les passages que lenfant peut lire avec profit et annoter les photographies quil pourra observer. Bien sûr, le maître peut toujours faire une sorte de digest, cest à dire résumer et adapter au niveau de lenfant les articles de revues écrits pour des adultes. Mais si ce travail est fort intéressant et très efficace, il demande beaucoup de temps et ne pourra être entrepris que dans un petit nombre de cas. Presque tous les quotidiens font apparaître de temps à autre des reportages forts intéressants qui au prix dune adaptation sommaire peuvent être utilisés dans nos classes. De même, il arrive souvent que les quotidiens ou les hebdomadaires régionaux sassurent le concours de spécialistes locaux et font paraître des pages peut-être peu prisées par les lecteurs de la rubriques des chiens écrasés mais qui présentent un grand intérêt pour notre enseignement géographique ou historique. Il ne faut pas négliger cette source précieuse de documentation doù nous tirerons de nombreuses fiches dhistoire et de géographie locale. Les échanges scolaires pour ceux qui pratiquent la correspondance interscolaire sont aussi une bonne source de documents. Les enquêtes des correspondants, leurs réponses à nos questions, certaines pages de journaux scolaires (rappelons que les journaux scolaires écrits et imprimés par les enfants et contenant des textes libres, des enquêtes dans le milieu des éléments de géographie et dhistoire locales, sont des opuscules de format 13,5x21 en général et sont échangés avec dautres écoles) que nous recevons de tous les coins de France, sont dignes de figurer dans notre fichier et y apportent de nombreux éléments dauthenticité et de vie. 6) les cartes postales : Il nest pas besoin dinsister sur leur valeur en tant que documents géographiques et même historiques pour peu que les enfants se mettent à fouiller dans les archives familiales. Mais, bien sûr, un choix simpose. Certaines « vues générales », par exemple, nont aucune valeur pédagogique. La correspondance interscolaire doit fournir un grand nombre de
cartes postales, ainsi que les voyages de vacances des uns et des autres. 7) Les documents des syndicats dinitiatives. Les offices de tourisme de chaque ville envoient des documents concernant toutes les régions de France. Il suffit décrire ou mieux de faire écrire par le secrétariat de votre coopérative scolaire. Notons ici que la constitution du fichier documentaire de la classe
est une oeuvre coopérative de longue haleine. A lorigine dailleurs, nous ne
disions pas fichier documentaire, mais fichier scolaire coopératif ? Pour bien marquer d'une part que les enfants doivent
participer activement à la recherche et au choix des documents, que ces documents sont
utilisés sous forme d'un travail en commun, un travail coopératif, et d'autre part que
les instituteurs, groupés au sein du mouvement Freinet, oeuvrent coopérativement pour
mettre au point cet outil pédagogique nouveau. Le présent ouvrage fait en quelques sorte le point de leurs recherches qui ont débuté il y a plus de 30 ans. Les élèves apportent des quantités de documents. Chaque famille de nos jours reçoit un quotidien et souvent une ou plusieurs revues. Les enfants se plaisent à découper tout ce qui peut intéresser lécole. Cest dailleurs pour eux un exercice très éducatif que dapprendre à faire un choix parmi le fatras dans lequel ils devront puiser. Quelquefois, ils découvrent dans quelque tiroir dun meuble abandonné à la convoitise des rats et des souris, des papiers de valeur historique indéniable et qui à eux seuls pourront être le point de départ dun riche complexe dintérêt. 9)Les SBT « Suppléments Bibliothèque de
Travail » |
D'autres titres: «Le son»; «Le
petit chimiste » ; «Le principe d'Archimède» ; «24 expériences avec des règles de
bois » ; «La force de l'eau», etc... c) Une troisième catégorie de SBT
permet des travaux d'histoire naturelle. Le numéro 112 : « Notre coeur » propose un
découpage à partir de croquis en couleur qu'il suffit de coller sur du contreplaqué, et
allie ainsi le travail manuel à l'enseignement scientifique. |
Est-il besoin de faire remarquer que
ces brochures manuels de travail, sont particulièrement bien adaptées aux classes du
cycle d'observation et qu'elles répondent à l'esprit et à la lettre des nouvelles
instructions officielles ? Cette collection est à ce point
importante que l'on se demande parfois s'il est besoin de partir à la recherche d'autres
documents. Au Coudray, comme dans la plupart des
villages, on plante un arbre de la Liberté. C'est un peuplier, un peuple comme l'on
disait. L'arbre, orné de rubans tricolores, est planté en grande cérémonie sur la
place publique en présence de la Municipalité, de la Garde Nationale et de la
population. Il grandira pendant 25 ans sans incident. Finalement cette collection BT n'est
rien moins qu'une encyclopédie à l'usage de
l'enfant, aussi bien par l'ampleur des connaissances qui y sont accumulées, par
