CréAtions N° 118 - Espaces du corps - septembre-octobre 2005

Septembre 2005

 


 

CréAtions N° 118 -  ESPACES DU CORPS

septembre/octobre 2005


 
Ont participé à l’élaboration de ce numéro : Jacqueline BENAIS ; Nicole BIZIEAU; Simone CIXOUS; Yolande DUPUY; Katina IEREMIADIS; Agnès JOYEUX; Maud LECHOPIER ; Laurence MAURAND; Hervé, NUNEZ ; Jeannette ROUDIER.

Photographies : © 2005 Alain Alquier; Anto ALQUIER ; Hélène BURNICHOU ; Martine BUTON ; Margarita CABALLERO; Alain FONTAINE; Kim LAMBOLEY; Paul LEMESLE; Laurence MAURAND; Hervé, NUNEZ ;

 
Titre et chapeau

Niveau classe

thème

Techniques utilisées

artiste

 

Le corps retrouvé

 
 édito
 
 

 

Arts-Corps

E.R.E.A.
Partager les différences entre valides et handicapés

corps, mouvement,
peinture

 
 

 

Point-Art, espace conçu par Laurence Maurand
CPAP Limoges

 

enfants,

adultes

La conception même d’un lieu aménagé dans une école peut témoigner d’une démarche

rencontres,  échanges,
expérimentation,
oeuvres d'artistes
documentation

Erdal Celik, plasticien invité au Point Art

 

Une pratique, un outil : s’approprier des objets

élémentaire : CE1
Varier les supports : ici la chaise
détournement
 

 

Le corps comme modèle

 
élémentaire : CE-CM
Le corps se délivre de sa raideur : de mécanique, il devient dynamique.
dessin, expression corporelle, gravure sur plexiglas, monotypes
Jacques Veyser, graveur

 

Carte blanche à l’Ecole Gaston Monmousseau de Méry-sur-Oise

maternelle : GS
"A la piscine, c’est super bien !"
Production collective
encres, dessin, collage
 

 

Gardiens de nos rêves

élémentaire : CE1
Les « 4 éléments » comme rencontre et épanouissement pour des enfants venus d’horizons divers
dessin,
argile

Margarita Caballero, sculpteur

 

En marge de la marge
Démarche individuelle 

collège : 3ème
Entretien entre une élève et son professeur
dessin
 

 

Le bon et le méchant
 
médiathèque
Un voyage imaginaire à travers l’Afrique : mettre en scène un conte.
costumes, bijoux ,
dessin, masques,
expression corporelle
 

Carnet de bord des élèves de l'atelier danse
version complète

lycée
Carnet de bord

danse,
écriture

 

Christine Quoiraud, chorégraphe

 

Joachim Van Den Hurk: Installations “Skin” à la Galerie bleue" de Riscle (Gers)

collège
Une œuvre conçue pour le collège : la rencontre avec l'artiste génère des réalisations personnelles
travail in-situ, installations,
écriture, dessin, collage,
Joachim Van Den Hurk, architecte, plasticien

 

Bibliographie

 
 
 
 

 

Edito

Octobre 2005

 



CréAtions 118 - Espaces du corps - publié en septembre-octobre 2005

Edito

Edito


Le corps retrouvé


Interroger l’espace, lire l’espace dans lequel nous évoluons pour pouvoir mesurer, prendre en compte la réalité quotidienne, tel est le propos de Georges Perec, dans son livre Espèces d’espaces. Espace libre, espace clos, espace temps, espace du rêve, espace vécu, espace du dedans… L’inventaire personnel ou d’un groupe raconte notre manière d’être au monde, d’habiter son corps, d’habiter le monde : « Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner ».

« Rendez-vous avec son corps », « Créer avec le corps », numéros antérieurs de CréAtions, déclinaient déjà comment théâtre, danse et musique, permettent d’explorer le monde avec tout son être, émotion, intelligence et sensibilités. C’est ce que l’on attend d’un système éducatif « vivant » qui ne hiérarchise pas les savoirs, ne cloisonne pas les champs de connaissance, ne décide pas des seuls savoirs utiles. Les orientations qui sont mises en place aujourd’hui, les injonctions sécuritaires, la mise au pas, les contrôles et évaluations sommaires à tous les niveaux, les orientations précoces, créent des espaces de répression et d’exclusion générateurs de repli sur soi ou d’explosion rendue visible par la violence. Retour à un enseignement dogmatique, normatif et réducteur, qui considère l’enfant comme « un vase à remplir » plus que comme « un feu à allumer », celui que dénonçait Freinet, celui que combattent les enseignants qui témoignent dans cette revue.

Dans « l’éducation du travail », Freinet souligne la nécessité d’ouvrir l’école et son espace-défini /temps-défini pour retrouver « les lignes de vie, une culture vivante, qui bouge, une culture profonde, fille du réel et du milieu », contre « les déviations d’une culture formelle et d’une science qui ont trahi notre humanité ». Il définit ainsi des ateliers, espaces complémentaires et évolutifs, ouverts sur l’environnement où « connaître, expérimenter et créer », dans une « école à l’image de la vie - comme elle complexe et diverse - ce qui ne veut pas dire forcément compliquée ».

