Revue Créations en ligne "Art tout public" n° 206 - février 2012 - SOMMAIRE

Juin 2011

 

Revue en ligne CréAtions "Art tout public"

Annoncé dans le Nouvel Educateur N°206

Publication : février 2012

 

 

 
Ont participé à l’élaboration du dossier « ART TOUT PUBLIC »: Jacqueline Benais, Katina Iérémiadis, Agnès Joyeux, Anne Roy, Eliane Trocolo.

Crédits photographiques : Anne-Marie Bourbonnais, Nadine Huver-Furling, Agnes Joyeux, Anne Roy, Francine Tétu.

 

   titre de l'article niveau de classe thème techniques utilisées artiste
Ateliers parents à l'école maternelle maternelle

pédagogie sociale
société

exposition
gravure
 
Roulotte A PEINTURE
atelier de rue proposé par l'association «Traces» Paris (XXéme)

pédagogie sociale, rue
Société

Peinture
 
Carrément Congrès  adultes Un atelier proposé par le secteur Arts et Créations lors du congrès de Villeneuve d'Ascq en août 2011 Le carré
Toutes techniques
 
Une pratique, un outil : sortir
 
enseignants Freinet En région PACA, la classe-promenade expérimentée par les participants à un week-end régional d'enseignants Freinet
photographie, dessin, jeu  
Atelier "Barbotine" au Congrès  adultes Atelier proposé par Anne-Marie Bourbonnais, potière, au Congrès de Villeneuve d'Ascq (août 2011).

barbotine
terre

éphémère

Anne-Marie Bourbonnais, potière
Les Robinsons à Saint-Amand-en-Puisaye: première rencontre avec l'argile enfants et adultes
associations "Intermèdes Robinson" et "Les enfants potiers"

ateliers de rue
pédagogie sociale

terre, barbotine
couleurs

Anne-Marie Bourbonnais, potière

Un après-midi d'échanges et de pratique avec les médiatrices de "L'art dans les chapelles"

enseignants Une rencontre-atelier du GD 56

installation
travail in-situ

 

 

 

Ateliers parents à l'école maternelle

 

Revue en ligne Créations n° 206 - "Art tout public"
annoncée dans Le Nouvel Educateur n°206 - Parution : février 2012

Association "Les rAts d'Arts" en Saône et Loire, intervenant Vincent Limonet

 

 

Atelier pour les parents à l'école maternelle

 

Depuis plusieurs années, notre association Les rAts d'Arts propose des ateliers en direction des parents dans des écoles à Torcy et au Creusot (Saône et Loire).  Cette initiative est née à l'occasion de la Grande Lessive, une installation éphémère créée en janvier 2006 par la plasticienne Joëlle Gonthier. Deux fois dans l'année, à l'automne et au printemps et le même jour dans le monde entier,  chacun est invité à exposer une réalisation personnelle.

Ces ateliers qui ont lieu l'après-midi pendant que les enfants sont à l'école permettent aux parents de participer, avec leurs réalisations personnelles, à la Grande Lessive. Jusqu'alors l'association proposait un atelier juste avant la Grande Lessive. Cette année-là, à la demande des participantes de l'année précédente, les ateliers se poursuivent au delà de la Grande Lessive. Pour se faire, l'association dépose un projet qui obtient le soutien financier du Conseil Régional de Bourgogne et de la CAF de la Saône et Loire.

Pour les mamans qui participent à l'atelier c'est l'occasion de "sortir de leur cuisine" (ce sont leurs propres paroles), d'échanger mais aussi de s'investir dans un projet de création personnelle.  Cette fois, nous prenons la Grande Lessive au pied de la lettre et proposons d’y accrocher des vêtements en papier. Les parents qui participent aux ateliers, majoritairement des femmes, sont souvent aussi de bonnes couturières. Ces ateliers leur permettent de mettre leurs capacités de couturière au service de la création plastique.

