Mot d’accueil du 19e Salon par Philip Lavis, président de l'IDEM44

Mot d’accueil du 19e Salon

Madame ROLLAND, adjointe au Maire déléguée à l'Éducation,
Madame TOUCHEFEU, du Conseil Général,
Madame QUONIAM, Présidente de l’ICEM,
Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, chers collègues, chers enfants, chers amis,
En tant que président du groupe départemental de l'École Moderne, organisateur de cette manifestation, j’ai
l’honneur de vous souhaiter la bienvenue au 19e Salon National de la Pédagogie Freinet.
Ce Salon est un temps fort dans la vie du groupe Freinet 44. C'est un moment privilégié et un lieu vivant
fondé sur la variété des échanges et la qualité des intervenants, un lieu où se rencontrent théorie et
pratique, personnalisation et coopération, enfants et adultes. Il accueille depuis maintenant dix-neuf ans
enseignants, élèves, formateurs, éducateurs, travailleurs sociaux, parents. Dans ce contexte d'attaque sans
précédent de l'Ecole Publique et de pénalisation de l'action citoyenne, nous vous proposons cette année,
20e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, de travailler sur ce thème :
« Repenser l'école - une école pour penser »
« Repenser l'école » pour qu'elle soit réellement
· une école de justice sociale , démocratique, formatrice d'enfants auteurs, acteurs de leurs
apprentissages et citoyens de demain,
· une école laïque , populaire, moderne et émancipatrice.
Une école qui respecte les droits et les besoins des enfants et des adolescents, l'identité personnelle et la
diversité, le besoin de s'exprimer librement et de communiquer.
Cette transformation doit s'effectuer avec les usagers de l'école, adultes et jeunes,
-par l'exercice d'un droit à l'initiative et à l'autonomie,
-par la coopération,
-par un autre mode d'appropriation des savoirs,
-par l'utilisation d'autres techniques et d'autres outils pédagogiques
-et avec une autre conception des évaluations et des programmes.
Or, la politique éducative actuelle de la France éloigne l’école des « buts de l’éducation » prônés par le
Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies.
En effet, nous affirmons que les nouveaux programmes de 2008 n’apportent pas aux élèves ce que ce texte
juge comme fondement de l’Education, à savoir : « les compétences essentielles »[qui]« ne se limitent pas à
la capacité de lire, écrire et compter, mais consistent également en compétences propres à la vie, soit la
capacité de prendre des décisions rationnelles,
de résoudre les conflits de façon non violente et de suivre un mode de vie sain, d’établir des liens sociaux
appropriés, de faire preuve du sens des responsabilités, d’une pensée critique, de créativité et d’autres
aptitudes donnant aux enfants les outils leur permettant de réaliser leurs choix dans la vie. ».
Les nouveaux programmes réduisent la scolarité obligatoire de deux heures par semaine : c’est pour nous,
pédagogues Freinet, une entrave à la réalisation de tels buts.
« Une école pour penser » :
- penser la langue avec la méthode naturelle de lire-écrire, le journal, la correspondance, le texte libre,
l’expression libre
- penser les mathématiques avec la création et la recherche mathématique, le calcul vivant
- penser l’apprentis sage avec les démarches de tâtonnement expérimental, d’expression libre et de
coopération
- penser la relation avec l’organisation coopérative de la classe, de l’école, l’entraide, les échanges de
savoirs, les Arbres de connaissances
- penser l’histoire avec la construction coopérative d’un patrimoine culturel de proximité qui permettra à
tous d’accéder à la culture universelle
- penser le monde avec les techniques et outils de communication, les technologies nouvelles de
communication et d’information, par la correspondance y compris au-delà des frontières,
- penser la vie et les rapports à la nature, à l'écologie avec nos techniques d’étude du milieu,
les échanges sociaux et cognitifs quotidiens de la classe coopérative qui amènent les élèves, les jeunes
d’aujourd’hui à devenir producteurs et auteurs de leurs savoirs, de leur vie.
Je voudrais maintenant remercier tous nos partenaires :
- la Mairie de Nantes représentée ici par Madame ROLLAND, adjointe au Maire déléguée à l'Éducation,
pour son soutien tant matériel que financier. Je précise en outre que le pot de l'amitié sera offert par la
Mairie demain soir à 17h30.
- L’Inspection Académique, qui permet le stage préalable à cette manifestation. En effet ce sont chaque
année douze stagiaires, remplacés dans leur classe, qui durant toute la semaine, travaillent dur à la
réussite de ce Salon.
- Le Conseil Général, en la personne de Mme TOUCHEFEU, pour son soutien financier. Il est bon de
rappeler à cette occasion que les collèges sont de la compétence du CG.
- le Conseil Régional, en la personne de M. VIOLLAIN pour son soutien financier et matériel, notamment
par la mise à notre disposition des locaux du Conseil Régional qui nous accueillera ce soir pour la
conférence de M. Montagner et dont la compétence est de gérer les lycées.
- Le personnel de la résidence Port-Beaulieu, pour sa disponibilité.
- Je voudrais également saluer la présence parmi nous de M. DEMBA, président de l'ASEM (l'Association
Sénégalaise de l'École Moderne)et vice-président de la FIMEM (Fédération Internationale des
Mouvements d'École Moderne). C'est le moment opportun d'annoncer que nous organiserons en juillet
2010, la Rencontre Internationale Des Éducateurs Freinet, au lycée Rieffel de Saint-Herblain.
- Nous remercions également les intervenants qui ont tous répondu spontanément et bénévolement à
notre invitation. Sans leur coopération, le Salon n’aurait pas lieu.
- Merci aux jeunes, écoliers et lycéens qui ont accepté de participer à nos journées et qui sont volontaires
pour montrer ce qu’ils vivent au quotidien dans leurs écoles, dans des conditions plus naturelles bien
entendu.
- Merci aux éditeurs et associations que vous aurez l’occasion de rencontrer dans les couloirs, au premier
étage. Pour être au plus près de nos principes, nous avons fait le choix d’inviter des éditeurs associatifs
qui nous semblent privilégier des outils au plus proche des savoirs des jeunes, ce qui explique la non
présence de l’ensemble des autres éditeurs.
- Merci enfin à tous les collègues de l’Institut Départemental de l'École Moderne de la Loire Atlantique et
ceux de l’ICEM qui se sont engagés dans cette aventure et sans lesquels nous n’aurions pas pu la
mener à bien.