Le Point-Art donne le ton d’une nouvelle organisation scolaire centrée autour de pôles d’activité bien repérés où les corps ont à se comporter différemment vis à vis de l’étude, de l’expérimentation, de la culture, pour donner des valeurs dynamiques aux espaces, au temps, à la documentation, à la production et à l’échange.

Ce numéro de Créations inaugure aussi le prochain carnet de bord qui se développera sur les 5 numéros de l’année scolaire, un engagement pour un autre rapport au corps et à l’espace autour de la pratique de la danse en lycée. Absente de la plupart des établissements du secondaire au profit des pratiques de compétition et de l’esthétique du record et de la récompense, seuls les enseignants d’éducation physique « touchés par la grâce » permettent l’accès aux pratiques d’épanouissement et de poésie mettant en œuvre le corps comme langage expressif.

D’autres articles montrent la nécessité de représentation ou de projection symbolique du corps jusqu’à la pratique décrite dans Art-corps dans laquelle la trajectoire des corps montre son analogie avec celle de la peinture, les individus matérialisant leurs échanges par des trajectoires, des lignes, des couleurs, des mélanges.

A corps retrouvés !

 

    sommaire n° 118  

 


 

 



 

Arts-Corps

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps septembre-octobre 2005

E.R.E.A - Etablissement Régional d'Enseignement Adapté - Jules Verne, Joigny (Yonne) – Enseignants : Alain Fontaine, Gildas Aubry

Arts-Corps

 

Partager les différences entre valides et handicapés

 

Les Jeux Olympiques d’Athènes ont été le déclencheur de notre action.
Des jeunes handicapés de la région Bourgogne ont été invités à Athènes durant l’été ; en retour le Comité Régional Handisport a souhaité organiser une semaine avec de jeunes handicapés d’Allemagne et de Grèce.
Professeur d’Education Physique et Sportive à l’E.R.E.A., j’ai été informé qu’ils avaient une journée disponible dans leur emploi du temps. J’ai demandé à Alain Fontaine, professeur d’Arts Plastiques, s’il consentait à réaliser un projet avec nos élèves et les jeunes handicapés sur le thème “ Arts-Corps ”, unissant ainsi nos deux disciplines.
Alain a décliné le déroulement d’une action possible, que nous avons finalisée ensemble.
L’E.R.E.A est un établissement accueillant des élèves en grande difficulté scolaire, suite à des problèmes sociaux, familiaux, qui entraînent parfois des troubles du comportement.
Il nous a paru intéressant de travailler avec ces deux populations si différentes et si semblables à la fois, pour faire émerger le concept de respect dans la différence.
L’objectif était, au travers d’une production commune, de leur faire partager un moment ludique et créatif et de recueillir leurs impressions pour faire émerger “ des mondes possibles ” qu’ils n’avaient peut-être pas envisagés.
La rencontre se déroule avec les élèves volontaires de l’E.R.E.A.

 

Déroulement de l’activité :

 

- Accueil des jeunes handicapés et de leurs accompagnateurs.

- Partage du déjeuner avec les élèves souhaitant participer à la rencontre.

- Déplacement jusqu’au gymnase, lieu des échanges.

- Les enseignants présentent l’activité en la mimant aux handicapés qui ne parlent pas notre langue :

 

 

- Etape 1 : créer des binômes valide/invalide. (Gildas sangle les jambes d’Alain avec de la “ rubalise ” et l’installe sur un fauteuil roulant).

- Etape 2 : répandre de la gouache sur une surface circulaire au centre d’une bâche noire tendue sur le sol du gymnase ; le valide pieds nus pousse le fauteuil de l’invalide sur la bâche : les pieds et les roues se déplacent dans la peinture, mélangeant leurs traces.

- Etape 3 : le valide nettoie les roues du fauteuil à l’aide d’un seau et d’une éponge. En retour, l’invalide nettoie les pieds de son partenaire.

- Etape 4 : chacun trace le contour du corps de son partenaire couché sur une grande feuille cartonnée, puis découpe et décore la silhouette.

- Etape 5 : En musique, tout le monde fait évoluer sa silhouette, en la mettant en mouvement, au rythme des mélodies.

