Topette, journal du congrès d'Angers 2019

Journal du 54ème congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet d'Angers

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Topette n°0

Topette n°1

Topette n°2

Topette n°3

Topette n°4

Topette Bonus

 

 

 

Comment participer au journal du congrès ?

Le journal aura deux versions, une imprimée et distribuée tous les matins, et une numérique, visible sur le site :

https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/58242

Les contenus ne seront pas semblables, le journal papier contiendra l'essentiel des informations, et sa version numérique toutes les contributions, ainsi que de la vidéo.

Pour fonctionner, un journal a besoin :

 

Vous pouvez nous envoyer les infos :

Merci de bien vous relire et de vérifier l'orthographe.

 

Topette n° 0, journal du congrès d'Angers 2019

Journal du 54ème congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet d'Angers

N°0

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Topette n°0 - journal du congrès d'Angers 2019

Journal du congrès d'Angers 2019

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Topette n°0 - journal du congrès d'Angers 20191.52 Mo

Congrès d'Angers : Grille

Journal du congrès d'Angers 2019

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Grille du congrès98.27 Ko
Grille du congrès 19_08_19111.32 Ko

Congrès d'Angers : Infos pratiques

Journal du congrès d'Angers 2019

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Infos pratiques523.2 Ko

Congrès d'Angers : Livret d'accueil

Journal du congrès d'Angers 2019

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Livret d'accueil1 Mo

Congrès d'Angers : descriptif des ateliers

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : descriptif des ateliers591.42 Ko

Congrès d'Angers : descriptif des conférences, tables rondes, rencontres, films

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : descriptif des conférences, tables rondes, rencontres, films333.54 Ko

Topette n° 1, journal du congrès d'Angers 2019

Journal du 54ème congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet d'Angers

N°1

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Topette n°1 - journal du congrès d'Angers 2019

Journal du congrès d'Angers 2019

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Topette 12.6 Mo

Congrès d'Angers : rectificatifs

Journal du congrès d'Angers 2019

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Rectificatifs Topette 0166.62 Ko

Congrès d'Angers : "La Pédagogie Freinet en élémentaire" (atelier de présentation du livre)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Ce mardi à 16 h 30, en S1 (35), Martine Legay et Martine Boncourt présenteront leur livre La pédagogie Freinet en élémentaire, comment faire ?, en présence de Philippe Meirieu qui en a écrit la préface. Voici un extrait de l'interview réalisée par Jean-Charles Huver pour Le Nouvel Éducateur.
 
JCH – À qui s'adresse plus particulièrement ce livre ?
MB – Bien entendu, d’abord aux débutants, non dans la profession – les « virages » pédagogiques peuvent s’effectuer à tout âge –, mais en PF. Il s’adresse peut-être aussi à ceux qui, déjà engagés, achoppent sur des points méthodologiques, matériels ou conceptuels et ne savent pas précisément « comment faire ». Ce sont souvent des détails, des grains de sable, qui bloquent les rouages.

JCH – Comment définiriez-vous ce livre ? Un guide pratique, un témoignage de praticiennes, une découverte illustrée de la pédagogie Freinet...
ML – C’est nécessairement les trois à la fois. Car dès lors que l’on souhaite avoir un objectif très pragmatique, on ne peut pas se contenter de la sècheresse de la « fiche de prép’ », dont on sait tous qu’elle correspond rarement à ce qui va se passer dans la classe. Il y faut des illustrations, avec des photos certes, mais aussi des anecdotes qui sont la chair vive de la pédagogie.

JCH – En le lisant, j'ai eu l'impression d'être invité à une immersion dans vos classes respectives, mais ce n'est pas tout : vous donnez les clés de votre travail, vous ouvrez des portes en montrant comment la pédagogie Freinet transforme les enfants et les adultes. Comment avez-vous conçu et réussi cet ensemble ?
MB – Merci pour ce « réussi » ! Il était pour nous évident qu’on ne pouvait pas se contenter de décrire et d’illustrer, car là nous aurions écrit un ouvrage fait de ce que l’on fustige partout dans les lieux de formation, à savoir des recettes, des ficelles. Il faut des recettes, elles sont utiles, personne ne peut refaire le monde à chaque fois. Mais elles doivent s’inscrire dans une réflexion globale, un projet, une vision du futur citoyen que notre pédagogie cherche à promouvoir. Ainsi donc, on trouve en tête du livre un chapitre historique et théorique mais aussi, dans chacun des chapitres, des justifications théoriques, destinées à assoir nos pratiques sur autre chose que « on fait cela parce que ça marche » ou « parce que les enfants adorent », quelque chose que les enseignants puissent « servir » par exemple à leur inspecteur, pour justifier leurs pratiques.

 

Congrès d'Angers : "Pouce, un oiseau passe !"

Journal du congrès d'Angers 2019

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Présentation du spectacle
« Pouce un oiseau passe »
Patrice Le Saec

« Tu ne cours vers la frontière
que si toute la ville y court
que si tous tes voisins y courent plus vite que toi
ou si le garçon avec qui tu es allée à l’école
et qui t’a embrassée, éblouie, une fois derrière la vieille usine,
porte une arme plus grande que son corps.
Tu ne pars pas de chez toi
que si ta maison ne te permet plus de rester.
Tu ne quittes pas ta maison si ta maison ne te chasse pas. »

Né en Bretagne, dans un milieu ouvrier, Patrice Le Saëc a vécu à Paris dans un environnement majoritairement intellectuel et artistique. Mais en juin 2015, quand son appartement prend feu, il se retrouve seul dans les décombres, face à lui-même.
Deux années d'errance suivent alors.
Elles le conduisent à rencontrer des personnes contraintes à l'exil et à rouvrir les yeux sur nos existences.
Finalement, peut-être sommes-nous tous de simples oiseaux de passage ?

 

Un soir à l'Ephémère à Port-Louis, Patrice croise le chemin de Joël Jouanneau, auteur et metteur en scène. Le courant passe. Au fil des discussions, il se livre sur ce moment intense de son histoire. Egalement inspiré par leur partage de lecture Erri de Luca, Warsan Shire, Dominique A, Niki Giannari, Nicolas Grimaldi, Georges Didi-Hubermann, ils projettent, ensemble, de faire le récit de cette expérience initiatique.


Spectacle Mercredi 21 et Jeudi 22 de 14h30 à 16h.

Suivi d’un atelier théâtre animé par Patrice Le Saec

 

 

 

 

 

Congrès d'Angers : La méthode naturelle c'est... (pour les clowns)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Le Chantier Outils

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le Chantier Outils
et ses nouveautés d’un congrès à l’autre !

2019 sera une année faste pour le Chantier outils avec plusieurs nouveautés. Nous allons vous les présenter jour après jour mais n’hésitez pas à venir les découvrir sur le stand de démonstration.

