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Le conseil.
Échanges du mercredi 22.10.2012.
Pour amorcer le débat, chaque participant a écrit sur des petits papiers des réponses à la question « Pourquoi le conseil ? », une idée par petit papier. Les petits papiers ont été mélangés puis redistribués. Alors les échanges ont démarré sur une première question. Au cours de la discussion, chacun a pu lire un papier qui lui semblait correspondre au moment présent ou relancer une autre piste. À la fin, tous les papiers ont été lus.
Le conseil, c'est pour régler les conflits/Le conseil, ça n'est surtout pas pour régler les conflits.
Ces deux papiers ont été les premiers à être lus. Ils se répondent parfaitement pour bien lancer le débat. Si le conseil peut servir aussi à régler les conflits, plusieurs participants ont expliqué comment, en l’instaurant à cette fin, leur groupe s'est vite retrouvé dans une impasse dans laquelle les conflits prenaient de plus en plus de place.
Le conseil, c'est pour que les enfants puissent faire des propositions.
Pourtant... « Personnellement, le conseil est apparu dans ma classe pour gérer les problèmes d'activité : que faire de tous ces textes, dessins que les enfants produisent en quantité ? Il n'y avait pas de problème de conflit à gérer : je débutais et, en bon "Maître d'école sévère mais juste", je gérais personnellement tous les conflits avec la bienveillance et la justice nécessaires. » Ce qui n'empêcha pas, après un certain temps, que les enfants s'emparent du conseil pour régler les conflits personnels.
Il faut alors inventer des moyens de réguler le temps imparti aux conflits, éliminer les conflits mineurs qui pourraient se régler seuls, hors conseil. Des outils ont été proposés.
Le conseil permet de différer (pour les plus âgés), alors on ne parle que des problèmes datant de 24 ou 48 heures.
Utiliser un cahier de doléances, un tableau ou des papiers : en général, le jour du conseil, environ la moitié des demandes tombent et la moitié de la moitié restante ne demandent qu'une lecture sans discussion.
Ne pas rester dans la seule sanction : faire en sorte qu'il y ait toujours possibilité de réparation afin que chacun (accuseur/accusé) puisse clore le conflit.
Limiter le temps pour chaque conflit.
Externaliser le plus possible par des outils tels que les messages clairs et les médiateurs (références à trouver sur le site de l'ICEM).
Il a été discuté du cas d'élèves harcelés par un autre, par un groupe, par la classe. Ces situations comparables au racket ne vivent que du silence des victimes qui sont souvent dans le déni par honte ou par peur. Si l'adulte a connaissance de tels faits (qu'il les ait remarqués seul ou qu'il ait été prévenu par l'enfant victime ou par un copain de celui-ci), il faut faire en sorte que le problème puisse venir à la lumière en proposant à la victime de le dire au conseil, en lui proposant qu'un copain en parle, en lui demandant l'autorisation d'en parler.
Le conseil c'est un lieu de parole et d'écoute ouvert à tous.
De toutes façons, avant que le conseil ne règle ces problèmes, l'adulte est garant de la sécurité physique et affective de tous et se doit d'intervenir.
Mais il faut revenir le plus vite possible à un conseil de gestion et d'organisation de la vie de la classe. Si besoin en intervenant soi-même au conseil si le groupe ne prend pas ce chemin de lui-même (part du maître).
Le conseil, c'est pour créer du lien autour d'intérêts communs.
Plus on développera les possibilités d'activités vraies pour les enfants, moins il y aura de conflits personnels, plus il y aura de problèmes d'organisation et de propositions.
« T'interdir de les punir t'obligera à les occuper. » Fernand Deligny dans "Graines de crapules".
Comment se fait la mise en place des règles de vie ? Doit-on les mettre toutes en place dès le début ou est-ce que ça vient petit à petit ?
Certains ont eu des expériences où des règles mises en places avec les enfants dès le début répondaient en fait à ce que les élèves pensaient que l'enseignant attendait et n'étaient finalement pas respectées. C'est lorsque les règles sont mises en place avec les enfants, mais pour répondre à un problème, qu'elles sont effectivement investies.
On a fait la différence entre les lois qui ne sont pas négociables et les règles qui sont instituées, rediscutées et modifiées lors des conseils. Selon les classes, ces lois sont plus ou moins explicites, voire écrites. Elles tournent toutes autour du respect de la personne : pas de violence, pas de moquerie, droit de chacun à être dans le groupe et respecté...
Le plus possible, tenter de formuler les règles de façon positive : "Se déplacer en marchant" vs "Ne pas courir". "J'ai le droit de …".
À quelle fréquence le conseil doit-il se faire ?
Selon l'âge, l'enfant peut plus ou moins différer. En maternelle, on peut le faire tous les jours un peu ou uniquement si besoin. En cycle 2, soit tous les jours soit une ou plusieurs fois par semaine. En cycle 3, chaque semaine ou tous les 15 jours. L'important est qu'il réponde bien à tous les besoins, à toutes les demandes. Lorsque les enfants se trouvent en sécurité dans le groupe et dans le conseil, ils pourront exprimer leur insatisfaction quant à sa fréquence.
Comment se prennent les décisions ?
Dans la majorité des classes, les décisions sont prises suite à un vote à la majorité absolue.
Certaines classes ne prennent les décisions qu'au consensus. Lorsqu'un choix binaire est à trancher, on cherche généralement un compromis acceptable par tous afin que chacun puisse s'y reconnaître. Mais une troisième voie est souvent possible. Cela oblige le groupe à mettre en œuvre sa créativité.
On cherche toujours à ce que la majorité n'empêche pas les projets minoritaires ou n'impose pas un projet à une minorité. Dans la plupart des cas, la discussion permet d'éclairer les points de vue et de les rapprocher pour une décision satisfaisante... et une décision prise pour être rediscutée ensuite après confrontation au fonctionnement réel.
Le président est-il toujours le même ?
Là encore, selon les classes, selon les années, les réponses diffèrent. Soit on fait tourner pour que tous les enfants s'essayent à cette tâche, soit on garde le même président et le même secrétaire pour des tâches complexes qui demandent une compétence qui met du temps à se forger ; tous les enfants peuvent alors s'essayer à la présidence lors d'autres moments collectifs (quoi de neuf, présentations, choix de texte...).
Le conseil c'est le moment pour discuter et décider des métiers", des "responsabilités".
Certains en font un moment à part. D'autres incluent dans le conseil les bilans de fonctionnement des responsabilités.
Au cours de cette discussion s'est posée la question du type de responsabilités. Doit-on inventer des "responsabilités" qui n'en sont pas vraiment ? Soit on le fait car les responsabilités sont un moyen fort d'intégration des individus dans le groupe. Soit on reste sur une fonction purement utilitaire des responsabilités qui doivent aider réellement au fonctionnement de la classe (si la responsabilité n'est pas assurée, la classe ne fonctionne plus correctement).
Le conseil est-il le moment des débats philo ?
Si des thèmes de débat peuvent émerger lors du conseil, comme lors de tous les autres moments, le débat lui-même doit se tenir hors du conseil qui a une autre fonction.
Le conseil, c'est pour partager le pouvoir.
Quelle disposition matérielle pour organiser le conseil.
Compte-rendu partial et partiel (pléonasmes) écrit par Philippe Wain.
En bleu les textes inventés
Démarrage : sur une feuille blanche, on fait une création mathématique avec des lignes, des points des signes. Un temps très court.
On affiche les créations au tableau, ici 6 par séance. On a une observation générale silencieuse de l’ensemble . Puis on peut dire une chose sur chacune, avant de les explorer une par une pendant une séance de 45 min à 1h si les enfants sont vraiment intéressés. Des groupes de 8 à 12 devant le tableau sont constitués. Il faut que les élèves puissent se rendre facilement au tableau.
On se donne une règle et après on explore.
Création 1 : 4 suites numériques de 1 à 9 sur côtés de carré, les mêmes numéros opposés sont reliés entre eux.
Il y a parfois des remarques plastiques, on peut réorienter vers le regard mathématique.
On peut finir le tissage. Quelqu’un propose de faire une opération à la place des traits qui relient.