l'étendue des notions qu'elle expose, que par la qualité de sa présentation et par sa
valeur pédagogique exceptionnelle. |
Mais il
faut classer
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Nous voilà donc en possession dune certaine quantité de documents de toutes sortes : quelques dizaines, bientôt quelques centaines, puis plusieurs milliers. Si nous nous sommes contentés dentasser toutes ces fiches, toutes ces gravures, toutes ces brochures sans aucun classement, cette riche documentation ne nous sera daucune utilité. Aussi, dès que lon a décidé dentreprendre la constitution dun fichier documentaire, doit-on en même temps poser et résoudre le problème de sa classification. Il faut certes que notre fichier soit aussi riche que possible pour que nous soyons sûrs dy puiser lessentiel des documents qui nous sont nécessaires ; mais il faut éviter que cette richesse nous pèse et nous encombre, quelle étouffe notre liberté et complique notre activité. Cest pour cela aussi quil ne saurait y avoir de fichier sans classification rationnelle nous permettant de trouver instantanément les documents précis dont nous avons besoin. |
Avantage et inconvénients de la classification alphabétique Malheureusement, ce système simple en apparence ne convient absoulment pas (du moins sous sa forme intégrale) à la classification de nos documents. Dabord, parce quil apporte une telle dispersion de ce qui justement devrait être regroupé quil complique le problème au lieu de le simplifier. Puis, après avoir regroupé tous ces documents concernant le centre dintérêt : « les eaux courantes » il faudra à nouveau les disperser tout au travers du fichier. Cest plutôt, il faut lavouer, de lanti-classification. Dautre part, lalignement sur un même plan didées très générales et de menus détails que nous impose lordre alphabétique, nest ni rationnel, ni éducatif. Nous trouvons par exemple : « reptiles », puis requin et ressac. Où placerons-nous une fiche qui parle de la couleuvre : à reptile ? à serpent ? ou simplement à C couleuvre ? et si nous avions une fiche nous expliquant comment distinguer une couleuvre dune vipère, où la mettra-t-on ? de même quune fiche sur le venin et son emploi en médecine ? Très rapidement on saperçoit que la classification alphabétique nous pose plus de problèmes quelle naide à en résoudre. Il faut donc trouver autre chose. |
La classification décimale ICEM La mise au point dune classification idéale a été longue et délicate, car en effet, le propre dune bonne classification nest pas de permettre à lhabitué de sy reconnaître, il est dêtre si simple et si naturel, de principes si universels, que nimporte qui puisse lutiliser aisément, et cela sans travail excessif de numérotation. La commission ayant à sa tête notre camarade Lallemand, actuellement retraité à Gonfaron(Var), a essayé divers procédés, a recueilli les avis de nombreux utilisateurs, et est finalement arrivé à cette conclusion que seule, la classification décimale répond à nos besoins. |
Quest-ce que la classification décimale ? La classification décimale présente les avantages suivants : -Aussitôt quun document est numéroté et classé, il rejoint
automatiquement dans la collection tous les documents illustrant le même sujet. Nous ne dirons ici que très rapidement en quoi consiste cette classification ; un ouvrage à paraître : Pour tout classer, donnera toutes les indications utiles dans leurs moindres détails pour permettre à quiconque, en particulier aux enfants eux-mêmes, de classer tous les documents dont on dispose, et de trouver sans difficultés dans le fichier ceux qui sont nécessaires. Utilisée depuis longtemps déjà par tous les éducateurs initiés à la pédagogie Freinet, cette classification a été récemment repensée et améliorée dans le sens dune plus grande simplicité. Cest de cette classification décimale améliorée dont nous parlerons. Lensemble des connaissances et des idées humaines est divisée en douze grandes séries dont voici la liste, chaque série étant précédée dun numéro, sauf les deux dernières histoire et géographie qui pour plus de commodité sont précédées des deux lettres H pour histoire et G pour géographie. 0 Notre travail Chacune de ces 12 séries est-même divisée suivant un principe décimal : Exemple : la série « le milieu naturel » 10 Généralités Enfin si la nécessité sen fait sentir, et la nécessité sen fera sentir dès que votre fichier sera bien garni, chacune de ces subdivisions pourra être à son tour subdivisée de la même manière. Par exemple, nous avons beaucoup de documents classés au numéro 15 : « le temps », nous subdivisons comme suit : 150 Généralités Dans la plupart des cas, cette subdivision poussée au troisième chiffre suffira amplement, mais cependant nous pouvons pousser plus loin notre souci de précision. Supposons que nous possédions une dizaine de documents concernant les vents ; il est bien évident que ces dix documents placés dans le dossier portant le numéro 155 seront bien vite compulsés sans quil soit nécessaire de pousser