Tant attendu, le fichier de lecture pour les CM1 a été revisité et est maintenant disponible avec un petit plus : la rubrique «Pour aller plus loin » qui incite le lecteur à utiliser la lecture comme un vecteur pour faire et transformer la classe.
Venez le consulter sur le stand « démo »

 

 

 

 

Outil également très attendu après la rupture du stock du précédent fichier, Naturellement Sciences
7/12 ans, va plus loin en proposant des fiches « Recherche » et des fiches « technologie » pour le cycle 3.
Atelier mardi 20 à 14h30

 

 

 

 

 

 

 

 

Mille lieux du paysage, déjà paru en 2000, était un outil précurseur pour l’étude du milieu et la prise en compte de l’environnement. Il a été réactualisé et vous donnera de nombreuses pistes pour comprendre votre milieu et aller plus loin après les sorties proches de l’école.
Atelier mardi 20 à 11h

 

 

 

 

 

Congrès d'Angers : Les Amis de Freinet

Journal du congrès d'Angers 2019

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L’association Amis de Freinet fut créée en 1969 par des militants qui souhaitaient garder vivace le travail de Célestin Freinet, Élise Freinet et de tous les camarades.

Depuis 50 ans, des militants s'investissent pour conserver ces archives au Centre de ressources international des Amis de Freinet à Mayenne afin de perpétuer l’œuvre pédagogique, philosophique, sociale et politique de ces pionniers et de faciliter aux chercheurs et aux praticiens l’accès à tous les documents témoignant de ce mouvement.

Au stand AdF, dans le gymnase, vous trouverez nos éditions (livres, bulletins), les timbres Élise et Célestin Freinet, des enveloppes illustrées de dessins d'enfants, des ouvrages dont nous organisons la diffusion.

Plus de 40 membres des AdF seront présents à ce congrès.

L’association travaille en relation avec l’ICEM (Institut Coopératif de l’École Moderne), la FIMEM (Fédération Internationale des Mouvements l’École Moderne dont elle est membre) et toutes les associations du Mouvement Freinet français et international. Elle réunit plus de 240 adhérents dont 18 % hors de France. De nombreux adhérents sont membres de l'ICEM.

Quelques archives du congrès d'Angers de 1949 y seront à votre disposition.

Une expo réalisée par les AdF et HEP sera exposée.

asso-amis-de-freinet.org

 

Congrès d'Angers : Les Éditions Odilon

Journal du congrès d'Angers 2019

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Les Éditions Odilon

Vous connaissez ?

(créées par trois collègues du mouvement Freinet)

Vous pourrez trouver au stand…

  • des livrets pour les enfants qui apprennent à lire
  • des outils d'aide à l'écriture
  • des fichiers d'orthographe
  • des fichiers d'incitation à l'expression (français, maths, dessin, expression corporelle…)
  • des fichiers pour la lecture de textes à caractère scientifique ou mathématique
  • des livrets et CD pour l'initiation à l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'espéranto, l’italien
  • un fichier d'évaluations pour le CM 2
  • des livres de pédagogie (Le texte libre… libre, de Paul Le Bohec…)
  • des brochures pour les enseignants ou les élèves…
  •  

Achats ou commndes possibles, paiement perso, coopé ou administratif


Éditions Odilon
8  rue de Bruneau  -  Les Chollets
8910  NAILLY
Tél / Rép : 03 86 97 09 82        Fax : 03 86 97 07 92
www.odilon.fr           odilon[arobase]odilon.fr

 

Congrès d'Angers : Photo de groupe du congrès d'Angers en 1949

Journal du congrès d'Angers 2019

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Vous pouvez télécharger la photo en meilleure qualité en bas de page... Vous pouvez aussi cliquer sur l'image.

Contactez sylvain.dufour9[arobase]orange.fr (Sylvain Dufour) pour d'éventuelles contributions ou remarques.

Repérages des congressistes :
 
Paul Vigueur (28) : tout en bas, à gauche, au premier rang, de gauche à droite, un homme à cigarette, une dame à manteau foncé, puis une dame à manteau plus clair, Vigueur (dégarni et lunettes noires) est derrière cette dernière.
 
Jacques Bens (13),(époux de Baloulette Freinet) : un rang derrière Vigueur, surélevé par rapport à ses voisins, cheveux volumineux, chemise blanche, cravate noire.
 
René Daniel (29) : le deuxième à droite de Vigueur.
 
Eugène Costa (13) : en allant vers la droite, deuxième rang derrière le quatrième enfant (frisé, foulard à rayures). Son épouse devant lui à sa gauche  (? probable)
 
Marcel Gouzil (44) : lunettes noires, derrière Costa, Francine Gouzil à sa gauche,
 
MEB (Michel Edouard Bertrand) (06) : on continue en bas vers la droite, il est derrière l’homme au béret et au foulard noir.
 
Edith Lallemand (08) : elle est juste à la gauche de MEB, avec lunettes.
 
Roger Lallemand (08) : à la droite de C. Freinet.
 
Camille Février (84) :  3ème rang en partant du bas au-dessus de Roger Lallemand,
 
Yvette Février (84) : juste à la droit de Camille, son époux.
 
Henriette Fort (10) : c’est la deuxième dame vers le haut au dessus d’Yvette Février, après la dame blonde. A gauche d’Henriette, une jeune femme avec lunettes et fichu sur la tête.
 
Pierre Fort (10) : au dessus de son épouse, légèrement à droite.
 
Lucienne Mawet (Belgique) : de trois quarts, deux rangs juste derrière Roger Lallemand (donc devant Camille Février).

 
Töth Laszlo (Hongrie) : lhomme, un peu dégarni, à gauche de Lucienne Mawet.
 
Honoré Alziary (84) : à gauche de Freinet.
 
"Toty" Claude Moràn (06) (amie d’enfance de Baloulette) : un rang derrière Alziary, à gauche, donc à la gauche de Freinet
 
Jean Poquet-Lallemand (08) : à gauche d’Alziary.
 
Marthe Pichot (28) : la dame en noir, corsage blanc, derrière le fils Cézarano.
 
Raoul Faure (38) : derrière Jean, il pose sa main sur l’épaule de Jean P-L.
 
Suzanne Daviault (83) :  à gauche de Raoul Faure, entre ce dernier et un homme corpulent, en deuil, chemise blanche et cravate, le crâne relativement dégarni.
 
Marguerite Bouscarrut (33) : à droite de Faure.
 
Louis Césarano (Tunisie, 30) : pourquoi pas la troisième personne à droite de Marguerite ? Son épouse Margot n’est pas retrouvée.
 
Jacky, fils Césarano (Tunisie, 30)le garçonnet en costume, main sur la hanche, à droite de Jean Poquet-Lallemand. 
 
Lucien Daviault (83) : tout à fait à droite sur la photo, première personne au rang N° 2, cheveux volumineux, chemise blanche, cravate noire.
 
Denise Poisson (37) : très haut, en partant d'Alziary, 8 ème rang, écharpe claire, nettement en dessous de Denise Poisson, et légèrement à sa gauche, il y a une dame à lunettes,
 
Paul Poisson (37)  un cran au-dessus et sur la droite de Denise, face joviale ronde (avec une cravate), il cache partiellement (quart inférieur gauche) le visage d'une dame qui est derrière lui, à gauche.
 