 

La préparation de la Grande Lessive : les différentes étapes des ateliers

 

Découvrir une technique d’impression pour créer les motifs du "tissu"

Inventer des signes, des motifs

 

 
  les reproduire sur une plaque de polystyrène extrudé

encrer

imprimer

varier autour d'un même motif   

comparer

 

oser l'irrégularité 


productions diverses

  

sommaire Créations 206 

  page suivante

 Pégagogie sociale, Société, Exposition, Gravure

 

La roulotte A PEINTURE

 

Revue en ligne Créations n° 206 - "Art tout public"
annoncée dans Le Nouvel Educateur n° 206 - Parution : février 2012

Association "T.R.A.C.E.S" à La Forge, Paris XXème

 

La roulotte A PEINTURE

de l'association Traces

        

 

 

Depuis 2005,  dans Paris délaissé, des enfants oubliés par les vacances, quittent les appartements et errent en petits groupes hétérogènes sur les places, dans les jardins publics... certains rencontrent un improbable véhicule à bras qui se déplie et déploie ses trésors : belles feuilles blanches ou de couleur, gouaches vives, grosses craies grasses, ciseaux, ficelles, gobelets, etc.
C'est la roulotte à peinture, création de l'artiste Guillaumetel4, de l'association « T.R.A.C.E.S », qui invite les enfants à s'exprimer librement …
L'aventure se répète le lendemain et le surlendemain, et encore le jour suivant. La rencontre aléatoire se mue en rendez vous attendu, répété, espéré...
Sont accueillis des enfants « de la rue » mais aussi des tout-petits et leurs nourrices au réveil de la sieste, un vieux monsieur asiatique vient offrir une calligraphie, des adolescents tournent autour des bâches qui matérialisent l'atelier de peinture, tiraillés entre l'envie de peindre et l'idée que c'est pour les petits ou pour les filles, des habitués, des amis...des fillettes produisent peinture après peinture, en jetant un coup d'œil sur le petit frère qui dessine avec les craies grasses...
Des liens sociaux se construisent, des préjugés sont mis en brèche, en plein air un espace "sécure" permet à chacun(e) d'être suffisamment en confiance pour se laisser aller à une production originale et personnelle. 

 

 

 


Oserai-je parler à cette occasion d'apprentissages ? de pédagogie sociale ?
Contrairement à M. Jourdain, les artistes de cette roulotte A PEINTURE sont tout à fait conscients des enjeux de leur présence dans ce quartier qu'ils habitent et où ils créent des manifestations artistiques et culturelles ouvertes au plus grand nombre.

 

 

 

 

   
Vers
tous les témoignages
Sommaire
Créations 206
 

Pégagogie sociale, Rue, Société, Peinture

 

Carrément Congrès

 

Revue en ligne CréAtions n°206 - "Art tout public"
annoncée dans le Nouvel Educateur n°206 - Parution : février 2012

Un atelier proposé par le groupe de travail Arts et Créations au Congrès de Villeneuve d'Ascq, animé par Agnès Joyeux

 

     

 

 

          Carrément

      Congrès

Protocole :
Support imposé : une assiette carrée en carton.
Mise à disposition de :
- matières : encres, gouache, peintures acryliques, papiers à découper, etc.
- petit matériel : colle, ciseaux
- matériaux apportés par les congressistes.
Un temps de création.
Un temps d’installation des productions.
Un temps d’échanges.

Deux ateliers accueillent une trentaine de personnes.

   

Pendant le temps de création, règne un grand calme. Chacun(e) est concentré(e) sur son travail.
« Ça fait du bien ! » dit une participante.
Il y a partage des outils, des matériaux, entraide entre les participants, quelquefois (rarement) influence.
« Ah, on a le droit de faire ça ! ? »
Les idées cheminent dans les têtes et dans les mains. Il serait intéressant d'en garder une trace personnelle et/ou collective : c'est ce que propose le journal de bord, outil pédagogique présenté dans plusieurs pages de la revue CréAtions.
« Je suis venue sans idée. »
« C'est venu en faisant. »
« Il y a plus de liberté à ne pas connaître les matériaux et leur usage traditionnel »
« C'est frustrant d'être arrêté dans son élan. »

La réalisation se fait par tâtonnements successifs. Les participants n'arrivent pas toujours à un palier quand le temps imparti est terminé.
La disposition autour d'une grande table collective permet de créer ensemble et les idées circulent de l'un à l'autre...

   

- Comment, en classe, gérer ce temps très différent selon les personnes ?
- Comment permettre des mises en attente, des mises au lendemain (problème du séchage, du stockage, etc.)?
- Comment gérer les difficultés liées aux créations en trois dimensions ?
- Comment choisir son lieu d'exposition ?


