La chaufferie à bois de La Chaux-du-Dombief

Dans le cadre de la Fête de l'énergie, la classe a visité la chaufferie à bois installée dans le village de La Chaux-du-Dombief.

Ce reportage a été réalisé par les élèves de cycle 3 de l’École de Prénovel.
Merci à Monsieur le Maire de La Chaux-du-Dombief pour sa disponibilité, ainsi qu’à Jérôme du CPIE du Haut-Jura

 

La classe
2010-2011

Le projet

Ils ont décidé de faire la chaufferie bois en 2008 quand le fioul et le gaz étaient très chers. Avec le fioul qui était à 80 centimes le litre comme aujourd’hui, la commune de La Chaux-du-Dombief est largement gagnante.

Ils prennent le bois de la commune pour fabriquer les plaquettes.
C’est bien aussi pour la nature parce que de brûler du fioul ça pollue.
Découper les grands arbres c’est bon pour la forêt parce que les plus petits peuvent pousser plus facilement.

En comptant pour la période d’hiver l’abattage des arbres, le transport des grumes et la fabrication des plaquettes, ça leur coûte 6500€. Là, ce n’est que le fonctionnement pour que la chaufferie marche.
Avant, d’octobre à avril, ça leur coûtait entre 18000€ et 20000€.

Les plaquettes, ils les font, ils ne les achètent pas. S’ils les achetaient, ça coûterait beaucoup plus cher.

 

Apolline
Prune
2010-2011

Fabrication des plaquettes et stockage

Ils coupent les arbres au début de l’été et le débardeur fait un gros tas en forêt au bord d’un chemin. Le grumier les prend et empile les grumes devant le hangar de la chaufferie.

Ils font venir le déchiqueteur une fois tous les ans, en juillet.
Le bois est déchiqueté et devient des plaquettes de quelques centimètres.

Les plaquettes doivent rester 100 jours (environ 3 mois) dans le hangar pour fermenter et le bois doit être bien vert.
La fermentation sert à enlever l’humidité qui est en trop dans les plaquettes : elles s’échauffent jusqu’à 80°C.
Le hangar sert à protéger les plaquettes de la pluie et il doit être bien ventilé pour évacuer l’humidité. Au bout de 100 jours, il ne reste plus que 25% d’humidité dans les plaquettes.

1 m³ de bois donne 2,7 m³ de plaquettes.
Ils utilisent différents types de bois. Ils prennent du bois inutilisable pour les menuisiers et les charpentiers.
Ils font brûler 50% de résineux (épicéa) et 50 % de feuillus (foyard*).

* hêtre

 

Morgane
Jade
Félicien
Auguste
Camille Z
2010-2011

Approvisionnement du silo

La mini-chargeuse vient une fois par mois pendant une heure ou deux.
Elle avance les plaquettes dans le trou de la vis sans fin et les plaquettes partent dans le silo à côté de la chaudière. Cette machine s’appelle un Bobcat, mais ça pourrait être une autre marque.
Cet engin est spécialement utilisé pour ce genre de travail car il est tout petit et tourne facilement sur lui-même.

 

 

Une vis sans fin sert à transporter des matériaux tels que les plaquettes. C’est une sorte de vis qui n’est pas pointue et qui ne se déplace pas, mais elle tourne sur elle-même, ce qui fait avancer les plaquettes.
Il ne faut pas mettre de trop gros copeaux ni de caillou car ça peut bloquer la vis sans fin.
Pour plus de sécurité, il y a une grille pour que les plaquettes puissent passer mais pas nos pieds car ça peut être dangereux.

Au bout de la vis sans fin, il y a une machine qui éjecte les plaquettes dans le silo (cet endroit est inaccessible).

 

Tom
Nino
Hugo G
2010-2011

La chaudière à bois

Dans la salle de la chaudière à bois, il y a un tableau numérique pour contrôler la chaudière. Un ordinateur de la mairie est relié à la chaufferie pour indiquer la température de l’eau : si elle descend, c’est qu’il y a un problème. L’eau à la sortie doit être entre 75°C et 80°C.

Il y a un tuyau d’évacuation des fumées.

C’est une chaudière automatique : elle s’allume toute seule quand l’eau est trop froide. On n’a pas besoin de l’allumer avec une allumette, il y a une résistance qui chauffe et brûle les plaquettes qui la touchent. Une vis sans fin amène les plaquettes dans la chaudière.

Voir la maquette de la vis sans fin (Tom)

Une autre vis sans fin dépose les cendres dans un gros cendrier ; il faut le vider tous les 15 jours.

 

Mathis
Yohann
Sandro
2010-2011

Transport de chaleur

La température de l’eau qui sort de la chaudière est entre 75°C et 80°. L’eau revient en général à 65°C.

Les tuyaux sont en PVC et sont isolés avec de la mousse polyuréthane. Ils coûtent très cher parce qu’il y a une isolation pour éviter que la chaleur parte sous la terre. Il faut bien la garder.
Même avec l’isolation, l’eau perd 1°C ou 2°C sur 100 mètres pour aller aux bâtiments.

La chaudière chauffe trois bâtiments l’un après l’autre : l’école, la mairie et le restaurant.
L’eau revient à la chaudière et repart dans les bâtiments et ainsi de suite, ça fait un circuit fermé. Les deux tuyaux sont côte à côte mais ne se mélangent pas.

 

Iris
Candie
Zoé
2010-2011

Chaufferie gaz à l’école

L’eau qui vient de la chaufferie ne passe pas dans les radiateurs.
Dans chaque bâtiment, il y a un échangeur de chaleur. L’eau de la chaufferie passe dans l’échangeur et repart sans se mélanger à l’eau des radiateurs de l’école. Dans l’échangeur, elle réchauffe le tuyau de l’école qui est plus froid.

L’eau perd 2°C ou 3°C à cause du circuit enterré et elle reperd 8°C à 13°C à cause des trois échangeurs.

 

Mélodie
Thomas
Clémentine
2010-2011

Énergie

La chaudière à bois marche d’octobre à avril. Elle n’est pas faite pour marcher l’été, ça ne serait pas intéressant. Les chaudières fioul et gaz de chaque bâtiment prennent le relai en été.

D’où vient l’énergie ?
Le fioul ça vient du pétrole. Le gaz ça vient de poches gazeuses dans la terre, on le met en citerne. Si une citerne de gaz est vide ont la remplace, mais si une citerne de fioul est vide on la remplit avec un camion-citerne. Cette énergie n’est pas renouvelable.
Le bois est une énergie renouvelable à condition qu’il pousse autant d’arbres qu’on en coupe.
 

La classe
2010-2011