Raymond Duvivier (75) : entre la première et la deuxième colonne, vers le haut, en partant de la droite, il y a deux hommes au dernier rang, avec chemise blanche. Duvivier, avec lunettes, un peu dégarni, serait à l’avant dernier rang, devant l’homme de droite.
 
Lucie Gabreau (08) : en descendant 4 rangs à la verticale de Duvivier, très légèrement à gauche, c’est la dame, cheveux frisés, sous un homme à lunettes, entre deux dames souriantes.
 
Pierrette Coqblin (58) (future Mme Guibourdenche, fille d’Henri et Marie-Thérèse Coqblin ) : c’est la jeune fille avec son pied droit sur la pointe dans le groupe de quatre enfants, premier rang partie gauche de la photo.
 
Henri Coqblin (58)
 
- à mon avis (Sylvain Dufour) : au dernier rang en haut, à gauche de la deuxième grosse colonne en partant de la droite, il y a une dame, veste sombre et corsage clair, en dessous, un homme à lunettes, encore en dessous, légèrement à droite, je situe Coqblin, petite moustache, dégarni, entre deux dames brunes.
 
- avis de Josette Ueberschlag : derrière Pierrette Coqblin, il y a légèrement décalée vers la droite une dame au manteau très clair et encore derrière cette femme et un peu décalée vers la droite un homme aux cheveux très clairs, ce serait Henri...
 
Qui va nous départager ?
 
Paul et Jeanne Le Bohec (22) : Il y a une femme en noir et un homme en blanc devant le troisième pilier en partant de la gauche. Paul est devant la femme, un peu à droite et ma Jeanne sur la marche en dessous à gauche  quand on regarde la photo. 
 
Raoul Tessier (37) : en haut à gauche, grosse moustache, à la hauteur du dessus du mur de gauche. Madame Tessier à sa gauche.
 
Louis Le Nivez (29)même rang que René Daniel, à sa droite (il y a 2 personnes entre eux). Il est derrière et un peu à gauche de Vigueur (très dégarni et avec lunettes noires), (son épouse : Yvonne, non repéréée).
 
Alexandre Turpin (44) : le deuxième, à la droite de Gouzil, 
 
Andrée Turpin  (44) : avec lunettes entre Turpin et Gouzil.
 
 Mes parents :
 
- deuxième colonne en partant de la gauche, à la verticale du bord gauche de cette colonne ma mère Marie-Rose Dufour (60), est sous la partie gauche de l’imper de la grande dame du dernier rang. A gauche de ma mère, Jacques Crochet (60), avec béret chemise blanche et cravate claire.
 
- même colonne, à son bord droit, mon père Raymond Dufour (60), est sous la femme de droite, elle aussi grande, au dernier rang, qui a un foulard long et clair. Il a sa gauche un homme au cheveux blancs.
 
Jean Fraboulet (95) à la gauche de Marie-Rose Dufour, en dessous et donc à gauche de la personne avec une écharpe rayée ..
 
Armandine Lhuilerie (92) : la deuxième personne en dessous de mon père (?, pas du tout sur)
 
 A. ? Naudé (02) : entre Raymond Dufour et Armandine Lhuilerie.
 
Marie-Louise Crochet (60) : dans l’axe de la première colonne tout en haut à gauche de la photo, avant dernier rang, à gauche de l’homme au béret. 
 
Voici donc 47 congressistes de 1949 trouvés. 
 

Environ 1 000 participants pour ce congrès, chiffre annoncé dans  l’Educateur N° 15-16-17 du 01 mai 1949. C’est le numéro spécial, compte-rendu du congrès de Pâques 1949, il est très riche en informations.
 
Deux ans après la création de l’Icem, sur cette photo on y trouve les pionniers, les survivants des débuts du Mouvement Freinet : Alziary, Faure, Daniel, Marguerite Bouscarrut,Raoul Tessier, Marthe et Emmanuel Pichot. ils sont avec Freinet encore présents au congrès d’Angers en 1949.

 
Jacques Poisson nous précise : Raoul Tesssier est un très ancien compagnon de Freinet, déjà présent au premier congrès de 1927 à Tours (qui se tenait en même temps qu'un congrès syndical).

Raoul Tessier est d'ailleurs visible sur la photo du congrès de 1927.

 
Pierre Guérin (10)Se reporter en haut de la photo entre les deux colonnes à droite de la porte centrale tout au fond. Les congressistes sont disposés de telle manière qu’ils dessinent un V majuscule.

Pierre Guérin ne serait-il pas le deuxième visage en dessous de celui d’une dame qui apparait exactement à la pointe du V.

 

 

 

 

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Photo de groupe du congrès d'Angers en 1949 (2688 x 2032)385.81 Ko

Congrès d'Angers : Premier grand témoignage de Catherine Hurtig-Delattre

Journal du congrès d'Angers 2019

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Lundi 19 aout 2019

Me voilà dans le train vers Angers.. 54ème congrès de l’ICEM pédagogie Freinet, et le 5ème auquel je participerai. J’ai lu hier le numéro zéro de « Topette » et je me suis totalement reconnue dans l’ « ouverture » proposée par Thierry Perou. Comme il le dit si bien, je vais comme chaque congressiste vider et emplir ma besace pédagogique : j’espère pouvoir donner un peu et je sais que je vais beaucoup recevoir.

Mais voilà que je suis dans un nouveau manteau, inconnu : j’ai accepté d’être « grand témoin ». ça met un peu la pression !

Qu’est-ce qu’un « grand témoin » ?

En droit, un témoin est celui qui « a vu » et qui peut « attester un fait ». Sa parole peut avoir un poids concret lorsqu’elle va infléchir une décision de justice, sa signature et sa présence vont avoir une portée symbolique lorsqu’elles attestent de la validité d’un mariage ou de tout acte officiel. La place du témoin semble donc être une place « objective », au-dessus de la mêlée et des interprétations de chaque situation. Et pourtant, quoi de plus subjectif qu’un « témoignage » en journalisme ou en sociologie ? Le témoin aurait donc une parole singulière, dont il atteste une « objectivité subjective » : celle du regard d’un sujet.

Dans le monde universitaire et associatif, il est d’usage d’inviter des « grands témoins ». J’ai trouvé cette définition sur le site wordreference forum (traduit de l’anglais) « une personnalité qui écoute tous les débats et les conférences, à qui on demande de faire une synthèse supposée « sage » (wise)  , et de donner son opinion sur comment il-elle a « digéré »(digest) l’ensemble de l’évènement. » Ce site précise qu’en anglais  on emploie les termes  « great witness »  « impartial observer » ou encore « grand arbiter ».

Lorsque j’ai été sollicitée par l’équipe organisatrice du congrès, j’ai bien sûr été honorée mais j’ai d’abord refusé ce rôle : pourquoi solliciter une personne intérieure au mouvement Freinet ? Comment pourrais-je avoir un regard  de « témoin » alors que je suis impliquée dans le congrès en tant qu’organisatrice d’ateliers, que membre de mon GD et de plusieurs secteurs de travail ? Cette posture ne va-t-elle pas me mettre en porte-à-faux avec mes camardes du GD ou des secteurs, n’est-elle pas contradictoire avec l’horizontalité et la coopération pratiquées dans notre mouvement ?

