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Les dossiers pédagogiques de l’Educateur N°36-37 – 1er octobre 1968 CALCUL ET MATHÉMATIQUEau cours moyen et en classe de transition par M. Beaugrand et M. Paulhiès |
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CALCUL ET MATHÉMATIQUEau cours moyen et en classe de transition Les instituteurs sont fort préoccupés par l’enseignement du Calcul, surtout depuis que - voici quelques années seulement - l’idée de la mathématique moderne, jusque là réservée à un noyau de spécialistes, a gagné l’ensemble du corps enseignant. Notre mouvement pédagogique avait ses principes qui ont été longuement discutés dans nos revues et exposés, accompagnés d’exemples, dans différentes brochures (1) L’introduction de la mathématique moderne rend-elle caducs tous ces principes ? Nous ne le pensons pas. Nous continuons à considérer les moments de Calcul comme des recherches, des échanges d’idées entre les élèves, par petits groupes ou avec le maître, sur des situations tantôt réelles, tantôt inventées. L’essentiel, à notre avis, c’est de donner à l’humain la première place. Or, en considérant le « langage mathématique », avec son symbolisme, sa schématisation, comme un moyen d’expression, de stockage de la pensée, de communication entre les hommes - au même titre que le langage, le geste, le regard, le dessin, l’écriture, la musique - la mathématique retrouve une signification qu’elle n’aurait jamais dû perdre. C’est l’École, en voulant à tout prix enseigner des notions, faire réciter des théorèmes, en contraignant les élèves à effectuer des exercices dont la plupart ne voyaient pas l’utilité, c’est l’École qui a fait apparaître les mathématiques comme un pensum. Alors la question se pose : comment nous, maîtres peu informés, avec des élèves en majorité dégoûtés du Calcul et de la mathématique, allons-nous, malgré tout, essayer de retrouver cet éclairage humain dont nous parlions tout à l’heure, sans pour autant négliger et la formation de l’esprit et l’acquisition des mécanismes encore indispensables. La question restera toujours posée. Nous pensons être utiles à nos camarades qui exercent en CM et Classes de Transition en leur apportant dans ce dossier quelques expériences menées dans des milieux divers, dans les conditions habituelles de travail : les compromis que chacun d’entre nous est obligé d’accepter chaque jour, conscient d’une meilleure façon de faire vers laquelle, coopérativement, nous nous acheminons. Libre au lecteur de se joindre à nous ; nous l’y invitons. (1) Notamment
le n°13-14 de la collection Bibliothèque de l’École Moderne « L’enseignement
du Calcul ». |
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SOMMAIRE * Partir, non pas des manuels ou d’une
liste de notions, mais de la vie * Vivifier le travail par les échanges
interscolaires * Favoriser le tâtonnement expérimental * Favoriser l’intuition * Élaborer en commun des cadres souples
de travail * L’atelier mathématique par bandes programmées M. BEAUGRAND * Quelques ouvertures mathématiques P. DELBASTY * Bibliographie |
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PARTIR, NON PAS DES MANUELS
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Beaucoup d’enfants trouvent rapidement les résultats (3,996 m et 1,628 m). Je note au passage les élèves qui ont encore des difficultés avec les échelles (ils inscriront cette lacune sur leur prochain plan de travail). Un élève remarque : Christian explique alors qu’il s’est servi de son double décimètre. C... dit qu’il est possible de mesurer de façon plus précise ; il va chercher le pied à coulisse dans l’armoire. Aucun élève ne sait utiliser cet instrument. Pour le lendemain trois camarades se proposent d’effectuer des mesures plus précises et de présenter le fonctionnement du pied à coulisse. Des documents relatifs à l’automobile nous apprendront également que les dimensions des voitures « ne tombent pas forcément juste » et que l’une peut très bien mesurer 3,99 m et une autre 4,01 m. Sur le plan du calcul, nous n’avons pas poussé plus loin l’exploitation de cette histoire ; j’ai regretté depuis de n’avoir pas fait effectuer des mesures sur de vraies voitures, ce qui nous aurait permis de comparer les différents résultats. 2) Exemple d’histoire chiffrée inventée (présentée par Alain J.) « A la pêche, j’ai pris deux brochets. Je les pèse et je trouve un poids total de 3,6 kg. Le premier poisson pèse les 3/15 du poids total. Quel est le poids de chaque brochet ? » (Lorsque cette histoire a été présentée, je venais d’aborder la notion de fraction, dans une leçon a posteriori). 1re solution proposée : Un autre groupe propose une : Quelques élèves ne comprennent pas l’origine de la fraction 12/15 3e solution : |