En début d’année il peut être bien de laisser les choses émerger. Si la création n’intéresse pas on peut passer à une autre création. Par la suite, on peut explorer davantage.
On finit toujours par donner la parole à l’auteur de la création pour qu’il s’exprime et exprime son intention s’il en avait une.
De nombreuses pistes de recherches s’ouvrent. Le maître relance, propose d’approfondir avec des remarques comme : « Et si, …. », « Et pour… », « C’est comme… »,
Les élèves plus tard peuvent se questionner sur une façon de faire. On peut alors tous se mettre à sa table pour chercher.

Création 2 : opérations avec un signe inconnu : 3*4=15 4*5=24 6*3=…
Les créations peuvent ne pas parler. Il peut y avoir une application technique après pour rendre plus concret le travail mathématique. Mais l’entrée par l’abstrait est une façon de faire.
On trouve l’idée de l’auteur, la formule utilisée, on imagine une façon de calculer avec les nombres ; on peut donner des valeurs différentes au signe inconnu *…
Ça donne la possibilité aux enfants d’imaginer des choses, des façons de faire différentes. Le maître doit faire attention à ne pas imposer ce qu’il voit. L’importance de la reformulation. Il faut être en écoute active par rapport aux élèves. Ne pas désapproprier les enfants du sujet.
Comment on met en mémoire ?
Les créations peuvent-elles être un brevet ?
Peut-on faire du calcul mental à partir de cela ?
Une création avec ou sans intention mathématiques : Avec: l’enfant projette déjà quelque chose dans son « dessin » une façon de faire, un calcul, une formule. Sans : il jette sans pensée mathématique quelque chose sur la feuille.
Création 3 : un poisson géométrique
On peut introduire le vocabulaire des formes géométriques de façon informelle au départ puis plus institutionnalisée.
Encore une fois et si … on reproduisait la figure en symétrie quelle forme obtiendrait-on ?...
Intéressant : dictionnaire de Stella Barük sur les mathématiques pour les CM2 et collège.
Lien entre la balade mathématique (promenade dans un milieu avec appareil photo et croquis pour observer d’un point de vue mathématique) et création ? On peut utiliser les photos comme créations math.
Elles servent à poser un regard math dans la nature, on aiguise son regard, on met des lunettes math.
Cela vient nourrir et ouvrir d’autres pistes.
Que fait-on de ces supports, créations mathématiques.
Création 4 : chat aux yeux en trois.
Il y a 2 triangles (les oreilles). Peut-on parler de triangles ? Le maître peut choisir de rester là-dessus s’il ne sent pas sa classe prête. « Vous pensez que c’est un triangle ? », « Ça ressemble à un triangle ? ». Titiller un peu les élèves en demandant d’expliciter. C’est pointu alors faire une figure pointue mais non triangulaire et les questionner.
Il est important de réorganiser le tableau quand une idée émerge et n’est plus lisible. Important d’avoir une bonne lecture.











Jeudi 23 août 2012 groupe méthode naturelle lire-écrire cycle 2 ( Danielle Thorel et Martine Legay)
28 présents
Tous niveaux, 3x2h, atelier coopératif sur l’organisation de la classe.
Indispensable dans un stage.
On va partir d’une journée type.
L’organisation de la classe doit être au service de 3 choses :
- De l’expression
- De la communication
- Du tâtonnement expérimental
On la considèrera sous 3 angles : pédagogique, politique, éthique.
L’objectif de la pédagogie Freinet est l’émancipation, ce que Freinet appelait la puissance de vie.
On va prendre une journée type d’une classe Freinet déjà entraînée et ensuite on verra comment démarrer ailleurs ; Freinet lui-même disait qu’il faisait du Freinet à 70%.
Le problème dans l’organisation de la classe c’est le maître.
1. L’entretien du matin : 30 mn
(dans le secondaire, c’est le prof qui a les élèves en 1er qui le fait)
Passage entre « le dehors » et le « dans l’école », pour faire entrer la vie dans la classe, pour faire la transition entre la vie du quartier, de la famille et la vie de la classe.
Comment s’organiser ?
Tout d’abord la qualité de l’écoute du maître.
Que fait-on de l’événement ? Exemple, « je suis allé voir un match de foot, Lille a battu Marseille 2 à 0, il y avait 30000 spectateurs, j’ai le ticket. »
Est-ce que c’est intéressant ? Est-ce que ce n’est pas une discussion, un bavardage de café du coin ?
L’entretien du matin a une dimension politique : pourquoi ?
Dans les familles un peu précaires, on est dans l’immédiateté ; l’école doit lui permettre de se projeter ; ce qu’a fait l’enfant qui présente son billet, qui s’est projeté la veille, qui prend du recul.
Nous prenos ce qui se passe et allons l’intégrer à la vie de la classe.
On peut avoir un tableau pour s’inscrire en arrivant (5/jour), c’est sérieux, ce n’est pas un caprice.

A partir de là, recherche possible, à partir d’une problématique dégagée de l’événement.
Tout est consigné dans le journal de classe que chaque enfant aura.
Le temps est limité à 3mn/enfant avec un sablier. On donne une heure limite.
Ça ne veut pas dire qu’on va sauter sur tous les événements.
Pour ceux qui démarrent : on ne dit pas aux enfants que l’on met en place l’entretien, mais proposer à un enfant qui vous parle d’un événement dans le couloir d’en parler aux autres. Et ainsi de suite, le lendemain.
Quelquefois, on doit veiller pour que la vie privée ne s’expose pas sur la place publique, ou que certains enfants n’utilisent pas l’entretien comme le journal de TF1 (foire aux faits divers pour se faire mousser).
Et celui qui ne parle jamais à l’entretien ? Ce n’est pas grave si on constate qu’il s’exprime ailleurs sous une autre forme.
Exemple de Laurie : Marcel lance un débat « Pourquoi on aime bien une chanteuse ? »
Lors du débat, une gamine a répondu « Parce que je voudrais bien être comme elle quand je serai grande. » : problème de l’identification.
Exemple de « la mémé qui s’est cassé une jambe et l’ambulance est venue » : le maître en questionnant l’enfant, fera émerger ce qui l’intéresse : la peur pour sa mamie, le gyrophare, les pompiers,…
Donc un événement peut provoquer un débat qui sera inscrit dans l’emploi du temps (au tableau) : lors de la réunion de coopérative, qui fera le bilan de la semaine et organisera la suivante. On peut avoir un panneau projet.
L’entretien n’est pas forcément le matin.
Evidemment intérêt pour l’expression orale.
On accueille toute la complexité du monde et la vision que les enfants en ont.
C’est une activité coopérative.
On va « travailler l’oral » en reprenant les erreurs de l’enfant pour qu’il arrive à exprimer sa pensée.
La position de l’enseignant doit être active pour susciter le bon dialogue, tout en restant sensible à ce qu’est l’enfant.
Le but de tout ça c’est de dégager des concepts (économique, philosophique, maths, …)
Pour y arriver, c’est un travail de formation, il faut s’entraîner en groupe, ce n’est pas du talent.
On se met dans les pas des enfants.
On peut laisser une trace dans un journal, un cahier de vie ou pas.
Mais il faut se dire que la conservation garde la trace de la construction du groupe.
L’appareil photo numérique est un outil précieux, il peut y avoir un responsable de jour.
Attention à ne pas être dans l’automatisme de vouloir tout exploiter.
Quelle disposition de classe ?
Il faut être vu des autres et que les enfants puissent se déplacer.
circuit de circulation
2 autres conditions : apprendre à se déplacer et à chuchoter.
Mais il faut dire que le chuchotement entre dans un projet global.
On chuchote, même si pour la gorge c’est mieux de parler tout bas ; auquel cas, on se tait.
Les tables sont face à face et perpendiculaires au tableau : pour permettre de se voir le plus entre élèves. Et quand on fait une réunion de coop, on est en carré.
Mais il faut préciser que le tableau est peu utilisé pour la copie.
En cycle 2, on prévoit un coin regroupement devant le tableau.