Quelques éléments de réponses sont apportés

dans l'espace du groupe de travail Arts et Créations sur le site de l'ICEM.

Les regards posés sur les productions exposées, celles des ateliers et celles apportées par les congressistes, mettent en évidence :
• la grande variété des productions, même parmi les productions des ateliers réalisées avec les mêmes matériaux et outils mais difficultés à parler de ce qu'on a fait ;
• la nécessité d'un protocole pour commenter les productions dans un esprit de respect et de bienveillance : d’abord les commentaires des spectateurs puis l'auteur explique ses intentions, ses difficultés, son cheminement, etc.
- la symbolique du carré qui est forte et incite à s’échapper de la forme elle-même.


 

 

Nous échangeons ensuite sur les perspectives de transposition dans une classe :

La place de la consigne :
- L'absence totale de consigne peut être décourageante voire angoissante.
- Certaines consignes fermées peuvent être bloquantes, des consignes ouvertes libératoires.
- La particularité de l'objet support proposé, en l’occurrence l’assiette en carton de forme carrée avec en son milieu un creux circulaire.

L’importance de mettre à disposition des enfants des outils de qualité, des papiers de qualité, ... tout en proposant aussi des matériaux bon marché ou récupérés pour permettre les tâtonnements.
La possibilité de renouveler les situations de création (ateliers permanents ou rapides à mettre en place).

L’importance de la mise en valeur de la création : pouvoir choisir soi-même un lieu d'exposition.

Quelles activités les participants de ces ateliers, riches de cette expérience, auront-ils mis en place dans leurs classes ? S’ils nous lisent, leurs réactions sont les bienvenues.

    


vers sommaire CréAtions 206

 Le carré, Toutes techniques

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

Une pratique, un outil: sortir

 

Revue en ligne CréAtions n°206 - "Art tout public"
annoncée dans le Nouvel Educateur n°206 - Publication : février 2012

Enseignants Freinet de la Région PACA

 

Une pratique, un outil : sortir
En région Paca: la classe promenade expérimentée
par les participants à un week-end régional d'enseignants Freinet  

 

Pourquoi ?

Découvrir son lieu de vie et expérimenter
ensemble des démarches, une situation
transposable n’importe où et qui peut
s’adresser à des enfants comme à des adultes.

 

 

 


Comment ?

Plusieurs groupes se promènent dans les lieux, prennent des repères en photographiant, en dessinant, en prenant des notes, avec des objectifs divers :
- mieux connaitre la fonction de certains lieux,
- observer son cadre de vie avec un autre œil,
- s’interroger sur le passé,
- rencontrer des personnes ressources qui apportent leur témoignage,
- imaginer son quartier, sa ville autrement,
- découvrir le patrimoine naturel, végétation, climat, faune, etc.,
- s’intéresser aux personnes qui y travaillent,
- connaître les traditions de ces lieux : cuisine, musique, vêtements, langue parlée
- explorer un thème : botanique, zoologie, sons, etc.
A l’issue de la sortie, chaque groupe rend compte de ce qu’il a vécu soit à l’oral, soit à l’aide de divers supports : maquette, dessin, photo, enregistrement, panneau, objet ou élément glané au cours de l’enquête.
Ces échanges sont l’occasion d’enrichir le travail de chaque groupe, de compléter et de coopérer.

Deux exemples

 

Une rencontre sonore


Partant sans idées préconçues à la découverte de l'environnement du gîte et du village, nous choisissons de nous diriger vers les lacs et de tourner ensuite en direction du village.

Très rapidement, nous décidons d'enregistrer les bruits que nous entendons : l'eau qui coule / les grillons / les véhicules à moteur / les bruits de pas dans le gravier / la cloche / la basse-cour / les sons provenant des fenêtres ouvertes.

Notre projet est de faire partager notre randonnée sonore et visuelle à l'aide d'une exposition numérique avec :

• la création d'un loto sonore (exploitation de la totalité des supports)
• la création d'un jeu permettant à chacun de rechercher la bonne combinaison image-son (exploitation des différents sons de l'eau)
• la recréation de sons entendus à partir de matériaux divers (le son de l'eau sans utiliser d'eau)
la recherche des différents sons de l'eau dans l'école.


Laëtita Ganet et Marité Boyron

 

 

Paysages en ligne

 

Le départ : Juste au moment de partir, j’observe le paysage sur le massif en face où se situe le village de Saint-Auban. Presque immédiatement, je repère … des lignes.