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4e solution: Quelques élèves de cinquième essaient, sans succès, de justifier ce raisonnement. Je fais prendre conscience de la valeur de chaque partie 1/5 et 1/15. Les élèves découpent alors le fragment ABCD de chaque feuille en indiquant la fraction 3/15 et1/5 Par superposition, ils s’aperçoivent que ces deux morceaux de feuille sont égaux et qu’en conséquence on peut écrire : 3/15 = 1/15 L’expérience est reprise avec d’autres fractions (1/3 et 1/9) J’invite ensuite à considérer ces fractions identiques et à découvrir le rapport qui existe entre elles. - Il faut multiplier par trois... Il faut diviser par trois... Après d’autres essais, nous déduisons la loi qui permet d’inventer des fractions identiques à une fraction donnée. Et notre séance de calcul se termine à ce stade. Les jours suivants, nous réviserons et approfondirons avec la simplification des fractions (facteurs premiers, caractères de divisibilité et décomposition en facteurs...) Guy LECLERC |
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Des chevrotines... ...aux pendules Dans le bric-à-brac de notre atelier, Serge dont le grand-père est chasseur, avait apporté des chevrotines de tailles différentes. Nous nous en servîmes tout d’abord à l’atelier « pesées » pour réaliser des équilibres avec une balance à bras déplaçable. Or, un jour, nous eûmes besoin d’une belle verticale et Serge transforma ses chevrotines en fil à plomb: quelques petits clous de cordonnier et des brins de laine lui suffirent. En utilisant ces fils à plomb Hervé, Francis et Serge s’aperçurent qu’il n’était pas si facile d’obtenir une série de verticales, les fils étaient animés, pour la plus grande part d’entre eux, d’un léger mouvement. Ce fait, qu’ils firent d’ailleurs remarquer à leurs camarades, ne leur suffit sans doute pas pour engager des recherches et il fallut un autre événement pour les y décider. Le lendemain, dans le lot de films qui furent projetés en séance coopérative, le hasard fit qu’un court métrage dans une séquence assez rapide, leur permit d’entrevoir un pendule en mouvement. Au retour en classe, dans la discussion qui suivit, Hervé fit devant ses camarades le rapprochement entre les fils à plomb et le fameux pendule, et décida avec Francis et Serge de monter un atelier « Pendules ». Le 20 décembre, après une séance de travail durant laquelle ils se sont contentés d’observer un grand pendule lesté par un poids de laiton, ils font un compte rendu au cours duquel ils parviennent, avec le vocabulaire dont ils disposent, à définir les notions d’amplitude et d’amortissement des oscillations. Je leur fournis les termes exacts. Francis fait remarquer que le pendule revient au repos, c’est-à-dire à la verticale : il appelle cette position : « il revient à zéro ». Les observations de leurs camarades vont alors les aider. Le grand pendule est lancé. Il est suspendu à une tige de fer et oscille devant le plan du tableau. Au fur et à mesure de l’amortissement les remarques fusent. « Il allait plus vite au début », « il va aussi loin d’un côté que de l’autre », « il s’approche du tableau ». L’expérience est refaite et Francis compte les oscillations doucement. A la fin, il fait remarquer : « Au début, il va loin et il va vite, mais à la fin, il ne va pas loin et il va lentement. Peut-être qu’il met le même temps ? » Une dernière fois, le pendule est lancé, et Francis et Hervé rythment le battement en tapant sur la table. Hervé dit : « Francis doit avoir raison, mais pour le savoir, ce n’est pas possible ». Pour leurs recherches, je leur explique que pour mesurer le temps il faut un chronomètre. Ils décident d’aller emprunter celui du groupe sportif pour la prochaine séance d’atelier. Je leur en montre le maniement et tous les trois s’entraînent à mesurer le temps. Dans la séance d’atelier suivante, ils se sont décidés à compter le nombre d’oscillations du grand pendule pendant une minute; le compte de chacun est différent. |