2. Le temps est divisé pour moitié en temps individuel et temps collectif.
Le travail individualisé est prévu pour une semaine (ou deux dans le secondaire)
Le contrat de travail fait par le maître est dans une couleur.
Celui qui n’a pas fini son contrat doit s’expliquer. Ce sont des négociations (mais il y a des choses non négociables). L’enfant inscrit dans son plan ce qu’il prévoit de faire (avec un rond par exemple) et met une croix quand c’est fait. Chez les petits, on utilise des symboles.
Ça peut être des fiches avec des n°, des travaux de texte, de création, de recherche, des ateliers.
Chez Marcel, le T.I. (travail individualisé) durait de 9h à 10h, mais à 9h45 micro- présentation : lecture de textes libres présentables, ….
2 jours par semaine, il était disponible pour les maths, 2 autres pour l’écrit.
Il faut qu’ils puissent faire des choses qu’ils savent faire : exerces, recopie, texte libre…
(dans le secondaire : sur 4 h de cours, 2h consacrées au T.I.)
Le matin : seulement maths et français.
Il faut que la classe soit bien rangée pour que l’enfant trouve ce dont il a besoin.
Chez les petits, on peut commencer avec 2 ou 3 choses à faire, mettre dans la boîte à corriger, aller chercher sa fiche, aller chercher une gomme.
C’est l’accumulation de petits détails matériels qui fait la différence 9 fois sur 10.
C’est la conquête de la dignité.
Il y en a qui recopient la correction : c’est pour ça qu’il faut avoir des fiches intermédiaires sans correction (tests).
Les fiches sont répétitives pour que ça marche.
Si un enfant va vite, il passe au niveau d’après.
En T.I. le maître reste assis, les enfants choisissent de venir voir le maître.
Pour ne pas avoir une queue d’attente, écrivent leur nom au tableau.
Quelqu’un qui est autonome doit l’être vraiment, donc on prend le temps de l’apprendre.
Comme pour le texte libre et la recherche maths, il faut que ce soit fait régulièrement.
Comment évaluer la qualité de l’entretien ?
- Quelle circulation de la parole : passer de l’étoile – la parole qui repasse toujours par le maître- aux diagonales – circulation de la parole entre enfants, le maître étant participant au même titre.
- Quelles questions, interventions : paroles supplémentaires (je parle de moi, effet miroir) ou paroles complémentaires (je m’intéresse à ce qu’a dit l’autre, le champ s’élargit).
3. Après la récréation du matin jusqu’à l’heure du repas
Travail collectif : maths ou français.
Exemple : on va travailler sur un texte libre, en mettant au point ce texte on va travailler la grammaire, l’ortho, etc.
Autre exemple : en maths : on va travailler sur une recherche terminée ou sur une recherche non terminée qui bloque, on va travailler pour trouver des solutions.
D’autres formes d’organisation existent bien évidemment ; c’est à chacun de le définir en fonction du milieu.
Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut donner du temps au travail individuel.
Au lycée de la Ciotat, le principe a été conservé (sur 4 h de cours d’un prof, 2 sont réservées au T.I.)
En collectif, on apprend à travailler individuellement.
Le travail collectif fournit également en matériau pour le journal scolaire (lu pendant l’entretien), pour les correspondants.
4. Après la pause du midi
30 mn ( 20 mn de préparation, 10 de présentation) : Activités de lecture dans toutes les classes, sous différentes formes : des grands vont lire en maternelle, livres de bibliothèque, présentation d’un livre (rituel : 2 fois un sablier, présentation du livre, de l’histoire et lecture parfaite d’un passage)
5. 14h : Etude du milieu sous 2 formes :
- Exposés : on cherche des documents pour exposer
- La conférence : partir d’une problématique, tâtonnement, et conclusion provisoire.
A partir de l’étude du milieu, on peut tout faire.
Essentiel d’apprendre à connaître son milieu pour pouvoir agir dessus.
Avoir une classe de correspondants (ou deux).
Partir en classe de découverte.
Exemple : dans la classe de Marcel, une classe du Sénégal et une classe française.
« le Sénégal on s’en fout », on part de ce que disent les enfants. Exemple : les enfants sénégalais demandent « Qui est le chef de votre village ? » pour y répondre, on va voir le maire, on fait des parallèles. C’est pour ça que la classe soit au Sénégal ou ailleurs n’a pas d’importance, sauf d’être différente.
On apprend à se poser des questions, à problématiser, à émettre des hypothèses, les vérifier, poser des conclusions provisoires.
C’est la même démarche que la main à la pâte de Charpak, sauf le point de départ : enfant auteur.
14h30 : une conférence 5 sabliers pour l’enfant et 5 sabliers pour le maître derrière. Tous les jours.
On a modélisé la forme A3, réduite en A4 au photocopieur, avec une alternance de 3 zones de texte et 3 images. (au lycée de la Ciotat, dans les écoles de Belgique itou).
Format utilisable aussi en maternelle.
Dernier point : on favorise les conférences sur « mon chat » (celui dont j’ai parlé à l’entretien et qui m’a griffé) et pas « le chat », par exemple.
L’erreur est de prendre les sujets trop vastes, hors de portée des enfants ; pour reprendre l’exemple du chat, on fera une conférence sur la griffe du chat qui est différente de celle du chien.
Le cahier d’étude du milieu : 24x32, avec d’un côté le travail de l’enfant, de l’autre, celle du maître.
Il y a une correction de la conférence par le maître une semaine avant. C’est organisé à la réunion de coopérative.
Et en histoire ? Il y a des dates incontournables à apprendre ?
Nous ne recommandons pas de suivre une chronologie, car notre pédagogie est événementielle.
On a une frise historique traditionnelle, déjà affichée, en 2 ou 3 parties sur laquelle on verra apparaître les sujets traités en conférence, les événements sensibles de notre classe et au-dessus les événements historiques.
En cycle 2 : frise du 20-21ème siècle, ça suffit.
L’histoire pose un problème de représentation, car on utilise de la longueur. C’est très compliqué.
Le journal quotidien mis dans le classeur représente le temps d’une année.
Si on constate qu’un sujet n’a pas été abordé, le maître fait une conférence.
En géographie, il faut avoir des outils (cartes) en permanence. En sciences, un tableau de classification des plantes, des animaux.
Les petits s’intéressent aux dinosaures et aux châteaux-forts : sur des choses qui leur échappent de toute façon, l’intérêt sera de construire la frise avec eux : le sens de la frise, qu’est-ce qu’on va mettre avant l’autre.
Qu’est-ce qu’on attend des enfants dans la conférence ? De présenter leur travail en lisant, avec des power point, et de plus en plus, avec un document qui devra être complété par les autres, les réponses étant données dans la conférence.
Au primaire, c’est pas mal de rester sur notre milieu.
Au secondaire on peut aller s’intéresser à d’autres milieux.
L’exposé doit être rythmé à la mesure de l’élève.
Pour que chacun passe il faut 4 semaines. On peut se mettre par deux.
Le projet doit être bouclé en une semaine.
Les enfants ne font pas vraiment la différence entre exposé et conférence.
Mais pour le maître, c’est important de le faire.
Ce qui vient d’être dit est une trame ; si on a besoin de temps pour manipuler, expérimenter on le fait.
Tout le monde est en travail de conférence ou d’exposés.
Tous les résultats sont photocopiés pour tous.
6. Après la récréation de l’après-midi
Jusqu’à 16h15 : EPS ou art…
A 16h15 : chacun complète son plan de travail, fait sa responsabilité, le maître passe pour regarder.
7. Foire aux questions
- Agenda, cahier de texte, devoirs : oui ; les enfants de l’école de Mons ont des mots à apprendre à la maison, rencontrés lors de l’entretien ou de la journée.
Ils seront dictés une fois dans la semaine. On essaie que ce soit un apprentissage avec une touche de sensibilité ; et tables de X (pas à n’importe quel moment de l’année) ; en CP lecture du cahier du soir (on apprend aux parents à le faire lors de la réunion de rentrée), une dictée coopérative du texte sur lequel on a travaillé toute la semaine.