Au premier abord, des lignes horizontales: des terrasses, mais aussi des maisons qui sont toutes orientées de la même façon, face au sud.

Puis des intervalles: entre les arbres jalonnant la route, entre les terrasses, etc.
Ah mais cette route, c’est une ligne oblique quand elle monte en zig-zags.
Des verticales: des fleurs des pins qui dessinent plein de petits segments verticaux oranges au milieu du vert des aiguilles, les troncs des arbres…
Il y a aussi les plis de la roche, qui s’apparentent plus à des lignes courbes, parfois parallèles.

C’est décidé, je vais faire la balade en m’intéressant aux lignes. Je sors mon crayon, mon bloc et me voilà partie…

Le retour : De retour, je présente mes croquis aux copains. Je les situe, certains opinent de la tête… Je montre certaines photos que j’ai prises qui correspondent à un croquis… On me suggère de les mettre en parallèle…

Et après ? Après ? Je ne sais pas… S’arrêter là, c’était une simple présentation comme au quoi de neuf.
Peut-être, que dans une classe, on pourrait proposer à ceux que çà intéresse de ressortir dessiner un élément du paysage.
Peut-être pourraient-ils même ensuite montrer leurs dessins aux camarades, voir qui identifie le paysage décrit.
On pourrait aussi imaginer travailler à partir de photos, avec ou sans logiciel.

Virginie Solnon             

 

 

 

 

 

sommaire CréAtions 206 Art tout public

                                                                                                                    

Photographie Dessin, Jeu

 

Fichier attachéTaille
lotos.doc842.5 Ko

Atelier Barbotine au congrès

 

 

Revue en ligne CréAtions n°206 - "Art tout public"
annoncée dans le Nouvel Educateur n° 206 - Parution : février 2012

Atelier "Barbotine" proposé par Anne-Marie Bourbonnais, potière, lors du Congrès de Villeneuve d'Ascq en août 2011

 

L'atelier "Barbotine"

 

Le récit d'Agnès Joyeux

Tout est installé quand les participants arrivent : sur chacune des tables noires, un pichet de kaolin liquide. L'atelier va durer une heure et demie.

Anne-Marie donne des consignes.

 1) Faites ce que vous voulez avec vos mains, prenez connaissance de la planche, de la barbotine.
Silence et concentration, multiplicité des gestes.
« C'est frustrant de seulement regarder » dit une congressiste qui ne peut qu'observer, faute de places.

 2) Faites connaissance avec les bords de la planche, « autorisez-vous » propose-t-elle en faisant référence au thème du congrès et à la conférence d’ouverture de Nicolas Go.

 3) Prenez connaissance de vos mains, des différentes parties de vos mains, repérez le geste qui donne le plus de plaisir en allant tranquillement.

 4) Les gestes viennent du ventre, des pieds, ils se transmettent au bout des doigts par tout le corps, faites bouger votre corps pour une gestuelle plus ample, éventuellement plus rapide.

5) Refaites la page blanche :
- avec une partie de la main, faites un seul geste
- effacez, refaites plus rapidement
- effacez, refaites avec une autre partie de la main, un autre geste
- effacez, refaites avec deux parties d'une seule main, changez de position de main pendant le mouvement
- effacez, recommencez avec deux mains en gestes symétriques
- effacez, recommencez bien à l'aise devant la table, bien stable, faites un grand cercle avec le poing
- effacez, recommencez
- effacez, fermez les yeux, faites un cercle.
Quelle différence entre yeux ouverts ou fermés ?

6) Effacez et faites des lignes d'écriture.

7) Bandez-vous les yeux, écoutez la musique, laissez-vous guider.
Regardez la réalisation finale, effacez.

8) Rapidement d'une seule main, réalisez un oiseau en vol, un arbre, un paysage rêvé etc.
Arrêtez et regardez chaque production.
Chaque auteur commente : « la mer, avec le poing, la mer, le soleil, parce que j'habite en bas, moi ; la mer, les vagues, les dunes, les arbres, etc.»
Refaites la page blanche, racontez une histoire en musique « Je voulais partir d'une plante qui va pousser, pleine de volutes... », « la maison a pris feu et ... »

9) Utilisez l’estèque, outil souple en caoutchouc, pour votre « graphe ».