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Après deux tentatives supplémentaires à la fin desquelles l’accord n’est pas réalisé, ils viennent demander l’aide de la classe et comme dit Francis : « Les plus nombreux auront sans doute raison ». Le pendule est déclenché en même temps que le chronomètre et toute la classe compte. Au stop crié par Hervé tous confrontent leurs résultats; comme l’accord est relatif, Francis fait un tableau : 22 oscillations : 1 élève Un second essai de compte est réalisé et 26 élèves comptent 24 oscillations. Le groupe des 3 décide de s’en tenir à 24 battements par minute. Hervé fabrique un pendule de petite taille et Francis l’imite. Ils vont compter la fréquence des oscillations pour ces pendules. Ils établiront un tableau: Grand pendule : longueur du bras :
1,80 m : 24 osc. par mn Hervé calcule pour son pendule le nombre d’oscillations pour 2, puis 3, puis 4 minutes. Pour vérifier ses comptes, il a l’idée de tenter l’expérience inverse. I1 déclenche le chrono et simultanément libère le pendule et le laisse aller pendant plusieurs minutes sans consulter le chronomètre, mais en comptant les oscillations. Lorsqu’il arrive sur un compte qui figure à son tableau de calcul, il effectue le contrôle sur le chrono. Il constate un léger décalage et comme il dit : « Il y a des poussières de minutes en trop ». Ils reviennent au grand pendule et pour la même expérience, parviennent à un résultat très précis. Francis dit : « C’est plus sûr de se servir du grand pendule. Si on pouvait en faire un avec un bras plus long, ce serait encore mieux ». Mais voici une dérivation. Ils ont observé que l’axe du pendule oscille légèrement en même temps que l’ensemble.
Patrick a même trouvé qu’en donnant à cet axe un petit mouvement gauche-droite
de faible amplitude, le pendule se met à osciller avec une grande amplitude.
Ils n’iront pas plus loin dans cette voie car une autre observation les
occupe et leur paraît plus intéressante ; le pendule n’oscille pas
dans le même plan et petit à petit se rapproche du tableau. Hervé parvient
à faire osciller le pendule jusqu’à amortissement presque complet et dessine
la courbe que suit le lest à la fin de l’opération. |
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A la séance suivante, le pendule de Hervé est devenu une montre valable jusqu’à 5 minutes. Francis qui s’essaie au chronomètre est parvenu avec Patrick à mesurer la durée d’une oscillation du grand pendule : 2 secondes. De plus, il parvient à établir après de très nombreux essais, que ce temps ne varie pas même si l’amplitude de l’oscillation devient très faible. Un nouveau groupe s’est formé qui a eu l’idée de monter sur le même axe 2 pendules de bras différent (en longueur). Ce groupe réussit à percevoir les mouvements en phase et tente de mesurer au chrono la durée séparant 2 phases. Ils ne parviendront pas à accorder leurs réflexes au chronomètre et leur jugement oculaire était très différent de l’un à l’autre. Le même groupe fabriquera plus tard un pendule à lest réglable en perçant avec un clou une chevrotine et en la glissant sur une baleine de parapluie. Il réalisera tout un tableau de mesures correspondant au décalage du poids le long du bras. Puis en substituant au lest d’origine pesant 16 g des poids de 7 g et de 25 g, ils feront une série d’expériences comparatives. Le phénomène d’amortissement progressif occupera aussi le groupe Hervé, Francis et Patrick. Ils essaient de l’expliquer : « En montant, il se fatigue tout à fait et il redescend. Au fur et à mesure il se fatigue de plus en plus ». Patrick tentera un montage à l’aide d’élastiques pour obtenir un mouvement entretenu. Ce sera un échec, car sitôt libéré, le pendule est animé de mouvements désordonnés et très vite amortis. Les essais de représentation graphique du mouvement se limiteront au croquis suivant où ils font intervenir la notion de vitesse et expliquent ses variations par des « images » : la descente et la côte. Vers la fin du mois de janvier leurs derniers travaux les amèneront à comparer la précision de leur horloge (le grand pendule) avec l’horloge à eau réalisée et étudiée par un autre Patrick en atelier. Il a pris pour point de départ la mesure la plus petite : 6 osc. = 15 s et a réalisé sans le savoir un tableau des classes résiduelles du module 6. Il a saisi parfaitement que 3 oscillations correspondraient à la moitié de 15 s, mais n’a pu trouver une expression numérique exacte pour une oscillation. Alors arbitrairement, il est arrivé à ajouter par classe tantôt 3 s, tantôt 2 secondes (tableau ci-contre). Il exploita ainsi son tableau : ex : 57 osc. = 2 mn + 15 s + 3 s =