Dans d’autres classes, les enfants ont un carnet avec des mots personnels, qu’on se dicte à deux, on met des points verts.
Il y a plusieurs façons de le faire.
Il n’y a pas de contrôle d’histoire, de leçons à apprendre.
Pourquoi ? le fonctionnement est un va et vient ; on utilise les cartes, les frises régulièrement.
Les travaux des élèves sont classés avec les enfants et accrochés sous le tableau de la classe puis archivés ensuite dans l’école. On produit du savoir vivant.
- Quand l’enfant ne réussit pas ?
Il aura une dictée adaptée ; il ne fera qu’une partie.
- Et les parents : une réunion de rentrée et 3 fois 20mn avec chaque famille.
Un des arguments massue : on va respecter le rythme des enfants.
- Et si on nous dit : « mais en 6ème, comment vont-ils faire s’ils n’apprennent pas à la maison ? » les études d’universitaires sur l’école de Mons ont prouvé le contraire ; les enfants ont une culture générale supérieure aux autres écoles tests (y compris l’école « Main à la pâte )
- Des notes ? non, ni des lettres, ni des couleurs.
- Et les enfants qui s’insultent et se battent ? A Mons, il existait une grande violence, l’expression a été tout de suite mise en place, avant les règles, puis l’heure des parents où les enfants présentent leurs travaux aux familles, et les ateliers du soir (16h45 à 17h45) pris en charge par les parents (cuisine, menuiserie, foot….) (un adulte pour 3 enfants )(subvention par la Fondation de France, du vrai matériel acheté par l’école pour de vraies réalisations, subvention CAF). Il y a toujours 20 à 25 ateliers par semaine depuis 11 ans. Les parents s’engagent pour une session, 80 % des enfants y participent ; ça a crée une relation positive entre les enfants et les adultes. L’association de quartier a été associée aussi.
8. La coopération
En pédagogie Freinet, il y a 3 grands types d’activités : activités d’expression, de communication, de recherche
et une organisation sociale, la coopération : élaboration de règles de vie, exercice de responsabilité et participer à la réunion de la coopérative.
Comment on choisit les responsables : pas de vote, tir au sort, ou on tourne chacun son tour. Tous les enfants ont une responsabilité (seul ou à deux), sauf un le remplaçant.
Le président qui donnera la parole change tous les jours, et ça dès la fin du CP.
L’élaboration des règles de vie en commun : très important car ça a un rapport avec le droit.
Il existe des lois que tous sont tenus de respecter. Mais chaque classe élabore ses règles au fur et à mesure de ses besoins, votées à la majorité, qui sont mises à l’essai pendant une semaine. Au début de l’année, il n’y a aucune règle, seulement des lois.
Ces règles peuvent être des interdictions ou des autorisations.
Une règle n’a pas de rapport avec la morale mais au travail : ce qui empêche ou permet le travail. Il n’y a pas de jugement de valeur.
Le respect des règles donne le droit à une autonomie, qui s’obtient.
On a l’autonomie pour une semaine seulement, elle peut être perdue la semaine suivante.
C’est la réunion de coopérative qui décide, ça ne dépend pas du bon vouloir du maître.
Exemple : un enfant Y dispose de 4 croix, s’il les a gardées, il garde son autonomie.
Mais un croix perdue un jour, peut être obtenue à nouveau.
C’est une règle qui n’a pas été respectée, et qui a nui au travail de la classe, ça se fait en cours de journée, par le maître.
A Mons, la perte d’autonomie est rarissime.
L’autonomie donne le droit de se déplacer seul, se servir du photocopieur, etc…
Celui qui l’a perdu, devient comme un élève dans une école habituelle ; il n’aura pas le droit de se lever en classe, non plus, c’est le maître qui lui apportera son travail.
Mais rien n’est changé pour son plan de travail.
Les ceintures de comportement appartiennent à la pédagogie institutionnelle.
Certains enfants (hyper-actifs, par exemple) peuvent être dispensés de certaines règles.
On apprend la différence et la tolérance.
Au début : faire une réunion de conseil chaque jour, avec un point à l’ordre du jour. Quand une décision est prise, on ne lâche pas. Une règle vaut pour tout le monde (même l’inspecteur d’académie).
L’ordre du jour s’organise autour des responsabilités, les projets tenus ou pas, et organisation de la semaine suivante, et vérifier si les règles de vie fonctionnent bien.
Une étude de sociologue montre que l’école de Mons arrive en tête pour le sentiment de justice.
2 délégués participent à une réunion du conseil d’enfants de l’école (démocratie participative).
La grande cohérence : tous centrés sur le travail et l’éducation au travail.
Odile Landoas
GD 35
Texte libre : MNLE (Méthode Naturelle de Lecture Ecriture)
Un exemple d'organisation en tout début d'année :
Jour 1 : écriture de textes. Le maître ramasse et « corrige » le soir même.
Jour 2 : copie au propre par les enfants sur leur cahier d'écrivain (individuel).
Jour 3 : le maitre à choisi un texte et propose à la classe de travailler dessus (avec l'accord de l'élève) : dictée coopérative.
Jour 4 : Etude de la langue sur un texte.
Le texte libre :
A faire au moins une fois par semaine, deux si possible.
Lors des premières mises en place de l'activité, pour lancer les élèves :
on explique qu'ils peuvent écrire n'importe qu'elle sorte de texte, et on donne des exemples (un texte qui raconte une histoire, qui joue avec les mots, qui explique quelque chose, un texte d'une histoire vraie qui nous est arrivée ou qu'on a entendue, une histoire inventée...).
On s'assure que tout le monde à une idée pour écrire. On demande des exemples d'idées (l'idée d'un élève peut être reprise par un autre). En début d'année, on interroge bien tous les élèves, pour ne pas en laisser de côté).
Pour aider au début : on les laisse démarrer, et on les interrompt très vite (quelques dizaines de secondes), pour voir qui a vraiment commencé à écrire. On fait lire les quelques mots, on fait proposer des idées pour continuer. Ils recommencent à écrire, on peut les interrompre une deuxième fois si on voit qu'il y en a qui ne se sont pas encore lancés. On ne laisse pas une classe « débutante » dans le silence de la page blanche.....
Quand un élève ne sait pas écrire un mot, il met la première lettre suivie d'un trait. En passant dans les rangs, le maitre écrira lui même le mot manquant. Ceci évite de bloquer les élèves pour des problèmes d'orthographe.
On annonce la fin du temps d'écriture un peu à l'avance pour que les enfants écrivent une vraie fin. On « choisi » quelques élèves pour qu'ils viennent lire leur texte (on leur demande avant), pour éviter que tout le monde ne réclame, et pour éviter de mettre un élève en danger face à la classe à cause de la qualité ou de la nature de son texte.
Pour un élève faible ou timide, le maitre est en posture protectrice près de lui, face au reste de la classe.
Après cette lecture, la classe apprécie et commente le texte. On peut établir un grille de vigilance (comme pour toutes les autres activités), au fur et à mesure de l'année, qui sensibilisera les élèves à certains critères et leur apprendra à mieux apprécier, mieux regarder, mieux parler de ce qu'ils sont en train d'entendre, voir, etc. Ils auront ainsi plus de clefs pour comprendre.
Le maitre est très attentif à l'ambiance de classe (pas de moqueries...).
Plus tard dans l'année, si les textes deviennent trop longs et que leur qualité diminue (début à rallonge et fin en queue de poisson), on peut revenir à une séance collective comme ces premières séance, ou on ne laisse pas aux élèves le temps de trop s'étendre sur le début, et ou on averti à l'avance de la fin pour qu'il prenne le temps de l'écrire vraiment.
Au fur et à mesure de l'année, quand on sent qu'il en est capable, on incite l'élève à se corriger lui même en signalant simplement l'erreur.
La dictée coopérative :
le maitre dicte la dictée, phrase par phrase, tous les élèves écrivent sur leur cahier, et un au tableau.
Pour chaque phrase, on se met d'accord sur l'orthographe.
A chaque fois qu'il y a une erreur, le maitre la numérote dans la marge (numéros croissants tout au long de l'année, même si l'erreur a déjà été rencontrée dans l'année).
