Pourquoi une classe Freinet dans un établissement second degré ?

 

Atelier du jeudi 25.08.2011

Christelle Guillot (GD44) / Catherine Mazurie (Bordeaux). 
But de l'atelier : on ressent une envie de changer dans ses pratiques, alors que l'on est isolé dans les établissements.

Groupe second degré : liste de discussion par rapport aux essais de chacun.
Atelier = partage d'expérience et discussion.

Christelle Guillot : présentation de travail.
Envie de donner une vraie place aux élèves et intérêt pour le travail coopératif. Changement de l'environnement de la classe, libération de la parole, travail de groupe, temps de présentation, temps de travail personnel.
Le « 3 minutes » : Les élèves s'inscrivent comme ils le souhaitent sujet et date (contrat). L'élève désigne un caméraman, un secrétaire, un maître du temps et un observateur. 3 minutes de présentation / 2 minutes de questionnement des élèves / 2 min de discussion autour de la prestation orale de l'élève
petit outil qui permet à l'élève de s'approprier un espace de parole.
Question : est-ce proche du quoi de neuf ?
possible aussi de faire un quoi de neuf aménagé : ritualisé une fois par semaine. 15 minutes tous les vendredis. Inscription à l'avance 2 élèves par 15 minutes. Sujet au choix (information par rapport au collège, expériences vécues...). A l'origine le quoi de neuf n'est pas préparé à l'avance.
on peut utiliser les exposés de ce moment là, pour approfondir ensuite.

Semaine de Français proposée par Christelle.
Volonté de plages longues. Travail personnel / atelier lecture / présentation des travaux personnels
atelier lecture : activités obligatoires et activité libres
Temps de présentation 20/25 minutes : pas plus long, mais plus que les 3 minutes.
3 minutes obligatoires ou non ? Présentation livre : libre ou pas ?
A-t-on le droit de forcer les élèves à faire des présentations ? La question est aussi que si ce n'est pas obligatoire, l'activité disparaît...
le problème en second degré, c'est l'horaire. Doit-on fonctionner par discipline ou faire comme à La Ciotat : moitié de l'heure disciplinaire / reste en travail individualisé ?
A La Ciotat, l'appartenance de la classe existe, mais n'est pas unique.
Atelier d'écriture non lié à la séquence du moment et guidage à l'occasion.

Programmes de Français à l'opposé de la pédagogie Freinet : on ne peut pas partir de l'événement, du désir des enfants.
Question : peut-on faire une démarche mixte ou pas ?
Comment faire pour que les enfants soient un peu plus auteur par rapport à ces séquences ? Elèves pourraient choisir leurs textes à l'intérieur de la séquence.
Dans prises de paroles, possibilité de présenter un texte qui m'a marqué.
Problème de la solitude dans les établissement. Intérêt de la matière Français, c'est la liberté. Donc possibilité de parler avec les autres, mutualisation d'une culture par le choix des textes.

Autres matières ? autre organisation ?
Institution du conseil : institution pour s'approprier son lieu de travail. Peut ne concerner qu'une seule matière. Echange, lieu d'expression de conflit mais aussi plan de travail de la classe.
+ mise en œuvre des métiers qui améliorent le fonctionnement de la classe.
Début de l'année : emploi du temps tout fait où premier conseil / mise en place des rôles et du plan de travail. Il faut quelqu'un qui soit responsable du plan de travail sur les 3 semaines. Le cahier est nécessaire car permet de savoir si on est bien dans les clous de la classe. Décisions prises sur la menée du cours. rythme : une demie heure toute les 3 semaines : président nommé à l'avance pour pouvoir récolter les points à discuter au conseil.
Le programme fait partie des points à discuter. Les élèves ont les programmes au début de l'année et on coche petit à petit. Donc même si les élèves veulent faire du théâtre toutes les semaines, il est discuté en conseil de la cohabitation des désirs des élèves et de la réalisation des programmes.

Histoire-Géographie : programmes mais à l'intérieur des programmes on faisait des textes, on choisissait des thèmes de travail de groupe, grâce au conseil.
Conseil : important pour mettre en place les règles de vie, donc économie de temps, les problèmes sont réglés dans le conseil.

Le problème, c'est que la pédagogie qu'on nous demande de faire ne fonctionne pas -> autant ne pas de stresser avec le carcan du programme. Explication aux parents et tâtonnement. après, il n'y a pas de technique obligatoire. Il faut que nous soyons des enseignants auteurs.
Y a-t-il un travail fait par les groupes sur la langue ?
Dictionnaire / tout petit Bescherelle / Livre DVD sur l'apprentissage de la langue -> pour permettre aux élèves de chercher tout seul.
Ce n'est peut-être pas un hasard si beaucoup de profs de français. Freinet mettant le texte libre au centre, plus proche de l'enseignement du Français.

Ecole reproduit des inégalités sociales : partir de l'élève, n'y a-t-il pas des choses à critiquer là dedans ?
Idée c'est de transformer petit à petit la première production vers autre chose, élargir petit à petit. Il faut partir de l'élève mais ne pas y rester.
La coopération permet de travailler à la mixité sociale. Faire un pari sur l'être humain. Ce que tu me montres n'est pas l'entier de ta personnalité. Avec la pédagogie Freinet, l'idée est aussi d'aller chercher le reste, c'est une question de foi.
Le problème des TPE par exemple, c'est que c'est une démarche isolée : difficile alors de l'évaluer.

L'intérêt d'imposer la démarche de présentation, c'est de donner aux élèves la réelle liberté.
Evaluation, si un élève veut une note, il peut, mais la note est discutée ensemble, grille d'évaluation faite par la classe ou pas de grille ...
Evaluation évolutive possible aussi. Ce n'est pas un travail, une note.

La discussion tourne ici sur la part du maître. Comment inciter doucement, comment faire avancer les élèves. Mais dans la construction, il y a aussi le groupe et l'environnement (fiches...)

L'important, c'est de laisser du temps aux enfants. Importance du choix aussi. On peut imaginer que tous les élèves ne soient pas toujours dans la même activité, travail sur fiches ... Le problème : être sûr que l'élève ne se cantonne pas à la facilité.