 

Après le nettoyage et les rangements, un temps de discussion permet de faire l’inventaire de toutes les possibilités :

- ce travail sur l'éphémère débloque certains enfants , d’autres le refusent, d’autres ne veulent pas avoir un bandeau sur les yeux, cette séance peut précéder une séance de peinture;
- il est important de démarrer sans consigne ni outil, ni musique, le geste vient du corps uniquement;
- il faut être vigilant sur la consistance de la barbotine: moitié eau, moitié terre, mettre toujours la terre dans l'eau et non l'inverse;
- il est intéressant de travailler en collectif sur une grande planche, notamment pour les jeunes enfants;
- cette approche de la matière fait partie d'un processus plus complet de découverte du corps et de la terre ; l’étape de la terre collante sur la planche permettra de comprendre ce qu'est la plasticité.

 



autres témoignages

CréAtions N° 206
"Art tout public"

page suivante

terre, éphémère, Barbotine, Anne-Marie Bourbonnais, potière

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les Robinsons à Saint-Amand-en-Puisaye : première rencontre avec l'argile

Revue en ligne CréAtions n°206 "Art tout public"
annoncée dans le Nouvel Educateur n°206 - Publication : février 2012

Action menée auprès des habitants du quartier Sud de Longjumeau (Essonne), par l'Association Intermèdes Robinson - Animatrice: Anne-Marie Bourbonnais, potière - Adultes accompagnateurs à Saint Amand : Anaïs Casset (permanente et initiatrice de ce projet), Nicolas Keenen (stagiaire éducateur spécialisé), Pierre (ancien stagiaire éducateur spécialisé)

 

Les Robinsons
à Saint-Amand-en-Puisaye :
première rencontre avec l'argile

 Action menée auprès des habitants
du quartier Sud de Longjumeau (Essonne),
par l'Association Intermèdes Robinson.

Un article à trois voix et des séances filmées sur la découverte de l'argile dans l'atelier d'Anne-Marie Bourbonnais, potière.

  

Cette découverte de l'argile se réalise en parallèle sur plusieurs niveaux :
- la connaissance de la matière,
- le plaisir du toucher et du regard
- la conscience de soi
- la découverte de nos empreintes

L'intention de ce premier atelier décrit ici est de découvrir les différents aspects de cette matière et les possibilités de dialoguer avec celle-ci. D'où la présence de plusieurs postes de travail afin que les enfants jouent et travaillent avec chacun des états de l'argile : terre sèche de la carrière, barbotine, terre molle, terre ferme pour arriver plus tard à la découverte de la plasticité. Les enfants passent dans les différents postes de travail au gré de leurs avancées. Francine a filmé les trois ateliers.

 

Présentation
de l'Association

Intermèdes Robinson
par Laurent Ott

Atelier de poterie
avec les Robinsons
par Francine Tétu

Atelier de poterie
avec les Robinsons
par Anne-Marie Bourbonnais

Avec séquences filmées

Ateliers de rue, Pédagogie sociale, Terre, Barbotine, Couleurs, Anne-Marie Bourbonnais, potière 

Vers les autres témoignages Vers Sommaire
CréAtions n°206

 

Un après-midi d'échanges et de pratique avec les médiatrices de L'art dans les chapelles

 

Un après-midi d'échanges et de pratique
avec les médiatrices de "L'art dans les chapelles"

 

Pour cet après-midi, nous convenons d'un programme en trois temps avec les médiatrices Fanny et Marie-Etoile:
- visite de deux chapelles
- pratique sur place à partir du matériel apporté par les médiatrices et les participants.
- présentation et échanges sur les réalisations et propositions de suites pédagogiques

Visite des chapelles

 

Eric Winarto à St Gildas

Fanny la médiatrice nous fait pénétrer dans l'obscurité de cette chapelle troglodyte et allume la lumière. Apparaissent alors des dessins très fins sur une bande bleutée faisant le tour de la chapelle. Les vêtements blancs mais surtout les dessins présents sur le mur attirent le regard. Ce paysage doux et apaisant sur trois parois, beaucoup plus tourmenté et inquiétant sur la dernière évoque-t-il un cataclysme ?
Comment l'artiste a-t-il procédé ? certains cherchent le projecteur. La clé nous est donnée : c'est un travail à la lumière noire ;  sur une frise de peinture fluorescente, il a peint le paysage à l’acrylique, quand l’éclairage est « normal », c’est une peinture blanche sur fond blanc.