Etude de la langue :
Sur la page de droite, pour chaque erreur repérée dans la marge, un petit rappel (leçon succincte, aide mémoire) est noté.
De temps en temps dans l'année, pour des erreurs rencontrées trop souvent, le maitre fait une « pause structurante » (leçon).
Après les remarques, l'élève auteur peut corriger son texte, et le taper pour qu'il soit inclus dans le recueil de textes de la classe (édité régulièrement à raison d'un exemplaire par élève, éventuellement vendu....).
Textes libres (synthèse) :
Lecture de textes écrits la veille.
Normalement, les temps de présentation sont plus tard dans la journée (problème d’ambiance de classe.)
Analyse de pratique : on essaie de caractériser la pratique de texte libre.
Moyen d’expression pour l’enfant.
Mise en commun :
Engagement personnel et affectif des élèves dans la démarche.
Plaisir d’écrire et d’entendre les écrits des autres
Ecrire, c’est exister en tant qu’individu
L’étude de la langue (EdL) devient un outil au service de l’écriture et de la communication
Transformer la peur de se dévoiler, l’angoisse, en plaisir et en surprise de ce qui sort
C’est une création
Faire l’expérience de la littérature
Notion de liberté, de libération
Par rapport au programme : beaucoup d’apprentissage se font par implicite (pas de leçon structurée si pas besoin). Le programme va donc être couvert puisque soit les élèves savent déjà, soit on fait un rappel ou une leçon, selon besoins.
L’enfant est auteur (=il s’autorise, l’école l’autorise)
Effet de groupe, cadre sécurisant, valorisant
Attention : groupe et activités peuvent être anxiogène.
La part du maitre (comment peut-il juger de la qualité des textes ?) : subjectivité de l’évaluation
Enthousiasme
Ingrédients :
- des copines
- des bonbons
- des pyjamas
- une chambre
Ustensiles :
- de la bienveillance
- des ragots gentils
- une bonne résistance
1. Prenez quelques copines et enfermez-vous à clé dans une chambre pour éviter les intrus qui, comme chacun le sait, s'incrustent toujours quand il ne le faut pas.
2. Mettez-vous en pyjama, les chemises de nuit sont acceptées, pas les nuisettes, on n'est ps au concours Miss France non plus !
3. Ouvrez les paquets de bonbons. Vous pouvez faire des brochettes mais ce n'est pas indispensable ; le feu de bois est interdit dans les locaux.
4. Commencez à discuter...
Anita
Mercredi 22 août 14h/16h30
Questionnement
Spécificité de la pédagogie Freinet à l'école Maternelle
Recherche d'outils en apprentissage de la lecture/écriture
Le Quoi de neuf en maternelle
organisation de la méthode freinet en maternelle
le journal scolaire
le débat philo
le plan de travail/inscription dans les ateliers
le cahier de réussite
le cahier de vie
comment débuter en PF en maternelle
pédagogie des ceintures en maternelle
Lorsque que l'on veut débuter en PF il est conseillé de choisir une entrée telle que :
les ateliers permanents
le Quoi de Neuf
la gestion coopérative de la classe
Le Quoi de Neuf
en début de journée après l'accueil/les ateliers permanents – après la récré du matin
15/20 minutes
institution quotidienne/2 fois par semaine
enregistrement au dictaphone/ prise de notes pour le journal de la classe (présentations et questionnements)
évaluation naturelle du langage/ observation des progrès dans la structuration du langage, de la pensée
institution qui permet aux enfants de trouver leur place dans la classe/dans le groupe : ils prennent possession d'un temps de parole qui leur appartient.
L'enfant se structure en se présentant (en présentant son vécu) au groupe
Lorsqu'il apporte un objet, un livre à présenter au groupe, il le place en attendant son temps de parole dans une « boîte à présentations »
techniques d'animation
contrat « on raconte une chose importante »
Le bâton de parole fait le tour du groupe
Ou les enfants s'inscrivent et ils parlent le temps d'un sablier
C'est un temps qui nécessite un apprentissage (écoute/prise de parole/structuration de la présentation) et donc il évolue en cours d'année. La ritualisation de ce temps facilite l'apprentissage des nécessaires règles.
Des responsabilités peuvent être confiées aux enfants : responsables des inscrits/du temps de parole/du bâton de parole
un élève peut être désigné plus tard « animateur du QdeN »
Le temps de parole et du QdeN peut être matérialisé de plusieurs manière différentes : clepsydre/différents sablier
Rôle de l'enseignant :
Reformulation du langage/rebondissement/réassurance/étayage : le QdeN est l'institution lors de laquelle l'enfant ramène des éléments de son vécu à l'école. Le rôle de l'enseignant est de l'assurer dans sa prise de parole et de lui offrir des éléments de conceptualisation/des outils pour comprendre le monde dans lequel il vit.
Le conseil de classe
Permet l'expression et le partage de son vécu dans la classe/ la gestion des conflits/l'organisation de la classe/ la proposition de recherches, ateliers, projets ...
Quotidien en fin de journée/ hebdomadaire
L'enfant exprime « ce qu'il a aimé, ce qu'il n'a pas aimé, ce qu'il propose à la classe »
Les interventions sont consignées dans un cahier « conseil des élèves ». Elles sont relues avant de débuter un nouveau conseil.
Les enfants placent dans la « boîte du conseil » des petits mots/dessins avec le nom de leur destinataire exprimant critique ou compliment. Ces messages sont ressortis lors du conseil (l'enfant apprend à différer la gestion de ses colères et conflits).
La gestion des conflits ne pouvant pas toujours être différée, surtout chez les plus petits, on peut utiliser la technique des « messages clairs », renforcée (ou non) par la présence de médiateurs
Les ateliers permanents :
ateliers ouverts ou facilement installables.
Panneau d'inscription pour réguler les places (il peut y avoir un responsable de l'inscription aux ateliers)
feuille personnalisée sur laquelle l'enfant vient coller les étiquettes des ateliers réalisés (couleurs différentes par atelier) avec la contrainte de faire tous les ateliers dans un laps de temps défini.
Ce temps de travail en ateliers est suivi d'un temps de présentation du travail à la classe . Il est important car l'enfant, sous le regard du groupe, comprend qu'il peut améliorer son travail. Il développe également sa capacité à expliciter une démarche.
Un temps minimal de travail dans les ateliers peut être requis pour éviter aux enfants de « papillonner »ou de travailler trop rapidement. Sablier.
Les réalisations sont prises en photos et sont présentées dans le cahier de réussite.
Exemples d'ateliers :
semoule/transvasement
coin poupées/dinette
coin légos/garage
théâtre
construction/kaplas
bricolage
manipulation de matériel en rapport avec une expérimentation en cours
collage/découpage
dessin/graphisme
écoute musicale/d'histoires
Pour une aide sur la mise en place des ateliers, consulter le site « matern'ailes ».
Compte-rendu de l'atelier du jeudi dans le hall du rez-de-chaussée
Le propos de cet atelier était de montrer une façon de pratiquer la musique en groupe et de faire progresser ce groupe dans sa pratique lorsqu'on ne dispose pas d'instruments, ou si on en dispose, de les oublier afin de s'émanciper au maximum des contraintes de la musique musicale acceptée des musiciens musiquants. Cet atelier développe différentes activités dirigées destinées à nourrir l'imaginaire sonore en vue de création libre libre.
Le schéma général est celui des méthodes naturelles d'apprentissage.
Exploration/découverte
Échanges
Essais
Échanges
Développements/Productions/présentations
Échanges
Développements/Productions/présentations
Échanges
…
… et si possible comparaison des productions des enfants avec les œuvres d'artistes.
Les premières activités sont proposées à un petit groupe (6 à 15 participants). En classe, on peut utiliser un temps d'atelier, les autres ateliers se pratiquant en autonomie.
L'ensemble du cycle de ces activités se mène sur plusieurs séances.
Tous les moments d'écoute se font évidemment dans le silence complet.