 

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corps, mouvement, peinture    

 

Une Pratique, un Outil : S'approprier des objets

Octobre 2005

 

détournement

CréAtions n° 118 "S'approprier des objets"
publié en septembre-octobre 2005

Classe de CE1, Ecole Paul Bert, Roanne (Loire) - Enseignante : Hélène Burnichou 
Amicale laïque de Saint-Vite (Lot et Garonne) -  Intervenante : Brigitte Masson

 

 S'approprier des objets

 



Pourquoi toujours peindre sur des supports faits pour ça ! Les objets qui nous entourent peuvent eux aussi servir de toiles.
Et l’on peut aussi les “ transformer ”, faire évoluer leur forme ou agir sur leur fonction jusqu’à la rendre inopérante…
Ils se sont emparés de chaises… Ils vous invitent à faire comme eux et à envoyer à Créations les photos de vos productions (chaises ou objets en général). Créations se propose de les publier dans un prochain numéro…

 

rubrique "Une pratique, un outil" sommaire Créations 118

 détournement

 

Le corps comme modèle

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps - publié en septembre-octobre 2005

Classes de CE/CM, Ecole publique, Ozillac (Charente Maritime) - Enseignante : Martine Buton - Artiste Graveur : Jacques Veyser.

Le corps comme modèle
 

Le corps se délivre de sa raideur : de mécanique il devient dynamique.

 

L’an dernier, nous avons bâti notre projet d’école sur l’ouverture à l’art. Notre objectif était de lancer nos deux petites écoles rurales (quatre classes de la maternelle au CM2) dans un travail sur les différents domaines artistiques : découverte des arts plastiques, de la musique et de la danse.

La mise en place d’ateliers de pratique artistique a permis l’expérimentation personnelle.
Des visites de musées, des sorties au théâtre, au cinéma ont ouvert des entrées culturelles.
L’analyse de reproductions, de films et de diapositives, a enrichi l’imaginaire des enfants qui ont découvert des peintres, des styles, des techniques, des types de représentations et ont pu s’approprier un vocabulaire spécifique.

Pour cette deuxième année de travail en arts plastiques, un thème a été choisi : le corps en mouvement. Cela nous a permis de mettre en relation un travail sur la musique jazz, la danse, le mouvement et les représentations du corps.
Notre but était de mettre les enfants en contact avec un artiste et de leur permettre la découverte d’une technique particulière avec un professionnel et son matériel.

Nous avons donc invité un jeune graveur, Jacques Veyser, à animer une série d’ateliers avec deux groupes d’enfants.

 

Quelle place est faite au corps dans ce projet ?

 

Au quotidien, il est souvent nié et fait obstacle à l’activité. Ici, il devient modèle et prétexte à diverses techniques de représentations. L’enfant le met en forme en lui ordonnant gestes, mouvements, postures, recherches d’équilibre, contacts avec les limites de l’espace (le mur, le sol), et le corps de l’autre.
Le corps devient source de créativité.

   

 “ Un artiste est venu, il s’appelle Jacques.
Il fait de la gravure sur plexiglas, sur cuivre et sur linoléum. Il nous a montré ses gravures.
Nous avons commencé par faire des dessins à l’encre de chine. C’étaient des bonshommes en train de danser ou dans des drôles de positions. On a posé pour faire des modèles vivants. ”

   

 

     

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dessin, expression corporelle, gravure sur plexiglas, monotypes,    

 

Carte blanche à l'Ecole Maternelle Gaston Monmousseau, Méry-sur-Oise

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps - publié en septembre-octobre 2005

Grande Section, Ecole Maternelle Gaston Monmousseau, Méry-sur-Oise (Val d'Oise) - Enseignante: Maud Léchopier

Carte blanche

 

 

 A la piscine, c'est super bien!

 

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 encres, dessin, collage

 

Gardiens de nos rêves

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps septembre-octobre 2005

Classe de CE1, Ecole Major Cathédrale, quartier du Panier, Marseille (Bouches du Rhône) ; Enseignante: Claudie Broda - Artiste sculpteur : Margarita Caballero

Gardiens de nos rêves

Les “ 4 éléments ” comme rencontre et épanouissement pour des enfants venus d’horizons divers

 

L'école Major Cathédrale est située dans le centre ville de Marseille, en ZEP. Cette école s’inscrit dans un projet de pédagogie Freinet depuis quatre ans. Les enfants sont en majorité d'origine maghrébine, comorienne ; certains sont primos-arrivants ; ils logent dans des appartements insalubres, des hôtels d'accueil, des squats ; Ils vivent cantonnés dans le centre ville.

   

 

Dans l'atelier de l’artiste

 

Les CE1 s’inscrivent dans un projet de “ classe culturelle ” qui leur permet dans un premier temps de découvrir des artisans-créateurs et leurs ateliers. Notre école a la chance de se trouver près de là. Notre intervenante fait partie de ces artistes.

L'artiste nous recevra dans son atelier pour nous présenter son travail et ses œuvres ; les élèves seront initiés au dessin, à l'encre et au fusain dans l'espace atelier d'artiste, avec la prise en compte du volume et du travail de la sculpture.
Une visite au musée MAAOA (Musée d'arts Africains, Océaniens, Amérindiens) de La Vieille Charité et au musée Mexicain (collection Reichenbach) donnera lieu à de nouveaux dessins.