plus avant notre classification. Mais supposons que nous possédions au lieu de 10, une centaine de documents sur les vents, ce sera beaucoup plus difficile de trouver parmi eux ceux ou celui que nous recherchons, par exemple : « le blizzard ». Eh bien à partir du troisième numéro de la classification décimale, il nous suffira si nous éprouvons le besoin de classer les documents par ordre alphabétique. A ce stade la classification alphabétique perd tous ses inconvénients et reprend au contraire ses qualités de simplicité. Ainsi nous aurons dans le dossier 155 : A Alizés On voit par exemple ci-dessus, que le problème qui consistait à mettre au point une classification à la fois rationnelle, simple, pratique et éducative, à la portée des enfants à partir du cours moyen et même du cours élémentaire, a été résolu par lICEM dune manière très satisfaisante. Pour clore ce chapitre, donnons un exemple de recherche dans le fichier et inversement, un exemple montrant comment placer dans le fichier un document nouveau. Nous recherchons de la documentation concernant les eaux courantes. Nous savons que ce titre se trouver dans la série numéro 1 : le milieu naturel ; à lintérieur de cette série, le dossier numéro 13 nous livrera tout ce qui concerne « les eaux courantes » ; enfin à lintérieur de ce dossier, nous naurons aucune peine à trouver le numéro 131 : cours deau, sources, vallées, régime ». Tous les documents qui nous seront utiles seront groupés sous ce titre. Disons dailleurs quun dictionnaire index facilitera les recherches. Supposons maintenant que nous venions de découper dans une revue une fiche documentaire dont le titre est : « le gorille », où allons-nous placer cette fiche ? Le gorille est un animal, donc pas dhésitations nous inscrirons déjà en haut et à gauche de la fiche le numéro 3. Nous verrons ensuite que, à lintérieur de cette série : les animaux, le numéro 32 est réservé aux mammifères ; nous ajouterons donc le 2 à la droite du premier chiffre ; enfin dans ce dossier le numéro 321 concerne les singes ; nous ajouterons donc le 1 et il suffira de glisser la nouvelle fiche à côté de celles portant ce même numéro : 321. Nous arrêterons ici nos explications concernant la classification ; ces explications nont eu pour but que de vous donner une idée et les principes de cette classification. Si vous décidez de constituer un fichier de documentation, ne manquez pas de commander à la CEL (Coopérative de lEnseignement Laïc) louvrage qui vous sera indispensable : « Pour tout classer » de Roger Lallemand. |
IL FAUT MAINTENANT
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Il ne suffit pas de posséder des documents, puis davoir adopté une technique de classification rationnelle, encore faut-il ranger les documents classés. Nous présenterons ici des
indications pratiques des témoignages sur des réalisations diverses, les unes très
rudimentaires, mais suffisantes au début, dautres plus complexes, plus étudiées. A la lecture des exemples qui
vont suivre, chacun pourra choisir suivant le temps dont il dispose, suivant la
somme de documents qu'il possède, et suivant aussi son plus ou moins grand goût de
collectionneur et de bricoleur. Nous verrons successivement
différents modes de rangements puis les boîtes et meubles qui devront recueillir nos
documents rangés. Certains de ces meubles sont des modèles du genre; ils ne sont pas à
notre connaissance, commercialisés, mais il ne fait aucun doute que leurs auteurs
pourront sur votre demande vous indiquer comment vous les procurer. I. DIFFERENTS MODES DE RANGEMENT Mais les bureaux modernes ont depuis
longtemps abandonné ce classement horizontal. D'abord parce que les documents
s'entassant, les piles devenaient de plus en plus hautes et si par malheur un geste
maladroit déséquilibrait l'échafaudage, quelle catastrophe. Depuis longtemps, le rangement
horizontal a disparu pour faire place au rangement vertical. Ajoutons que, dans nos
classes, nous avons une raison supplémentaire de ne pas l'adopter : c'est que les
enfants éprouveraient bien plus de difficultés encore que des adultes entraînés pour
sortir et pour remettre en place les documents, et que les risques de mauvais rangement
seraient bien plus grands. Certes, tant que l'on ne possède que
quelques fiches et gravures, on peut toujours se permettre de les entasser les unes sur
les autres, mais dès que leur nombre augmente, il faut penser au rangement vertical. Comme son
nom l'indique, il consiste à placer les documents non plus à plat, mais debout. « Mais alors, il faut que les feuilles
soient rigides, donc qu'elles soient en carton ou collées sur carton ». |
Le croquis numéro 1 qui représente
l'un de ces dossiers ouvert montre comment y sont placés les documents de différents
formats. Toutefois, Bourdarias, qui a
préparé un fichier 1 également. Il n'est pas besoin de
pousser plus loin ces exemples. 10
Généralités dans lesquels nous allons répartir
tout ce que contenait l'unique dossier I.