Insistance de mon interlocuteur : une pratique régulière de l’écriture, une posture « dedans et dehors à la fois » de par mes engagements multiples et revendiqués comme tels, justifieraient l’idée d’un regard affuté et spécifique. Horizontalité ne signifie pas abandon des singularités. Les 4 « grands témoins » sont choisis avec un équilibre réfléchi ; deux hommes/ deux femmes ; deux militants du mouvement/ deux personnalités extérieures. Alors voilà que j’accepte, je considère la chose comme un challenge personnel, une aventure intellectuelle. Je mets de côté ma peur d’être jugée « grosse tête ». Maintenant, il va falloir assurer ! J’espère être à la hauteur de la confiance qui m’est accordée.

Je vais donc tâcher de remplir ma besace de mes observations, de cultiver ce regard « dedans-dehors » de faire des liens entre le formel et l’informel, entre les entrées pratiques, théoriques et politiques, en usant de mes multiples casquettes.  Quelle part de moi sera convoquée : la militante  pédagogique, associative et politique, bien sûr. L’enseignante et la formatrice au quotidien, aussi. Mais aussi l’ex parent d’élève, l’ex directrice d’école, l’ex coordinatrice d’éducation prioritaire. Et encore l’apprentie « passeuse » qui s’emploie à tisser des liens entre le monde de la recherche en sciences de l’éducation et le monde des praticiens et des formateurs, en mettant provisoirement de côté mes propres options pédagogiques.

Je vais tâcher d’articuler tous les étages qui sont en moi et qui parfois me submergent : la vision locale (quoi de plus fort que l’engagement auprès des familles sans logement dans mon quartier),   départementale et  régionale (quoi de plus chouette qu’un GD qui fonctionne et qui construit  une dynamique de région) , nationale (quoi de plus complexe que ce passage au fédéralisme que nous vivons, ce laborieux laboratoire de démocratie que nous expérimentons), international (quoi de plus précieux que les amitiés nouées lors des Ridef et retrouvées au congrès, que les traces d’un atelier regroupant 25 personnes de 10 pays différents)…

Je vais aller à la rencontre de ce concept de  méthode naturelle  choisi comme central par les organisateurs. Je dois confesser ici que cet oxymore m’a toujours déroutée. Une méthode  n’est par définition pas naturelle, et c’est bien ce paradoxe qui est la base même du concept. Mais pour ma part j’ai tendance à me méfier des méthodes pour leur préférer le tâtonnement, et à m’écarter des prétentions au naturel pour leur préférer les références au culturel. La méthode naturelle semble  précisément être  la systématisation du  tâtonnement et la prise en compte du culturel articulé au naturel, dans le sens de respectueux des singularités. L’exploration du concept demandera donc à chaque fois un effort de définition des deux termes si étrangement associés : « méthode » que veut-on dire ? Et « naturel» qu’entend-on par-là ?

Je vais aussi aborder cette aventure sans oublier le contexte qui est le nôtre : celui de la menace d’un hyper contrôle par le pouvoir politique, celui de l’injonction de « réussite scolaire » pour tous les élèves, celui d’un délitement de l‘école publique dans un monde hyper libéral. Notre mouvement nous donne la force de tenir debout, l’optimisme de la résistance, le culot de savoir que nous ne sommes pas seul.es même lorsque nous sommes isolé.es. Mais les notions mêmes de « liberté pédagogique » et de « réussite scolaire » doivent être interrogées dans ce contexte. Plus que jamais nous devons affûter nos arguments pédagogiques, revendiquer nos choix et nos diversités,  dans un contexte ni favorable ni bienveillant pour les pratiques alternatives à l’intérieur de l’école publique.

Alors oui je vais tenter cette posture de « grand témoin ».. mais en toute subjectivité.

« Graet witness » semble me convenir… « impartial observer »  sûrement pas, et « grand arbitrer » encore moins.

Bon congrès à tous !

Catherine Hurtig-Delattre

 

 

Congrès d'Angers : Présentation du secteur Formation

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le secteur Formation/Recherche au Congrès Freinet : Présentation149.44 Ko

Congrès d'Angers : Siestes musicales

Journal du congrès d'Angers 2019

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Des siestes musicales au congrès

13h20, il est temps, après le déjeuner de te rendre à l'une des trois siestes musicales proposées par le secteur Pratiques sonores et musicales.

13h25, la sieste musicale est sur le point de commencer.
Si, si, elle va commencer à 13h30 car le temps est compté : 45 minutes.

Allez, tu t'installes confortablement sur l'un des transats ou tapis mis à disposition par l'équipe du congrès, sur un plaid, un drap ou dans l'herbe... et tu te tais : c'est une sieste musicale.
En revanche, tu ouvres bien les oreilles...
Des renseignements sur l'écoute seront dans le flyer que tu auras reçu à ton arrivée.

13h30, c'est parti pour environ trente-cinq minutes d'écoute :
- mardi, autour du rock progressif ;
- mercredi, autour d'un musicien, Sun Ra ;
- jeudi, autour de chants libres enfantins.

Tu arrives en retard, dommage.
Mais installe-toi quand même et... écoute.

14h05, il reste un peu de temps pour quelques échanges : ce que tu as ressenti, des questions, des avis...

14h15, c'est fini, peut-être un petit peu d'aide pour ranger...

Tu as envie de continuer à découvrir ce que propose le secteur Pratiques sonores et musicales et bien ça tombe bien car, durant tout le congrès, l'instrumentarium est ouvert quasiment en permanence, plusieurs ateliers sont organisées dont deux présentant un outil : une clé Pratiques sonores et musicales et une rencontre avec le secteur est prévue.

Notre espace sur le site de l'ICEM :
https://www.icem-pedagogie-freinet.org/secteur-pratiques-sonores-et-musi...

Notre adresse de contact :
secteur.sonetmusique[arobase]icem-freinet.org

 

 

 

 

Congrès d'Angers : Traduction simultanée

Journal du congrès d'Angers 2019

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Traduction simultanée

Pour entamer ce texte, je vais vous demander de vous projeter dans un avenir proche. Voilà, vous êtes vendredi matin, il est 9h, c’est le quatrième jour du congrès, le café du matin était plutôt léger, la nuit a été courte, l’apéritif des GD hier soir était plutôt long, la soirée festive très festive et vous venez de vous asseoir dans une salle pour votre premier atelier de la journée. Voici que le conférencier débute son exposé :
« Je vais vous présenter en quelques minutes la difficulté de faire de la pédagogie Freinet en FWB depuis l’instauration du CEB, du CESS et du CE1D. L’arrivée des socles de compétences dans les pratiques en CF à l’époque de la mise en place du décret mission et du TC du 1er degré qui date déjà de mille neuf-cent nonante-sept fut un premier pas pour l’instauration par les PO d’une nouvelle politique de l’éducation. Déjà à ce moment, certains nouveaux décrets ont mis à mal la pratique du texte libre ou des créations mathématiques… L’arrivée du futur PE ne semble pas plus favoriser nos pratiques pédagogiques surtout dans l’enseignement qualifiant et les CEFA . Il va s’accompagner de l’arrivée des DCO et du PP pour chaque établissement… ».