Pour plus d'efficacité, on peut enregistrer les productions pour les réécouter après un premier échange pour vérifier ce qu'on a dit. On trouve aujourd'hui des dictaphones numériques à des prix compris entre 50 et 100 € avec des petits hauts-parleurs pour l'écoute, si on n'a pas les moyens d'acquérir un enregistreur numérique pour 180 à 300 €.
Il existe bien sûr de nombreux autres jeux permettant d'arriver au même résultat. Ce cycle est un exemple que j'utilise personnellement. Le but n'est pas d'utiliser tous les jeux possibles, mais d'arriver à des créations libres et autonomes en suscitant parallèlement la création d'instruments.
Utilisation des objets du lieu.
On s'installe en rond dans la salle pour les écoutes et les échanges.
Consigne : Chacun va explorer le lieu par les sons qu'il peut produire. On peut utiliser tous les objets ou éléments présents dans la salle à condition de ne pas le détériorer (pas le droit de briser une vitre pour entendre le son produit !).
On laisse le temps aux participants d'explorer un maximum de sons ; 5 à 10 minutes.
Dans une classe, on peut utiliser les chaises, les tables, le tableau, les murs, les cahiers, les règles... à condition de ne pas les abîmer.
Consigne : Maintenant, chacun choisit UN son à faire écouter aux autres. On peut le choisir parce qu'on le trouve beau, surprenant, dérangeant,..
On laisse 1 à 2 minutes pour le choix. On passe à l'écoute de tous les sons : chacun leur tour, les participants font écouter leur son dans le silence. À la fin, on échange sur les impressions. Si l'objet n'est pas déplaçable, on peut néanmoins le faire écouter.
Consigne : On repart à la recherche d'un son à faire à l'aide d'un objet déplaçable pour le faire écouter.
On laisse 2 mn pour le choix, puis on se regroupe avec les objets pour faire écouter.
On échange sur cette écoute.
Consigne : On garde son objet et on essaye de trouver le maximum de sons différents qu'il peut produire.
On laisse expérimenter puis on se regroupe pour l'écoute. Après chaque écoute, les autres peuvent proposer d'autres façons de produire des sons avec le même objet.
En fin d'écoute, on demande de verbaliser : quelles sont les différentes façons de produire des sons avec les objets ? On recentre sur les verbes d'action : taper, frotter, gratter, secouer, souffler. On peut comparer avec des instruments connus.
Premier jeu. Jeu à 2 en relais.
Consigne : Nous allons jouer avec nos instruments. Quelqu'un commencera seul. Du regard il appellera une autre personne pour jouer ensemble. Après avoir joué un moment, le premier s'arrête et le second joue un peu seul. Du regard il appellera une autre personne qui n'a pas encore joué pour jouer ensemble. Après avoir joué un moment, il s'arrête... et ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde soit passé.
Jouer ensemble signifie : jouer avec l'autre en essayant que "ça aille bien ensemble".
On échange sur ce qui s'est passé en insistant sur l'écoute : les joueurs ont-ils joué ensemble réagissant à ce que fait l'autre, ou ont-ils seulement joué en même temps ? Quelqu'un a-t-il dominé ou chacun a pu proposer à l'autre ?
On peut recommencer ce jeu.
Utilisation avec des objets.
Maintenant, on peut également introduire une "malle à sons" contenant divers objets sonores : boites de conserve, morceaux de bois, de carton, de PVC, bouteilles vides…, en bref tous objets permettant de produire des sons.
Jeu à tous.
On va jouer, tout le groupe ensemble, en cherchant des règles de jeu (début, fin, développement).
Première règle minimale proposée :
Consigne : Nous allons jouer tous ensemble. On commence par du silence, on finit par du silence.
On échange sur ce qui s'est passé en insistant sur l'écoute : a-t-on bien entendu tous les instruments ?
On recommence plusieurs fois le jeu en cherchant d'autres règles, en changeant éventuellement d'instrument. L'important est de se rendre compte qu'on ne joue pas tout le temps : on doit aussi se taire pour écouter avant d'intervenir à nouveau.
On demande maintenant de choisir deux objets pour qu'ils produisent des sons ensemble.
On peut ensuite passer à un jeu à toute la classe avec la même exigence d'écoute.
La première règle est minimale afin de ne pas trop influer sur les propositions ultérieures de règles.
Je pense qu'après ce cycle, des petits groupes d'élèves peuvent se constituer pour préparer une présentation au groupe avec comme consigne : préparer une production en prévoyant un début, un développement et une fin. Le développement peut être "improvisation".
En attendant des présentations de productions libres-libres.
Philippe Wain
Organisation de la classe animations Danièle et Marcel Thorel
30 présents
Extrait du journal télévisé n°2 de l’école de Mons (on y voit entre autre, une commémoration du 11 novembre, à l’école, et non pas au monument aux morts, animée par 2 chanteuses-comédiennes).
Questions matérielles
1. la correspondance scolaire
l’intérêt : recevoir des nouvelles de l’extérieur qui vous nous forcer à regarder notre milieu.
Quelques conditions à remplir pour que ça marche :
On peut écrire des lettres collectives, sur un grand format. On répond aux questions et on en pose.
On peut écrire des lettres individuelles : il y a un format type pour l’école pour en faciliter l’écriture.
L’enfant écrit une lettre, un texte, un petit truc maths ; le format sert de pochette, on peut y ajouter des objets, pas de cadeau personnel, mais des cadeaux pour la classe.
Les dates d’envoi sont fixes et prévues et les enseignants s’engagent à les respecter. C’est important, car de cette façon on a un mois pour répondre, on n’est pas trop bousculé, on assure son contrat.
Au total : 5 lettres collectives, 5 lettres individuelles. Elles se font dans le moment étude de la langue.
On apprend à remercier, poser des questions,…
Intéressant d’un point de vue didactique : le courrier nous permettra d’employer le nous, le futur
On la décore dans les moments d’arts plastiques.
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dates |
Classe A |
Classe B |
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1 |
collective |
individuelle |
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2 |
individuelle |
collective |
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3 |
Coll. |
Indiv. |
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4 |
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5 |
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La lettre collective va être lue, décortiquée.
Les classes qui n’ont pas le même nombre d’élèves : on prend 2 corres au lieu d’un. Celui qui écrit à 2 enfants, fait une seule lettre avec les 2 prénoms, photocopiée 2 fois. Il faut bien sélectionner les enfants et qu’ils acceptent (dans les 2 sens).
Comment faire les couples ? la 1ère lettre indiv commence par « cher ami », dans laquelle on se présente. Les maîtres peuvent se contacter. Les enfants se choisissent.
Dans les lettres collectives, on ajoute le journal, des textes, des recherches, etc.
Pour que ça marche, ça doit faire partie intégrante du travail de l’enfant, et non pas un travail supplémentaire.
On veille à la qualité et au soin de la lettre. Au moment de l’envoi on photocopie sa lettre, à mettre dans le cahier d’écrivain, et qui permet de garder en mémoire.
On pense à garder dans une boîte tout ce qu’on va envoyer.
Les échanges par internet c’est possible (mail, blog)
A Mons on reste attaché à la forme papier.
La lettre collective est une source de motivation pour la lecture.
Pour des maternelles, on peut matérialiser l’envoi par une valise que l’adulte emporte.
Dans les prolongements : allez en classe de découverte ensemble.
2. les stages d’enfants
4X3h 2 classes + 1 intervenant
L’idée est de concentrer sur un temps donné un apprentissage qui servira après dans la classe.
Exemple : stage informatique apprendre à taper un texte libre.
Les enseignants à 2 aident les enfants à mettre au point leur texte ; un adulte pour l’illustration, un pour le traitement de texte. A la fin de la semaine chaque enfant aura produit une feuille. Les rapides pourront en faire plusieurs.
Même chose pour la musique libre, histoire, arts, théâtre…
Ce ne sont pas les enfants qui choisissent mais de retour dans la classe ils redeviennent libres de choisir.
Ces stages permettent aux enfants d’être autonomes.
Dans la ZEP de Mons (5 ou 6 écoles) tous les enfants font au moins 3 stages. Il y a 2 enseignants qui ne font que ça ; on établit un calendrier en début d’année.