2 mn 18 s. |
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TABLEAU RÉALISÉ PAR HERVÉ POUR LE GRAND PENDULE Longueur du bras : 1,80 m - Poids de 100 g En 1 mn : 24 oscillations ; pour 1/2 mn : 12 osc. - pour 1/4. mn : 6 osc. 30 secondes 15 secondes
MENY L’ENSEIGNEMENT INDIVIDUALISE EN CALCUL . avec les fichiers autocorrectifs - Nombres complexes - Géométrie - Problèmes (CM1 - CM2 - FE et CT) . avec les cahiers autocorrectifs ler degré - Mécanisme des opérations (CM1 et CM2) . avec les bandes enseignantes programmées - CMl - 30 bandes - CM2 - 30 bandes - 6e et 5e TR - 20 bandes Renseignements et tarifs : CEL BP 282 - 06 CANNES |
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VIVIFIER LE TRAVAIL Voici un relevé d’occasions de calcul qui ont été échangées entre écoles correspondantes : Pistes de calcul vivantC’est la première année que je ne fais plus aucune leçon de calcul. Les occasions de calcul ont deux origines : 1) un élève apporte des renseignements chiffrés, 2) un élève voudrait savoir : la classe est chargée de trouver les renseignements nécessaires. I. Premier jour de classe : Élection du bureau de la coopérative. Question du nouveau trésorier : - Combien y a-t-il d’argent en caisse ? II. Il fait beau. En éducation physique les filles vont lancer les balles comme au BSS. Un garçon plus vaniteux qu’adroit se propose pour tracer dans la cour le carré
de 2 m sur 2 m. III. Le tiercé : Un élève a dit que c’était un bon moyen pour devenir milliardaire. Travail effectué: nombres inversement proportionnels (rapport du tiercé <--->
nombre de parieurs gagnants). IV. La fête s’installe. Un élève déclare : - J’ai mesuré la rotonde (longueur, largeur) et les dimensions des panneaux
qui constituent les murs. |
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V. Question en arrivant en classe : VII. Toujours à la fête patronale : Un élève: - Il a dû gagner de l’argent le manège d’auto-scooters ! J.C. GUILLON Mesnil St-Père - 10 I. Un bock de bière coûte 80 c. Il contient 50 cl. Combien de bocks y a-t-il dans un litre ? Exploitation : II. Françoise 1,39 m
10 ans Exploitation : a) calcul d’une taille connaissant l’une et la différence. b) recherche de tous les problèmes possibles, du type suivant : Jean PESLHERBE |
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1) Équipes de ménage et météo à la rentrée faites par affinités, il ne faut pas que les mêmes soient des 2 équipes la même semaine. Il y a donc à créer 2 listes d’ensembles sans interférences, avec 22 élèves c’est long et difficile mais le tâtonnement est riche. 2) Les assurances à 3 tarifs plus parents d’élèves. Symbolisations, ensembles et intersections entre assurance et parents d’élèves. 3) Nous vendons le journal 1 F mais nous n’avons gagné que 62 F avec 68 journaux. Combien ont été vendus 50 centimes ? 4) Le papa de Philippe a acheté 6000 tuiles. 5 personnes en déchargent 600 en 20 mn. 5) J’ai été malade, le médecin est venu 3 fois, maman a acheté des médicaments. La Sécurité Sociale rembourse 70% - 80%. 6) Sur l’ordonnance il y a: prendre des médicaments, mais il faut en acheter de trop. Prix de revient réel des médicaments. La Sécurité Sociale pourrait rembourser à 100% et faire des économies (c’est aussi de l’instruction civique !) 7) Nous avons des sacs de 75 kg de blé à vider dans des sacs de 100 kg. Cela en fait 66... Recherche le nombre de sacs de 75 par la voie classique 8) Quelle dimension aura le papier pour couvrir un cahier de 17 cm x 22 cm avec 3 cm de rentrée ? 9) Surface de papier de mon cahier de brouillon (pagination et surface). 10) Les correspondants ont envoyé un plan de leur classe au 1/10° : échelle longueur et surface. L’écart entre la différence de périmètre et celle de surface entre les classes, aiguillé sur les variations du périmètre du rectangle quand la surface est constante - les notions de minimum (carré)-d’infini. R. CROUZET Joël : Papa a fait un « renfermis » pour les canes, avec