 

 

Dans le village des jeunes


A 1200m d'altitude, le hameau de Vaunières à Saint Julien en Beauchêne (Hautes-Alpes) est à la limite de la Drôme. Ce village d'accueil international est en restauration depuis 1964. De par son site et sa structure, il offre la possibilité de découvrir et d’appréhender les relations internationales, les échanges entre les cultures et les générations, mais aussi le milieu environnant, la nature, le village et sa vallée par le biais des activités de chantier, sportives ou culturelles.

En classe transplantée, les élèves découvriront une autre façon de travailler le volume et le graphisme, dans la nature, avec les éléments : EAU, AIR, TERRE.

 

Lors des randonnées quotidiennes, les élèves découvriront les techniques de la sculpture tout d’abord avec des éléments naturels (installation dans l'espace naturel) et à travers l’utilisation du bois, des pierres, des feuilles, de la terre.

En atelier, ils prendront le temps de la réflexion pour retravailler les techniques et leur œuvre. Chaque élève poursuivra au fil des séances un travail sur une pièce.

Quelques séances de finition sont prévues au retour dans l’atelier d'artiste.

L'artiste s'engage à cuire (feu) et mettre en place les travaux des élèves dans notre école pour fin Juin lors de l'exposition de fin d'année.


 

 

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dessin, argile, sculpture    

 

En marge de la marge

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps septembre-octobre 2005

Classe de 3ème, Collège André Lahaye d'Andernos (Gironde) - Enseignant : Philippe Geneste

En marge de la marge

 

Entretien entre une élève et son professeur

  

 Le livre Dessiner dans la marge, textes réunis par Boris Eizykman, L'Harmattan, 2004,. a servi d'appui à l'entretien.

Philippe Geneste - Tu choisis de dessiner durant les heures de cours. Y a- t- il des moments privilégiés pour cette activité ?

Barbara Otal - Je dessine en permanence, mais comme je trouve que le dessin est un excellent défouloir, quand je suis stressée, ou énervée, je dessine beaucoup, y compris dans les marges. Par contre, en général, je préfère dessiner pendant les cours où je sais que le prof ne me mettra pas une heure de colle.

 

Est-ce une activité réservée au cadre scolaire ?
Non, je dessine vraiment tout le temps ! Pratiquement partout où je vais, j'emmène de quoi griffonner. Pourtant, beaucoup plus d'idées de dessins me viennent dans ma chambre. Je ne fais que les mettre sur papier mais j'ai besoin d'inspiration.

Comment se fait-il que tu arrives à suivre le cours en dessinant ?
Dessiner nécessite-t-il des oreilles ? Suivre un cours ce n'est pas du tout comme suivre un film (bien que je dessine souvent en regardant des films que je connais bien). Pas besoin d'avoir une image pour suivre des explications ! Au contraire, quand je ne dessine pas, j'ai tendance à avoir les idées qui dérivent.

Pourquoi dessines- tu sur des feuilles blanches plutôt que dans la marge ?
Sans me vanter, mes dessins me plaisent bien. Je trouve stupide de devoir, pour récupérer un dessin, disséquer mon cours. En plus, quand je sais que certains profs vont me dire quelque chose parce que je dessine, et que (soi-disant) je ne suis pas le cours (ce qui est totalement faux), je peux cacher une feuille volante, mais si je cache le cours (et donc le dessin) il va se demander où mon cours est passé ! Par contre, je dessine toujours dans la marge, mais, quand je dessine sur une feuille blanche, c'est presque toujours un “ vrai ” dessin, alors que dans les marges, je griffonne plutôt souvent juste le visage.

Pourquoi garder tes dessins ?
Je me sens coupable de ne pas garder un dessin sur lequel j'ai travaillé.

Tu gommes ? tu déchires et recommences ?
Il est indispensable de gommer quand on dessine. Il y a toujours quelque chose à gommer. Par contre, quand je vois que le dessin prend, même après plusieurs essais, une mauvaise tournure, là je le jette et je passe à autre chose.

Pourquoi toujours des mannequins ? Quel lien avec la situation de classe ?
Absolument aucun ! Enfin, il y a des cas où (par exemple, pour illustrer un cahier, un intercalaire, etc.) je fais le lien avec la matière, mais jamais avec la situation de classe. Et, si je dessine le plus souvent des mannequins, c'est parce que, plus tard, j'aimerais devenir styliste, donc travailler avec des mannequins.

Est-ce pour toi des dessins aboutis ou des esquisses ?
Je dirais que certains en sont encore au stade de l'esquisse, d'autres plus ou moins achevés. C'est vraiment au cas par cas.

Est-ce qu'il t'arrive de retoucher des dessins ?
Quand un détail me choque, ou quand quelqu'un me le fait remarquer, oui. C'est toujours de petits détails, mais on ne s'aperçoit souvent de l'erreur que plus tard.

Est-ce que tu classes tes dessins ?
Pas vraiment. En général, les 5 ou 6 premiers sont ceux que je préfère, mais ceux qui suivent sont mis à la suite, au fur et mesure que je les fais.

D'où viennent ces dessins ? Est-ce que tu sais ce que tu vas faire avant de dessiner ?
Ça dépend. Des fois, j'ai une idée un peu floue, et les détails viennent après, ou bien je commence à dessiner une position, et c'est elle qui me donne l'idée.