3. l’emploi du temps par blocs
ex 9h-9h45 salle de rédaction : tout ce qui s’écrit
C’est intéressant car la notion d’atelier apparaît. Ce qui n’est pas fini le lundi, sera continué le mardi.
On peut faire un bloc maths et un bloc étude du milieu.
4. les fichiers
Le but c’est de s’en séparer, mais l’intérêt c’est d’assurer ses arrières.
Ça évite de les faire mais ça ne sera pas exactement en rapport avec la vie de la classe.
L’ambiguïté de l’affaire c’est que vous mettez du temps pour le mettre en place.
Ils existent en lecture, géométrie, orthographe, maths, lecture-sciences…
Ça demande un gros travail de préparation en début d’année.
5.les plans de travail
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Jour 1 |
Jour 2 |
Jour 3 |
Jour 4 |
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Lecture |
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Texte |
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maths |
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On peut le faire sur 7 jours d’école.
Si on a des enfants peu autonomes, il faut qu’il soit très détaillé (écrire, recopier, illustrer son texte)
Certains plans sont des constats, d’autres servent à programmer un travail par l’instit ou par l’enfant ou les 2.
C’est un contrat de l’enfant avec lui-même ou avec le maître.
Il n’y a pas une seule réponse pour le plan de travail, il peut évoluer.
6.l’évaluation
3 couleurs : vert, bleu, rouge.
L’école a un langage chiffré pour l’évaluation.
Les textes n’obligent pas à mettre une note jusqu’à la terminale.
Au lycée de la Ciotat, pas de note sauf pour ceux qui en auront besoin pour l’après bac.
Evaluer ça veut dire donner une valeur à quelque chose.
A Mons, Marcel avait un bulletin remis aux parents chaque trimestre avec des commentaires.
2 types d’évaluation : l’évaluation relative qui estime les progrès (en gal, positive), par recherche maths, texte libre, etc.
Et l’évaluation absolue qui apprécie le niveau. Pour ne pas se faire d’illusion tout en gardant un œil positif. Les parents étaient reçus trois fois dans l’année avec l’enfant.
Certains enseignants avaient des brevets, cahier de réussite,…
Aller voir « brevets et chefs d’œuvres » de Célestin Freinet.
7. l’heure des parents
Pour la dernière heure, l’enfant montre quelque chose de bien aux autres.
On a directement le résultat du travail de l’enfant.







Un petit montage photo/vidéo sur l'atelier "Recherche son"...
Une vidéo sur l'atelier "recherche son"




















Catherine!

Il y a une demande sur « genre et mixité »... sûrement quelqu'un qui a remarqué que les doublettes d'animateurs ne sont pas mixtes !
Cinq participants : Anne, Thierry, Olivier, Pierrick et Martine L.
Tour de table sur nos pratiques de classe :
Cycle 3 de Pierrick:
- Lecture offerte. Je lis un poème le matin en arrivant. Fichier avec de nombreux poèmes de grands auteurs. Les enfants en choisissent régulièrement quand ils le désirent ou sur sollicitation de l'adulte et recopie le poème sur leur grand cahier d'auteur. Il y a une nécessité intérieur profonde quand il y a création poétique.
Cycle 2 d'Anne :
- En atelier ou pendant le plan de travail les enfants sont amenés à choisir un poème. A un autre moment, je lis des poèmes. Ils en choisissent un et on voit collectivement comment l'apprendre.
- En atelier école, une semaine par an : création poétique. Nous faisons appel à un BIP (Brigade d'Intervention Poétique). C'est un acteur de théâtre qui s'est spécialisé. Il intervient dans les classes, à la piscine ... Il dit un poéme par surprise dans le creux de l'oreille, en face à face, à un petit groupe ...
Cycle 3 classe de Thierry :
- Classeur et recueil de poèmes dans la classe. Choix et copie dans le cahier dans le cahier des auteurs.
- Ecriture de petits poèmes par quelques enfants. Pour les aider, je leur ai proposé la technique des carrés lescuriens. Beaucoup de plaisir dans cette activité.
Cycle 2 d'Olivier :
- Moment chaque matin où on se dit des poèmes. On s'entraîne à les dire de différentes façons. Au début c'est moi qui les dis puis petit à petit ils se lancent.
- Puis ils en viennent à créer des poèmes. Il peut y avoir des propositions d'amélioration si l'auteur l'accepte. Il sera dans le journal de classe s'il le souhaite.
Cycle 2 classe de Martine L:
- Un temps de lecture de poèmes : une fois par quinzaine je lis au groupe une dizaine de poèmes. Ils choisissent celui qu'ils souhaitent apprendre. Certains poèmes seront choisis par un ou deux ou trois enfants.
- Atelier école (cycle de trois semaines) : lors du décloisonnement école, hebdomadaire, il m'arrive de proposer un atelier poésie. J'ai alors un groupe avec une douzaine d'enfants des cycles 2 et 3. Je fais la lecture de nombreux poèmes et leur demande quelles images ils se font à la lecture d'un poème. Je leur dis que nous ne pouvons pas voir tous les mêmes choses dans un même poème. Nous n'avons pas le même vécu, la même histoire... Nos images viennent de notre histoire. Ce que vous écrirez ne sera donc pas perçu par les autres comme vous le perceviez en l'écrivant. De belles créations suivent.
Martine B : Le bain poétique est très important. Les deux actions de lire et d'écrire, en poésie, doivent être parallèles. La poésie est un des axes forts de la pédagogie Freinet : c'est l'indispensable superflu. La poésie est à la fois une parole de la complexité, de la totalité, de l'incertitude.
"A quels mots pensez-vous lorsque je vous dis le mot poèmes ?" : liberté, inconnu, plaisir, envie, jeu, sensualité, sonorité, musicalité, l'homme, rythme, image impromptue ...
Les poéticiens qui étudient la poésie se cassent les dents à vouloir identifier la poésie. On n'est pas dans la poésie quand on est dans les procédés. Même si...
Martine dit le mot "arbre". Nous avons des images à peu près identiques lorsque ce mot est dans un registre prosaïque.
Lorsque nous rentrons dans le registre poétique, nos images se modifient. Elles se chargent de connotations issues du vécu de chacun. Voici celle du groupe : "majesté, debout, rugueux,vent, couché, douleur, écureuil, ciel, caché, roseau, balançoire ..."
La poésie, c'est le contraire de l'étude de textes. Ce qui compte c'est ce que je ressens en lisant le poème. Il y a un émetteur et un récepteur. La poésie est une partition qui se joue à deux.
La phrase poétique s'appuie sur une évocation sensuelle. Tout le corps est sollicité.
En poésie, c'est comme en musique, le silence est important.
La poésie renvoie à cette période foetale pendant laquelle on était dans les rythmes du coeur, sanguin, respiratoire...
Nous avons dit des poèmes, avons parlé sur des poèmes, en avons appris...
Moi, j'ai adoré participer à cet atelier !
Essai de compte rendu par Martine Legay.
Démarrer, continuer en Pédagogie Freinet ?
Barbara – 31 ans – T5
L’atelier d’écriture collective

Le petit fantôme bienveillant de Paul* nous chatouille délicieusement les synapses. Il se réjouit de chaque porte qui s’ouvre, de chaque clé forgée qui viendra garnir nos trousseaux d’éducateurs. Nous croisons parfois quelques monstres intimes et pervers qui s’échappent de nos billes. Malgré nous. Ou presque. Mais nos hennissements de rire les désarment instantanément. Et c’est à la poubelle qu’ils connaîtront leur dernier spasme. Nous laissant apaisés, disponibles à l’écriture. Libres.
Atelier d’écriture collective
METHODE NATURELLE : LIRE ECRIRE (séance 2)
Intervenantes :
Martine Boncourt, 35 ans de PF, ICEM 67, Nouvel Educ, LRC.
Sylvie Guergnon: sur le 35, pédag sociale ATD ¼ monde.
SEANCE 2
OBJ : connaître les finalités du texte libre.
Qu’est-ce qui nous inciterait à recourir au texte libre ?