Vous êtes encore là ? Vous avez suivi ou vous avez déjà sauté sur votre tube d’aspirine ? Vous avez tous tout compris ? Non ?

Tout ceci pour dire que s’il y a un domaine où l’éducation nationale française excelle, c’est dans l’usage des acronymes. À un tel point qu’en préparant ce texte, j’ai découvert une page « liste des sigles » sur le site du ministère qui en recense plus de 800 ! 

Nous sommes quelques de Belges, au congrès, cette année, beaucoup d’autres étrangers de toutes nationalités et si nous connaissons quelques-uns de vos acronymes, nous n’avons pas eu le temps d’en mémoriser tout l’alphabet de l’AAENES, en passant par l’IEN, …jusqu’à ZAC, ZEP, ZUP, ZUS. Oh, ZUT ????. Pensez à nous dès lors dans les échanges pour ne pas oublier quelques éléments de … traduction simultanée !

Alain Buekenhoudt
Bruxelles
Éducation Populaire
CEMEA belges

Texte écrit lors du congrès de Grenoble, mais toujours d’actualité  ;-)

Congrès d'Angers : Une fable...

Journal du congrès d'Angers 2019

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Un glabre technocrate,  à Grenelle sitôt nommé,
truisme et évidence se mit à déclamer :
-« Abrogeons la globale !! Chantons, c'est important !
Sous tutelle il faut mettre le niveau des enfants ! »

Un brave professeur, tenue souillée de craie,
répondit au ministre de sa voix éraillée.
-« Sire, si de votre piédestal vous daigniez vous enfuir,
et tendre votre oreille pour quelques sons quérir,
vous n'ignoreriez pas que nous chantons, souvent,
et que nous, professeurs, enseignons aux enfants,
non pas comme à leur pères, ou quand vous fûtes élève,
mais pour ce futur monde, préparer la relève.

Le ministre, trop occupé à s'écouter parler,
n'entendit pas le notable, poursuivit sa lancée…
Le maître, sachant d'avance ce qu'il doit accomplir,
retourna dessiner un meilleur avenir
aux gamins de sa classe, et quand viendra septembre
penché sur l'établi, au bureau de sa chambre,
malgré les technocrates qui s'en vont et s'en viennent
préparera en silence une école plus humaine.

Hervé Allesant
GD13

 

Congrès d'Angers : soirée débat sur les réformes Blanquer

Journal du congrès d'Angers 2019

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La lutte contre les réformes Blanquer est-elle l'affaire des pédagogues Freinet ?

Depuis maintenant presque 6 mois, la lutte contre les réformes Blanquer fait rage (école de la confiance mais aussi parcoursup, réforme du lycée, réforme du bac et la réforme du lycée professionnel) ; elle a pris une forme d'organisation assez inédite notamment dans le premier degré avec des taux de grévistes exceptionnellement élevés ne serait-ce que si l'on parle des journées de grèves nationales du 19 mars et du 4 avril 2019.

Le mouvement Freinet s'est considérablement impliqué dans cette affaire. Comment expliquer que nos collègues et camarades de lutte se soient à ce point investi.es dans une grève reconductible de plusieurs semaines, voire plusieurs mois ; aient investi à ce point les assemblées générales, organisé des réunions parents/enseignant.es, participé à des actions de blocage...

C'est peut-être parce que la pédagogie Freinet est politique. Les réformes Blanquer le sont tout autant ! Débattons-en...


Rendez-vous mercredi 21 août 2019
dans l'amphithéâtre à 20h45

    1) Du conseil coopératif à l'auto-organisation de nos luttes: la place de l’apprentissage de l’autogestion et de l’organisation démocratique dans l’école publique.
      
       Présentation des luttes menées


    • à Angers (Jérôme du GD 49),
    • à Paris (Nastasia du GD 75),
    • à Toulouse (Nahima du GD 31)

      
    2) La pédagogie Freinet privilégie la relation éducative partagée avec les familles. Quid des relations futures avec les familles avec l'article 1 de l'école de la confiance?
      
       Jean-Charles du groupe Manifeste
      
    3) L'école Freinet est-elle compatible avec les projets élitistes comme les cités éducatives et/ou les écoles internationales (EPLEI)? Etat des lieux et réflexion sur ce qui est encore nommé éducation prioritaire (décalage entre réalité ministérielle et réalité sur le terrain) aujourd'hui ?
      
       Marguerite du groupe Manifeste
      
    4) Quelle logique politique et sociétale se cachent derrière les réformes et lois Blanquer ?

      Magali du GD 75

 

 

Congrès d'Angers : « Vivement l’école » de Isabelle Cadière

Journal du congrès d'Angers 2019

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« Vivement l’école » de Isabelle Cadière

Un film sur l’école Hélène Boucher de Mons en Baroeul

En 2000, avec des enseignants expérimentés venus de tout le département, l'école publique Hélène Boucher, située dans un quartier dit "défavorisé" de Mons-en-Baroeul (Nord), fait le pari de se transformer en école expérimentale Freinet.  

Quinze ans plus tard, les résultats sont là et les enfants retrouvent le goût d’aller en classe.

Pour comprendre le rôle joué par la méthode Freinet dans l'apprentissage des écoliers, la réalisatrice Isabelle Cadière s'est invitée dans cette classe du Nord, comme l'avait fait quelque temps auparavant des chercheurs de l'Université de Lille.

Cette pédagogie semble avoir porté ses fruits si l'on en juge par le plaisir que les enfants ont à aller à l'école et celui d'apprendre dans le film "Vivement l'école". Grâce aux témoignages des professeurs des écoles et la complicité des enfants, Isabelle Cadière décode pour nous cette réussite étonnante.

Projection Mercredi 21 août à 16h30

Suivie d’une discussion avec des enseignants de l’école Hélène Boucher

 

 

 

 

Congrès d'Angers : Les Editions Odilon (2)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Les Éditions Odilon

Pensez à passer au stand si…

** si vous voulez voir la liste des "clients Odilon" de votre département

** si votre GD organise en début d'année scolaire  une réunion "ouverte", on peut envoyer un mail pour y inviter des collègues qui connaissent Odilon, mais qui n'ont pas de contact avec le GD

** si vous avez envie d'avoir des contacts GD/Odilon durant l'année (par exemple pour qu'Odilon oriente vers le GD des collègues en demande d'infos pédagogiques)

** si vous avez égaré un livret Odilon ou Histoire de lire, une page d’un fichier, une fiche-réponse… et si vous avez pensé à noter le numéro manquant, on peut peut-être vous dépanner

** si vous voulez emporter une commande (même si le bon n’a pas encore été remis à la Mairie…)

** si de temps en temps, dans votre département, vous organisez une réunion ouverte, une présence à l’Iufm, une journée des Éditeurs, une action avec l’OCCE…il peut être intéressant de proposer des documents faciles à lire, et peu onéreux.  Pensez à l'offre spéciale Congrès : vous pourrez acheter (30 €) un lot 20 Odidocs parmi les plus demandés (Travail individuel, Troc de trucs, Kamishibaï, Une journée dans la classe de…). Dès que vous en avez vendu 10, vous avez récupéré votre mise, et les 10 autres sont pour le GD

** si vous acceptez de remporter quelques catalogues Odilon pour les collègues qui n'ont pas la chance d'être au Congrès…

 

Topette n° 2, journal du congrès d'Angers 2019

Journal du 54ème congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet d'Angers

N°2

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Topette n°2 - journal du congrès d'Angers 2019

Journal du congrès d'Angers 2019

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Topette n°24.44 Mo

Congrès d'Angers : Photo collective

Journal du congrès d'Angers 2019

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Cliquez pour agrandir la photo...