des piquets, des planches et du grillage. |
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Tous : Le postier de Bouilly a marqué sur le colis de nos correspondants:
affranchi par l’expéditeur. Jean-Louis : Je suis allé à Auxerre avec le car. J’ai circulé à pied
dans Auxerre. Voici mon horaire : Variations du bénéfice à la perte, quand on passe de nos espérances à la réalité, avec un prix de revient qui grandit de jour en jour (le chat mange) et un prix de vente (espéré) qui devient vite nul (cadeau). I1 va même falloir payer pour qu’on nous débarrasse du chat (P.V. négatif). Jean-Louis accepte (il pense faire cadeau de son chat à une voisine et escompte un joli bénéfice). Pour lui : P.V. (nul) - P.R. (négatif) = Bénéfice (Positif). Marylène : Papa a posé un nouveau carrelage dans la chambre d’amis.
J’ai noté les dimensions de la chambre, celles des carreaux et leur prix. Daniel : J’ai chez moi une cheminée en plâtre, avec une forme curieuse.
Voici un croquis et les dimensions. Claudine : Maman vend ses lapins tantôt vivants, tantôt dépouillés et
vidés (prix, poids, temps passé). Tout le monde a remarqué qu’un des robinets du lavabo goutte. Deux théorie : la
perte est importante ou non. Claudine : J’ai mesuré et j’ai pesé un paquet de lessive, plein et vide,
et un tonneau de même produit. Voici les dimensions et les prix. Jacky VARENNE |
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RECHERCHES EN CALCUL AVEC LES ENFANTS
(Extrait du bulletin de l’Indre) |
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FAVORISER LE TÂTONNEMENT EXPÉRIMENTAL
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Quelqu’un dit. Nous sommes allés à 18 mn en passant par 9 mais nous pouvons y aller en passant par 6 qui est 1/10 18 = 6 X 3 donc 3/10 Nous pouvons donc répéter ce que nous venons de découvrir. Allons-y ! Tout ça tourne autour des doubles. Qui complique ? Allons plus loin ! Que pouvons-nous imaginer encore ? (Je sais bien que quelqu’un y pensera car nous associons toujours (multiplication ……..division, du plus petit au plus grand ? ……… du grand au petit dans les nombres égaux. C’est Pierre qui va écrire la marche inverse, c’est-à-dire la division : Eh bien, nous avons déjà vu pas mal de choses intéressantes pour ce matin. A quatre heures Pierre et Laurent sont restés et ils recherchent encore. Recommençons. Amusons-nous (multiplions! divisons! nous verrons). Les deux sont bien multipliés par 4 ce qui vérifie notre point de départ. Nous pouvons partir à la maison ! Gilbert FOURNES |
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Une intéressante séance de travailDominique (CM2) propose : A ma fenêtre, il y a 8 carreaux rectangulaires de 25 cm sur 35 cm. Quelle est leur surface ? Ce matin-là, nous n’avons rien d’autre à nous mettre sous la dent. Quelques critiques de la part des camarades : « Toujours des surfaces... Ce n’est plus intéressant » Dominique est déçu par ces remarques et je crois utile d’intervenir. Pendant qu’ils calculent la surface (travail de routine) je découpe 8 rectangles de papier de 25 cm sur 35 cm et je demande à Dominique de disposer ses carreaux comme ils sont en réalité. Nous notons une première façon de retrouver la surface : 2 x 35 x 4 x 25 soit 7 000 cm2 Je propose de chercher les différentes façons de disposer les 8 rectangles de façon à obtenir de grands rectangles de 7 000 cm2 de surface. A partir de ce moment-là, les idées ne cesseront guère de fuser. Et nous trouvons 8 façons de calculer la surface: 2 X 35 X 4 X 25 ou 70 X 100 Nous classons les résultats au tableau de droite et nous faisons des constatations Cela suffit pour aujourd’hui. Le lendemain, les F.E. se joignent au CM2 et nous continuons. Nous examinons les produits de 4 facteurs trouvés la veille, et j’isole les 4 produits suivants: 2 X 4 X 35 X 25 |
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Nous constatons que l’ordre change et nous cherchons d’autres ordres possibles.