Rainer Gross à St Nicolas

En entrant dans la chapelle, le souffle d'un dragon nous emporte.
Les étais qui maintiennent l'oeuvre gênent certains mais Fanny nous dit
l’engoulant qui repousse,
les bras de la Vierge qui accueillent,
le dessin dans l’espace qui s’appuie sur l’architecture et la met en valeur,
l'oeuvre qui donne à voir les portes qui n’existent plus, les petites niches renfermant des crânes...


sommaire 206 Art tout public

 

 

Les arts plastiques dans le GD 56

  page suivante

Installation, Travail in-situ

 

Un après-midi d'échanges et de pratique avec les médiatrices de L'art dans les chapelles - juin 2012 -

 

 

Un après-midi d'échanges et de pratique
avec les médiateurs de "L'art dans les chapelles"

 

Cette année, nous nous donnons plus de temps. Rendez-vous est pris pour 11 h avec les deux médiateurs pour la visite des deux chapelles. Après le pique-nique au bord du Blavet, deux heures de pratique puis découverte des réalisations de chacun et discussion.

 Vincent Ganivet

à

la chapelle

Saint Drédeno

en Saint-Gérand

Wilson Trouvé

à

la chapelle

Notre-Dame

de-Joie

en Saint-Thuriau

 

Pour la deuxième année consécutive, quelques membres du GD 56 participent à des visites guidées des oeuvres exposées dans le cadre de l'art dans les chapelles. Visite guidée le matin et réalisation l'après-midi par chacun d'entre nous d'une oeuvre individuelle ou collective. Il est important pour moi de préciser qu'il s'agit de la deuxième année, car sans l'avoir prémédité, les deux oeuvres que j'ai réalisées à un an d'intervalle constituent finalement un diptyque. L'an passé, je n'étais pas partie de l'exposition en place, j'avais travaillé autour du calvaire de la chapelle Saint-Nicolas en Pluméliau. Il s'agissait d'une lecture très personnelle de l'ascension du christ. De la même façon, cette année, à la chapelle de Saint Thuriau, mon regard s'est d'emblée porté sur l'architecture religieuse.

Je pensais travailler sur la figure d'un ange taillée au-dessus de la porte de l'église. En me dirigeant vers la statue, le christ du calvaire m'interpelle une nouvelle fois et me viennent les mots: "Allez saute!". Il me paraît finalement assez logique qu'après la mise en croix vienne le temps de l'émancipation. Me laissant donc portée par ces mots, je décide d'installer une sorte de hamac pour amortir la chute du christ. Une bâche, quelques branches plantées en terre pour la soutenir... Le symbole est en place. J'imagine ensuite, la course libératrice du christ figurée par quelques objets disséminés sur le sol . La couronne d'épines, symbolisée par quelques ronces nouées en cercle, sera la première à être ôtée puis nonchalamment sera jeté le morceau de drap sale qui lui camoufle historiquement le sexe. Par chance, j'avais dans ma voiture un vieux pantalon que je me suis chargée de découper. J'avais veillé à laisser sur le bord du chemin de course un bouquet de digitales, métaphore du poison que le christ laisse derrière lui. Stellane

Autant la première œuvre que nous découvrons, à la fois imposante et aérienne, occupe l’espace de la chapelle, autant la seconde se fait discrète: sur le pas de la porte, une interrogation : le mur est différent, une fissure ? Impossible, le régisseur n’aurait pas laissé passer ! Un faux mur coupé en deux ?  L’intervention de l’artiste certainement, mais quelle intervention ?  Plus j’approche, plus ce fragment de paysage que je perçois se précise, reflété par une fine bande de miroir verticale. Je me retourne : dans l’angle un paysage horizontal blanc et noir, dessin ? peinture ? Là aussi l’artiste nous invite - nous contraint ? -  à approcher pour "voir" des ardoises peintes et cassées, évoquant les frondaisons. Entre cette horizontale et la verticale, l’oblique de l’échelle.

Pour ma production, je retiens de l’œuvre de Vincent Ganivet le mot "martyr" * et de celle de Wilson Trouvé ces lignes noires.