Congrès d'Angers : Méthode naturelle d’apprentissage de Freinet déclinée en petite et moyenne section

Journal du congrès d'Angers 2019

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Méthode naturelle d’apprentissage de Freinet déclinée en petite et moyenne section317.55 Ko

Congrès d'Angers : Atelier plan de travail et méthode naturelle

Journal du congrès d'Angers 2019

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Atelier plan de travail et méthode naturelle (secteur second degré- groupe Ile de France)

Introduction :
Le groupe 2nd degré Ile de France a été monté en 2015 ; il se retrouve une journée par période. Il a démarré sur une grosse demande autour de la coopération puis a évolué vers les techniques Freinet. Lors de chaque journée, il y a un temps de travail disciplinaire puis des thèmes interdisciplinaires, avec des présentations de travaux.
Ce qui est présenté aujourd’hui est l’état des réflexions du groupe mais ne constitue pas des recettes clés en main.

Méthode naturelle :
-    Une démarche d’apprentissage basée sur le tâtonnement expérimental, les productions, la création, l’expression et l’enfant auteur
-    Pas de chemin donné : trouver son chemin pour atteindre un objectif donné, avec à disposition des outils
-    Posture d’enseignant.e différente : être à côté de l’élève et l’accompagner dans son propre chemin : cela demande d’accorder une place aux possibles et à l’imprévu
-    Valeurs de tolérance et d’émancipation

Plan de travail :

Pourquoi Freinet a-t-il eu recours au plan de travail ?
Quand la vie vient dans la classe, comment y mettre de l’ordre pour pouvoir travailler collectivement ?
Outil pour que les élèves organisent leur travail, s’évaluent et arrivent au bout.
Il existe le plan de travail collectif (qui peut être affiché) et le plan de travail individuel.

Que met-on dans le plan de travail ?
Travail de consolidation
Recherches personnelles
Comment je nourris la classe ?
Bilan (graphique) du prof, de l’élève, des parents

Quand :
Chez Freinet : lundi matin, élaboration du PdT- fin de semaine, bilan.

Questionnements
Comment ne pas figer le PdT ? part du programme/part de la vie et de l’imprévu
Quelle place à l’expression libre ? Comment lui donner une part de plus en plus importante ?
Prendre du temps pour discuter de la contractualisation du PdT et du bilan individuel

Comment faire en sorte qu’il y ait du collectif dans le PdT ?
Comment cet outil peut-il favoriser l’entraide ?
Comment restituer à la classe ce qui a été fait individuellement ?
Comment organiser l’espace ? quel accès aux outils (mise à disposition, quels outils, déplacements) ?

Lecture documents
Par petit groupe, discussion autour d’un texte de Freinet sur les PdT et des exemples de PdT
Synthèse : une idée, un mot, une question sur quelque chose qui nous importe ou nous interpelle.

Retours des groupes :
Organisation
Coopération/tutorat
Unique
Comment favoriser la concrétisation des projets personnels ?
De l’autonomie à l’autogestion
Illusion de liberté
Evaluation
Comment ne pas creuser les écarts entre les élèves ?
Comment créer un plan de travail de manière transversale ?

Discussion :
Quelle place à l’autoévaluation ? dans les plans de travail présentés, il y a peu de place à ça. L’évaluation vient surtout de regard du prof.
On peut faire de l’évaluation par les pairs selon des critères (ceintures)
Le plan de travail a tendance à devenir une manière d’organiser le travail de commande sur un chapitre : comment faire pour que ça ne soit pas une illusion de liberté ?
Est-ce que je fais des séquences et là-dedans j’organise le travail ou bien est-ce que je m’appuie sur le travail autonome des enfants et la matière produite (par exemple, les textes libres)?

C’est pas vraiment la question de la liberté qui est problématique mais celui du travail authentique.
Travail authentique : travail orienté par l’élève (par forcément liberté spontanéiste), motivé intrinsèquement par lui-même, ; il permet aussi l’accès à l’intimité
Un entre-deux à trouver : entre outil de management et liberté spontanée
Chercher une situation qui nous convient.

Quelle articulation entre séquence et plan de travail ? On peut déconnecter les deux (un plan de travail peut durer plus ou moins qu’une séquence.
Comment programmer en post-grammation ? On manque d’outils.
C’est une prise de risque à mesurer.

Place du travail libre : on peut compter sur l’émulation dans la classe, il suffit qu’un seul élève se lance.

En anglais (Marie) : on peut partir des textes libres et des faits de langue observés. Marie propose un plan de travail simplifié : des exercices autocorrectifs, un texte libre pour trois semaines.

Comment les élèves ont-ils avoir la certitude d’avoir progressé ?
Diversifier les niveaux d’activité ?
On peut s’inspirer du cahier de progrès de maternelle :
Exemple en anglais : : se présenter en septembre, en milieu d’année et en fin d’année. Garder les trois écrits et comparer en fin d’année.

Le PdT reste chronophage en conception, en correction, en suivi, en accompagnement.

Sur les inégalités, le plan de travail permet de passer du temps avec des élèves en difficulté, permet une meilleure attention aux besoins des élèves que l’enseignement standardisé.
Ce qui est sûr, c’est que le plan de travail nous donne à voir ce que font les élèves pour de vrai.
Faut-il même rechercher l’égalité ou s’appuyer sur les diverses capacités et richesses de chacun.e ?

 

 

 

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Congrès d'Angers : Comptes et Décomptes Mathématiques

Journal du congrès d'Angers 2019

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Jeudi 22 août , 9 h -10 h 30, salle 5 (35) 

 
Daniel Chazelas (ICEM33).
 
Et si l’on se souvenait –même s’ils existent encore un peu- des ateliers manuels et techniques dans la classe !
 
L’atelier proposé invite les mathématiques, considérées sous un autre angle ( !).
 
Des manipulations, des investigations, des spéculations, des hypothèses, des calculs, des mesures…
 
Bref, de la recherche mathématique…
 
Mesures et démesures pour apprivoiser les Mathémagiques.
 
Le temps de l’atelier étant compté (lui aussi), des raccourcis –techniques- seront nécessairement opérés (ce qui ne sera pas le cas en classe, bien évidemment). Ainsi, le report de mesures sur un support bois et les découpes qui s’ensuivent ne pourront –à moins que… !!!- s’inscrire dans l’espace de cet atelier. Il s’agira plutôt, ici, d’ «ouvrir » des pistes.
 