Je propose de faire ce travail systématiquement avec: Plusieurs remarquent que: Et nous écrivons: Un F.E. qui a déjà vu ce genre de produits, constate que nous pouvons écrire
également: Ce à quoi un autre ajoute : Le fait que les facteurs 2, 5, et 7 sont premiers ne les a pas frappés. Je propose
donc de chercher les diviseurs de ces nombres : Nous n’avons pas tourné en rond, contrairement à ce que craignaient les enfants au départ. Nous avons fait des mathématiques. Bien des notions ont été vues (associativité et commutativité de la multiplication, nombres premiers, etc.). D’autres ont été laissées de côté. Nous n’avons pas cherché à faire des mathématiques modernes malgré notre ambition, nous sommes restés modestes. Georges DELOBBE
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FAVORISER L’INTUITIONTentative pour développer l’esprit critique face à des résultats « ahurissants »Journal « Ouest-France » des 18-19 mars 1967. 778144 exemplaires. Essai d’histoire chiffrée Je répartis mon CM2-FE en équipes chargées respectivement de me calculer les questions qui ont été trouvées et élaborées en commun, à savoir: - surface totale de papier utilisée- poids de ce papier - longueur de la bande (du « lé », que l’on obtiendrait en mettant bout à bout les pages des 778144 exemplaires - hauteur de la pile que l’on obtiendrait si l’on avait la possibilité d’empiler la totalité du tirage du jour plié sous bande. Chaque équipe travaille séparément. Puis on procède au dépouillement des réponses. |
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I. Surface totale. Gérard et Jean-Claude annoncent, mais bien timidement :
« 157,1539 ha !!! » Cette réponse, comme il fallait s’y
attendre provoque scepticisme et raillerie. J’interviens : Tous ceux qui sont interrogés montrent le même scepticisme. Les superficies exploitées par les parents des huit élèves « cultivateurs » du CM2-FE sont recensées et totalisées au tableau : 221 ha. Conclusion à l’unanimité : « Ça ne se peut pas que la surface totale du journal soit presque aussi grande que huit fermes ! L’équipe s’est sans doute trompée !... » II. Poids du papier (à raison de 108,6 g l’exemplaire, poids donné par le papa de Christian, receveur des PTT) : 84,506 t ! (ce qui aurait nécessité neuf voyages du gros camion « Magyrus » - 9,8 t de charge utile après vérification sur place - de notre voisin). III. Longueur de la bande « 3081,450 km » me répond l’équipe responsable. IV. Hauteur de la pile. « 7781,44 m » précise-t-on... Toutes ces réponses sont si « démesurées » que, d’un commun accord, il est décidé de les vérifier toutes. Ce qui est une raison, et un prétexte, pour faire permuter les équipes entre elles, une fois, puis deux, puis trois... jusqu’à ce que chacune ait étudié les quatre questions posées. A la fin, force est de convenir que les opérations ont été bien comptées et les virgules correctement placées, et que les réponses sont exactes en dépit de leur apparence. Bien entendu, il reste à comparer à des dimensions connues pour tenter de les ramener à des dimensions plus concevables, plus concrètes. C’est ainsi qu’il est rapidement établi que le « lé » obtenu serait capable de couvrir non seulement la distance de Préaux à Chartres (60 km), mais encore 50 fois cette distance, et ces 50 lés, de chacun 51 cm de large, formeraient, juxtaposés, une magnifique autoroute de 25,50 m de large de Préaux à Chartres ! Etc., etc. Il serait, bien entendu possible d’exploiter cette histoire chiffrée plus à fond. Je n’y renonce pas a priori et me promets d’y revenir à l’occasion. Vocabulaire. Nous en avons fait : journal quotidien, hebdomadaire, bi-hebdomadaire, mensuel, trimestriel, semestriel, etc., éditions, gérant, dispense de timbrage, publicité, province, région... Il ne nous a manqué que la conclusion souhaitable, à savoir, la visite d’une imprimerie. Je crois néanmoins que nous n’avons pas perdu notre temps et qu’avec un peu de chance, nous n’oublierons pas, désormais, de « peser » les réponses que nous donnerons aux diverses questions des histoires chiffrées ou aux « problèmes » traditionnels qui peuvent en constituer une suite logique. P. SAOUT |