3) Les pochettes Notre camarade Duport instituteur à
Escource (Landes), utilise pour classer ses documents, des pochettes qu'il fabrique lui-même
très rapidement d'ailleurs car elles sont très simples. «
Une pochette, écrit-il, est une feuille de
papier fort qui, une fois pliée en deux a comme dimensions 22 X 18 CM. Deux agrafes sont
fixées au bas (croquis 2). La pochette est donc ouverte sur deux côtés en haut et à
droite. Le numéro de classification est placé en haut et le titre au milieu. Les
pochettes sont de couleurs différentes : jaunes pour le français, vertes pour les
sciences, roses pour la géographie, etc. Dans chaque pochette je mets toutes
sortes de documents pliés ou non. Il y a à peu près 300 pochettes dans mes tiroirs ». Car Duport range ses pochettes dans
les tiroirs d'un meuble qu'il a conçu spécialement pour cet usage et dont nous parlerons
ultérieurement. 4) Les dossiers suspendus Les dossiers suspendus sont employés
dans presque toutes les administrations ayant à classer de nombreux papiers. Il existe, dans le commerce des
meubles très perfectionnés et... très chers contenant des dossiers suspendus selon
diverses conceptions. Il existe aussi des «bacs à classer » à roulettes pivotantes
munis de glissières sur lesquelles se placent et glissent, les dossiers suspendus à des
tringles. Prix de l'un de ces dossiers : 2 francs
environ et celui d'un bac : minimum 200 francs
(prix de 1964) ; contenance - 80 dossiers.
L'ensemble est certes pratique quoique insuffisant pour nos classes. Le prix sans être
prohibitif n'est cependant pas à la portée de toutes les écoles. Heureusement il est possible de
fabriquer soi-même des dossiers suspendus et des classeurs pour les II. BOITES ET MEUBLES DE RANGEMENT 1) Les boîtes
D'ailleurs, les dimensions des
boîtes données plus haut le sont à titre indicatif, vous pouvez bien entendu les
modifier à votre gré ; toutefois, si vous les voulez beaucoup plus grandes, prévoyez du
contreplaqué plus épais. b)
Passons maintenant à des réalisations plus soignées.
Ces chemises possèdent un voyant
avec un index contenant les numéros de la classification décimale. On peut améliorer le glissement des
dossiers en collant du plastique souple à cheval sur les deux côtés de la boîte qui
supportent les dossiers (ou simplement avec du scotch solide). 2) Les meubles Naturellement ces dimensions peuvent
varier suivant l'importance des documents à classer.
e)
Un meuble conçu par l'Institut Parisien de l'Ecole Moderne Ce meuble, mis au point par les
camarades parisiens, devait répondre aux conditions suivantes Ce meuble peut être réalisé soit
en contreplaqué (1,5 cm d'épaisseur) soit en Novopan (2 cm d'épaisseur). Le
contreplaqué assure cependant plus de rigidité. Nous avons gardé pour la bonne
bouche le meuble réalisé par notre camarade Boyer parce qu'il nous paraît
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| Deuxième partie
-de
la personnalité du maître, pour les
CEG, de la discipline enseignée, etc... |