Pourquoi toujours dessiner au centre de la page ?
Parce que, si je faisais autrement, il y aurait toujours des parties du corps qui dépasseraient. Je pourrais dessiner plus petit, mais dans ce cas, je ne peux fignoler ni les détails, ni le visage ; le dessin paraît trop simpliste, voire carrément raté.

 

 

sommaire Créations 118


 

dessin

 

"Le Bon et le Méchant"

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps septembre-octobre 2005

Médiathèque de Carcès (Var) – Animateurs : Kate Lacaille, Geneviève Colombo, Nathalie Senzuck, Kim Lamboley.

« Le Bon et le Méchant »

Un voyage imaginaire à travers l’Afrique.

 

La médiathèque propose chaque année des expositions à thème avec des animations en direction des classes de l’école. Quand c’est possible, un partenariat s’établit avec le Contrat Educatif Local mis en place par la municipalité.

Cette année, le thème retenu par la médiathèque était l’Afrique et le projet celui de mettre en scène un conte Sénégalais : « le Bon et le Méchant ».

 


 

Le projet a été accueilli avec enthousiasme par tous les partenaires : les animatrices, le coordonnateur du CEL, l’école et surtout les cent cinquante-huit enfants qui ont découvert les peuples de l’Afrique, ses animaux, ses paysages, ses danses, ses costumes, ses masques, ses couleurs, ses mouvements.
A la médiathèque, les enfants se répartissent dans différents ateliers, dans chacun desquels ils restent trois semaines.
Le partenariat consiste à mettre en place la visite d’une exposition documentaire et la projection de films (M’Toto d’après Anne Wilsdorf et Des besoins aux droits, Enfants du Mali), à organiser la lecture d’albums.
En cinq mois, ils font ainsi le tour des ateliers et la visite de l’exposition.

 

Fonctionnement 

 

Chaque atelier doit présenter un projet qui prend place dans la réalisation d’un spectacle mis en œuvre par tous les enfants.


A l’atelier « arts plastiques » animé par Kate Lacaille, les enfants expérimentent des matériaux divers, reproduisent et inventent des dessins, des formes géométriques, des éléments naturels. Ils créent des bijoux en papier.


Les costumes sont réalisés avec des encres de Chine pour obtenir des teintes plus lumineuses et avec des feutres pour les détails. Les enfants apprennent à maîtriser les formes, les couleurs, les gestes justes, etc.
Ils doivent faire preuve de beaucoup de précision et de patience, défi relevé par tous, en solitaire ou en équipe. Ils montrent enthousiasme, envie d’apprendre et manifestent leur esprit coopératif.


A partir d’un film sur l’Afrique, ils sont invités à regarder les animaux de plus près, à apprendre leurs noms, leurs habitats, leurs bruits, leurs habitudes, etc. Chacun choisit un animal à dessiner. Tous s’investissent avec beaucoup d’attention dans la confection du décor.


A partir de la maîtrise des techniques de modelage acquise à l'atelier animé par Geneviève Colombo, les enfants vont construire, décorer et habiller un masque d'après des photos ou de vrais masques.


A l'atelier d'expression corporelle
animé par Nathalie Senzuck, certains deviennent percussionnistes pour les « danses des diables ». D'autres inventent une gestuelle, une chorégraphie qu'ils transmettront aux autres groupes. Ils s’acquittent très bien de cette tâche. Si les répétitions sont parfois fastidieuses, ils prennent néanmoins un réel plaisir durant le spectacle. Leur mémoire s’approprie la globalité du travail accompli dans tous les ateliers à la plus grande joie de l'animatrice.


Les participants à cet atelier rejoignent ceux de l'atelier des histoires animées sous la responsabilité de Kim Lamboley.
L'histoire est découpée en cinq scènes (tableaux), illustrées chacune par un groupe d'enfants. L'album ainsi réalisé est disposé sur un pupitre pendant le spectacle et manipulé par les narrateurs. Le livre écrit et dessiné est un référent permanent et ce simple pupitre prend un rôle symbolique très fort : de « porte-livre », il devient « porte-parole ».

 


      

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costumes, bijoux ,dessin,masques,expression corporelle.
   

 

Le carnet de bord des élèves de l'atelier danse - carnet n°1 à Oléron

 

 

 

Carnet n° 1 - à Oléron -

 

Dès le mois de novembre, nous organisons notre départ. En février, nous serons neuf à partir, peu de temps après le séjour de Christine avec les élèves du Lepmo sur le plateau des mille vache.

Chacune est volontaire pour cette aventure. Deux élèves et moi-même avons très envie de poursuivre le chemin entamé à Ouessant avec Christine l’année dernière. Nous nous répartissons le travail de recherche d’hébergement, de préparation des tenues pour une autonomie d’une journée. Nous sommes quatre à avoir vécu le stage sur l’île d’Ouessant, chacune sait que tout sera possible ! Il nous faut de quoi lutter contre le froid, la pluie et des chaussures à toutes épreuves.