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ÉLABORER EN COMMUN Organisation de la classeI. Matériel Remarque : après expérience et pour l’année scolaire prochaine nous prévoyons l’achat d’autres fichiers de façon à ce qu’il y en ait un de chaque sorte par groupe de 5 élèves. Ceci pour diminuer encore les déplacements dans la classe. II. Plannings et plans individuels 1) A chaque «chantier» (géométrie, nombres complexes, etc.) correspond un planning affiché dans un coin accessible aux élèves, l’absence de meubles leur permet d’approcher du mur. Sur le planning chaque élève passe en couleur la case correspondant à l’exercice effectué. Si l’exercice n’a pas été résolu exactement du premier coup il use d’une couleur différente. Dans le cas où les circonstances le contraignent à refaire le même exercice (lorsque l’on s’est aperçu, au cours d’une séance de calcul vivant, de la résolution d’un calcul motivé par une enquête, etc, de la persistance d’une lacune) il barre la case au crayon à bille de façon visible. |
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Il est ainsi possible de vérifier quel est le nombre de répétitions nécessaires aux moins doués pour qu’une acquisition soit définitive. 2) Chaque élève possède un plan individuel (du modèle de ceux livrés avec les fichiers CEL) correspondant à chaque fichier et qu’il remplit simultanément. Sur ce plan un premier trait en diagonale signalera le numéro d’exercice à faire à la suite d’une lacune décelée au cours des exercices déjà effectués collectivement ou individuellement C’est l’examen
du plan individuel qui permet à l’élève : III. Le calcul dans l’emploi du temps Pour l’instant, chaque matin une heure est exclusivement réservée au calcul. A l’instar de ce qui se passe en Français avec le texte libre, nous avons une séance de calcul vivant un jour, une séance de calcul individuel le jour suivant. Liberté est laissée aux élèves de faire du calcul aux moments de la journée destinés au travail individuel. Ils peuvent aussi emporter à la maison quelques fiches, les cahiers autocorrectifs ou la boîte enseignante et compléter ainsi, au besoin, leur plan de travail hebdomadaire. IV. Calcul vivant 1) Organisation - Un responsable des « occasions de calcul » (1) centralise toutes celles apportées par ses camarades, les classe, les numérote et nous dira quelle est celle dont le tour est venu d’être exploitée. |
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Ceci est une
solution provisoire valable tant que le nombre d’ «occasions» n’est pas
trop important. Quand elles proliféreront : (1) Voir plus loin « occasions de calcul ». 2) Cahier de calcul C’est un cahier de brouillon ordinaire. Nous ne sommes exigeants pour l’application que lors de l’exercice de contrôle du samedi matin (avant le contrôle du Plan de travail hebdomadaire). L’essentiel
est que le numéro de l’exercice soit visible. Exemple: 3) Le contrôle du samedi est fait sur copie C’est : Sa rédaction et sa présentation doivent être impeccables. L’élève prouve ainsi qu’il sait présenter un travail et n’a pas besoin d’un exercice de présentation journalier. Grâce à ce contrôle, nous saurons quels sont ceux qui auront mal fait leurs corrections. En effet: - Il est convenu
qu’une correction ne peut être faite que si elle est comprise. V. Des «occasions de calcul» La première fut tirée des dépenses occasionnées par l’achat du matériel scolaire individuel. Elle donna lieu à quelques observations relevées sur le cahier journal: - certains
