Raccourci vers le contenu principal de la page

Les ateliers à l'IME

 

 

Les ateliers à l'IME

 

 

Un local est mis à disposition par l’IME pour la création et le stockage des « flaques ».

Certains jeunes ont décidé de travailler à deux, Guillaume et Didier, Pierre et Sylvain, Anthoy et Damien. D’autres ont préféré travailler seul : Maxence, Médoune, Julien, Vincent, Jaouad et Christopher.

 

Création des flaques

Le 22 mars, des bâches en plastique sont tendues au sol et tous les jeunes sont en bleu de travail.

Christian, l’éducateur et Alain, l’enseignant ont récupéré du sable. Xavier Boggio apporte le reste du matériel : résine, mat de verre*, pinceaux…

1) Le moule en sable

C’est l’effervescence ! Chacun prend du sable pour réaliser une forme de flaque. Tout le monde s’y met, les responsables du groupe et intervenants aident les jeunes. Pour certains, pas de souci ! Pour d’autres, la difficulté est de créer une forme fermée et d’imaginer que cette forme servira de moule pour des formes en résine ! Pour les aider à comprendre cela et à imaginer des formes autres que rondes ou carrées, les adultes font tomber quelques gouttes d’eau sur une feuille et demandent aux jeunes d’observer la forme créée. Ainsi chacun réalise sa forme.

Ensuite il faut bien nettoyer l’intérieur en enlevant tout le sable restant au moyen d’une brosse ;

2) Les réservations

Avec de la terre à modeler, les jeunes créent cinq petites formes chacun, pleines, assez épaisses, dites « réservations » et les placent dans les flaques. Elles serviront à laisser des vides pour que les plantes puissent pousser dans les flaques.

La notion d’épaisseur n’est pas facile à intégrer car les jeunes ont tendance à vouloir bien écraser la pâte quand ils la positionnent dans la flaque. De même, il faut faire cinq réservations et compter jusqu’à cinq n’est pas forcément évident pour tous.

3) Le coulage de la résine

Xavier Boggio fait découvrir le mat de verre aux jeunes. Il leur montre comment déchirer des petits bouts qui sont juxtaposés au fond de la flaque de sable. Ensuite c’est la grande découverte pour tous de l’odeur de la résine « Ca puire, Messire ! », s’ensuit une « rigolade » générale !

La matière étant liquide et délicate à manipuler, c’est Xavier qui, sous les regards du reste de l’équipe, applique au pinceau la résine mélangée à un catalyseur sur le mat de verre. Il n’y a plus qu’à laisser sécher.

Encore une fois, les jeunes ont montré leur intérêt, leur capacité d’attention, leur implication et leur patience.

Le projet leur plaît, cela se sent dans leur attitude.

 

 

 

 

3) Les petits traits, au pastel

Ensuite ils tracent des petits traits au pastel entre les points de peinture ; ce n’est pas évident : les couleurs des pastels et de la peinture se mélangent et ils se salissent vite les mains.

4) La deuxième couche de résine

Pour finir, Xavier coule une couche de résine sur chaque flaque. « Ca puire toujours autant, Messire ! »
Coloration des flaques

Le 29 mars, le travail reprend.

1) Le fond, au pastel

Pour commencer, les jeunes colorient la résine avec des gros pastels en ne choisissant qu’une ou deux couleurs. Mais la consigne n’est pas vraiment respectée. Tant mieux, le résultat est encore plus varié.

2) Les points, à la peinture

Ensuite, ils prennent de la peinture acrylique pour faire des petits points sur toute la surface. Ils peuvent changer de couleur suivant celle du fond. Cela a l’air facile, au départ, mais c’est long : le pinceau fait des points trop petits ou trop gros et il faut ni trop les serrer ni trop les espacer ni trop les aligner ; finalement c’est plutôt difficile !

 

Finalisation des flaques

1) La fausse écriture

Le 5 avril, sur des bandes de papier, il faut inventer une fausse écriture. Mais qu’est-ce que c’est ? « L’écriture des extraterrestres !! Ah ! Ouiiii ! ». Grâce à des crayons acryliques, les jeunes recopient la fausse écriture au dos des flaques.

2) Les surprises au décollage

Un peu de nettoyage s’impose ! A l’aide d’un spalter (grosse brosse plate), on enlève le sable qui a servi de moule. Mais surprise ! Un peu de sable est resté prisonnier dans la résine sur le bord des flaques. Le résultat est plutôt sympa !

Grand moment d’émotion pour tous…. Grand silence… On décolle enfin les flaques. On découvre l’effet des différentes techniques emprisonnées dans la résine :

« - On voit à travers !

- C’est transparent, on peut voir la lumière ! »

3) La signature

Xavier coule une troisième couche de résine. Chacun met dans la résine encore fraîche un petit souvenir personnel : pièce de monnaie, photo d’une moto… pour y laisser sa trace.

Une séance très émouvante pour tous !

 

Préparation de l’installation

Le 12 avril, c’est la dernière intervention sur place de Xavier. Maintenant, tout le monde est au point, on se met au travail : il faut passer un bon coup de balai dans l’atelier, monter le matériel apporté par Xavier.

1) Le dessous des flaques

On peint le dessous des flaques pour faire ressortir les décorations du dessus en choisissant les couleurs contrastant le mieux avec celles déjà utilisées. Mais il faut d’abord enlever la poussière et le sable collés.

 

2) Les pieds

On mesure et coupe les tiges de fer qui serviront de pieds pour les flaques. On fabrique des boudins de terre pour réaliser des petites cuvettes dans lesquelles Xavier coule la résine pour maintenir les pieds des flaques. C’est difficile de bien écraser la terre en rond sans l’aplatir, de rajouter le support du pied sans qu’il tombe mais pour faire du boudin, tout le monde s’amuse bien !

 

3) La couche de résine

Pour finir, Xavier coule de la résine sur la couche de peinture du dessous. Ensuite, il faut que ça sèche. On en profite pour ranger l’atelier.


Début de l'article

Suite de l'article :
Le passage de relais et la mise en valeur du projet