Le budget est établi par les élèves et les membres de l’équipe (MEE) qui accompagnent, en fonction de tous les paramètres (coûts et possibilités financières des participantes) afin de demander une part du financement au lycée. Nous rédigeons alors une lettre explicative et chiffrée qui doit permettre à tous les membres du lycée (élèves et MEE) de prendre position (accord, rejet ou amendement) sur la requête. Le travail de cogestion préparatoire fait déjà partie de l’expérience.

 



Lundi 31 janvier 2005, 6h00 du matin,
nous nous éloignons de notre monde
pour rencontrer l’autre.


Le camion est silencieux,
les yeux ne s’ouvriront qu’à Saint Pierre d’Oléron.
Nous fixons un rendez-vous avec Christine
au Lepmo vers 12h00.


Christine, dès ce moment,
nous proposera des cadres d’improvisation,
des formes de travail inédites pour nous
et parfois pour elle,
en fonction du groupe
et de toutes les individualités
qui le composent.

            

 

     

île
2
O*
Île d’Oléron,îleau
Ce que cette île nous laisse
à connaître de l’humain,
nous l’avons parcouru
avec 7+2 jeunes femmes:
« L’auto portrait; la question de l’autre »

 

 

   
   

Marcher par 2


Marches portraits

 
1 - mardi, départ 10h
Tifany : parcours animal amical de dunes en plage

2 - mardi, départ 11h45
Gwendoline : La géographie fait-elle le tout ? Penchées sur trois espaces moussus.

3 - mardi, départ 19h
Audrey : élévation silencieuse, seule et seule; 2 étoiles filantes

4 - mercredi, départ 7h30
Catherine : Pâles, matin

5 - mercredi,départ 14h
Nadia : les plis de la plage et les plis de ses pages

6 - jeudi, départ 7h30
Marion : la plage matinale est écrasée de gris

7 - jeudi, départ 12h20
Anne Gaëlle : littérature, sans loup

8 - crête des dunes, un trou, réveil matin

9 - vendredi, départ 8h30
Noémie : là ou ailleurs, l’évocation de l’avenir

 


La mémoire est-elle dans l’évocation,
dans l’accumulation,
dans la sensation,
ou dans le partage ?

Les oiseaux sont là : on peut les regarder

Christine Quoiraud, 08 février 2005
 

témoignages

début de l'article

suite de l'article

   

 

 

Joachim Van Den Hurk : Installations “ Skin ”.

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps septembre-octobre 2005

Exposition présentée pendant deux mois à la “ galerie bleue ” du collège Val d’Adour, Riscle (Gers) – Enseignante : Anto Alquier

 

Joachim Van Den Hurk : Installations “ Skin .


“ Etonnant, original, inhabituel, immense, dérangeant ”, tels sont les qualificatifs qu'appelle “ Skin ”.

lire la suite : La Galerie bleue - "rétrospective"


Dans ce collège, les expositions sont toujours suivies d’une rencontre avec l’artiste (cf retrospective) et génèrent des réalisations personnelles.

En relation avec le corps, les plis... Dessin d'un fragment de plis ... de rideau. Joris et Anthony, 4ème

 

 

Kévin, 4ème.


 

Points de vue sur l'adolescence ou sur la vie de collégien (3ème). 


“ Le support de fond violet représente la pensée qui est enfouie au fond de nous. Le bus, c’est le chemin de chez nous au collège; il est orange car c’est le premier et le dernier moment de la journée que nous passons entre amis. Orange : couleur vive et joyeuse.
Les pages d’agenda signifient la connaissance, le devoir. Elles sont reliées au cerveau car tout ce que l’on pense est dans la tête. Les danseuses représentent nos loisirs entre amis, en dehors des cours. Puis nous avons rajouté toutes les préventions pour répondre aux questions qui nous inquiètent : toutes les “ premières fois ”.
La venue des premières règles est évoquée par la pochette de tampons hygiéniques.
Le premier rapport sexuel évoqué par le préservatif et aussi la pilule du lendemain si on a oublié la première protection.
Ce travail nous a plu car nous avons pu évoquer là ce que pensent les jeunes que les adultes ont souvent du mal à comprendre. ”
Joana, Estelle, et Charline
    

  

L’adolescence

“ Le petit bocal transparent, ouvert, plein de vie, de couleur, avec des photos d’enfance joyeuse représente le petit monde naïf, insouciant de nos premières années.
Le chemin blanc, doux, reposant pour l’enfance, devient peu à peu gris, pointu, dangereux, blessant, pour aller vers l’adolescence. Celle-ci, fragile, difficile, mystérieuse, c’est le bocal opaque. Epineuse, avec une photo floue qui montre le repliement sur nous-mêmes. Recouvert de punaises colorées, il évoque notre mal être. Mais leur couleur indique que tout n’est pas si noir ! ”
Lorrie, Eshter


 

Chaque pot contient une photo évoquant une qualité ou un défaut. Il est accompagné d’un texte vantant le produit pour mieux le vendre.