avaient mal posé leurs nombres sans tenir compte de la présence de nombres
décimaux Les élèves ayant manifesté un certain intérêt pour cet exercice, nous proposons de nous lancer à la chasse aux occasions de calcul. Elles devront être remises à un camarade qui les inscrira dans l’ordre où elles arrivent. Évidemment les deux premières présentées furent des problèmes inventés. Les voici: 1) Papa a acheté un tonneau de vin de 1,4 hl pour 12 1580 F. Il a versé ce vin dans des bouteilles coûtant 1 350 F le cent et contenant 5 dl chacune. La mise en bouteilles coûte 576 F et il y a un déchet de 2,2 1 de lie. 2) Le voisin, pour peser un porc dans sa cage, se sert d’une bascule au dixième. L’équilibre est réalisé en plaçant sur le plateau 5 kg, un double kilogramme et, près de la cage2 kg. La caisse vide pèse 5 400 g. |
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L’énoncé écrit
en abrégé au tableau par l’élève qui propose l’ «occasion» est critiqué
pour sa présentation par les camarades. Par exemple on lui fait remarquer
la confusion entre francs et centimes. Et avant de passer à la recherche
des questions possibles (voir : exploitation de l’occasion de calcul)
plusieurs font remarquer: Les premières véritables occasions ont concerné les achats effectués par maman, puis il y eut une mercuriale qui nous permit de calculer des prix moyens, Jean-Luc a raconté que son père avait fabriqué un aquarium dont il avait noté les dimensions, Dominique découvrit des choses intéressantes dans une BT. Le courant était lancé. Depuis les occasions ne manquent pas. VI. Exploitation des occasions de calcul 1) Technique a) l’occasion
est lue par le maître. L’élève qui la propose l’écrit en abrégé au
tableau pendant que ses camarades s’y essaient sur leur brouillon, 2) Quelques
exemples |
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- Première
observation: "Ce n’est pas 900 F mais 900 c ou 9 F». b) l’ «occasion» classique: «Nous avons acheté 1 kg de bonbons pour nos «corres» à 2,25 F les 250 g ». Elle permettra
une séance très intéressante de calcul mental, à partir d’exemples et
prix différents proposés par les élèves. c) née de la vie de la classe: (et avec les moyens du bord) «Mme Paulhiès a apporté des grandes feuilles pour le dessin. Mais elle ne connaissait pas le poids. Elle savait
que: 15 kg coûtaient 22,50
F |
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Sur la balance
de précision Jean-Claude a mis Joseph propose alors: "On aurait pu chercher dans 200 feuilles combien il y avait de fois 24 feuilles?»... 8 fois donc 8 kg, mais il reste 8 feuilles... O. et M. PAULHIES |
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L’organisation du travail en calcul L’enseignement du calcul par rapport à celui du français pose un problème essentiel qui est celui du langage mathématique. En effet quel que soit l’exercice portant sur l’étude de la langue, l’enfant conserve la possibilité, même si un élément de la discussion a échappé à sa compréhension, de suivre l’ensemble du travail et d’en tirer profit. Au contraire, en calcul, la plus petite lacune conduit à l’arrêt de la progression. Ce qui peut être une défaillance dans les mécanismes (opérations, conversions) ou bien une inaptitude à suivre un raisonnement. Dans le premier cas, l’enfant utilise sa langue maternelle, certes imparfaite mais qui, pour peu qu’on prenne quelques précautions, lui est parfaitement compréhensible. Dans le second, et ceci est surtout sensible dans les recherches collectives, un détail peut bloquer l’élève et lui faire perdre pied. Voici un compte rendu de ce que j’ai entrepris dans ma classe pour tenter d’éliminer cette difficulté. J’ai divisé le travail en deux parties. L’une fait appel à la réflexion collective. L’autre met en oeuvre des exercices de rattrapage et d’entraînement. I. Le travail collectif. Chaque fois que c |