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à le faire |
à ne pas le faire |
solutions |
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Que diront les parents ? l’Inspecteur ? Pas assez d’expérimentation ? Pas assez d’expérience professionnelle. Réussir à faire sortir un élève d’un genre. |
Cet atelier devrait fournir un argumentaire
travail suivi avec le GD
Idem |
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Faire le tour du programme.
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Cocher sur programmes ce qui apparaît dans les textes |
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Pour l’élève : peur du regard des autres. |
Ce qui peut donner confiance pour écrire : -L’enfant peut ne pas le présenter, pas de moquerie : loi. (en parler en début d’année : « pq on ne se moque pas ?» « Vs aimez vs moquer ? » « Vs n’aimez pas rire alors ? » « au fond, on aime bien se moquer. Mais du coup on s’expose aussi à elle ». Critiques et félicitations du conseil. -L’enseignant ne juge pas. L’élève a déjà eu le regard bienveillant de l’enseignant. -Confidentialité. -projet, travail commun -coopération : ce que tu dis, tu parles de moi en tant qu’être humain autorisé à se livrer. Aide pour améliorer. Phénomènes d'identification. -la durée. |
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« Se mettre dans les pas de l’enfant »: essayer d’aller + loin avec l’enfant, transformation. |
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Aider l’élève en discutant avec l’enfant, en s’autorisant des transformations. Un questionnement +fin pose la question de l’intérêt de ce qui est écrit ou pas. (ajouter, enrichir mais aussi barrer l'inutile). |
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Structuration du travail ? |
Au fur et à mesure, élaboration, enrichissement, quête du sens, dans le but de rendre intéressant le texte. Le texte libre ne doit pas être un prétexte. Cela peut arriver mais cela dépossède l’enfant. Laisser le choix à l’enfant de prendre son texte avant modifications dans son cahier d’écrivain ou prendre le choix du texte travaillé collectivement.
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-permettre aux élèves d’écrire ce qu’ils ont envie ou besoin, qqchose qui a du sens pour eux. (de tte façon ils le feraient apparaître à 1 moment donné). -pr travailler la langue + efficacement car + d’implication, de manière émotionnelle aussi, situation choisie dc plus de chances de retenir. -variété des sujets que l’enseignant n’aurait pas forcément traité. -élève en position d’auteurs, et ex non plaqué et commandé. Respect de l’enfant. -ne pas couper la créativité ms plutôt l’encourager.(puissance de vie). -enfant actif. -respect du rythme de chacun, de son niveau de production. -empêchement comparaison car textes différents. -pr le plaisir de l’enseignant, qui ne peut rayonner sur les élèves. -aide à la construction de l’enfant en tant que futur citoyen, libre d’écrire, d’échanger, donner son avis, être « auteur ». |
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Ce qui caractérise la pédagogie Freinet :
Coopération, confiance, sécurité
Durée (ne pas attendre le résultat tout de suite).
Etre à l’écoute : observer les choses dans le détail.
Se mettre dans les pas de l'enfant.
Enfant auteur
Créativité
Puissance de vie
Liberté
Joie
Plaisir
Emotion
travail efficace sur la langue
Besoin
Du sens
Transformation
Sylvie
Rêve prémonitoire
Je les attendais avec impatience sans avoir vraiment envie de me remettre au travail. Pourtant, je suis ravie de ce changement. Un peu inquiète, mais ravie.
Il y a un mois, j'ai fait un cauchemar. C'était le jour de la rentrée, et je ne pouvais pas entrer dans l'école. Je n'avais pas les bonnes clefs. J'en faisais le tour, j’essayai tous les portails, rien à faire. J'ai fini par réussir à escalader une grille à l'heure de la récré, pour trouver tous mes élèves en rang devant ma classe, dans le couloir, mais assis par terre. Ils m'attendaient, plus ou moins sagement, comme n'importe quelle classe. Les élèves de la classe d'à côté, les CM1 de Roland, étaient également assis en rang devant leur classe, tout ce petit monde surveillé par le maitre. Toutes les autres classes étaient rentrées, avec leurs maitres respectifs.
Quand j'ai raconté ce cauchemar à Aurélien, il a rit et a dit : « Drôle de cauchemar ! Moi, mon cauchemar, ce serai plutôt de ne pas arriver à SORTIR de l'école ! »
Je les attendais donc avec impatience, ces clefs, et je les ai trouvées dans ma boite aux lettres en rentrant de nos vacances en famille.
Je suis donc allée à l'école mardi matin, pour voir ce qu'il y a dans ma classe, matériel et manuels.
En arrivant, les grilles étaient fermées. A clefs. Sur mon trousseau, deux clefs, dont l'une de la même marque que la serrure. J'essaie, rien. Ca ne rentre pas. J'essaie la petite porte à côté, rien non plus. J'essaie l'autre clef, non plus. Bon. Je vais devoir faire le tour par le collège. Je remonte en voiture et j'essaie les trois grilles de l'autre côté. Une vraie prison cette école. Et je ne peux même pas passer par dessus. Trop haut. Quand je pense à mon ancienne école, dont les portails n'avaient même pas de serrure....
Barbara
Manschmal wäre ich gern...
Mais qu'est-ce que je fais là, sur la table ?
Manschmal wäre ich gern...
J'ai été pris au hasard parmi une pile de journaux d'enfants bien sagement posés dans un grenier pédagogique, dans ce grenier où ont été engrangés, rangés, dérangés pendant toutes ces années, le fruit du labeur.
Manschmal wäre ich gern...
La magie de la langue allemande, sa puissance d'évocation, la musicalité de ses sonorités.
Heidelberg son congrès Freinet.
Les copains allemands soucieux du détail. Aimant la lettre, le texte, la couleur et le reste. Des linos, des découpes, du soin. La beauté de la page.
Peter et Heidi. Comme dans les livres d'enfant. La montagne, les chèvres, la neige et un grand père...
Et ma mère...
Manschmal wäre ich gern... Parfois, j'aimerais être...
Martine
Ma feuille ressemble à un compte bancaire
Beurk !
N'y pensons pas.
Pensons à Rostrenen. Ca se prononce comment, au fait ?
Nen comme Rostrenain de jardin
Ou Rostrenaine de jardin ?
Bon passons du nain de jardin au jardin à l'âne
Pourquoi le cycle 2 est plus féminin ?
Le pouvoir serait-il en cycle 3 ?
Ou bien serions-nous la matrice de l'école ?
C'est bien sérieux tout ça.
Finalement les comptes bancaires
C'est moins prise de tête
Anonyme du 21ème siècle
De l'inintéret d'avoir des muscles
On a crevé, sur la route, toutes seules.
On a réussi à trouver la roue de secours, toutes seules,
à trouver le cric, toutes seules,
à soulever la voiture avec le cric, toutes seules,
à desserrer les boulons, toutes seules.
Il restait le plus facile à faire: enlever la roue.
Mais la roue était collée.
Alors on a fait des grands gestes.
Des muscles se sont arrêtés.
Mais ils n'ont pas réussi.
Alors on a fait appel à une dépanneuse, puis à un marteau, puis à une grosse masse.
Ca y est!
Mais on a failli y arriver... toutes seules !
Frédérique
Sans titre:
Fin aout, un stage Freinet a été organisé et je m’y suis inscrite.
Tout commençait bien. Je ne me suis pas trompée de route, ce qui est un exploit compte tenu de mes compétences en orientation.
L’accueil a été charmant et pourtant, je ne sais toujours pas à quoi m’attendre.
Je m’installe dans une chambre avec semble t’il deux autres personnes. Je ne les connais pas mais je suis sûre que cela va très bien se passer. Pourvu que personne ne ronfle. Mince, je n’ai pas apporté de lampe torche !!
La journée se passe : matin, présentation du stage, midi repas au self, et l’après midi, atelier d’écriture libre.
Tout se déroule normalement même si je ne sais pas à quoi ressemble un stage Freinet.
Le seul souci, il semble y avoir de moins en moins de monde. Deux groupes de cycle 2 et déjà à 14h00, plus que un….
Je m’interroge, mais ne pose aucune question.
Le lendemain matin….
Cécile