Une grande affiche, des cartons, des couleurs : bleu, jaune, blanc, il n’y a pas de noir. Je peins l'un des cartons aux couleurs du paysage environnant afin de le déchirer ensuite. L'autre, mis à plat, me sert de gabarit pour fabriquer mon "martyr".
Si Wilson Trouvé a choisi de faire entrer le paysage extérieur dans la chapelle par ses lignes d’ardoises et de miroir, moi je choisis de mettre le ciel au ras du sol (enfin presque) en disposant mes bandes de carton déchiré sur le mur de l’enclos. Quant à mon "martyr", je l’installe dans le coin opposé à la ligne d’ardoises. Jacqueline


*terme utilisé en menuiserie et ébénisterie.

Le résultat de mon "travail" importe peu : j’ai tenu compte de l’aspect minimaliste de l’œuvre dans la chapelle.Ma propre contribution a donc été rapide et simpliste d’autant plus que je me sentais pas inspirée du tout par ce que je voyais dans la chapelle : pas d’émotion, pas de compréhension d’une quelconque démarche…
MAIS, au moment de la présentation quand le groupe a "commenté" mon "œuvre", j’ai à nouveau été très sensible au côté bienveillant des interventions, je me suis sentie acceptée malgré la médiocrité de mon travail… c’est ça la magie de la Pédagogie Freinet !
Du coup, mon regard et ma compréhension des œuvres exposées dans la chapelle se sont modifiés : je ne me sentais plus extérieure mais faisant partie du même monde et progressivement, j’ai commencé à apprécier cette bande minimale qui reflète…
Et même lors d’une visite ultérieure avec des amis dans la même chapelle je me suis surprise à "aimer" retrouver cette même bande qui m’est apparue plus complexe, plus riche, plus vivante encore.
Hélène

Sur le fond blanc de la chapelle, le noir de l'ardoise me frappe. J'aime la simplicité de l'œuvre, ce contraste noir et blanc. J'y vois des paysages, je pense à la montagne, à tous les plans que l’on découvre face à un paysage de montagne.

Je me lance dans ma production toute seule (et c'est moins facile que l'année dernière car à deux j'hésite moins). J’ai du mal à m'y mettre ….
Je choisis plein de couleurs je ne sais pas trop pourquoi, sans doute pour faire le contraire de l'artiste. Je réalise une accumulation de papiers déchirés qui se chevauchent pour dessiner les lignes d'horizon de mon "paysage de montagne", je les cerne avec un crayon ou de la peinture.
Je reprends l’idée de Jacqueline qui travaille près de moi et à la peinture, j’ajoute d'autres lignes en utilisant un pochoir, c’est très chargé. Sur le coup j'aime un peu cette réalisation que je ne place pas dans un lieu précis, je la laisse sur la table.
Après la présentation des autres (au cours de laquelle nous avons bien ri), je n'aime plus mon travail car je le trouve vraiment trop chargé.
Ann

- Pourquoi j’ai eu envie de faire ça ?
Je fais partie des victimes de l’enseignement traditionnel, pour ce qui est des arts plastiques. Aussi, lorsqu’il est question de créer, je me réfugie toujours derrière une technique : photo, vidéo… Quand j’ai pratiqué la poterie, j’ai voulu apprendre à tourner (j’ai d’ailleurs échoué).

- Y avais-je pensé avant ?
A la première séance de GD, j’avais assuré le reportage photo. Je n’avais pas envie de refaire pareil. Alors j’ai pensé animation. J’avais déjà expérimenté cette technique pour faire un ciel "accéléré". On voit souvent ce truc dans des films. Je crois que ça s’appelle "time lapse". Avec mon appareil photo, il y avait sur le CVD un petit logiciel qui permet de piloter l’appareil par l’ordinateur. On peut paramétrer les intervalles de prises de vues. Ça marche bien. Donc j’ai décidé de rendre compte par une vidéo en "time lapse", de notre "après-midi créations GD 56". Et j’ai prévu tout le matériel nécessaire.

- Quel a été le déclencheur de ce travail ?
J’ai tout mis en route et y’avait plus qu’à attendre… C’est là que m’est venue l’idée d’un point fixe dans cet accéléré. Mais le décor est déjà fixe. D’où l’idée d’un mouvement lent que je créerais en me déplaçant très peu et en gardant la même posture.