Exemples : la curiosité, la goinfrerie, l’intelligence, la jalousie…

 

Que mettre en boîte ?…
des qualités et des défauts !

Les “ Boîtes à sentiments ” (4e).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que mettre en conserve ?
du bruit ! des senteurs !

Les “ boîtabruits ”
Les “ boîtasenteurs ” (5e)
.

 

 

 

Sur le thème "on n’est pas là,
mais on est là quand même ! ” (6e).

 

Installation comprenant le moulage d’un pied, l’empreinte de l’autre et le nom de chaque élève écrit de telle sorte que la forme se confonde presque avec le fond.


 


“ Publicité ou contre publicité, donner des arguments pour vendre son bidon ! ”

(Textes écrits en cours de Français).

La Distraction
“ Vous êtes toujours très concentré, attentif et travailleur ? Vous voulez changer ? Alors ce produit est pour vous ! Il vous fera rêver et vos idées trop sérieuses vont s’envoler. L’effet ne durera que trois mois, mais vous pourrez en reprendre quatre fois lorsqu’il disparaîtra. Dès que vous respirerez l’odeur de ce pot, vous de-viendrez inattentif. Tous ces yeux qui bougent dans tous les sens ne coûtent que deux euros ! Mais attention : il ne faut pas abuser de ce pot car ce n’est pas bien pour les cours ! ”
Laure et Alizée.

 

Le vol
“ Qui n’a jamais volé une seule fois ? Allez, avouez-le ! “ Tu te souviens du jour où j’ai volé un carambar à Shopi ? ”. Cette phrase qui revient si souvent vous l’avez déjà tous prononcée. Revenons au pot !
Il est laid et a été fait à l’arrache. Il n’y a aucun intérêt à l’acheter (à part pour les gros collectionneurs, pas très nombreux dans le coin). Si on y réfléchit, ça fait quand même cher : cinq euros pour un pot de mauvaise qualité qui n’est même pas incassable ! En tout cas, moi je n’y mettrais pas mon argent de poche de la semaine. Et puis, franchement, ça vous plairait d’être volé ? Alors amis voleurs, s’il vous plaît, ne volez pas ce pot ! ”
Baptiste


Réactions d’élèves

longtemps après l’exposition

En 6ème

“ L’exposition m‘a surpris car la photo était gigantesque. On pensait à une sorte de puzzle. Les bidons, ça sort de l’ordinaire ! ” Jérémie et Florent

“ Je n’ai pas aimé cette exposition parce que je trouve choquant qu’une personne montre son corps en public .” Claire

“ C’était la première fois que j’en voyais une de ce style. Les bidons ressemblaient plus à de l’art. Le collège était plus vide quand l’expo. a été finie. ”.Mélanie et Jennifer

“ Tout le monde peut faire ce qu’il a fait, pourtant tout le monde le prend pour un artiste. Quand l’exposition est partie, les murs étaient plus joyeux, même s’ils étaient vides. Cela nous a appris que l’on pouvait être artiste sans l’être vraiment et que l’on peut faire plein de choses avec le corps humain. ” Marie et Sophie

En 5ème

“ Au départ la grande photo m’a impressionnée. Quand les bidons ont été installés cela m’a choquée mais lorsqu‘on en a parlé, l’exposition devenait intéressante. Ça m’a changée des tableaux qu’on a l’habitude de voir. Et puis j’ai appris du vocabulaire que j’ai pu utiliser en français pour faire des mots cachés ; ça m’a appris qu’il y a plein de façons de faire de l’art. ” Marine et Claire


“ Il a quand même beaucoup de courage pour se faire prendre en photo. nu et être exposé au regard de tout le monde. ”
Justine et Margaux

En 4ème

“ La photo était bien parce que c’était une œuvre unique. ” Clément

“ C’est une exposition que j’ai trouvée spéciale, On n’avait jamais eu l’occasion de voir cela. J’ai préféré la photo, les boites m’ont paru un peu absurdes. ” Yann

“ Avec de la réflexion, j’ai trouvé ça original et bien trouvé. J’ai apprécié la photo mais pas les bidons, car ça faisait trop grande série. ” Sylvain

En 3ème

“ Je n’ai pas trop aimé l’idée des bidons, par contre la fresque m’a beaucoup plu. C’était une expo très originale. L’arrivée de “ l’exposition comme une marchandise était très bien, mais le mieux c’est l’idée du corps nu. ” Magali

“ La photo sur la façade a troublé notre vue, mais au bout de deux semaines on s’était habitué. Notre bâtiment ne ressemblait plus à un collège, mais à une grande photo qui changeait selon le temps qu’il faisait et l’endroit d’où on la regardait. La photo restait toujours anonyme. ” Sylvain

“ J’ai bien aimé la fresque car c’était original et les explications de l’artiste étaient claires. Par contre je n’ai pas compris l’idée des boites, mais j’ai apprécié la rencontre. ” Pauline