C’est un conte qui, « naturellement », nous conduira, par le tâtonnement expérimental, à des mises à l’épreuve.                                                                                                                                                         
Vous contiez, j’en suis fort aise. Eh bien ! comptez maintenant.
 
Bienvenue à toi, à toi, et aux autres…
 
 
 

Congrès d'Angers : Conserver l’envie naturelle de s’exprimer en Langues Vivantes second degré

Journal du congrès d'Angers 2019

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Compte rendu de l’atelier : Merci à Dyonissis Zoes

Animatrice Murielle Bouré (collège Rabelais, Mons en Baroeul). murielle.boure[arobase]ac-lille.fr
15 personnes présentes

- Le groupe de présente et tout le monde semble venir en toute humilité pour parler de l’expérience de chacun et trouver de nouvelles pistes pour continuer à faire évoluer sa pratique

- Historique de l’évolution de la pratique de Murielle: Elle avait observé une érosion rapide d’enthousiasme des élèves. Elle ne veut pas laisser les élèves en difficultés sur le bord de la route.  On lui a alors proposé la pédagogie Freinet pour prolonger les pratiques du primaire dans sa ville à l’école Hélène Boucher. Elle a donc beaucoup observé le travail dans cette école primaire.

- Elle a fait la transition petit à petit en tâtonnant grâce à des outils.

Elle est aussi beaucoup allée aux journées d’info de l’ICEM et insiste sur le côté formateur des observations en primaire

Dans son collège, une cohorte de la 6è à la 3è quasiment complètement en Freinet. L’équipe est constituée d’une douzaine de personnes. Elle est en perpétuelle évolution et continue à se former afin de ne pas rester figée.

Murielle se réfère au Dictionnaire de la pédagogie Freinet ,comme bible à avoir près de soi.References de ses mentors : Jean-Marc Guerrien (prof de Dunkerque en primaire) et ancien directeur école primaire H.Boucher : Sylvain Hannebique

- Les profs ont une heure de concertation par semaine pour échanger sur leurs pratiques.  Le plan de travail n’est pas transversal en secondaire car ce n’est pas pratique.Ça limite la liberté par cours.

-  Murielle parle de son emploi du temps et de comment elle débute l’année en  faisant un “what’s up”en 6è où les élèves utilisent ce qu’ils connaissent déjà en anglais. Ces activités poussent les élèves à s’exprimer en langue cible et s’engage une “conversation” entre l’élève et le professeur et à long termes, entre élèves.  Les dialogues sont enregistrés puis retapés par Murielle. Elle leur apporte ensuite la transcription . Les élèves conservent le document dans leur cahier. On part de ces documents pour aller vers des points de cours (grammaire, phonologie, graphie, culture,etc…)Ils apprennent à s’exprimer naturellement sans savoir si c’est du prétérit par ex.

- Après un temps, le ”what’s up” devient le Speaker’s Corner, comme dans les plus grandes classes

- Lors du SC on approfondit un sujet et les élèves parlent plus. Ils apportent un  sujet qui les intéresse. C’est un peu comme un exposé mais participatif. Les élèves s’inscrivent pour un jour sur un calendrier et feront donc leur SC ce jour là.

On se base et on rebondit sur les sujets de débat apportés par les élèves => motivation. Plus on avance dans l’apprentissage, plus la place du prof devient “externe” au process. Le journal de l’école devenait de plus en plus gros en raison de la motivation des élèves alors Murielle a créé un blog .Elle met énormément de contenu sympa et hors programme pour motiver les apprenants.

mrsbspeakerscorner.eklablog.com

- Ils font aussi de la correspondance à court-terme sur “postcrossing” : on envoie des cartes postales succinctes et on en reçoit du monde entier!. Ces tâches sont top car elles se basent sur du réel et sont culturellement riches.

- Après le SC il y a aussi TI : travail individualisé.  Les élèves regardent chez eux les documents proposés. (Démarche inversée) Les ressources sont classées par compétence (oral, écrit etc. )  Les élèves peuvent proposer des ajouts pour leur propre plan  Murielle retranscrit et centralise les plans de travail. Elle balise aussi le travail des élèves en classe et les relance si ils se relâchent.

- Questions des collègues sur l’évaluation. Les bilans sont faits le plus régulièrement possible mais c’est assez dur à mettre en place.

- Le temps reste le principal problème dans la gestion de cette pédagogie. Tout prend beaucoup de temps.

Discussion de groupe :  La complexité de ce modèle est sa richesse.

- Une collègue de Marseille s’est détachée des séquences. Ses élèves étaient déjà très inscrits dans la pédagogie active. Les élèves travaillent par thèmes. Elle part des textes libres pour aller chercher les références au programme.

 

 

Congrès d'Angers : Grand témoignage de Claire Aubert

Journal du congrès d'Angers 2019

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Cher ICEM,
Je tenais d’abord à te remercier de nous avoir invités. Je dis « nous » parce que je viens, davantage qu’en mon nom propre, au nom de l’association et du réseau d’associations avec lesquels j’agis aujourd’hui. On ne se connaît pas vraiment, mais je dois avoir un peu plus d’éléments et d’imaginaire à ton sujet que tu n’en as au nôtre. Voici donc pour commencer quelques éléments pour nous situer…

Nous avons d’abord en commun le terrain de l’éducation, et me retrouver depuis hier dans un endroit qui réunit plusieurs centaines de personnes consacrant du temps et de l’attention à « comment éduquer » en le pensant avec d’autres est suffisamment rare et précieux aujourd’hui, en France, pour qu’on prenne le temps de s’en réjouir. Ton éducation à toi est nationale - c’est dans ce cadre (et avec, et contre lui) que tu es né et que tu continues d’évoluer. La nôtre est dite « populaire » : nous nous retrouvons dans l’esprit de l’Union Peuple et Culture, et travaillons à des espaces éducatifs multiples pour jeunes adultes et adultes. Pour le dire de façon courte et rapide, notre action éducative ne vise pas à améliorer les performances des individus pour qu’ils et elles soient de meilleurs salariés (ou travailleurs), mais à créer et soutenir des espaces où « ça » éduque en cherchant à réduire les inégalités, habitudes et injustices (plutôt qu’en poursuivant la quête éperdue de l’illusion du bonheur individuel ?).

Tout au long de cette journée, j’ai eu le sentiment de découvrir ta « langue ICEM », que je comprends en partie et qui me demande aussi un effort de traduction et de déplacement par rapport à la langue partagée dans nos associations. Ce sont les questionnements qui germent grâce à cet exercice permanent de traduction que j’aimerais partager avec toi cette semaine.