- Suis-je satisfait ?
Du coup, ça, je ne l’avais pas pensé avant. Il aurait fallu que je peaufine ça : déplacements coordonnés avec la cadence des photos, posture plus travaillée… Mais là, je me serais privé d’un petit plaisir : celui de la devinette. J’étais en train de créer, les mains dans les poches, alors que tout le monde s’activait. Personne ne se rendait compte de ce que je faisais. (Un artiste contemporain en écrirait des tonnes sur l’immobilité créatrice, alors que le monde fébrile s’agite autour de lui…). Ce n’est qu’au bout d’un très long moment que vous avez réagi. Avec une tentative très courte de participer tous, au moment des présentations d’œuvres. Et puis j’ai tenté de trop jouer, en « disparaissant entre deux arbres ». Ce n’était pas une bonne idée parce que le spectateur, il me semble, n’a pas encore eu le temps, à ce moment-là, de réaliser que je me déplace bizarrement dans la scène.Donc, mon déplacement n’est pas assez fluide, pas assez évident dès le départ. Anne, en rouge, est trop statique une grande partie du temps. C’est pas la faute d’Anne, c’est mon cadrage qui est mal choisi. Plus pas assez de batterie pour toute la durée de notre séance. Dommage, il y avait des solutions techniques pour éviter ça.
Philippe

Viens pou-poule !!! ou comment l'art ne rime pas nécessairement avec le cochon !
Une journée "Art dans les chapelles"
L'année dernière, les visites ne m'ont pas franchement inspiré et je me suis un peu réfugié derrière mon appareil-photo pour laisser produire les autres.
Ce qui n'est pas le cas cette année; l'installation de Vincent Ganivet à la chapelle Saint-Drédeno, notre première visite, me donne "envie de faire" : de l'art avec des briques, enfin de quoi avoir une "motivation béton"  !
Dans le matériel que nous avons apporté, je cherche ce qui peut me servir de matériau de base., en multiples exemplaires comme les briques : pas grand chose …., si ce n'est ces plaques d'œufs!
Je découpe beaucoup, beaucoup pour confectionner des bandes que j'assemble ensuite, tâche fastidieuse s'il en est! ! J'obtiens ainsi cinq bandes loin d'être aussi solides que la construction en briques vue le matin. Un poteau présent sur le site sert de socle, et me permet de disposer ces "cinq bras" façon pieuvre. Patrick
photo en attente

Après les visites des deux chapelles, je choisis de me confronter à l’œuvre de Vincent Ganivet . Je me mets dans la peau de mes élèves qui vont bientôt la découvrir : qu’est- ce que je ressens ? Qu’est-ce que j’y vois ? Cela m’inspire-t-il ? Quand je l’ai vue lors du pré-vernissage, elle n’était pas terminée, il y avait encore les supports, le « patron », à l'intérieur et tout de suite, j’ai pensé « si on les enlève, tout va-t-il tomber ? »
Et si moi, je construis une telle structure, ça se cassera la figure, sûrement ! Je choisis alors de la réaliser non vers le haut, majestueuse et gigantesque, mais vers le bas, comme un retour vers la terre :
- les mots, ce sont mes pensées, écrites en vrac, affolées, qui tombent comme l’œuvre ;
- la couleur rouge, c’est la chute, la colère de ne pas y arriver, voire la goutte de sang quand on ne réussit pas à clouer son œuvre et qu’on se fait mal avec un marteau ;
- les briques, ce sont les kaplas de ma classe auxquels j’ai tout de suite pensé ;
- l’élément en papier alu, argenté, c’est une tentative d’ascension vers le ciel, la victoire, mais au sommet de nouveau la déception, en partie transcrite.

 

Là je me confronte à ma pratique artistique et à la difficulté de traduire plastiquement toutes les idées que m’inspirent les œuvres. Mais ce n'est pas grave! L'important c'est le moment passé à essayer... Anita

 

Titouan

J'ai opté pour une intervention minimaliste au regard du fil brillant qui courait devant la porte de la chapelle... J'aurais pu faire encore moins de petits cercles. Mais finalement, j'y ai pris goût, comme au tricot ou à la broderie.

Anne GM

 

Marie-Etoile et Pierre-Antoine, les médiateurs, ont choisi tous les deux de travailler sur les lignes de paysage.

 

 Les arts plastiques dans le GD 56