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dessin, installation, tableaux volumes, exposition, écriture, in-situ

 

Bibliographie

Octobre 2005


CréAtions 118 - Espaces du corps - publié en septembre-octobre 2005


Bibliographie 

 

- A corps retrouvé - éducation corporelle en milieu scolaire, Secteur “ éducation corporelle ” de l'ICEM-Pédagogie Freinet (coordination Simone Heurtaux), Collection E3, expériences, témoignages, Éd. Casteman, 1982.
“ (…) Quand l'expression libre est aussi corporelle, c'est la sexualité qui affleure - quand la coopération est aussi corporelle, ce sont le groupe et l'affectivité qui sont en question.
Quelle place peut-on faire au corps dans l'institution scolaire, cernée par les tabous, les interdits, l'exigence des familles et l'administration, quand on a le désir que l'enfant puisse s'épanouir dans sa globalité ?
Quelle est la disponibilité corporelle et psychologique de l'éducateur qui veut créer un climat de confiance propice à cet épanouissement ?
Alors que rien dans leur formation d'éducateurs ne les y prépare, quels moyens ceux-ci peuvent-ils se donner pour y parvenir ?
C'est pour tenter de répondre à ces questions que des enseignants Freinet se sont réunis pour mettre ne commun leurs pratiques pédagogiques et prendre en charge leur propre formation à l'éducation corporelle. Ils n'étaient pas au bout de leurs surprises et de leurs découvertes... Enseignants, chercheurs, formateurs d'adultes, éducateurs en général, trouveront ici matière à réflexion, ainsi que les parents, particulièrement concernés par l'éducation corporelle de leurs enfants.”

- Le corps, de la maternelle au lycée, Le Nouvel Éducateur N°147, , Éd PEMF, mars 2003.

- La place du corps dans l’école, N° 24, Éd. ICEM.

Créer avec le corps, Créations N°82, Éd. PEMF, mai-juin 1996.

- Rendez-vous avec son corps, Créations N°96, mars-avril 2001.
Des partenariats pour le théâtre et la danse à la croisée des Arts plastiques et de la musique.

- Le moi-peau, Didier Anzieu, préf. Evelyne Séchaud, COLL. : Psychismes, Éd. Dunod, 2001.

- Le corps de l’œuvre, Didier Anzieu, COLL. : Connaissance de l'inconscient, Éd. Gallimard, 1981

- L’art médecine, Catalogue d’exposition, Musée Picasso, Antibes (Alpes Marîtimes)

- La poétique de l’espace, Gaston Bachelard, COLL. : Quadrige. Grands textes, PUF, 2004.
La compréhension ne naît pas du passé mais dans la fulgurance de l'instant.

- Espèces d’espaces, Georges Pérec, COLL. : L'espace critique, Éd. Galilée, 2000.
Interroger l’espace, jouer avec l’espace, lire l’espace : “ journal d’un usager de l’espace ”.

- Espaces perdus, Claude Régy, Éd. Les solitaires intempestifs, 1998.
Un ensemble de réflexions de Claude Régy sur sa pratique théâtrale. Ces textes font référence à son travail de metteur en scène de 1968 à 1988.

- Histoire du Corps, dirigée par Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello… 3 volumes (1- De la Renaissance aux lumières ; 2- De la révolution à la grande guerre ; 3- à paraître), Éd. Seuil, 2005.

- J’écoute avec mon corps, David Grossman, Éd. du Seuil.
Deux nouvelles trad. de l'hébreu par Sylvie Cohen et Rosie Pinhas-Delpuech,
“ Une manière d’expédition au centre de l’intimité et du corps qui est en soi une preuve d’engagement. ”

- Danse contemporaine : danse et non danse, 25 ans d’histoires, Dominique Frétard, Éd. Cercle d’Art, 2004.

- Dessiner dans la marge, textes réunis par Boris Eizykman, Françoise Coblence, Romain Duval, Miguel Egana. COLL. : Esthétiques, Éd. L’Harmattan, 2004.
Réunit les travaux d'une journée d'étude sur l'expression graphique de différents artistes et la relation entre le roman et le dessin.

- Sièges, Arc en Rêve, Centre d’architecture, Bordeaux (Gironde)
Kit pédagogique pour les 8-12 ans. Elaboré en collaboration avec Presse-papier, graphistes, Bordeaux (Gironde).
Le kit pédagogique SIÈGES à explorer avec la classe (3 posters au format 600 x 800 mm ; 24 cartes postales souples au format 45 x 105 mm ; 2 planches de dessins au format 297 x 420 mm ; 42 cartes au format 60 x 100 mm ; 2 cartes à plier au format 210 x 297 mm ; 24 cartes au format 45 x 30 mm ; 1 livret pour l’enseignant de 16 pages au format 150 x 210 mm ; le tout sous emboîtage carton au format 330 x 450 mm)

- Danse avec les mots, Video, CRDP Pays de Loire.

 

 

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