Nos actions se situent dans l’éducation en dehors de l’école et vont de la formation professionnelle continue à l’analyse de pratiques professionnelles et sociales, en passant par des interventions en formations diplômantes, des tutorats de jeunes volontaires, des ateliers-philo dans des bars, des stages pour des bénévoles et responsables associatifs, des accompagnements à la création d’activités et d’initiatives en milieu rural, des chantiers et groupes autour de l’habitat ou des propriétés collectives, du soutien aux responsables associatifs, etc. Tu me diras que tu ne comprends pas très bien ce qu’on fabrique : je te répondrai qu’en soi, ce n’est pas très grave, et que c’est justement une bonne raison de se rencontrer. Au regard de ton cadre institutionnel (relativement) défini, nous traversons des terrains et des secteurs d’activités très variés, ce qui nous impose de travailler à la fois ce qui s’adapte et varie (d’un endroit à l’autre, selon les personnes et les situations) et ce que nous tenons en termes de principes, de postures ou de démarches.

Ce que tu nommes « méthode naturelle » résonne donc pour moi avec notre souhait d’exercer dans tous ces espaces « de l’attention sans intention », autrement dit de porter de la considération à ce qui se manifeste plutôt que de plaquer nos propres intentions (de formateurs, de structures) sur les espaces où nous travaillons. Ce qui ne signifie pas que nous n’avons pas d’intentions : je te rassure, nous sommes des êtres humains ! En revanche, nous essayons de les identifier et de les voir agir plutôt que de les laisser faire en toute inconscience. Nous choisissons aussi de nous appuyer sur les expériences des personnes, enfants comme adultes, et donc de leur accorder de la valeur a priori : là encore, cette posture éthique demande de situer un tant soit peu sa propre expérience et ses valeurs, pour ne pas les ériger en catégories d’analyse ou de jugement. « Privilégier le vécu au prévu » fait aussi partie de nos bagages, tu me diras si cette expression est passée chez toi ?

Je passe pour ce soir sur le travail que nous menons autour de l’éducation à l’écrit en dehors de l’école, nous aurons l’occasion d’en échanger dans les jours qui viennent !
Au plaisir donc de poursuivre découvertes et échanges,

Claire Aubert

 

 

Congrès d'Angers : Le Chantier Outils et ses nouveautés d’un congrès à l’autre !

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le Chantier Outils
et ses nouveautés d’un congrès à l’autre !

N’avez-vous pas remarqué quelque chose ? Les Outils de l’ICEM édité par PEMF comportent maintenant un bandeau montrant plus clairement encore notre identité !    

Jouons… Créons des jeux,
jeux de société et pédagogie Freinet

Jouer, créer des jeux de société en pédagogie Freinet ? Pourquoi pas...


Cet outil propose aux enfants des jeux simples, rapides afin d'une part d'enrichir leur culture ludique et d'autre part de les aider à en comprendre les mécaniques, à en changer les règles et à créer leurs propres jeux. Création, coopération, tâtonnement expérimental, expérimentation, échanges entre enfants, adultes... autant de caractéristiques de la Méthode naturelle.

Plateaux, règles, matériel pour jouer, expérimenter, créer : tout est dans la boite. Avec en plus, une clé USB présentant des pratiques de classes, une ludographie, une sitographie, une bibliographie ainsi que d'autres outils d'analyses et de créations de jeux. Sans oublier des textes sur le jeu et la pédagogie Freinet, quelques repères historiques, culturels.
Atelier le mercredi 21 à 9 h.

 

 

Une autre renaissance avec le
fichier d’Arts plastiques !

-36 fiches techniques regroupées par thèmes
-36 reproductions d’œuvres d’enfants

Des fiches Adultes

Les objectifs pédagogiques sont :

-la connaissance de techniques simples d'expression plastique ;
-l'élargissement des champs de tâtonnement expérimental ;
-l'accès à l'autonomie et à la responsabilisation ;
-la mise en œuvre d'une lecture de type « lire pour agir » ;
-une plus grande disponibilité pour l'adulte qui peut donc multiplier les interventions individualisées pour favoriser l'expression.

Un atelier en deux parties pour le découvrir : mercredi 11h et jeudi 9h
 

 

 

 

 

Congrès d'Angers : Le coin sieste

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le coin sieste

En solo, en duo, en famille, entre amis… venez prendre du temps pour vous relaxer, pour discuter, pour dormir à l’ombre d’un palmier, d’un tilleul ou d’un érable.

Pour trouver ce lieu magique, 3 indices : serres, camping-cars, plantation de salades.

Sophie et Séverine

 

 

 

Congrès d'Angers : Le secteur Pratiques Sonores et Musicales est ouvert en permanence

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Le secteur Pratiques Sonores et Musicales est ouvert en permanence

 
 
 
Toutes les fins d’après-midi, tu veux te vider la tête de toute discussion ? Viens faire du son
16h30-18h30 : grand foyer, pratique sonore et musicale. Pas de discussion sur « c’est quoi la musique ? Comment on fait en classe, etc. ON joue, on s’écoute, on modifie, on recommence…
Option MAO : faire de la musique avec un ordi, ouvert à 2 personnes, s’inscrire sur la porte de la salle musique.
 
 
 
Le 2ièmejour conférence sur la plage 1 : 9h-10h30, donc salle atelier fermée
 
 
Mardi 20
Mercredi 21
Jeudi 22
Vendredi 23
9h - 10h30
xxxxxxxxxxxxx
Conférence dans l’amphi
...
...
11h - 12h30
Présentation des ateliers
improvisations
Patrick L.
Musique électrique, électronique…
limité à 9 pers
...
 
13h30 - 14h15
Sieste musicale (lieu à préciser)
à la découverte du rock progressif
Sieste musicale (lieu à préciser)
à la découverte de Sun Ra
Sieste musicale (lieu à préciser)
productions d’enfants
14h30 - 16h00
de l’improvisation à la composition
Du vocal
organisation matérielle et pédagogique de la classe
16h30 - 18h30
On joue / 2 en MAO
On joue / 2 en MAO
On joue / 2 en MAO

 

Congrès d'Angers : Lutte créative mais pas que... (Lycée Expérimental de Saint-Nazaire)

Journal du congrès d'Angers 2019

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FACE AUX REFORMES BLANQUER 2018-2019 et face à la réduction de postes au Lycée Expérimental de Saint Nazaire

- Marche de 4 jours du lycée jusqu'au rectorat de Nantes
- élaboration du parcours en amont lors d'ateliers (repas, camping, itinéraire relais presse...)
- relai sur les réseaux sociaux
- participation de soutiens : anciens-anciennes du lycée, parents d'élèves…
- cogestion de l'organisation logistique  avec un QG au Lycée Expérimental
- déploiement de tentes devant le rectorat et chants-pique-nique festifs
- organisation d’une conférence de presse au départ et à l’arrivée de la marche
- délégation élèves-MEE (Membre de l’Equipe Educative)-parents reçue par le rectorat
- Manif batucada-frites devant la sous-préfecture de Saint-Nazaire
- AG avec les parents (ouverte à toutes et tous) puis manif ensemble sur Saint-Nazaire
- AG avec d’autres écoles du primaire et du secondaire
- Refus des tests de positionnement de la réforme du bac 2021
- Carte postale envoyée à Blanquer
- Affichage sur la façade du lycée
- exposition photos sur la marche lors d’un festival Flamenco organisé par le lycée dans toute la ville
- création de tracts et distribution devant les écoles-collèges-lycées
- création des tee-shirts peints à la main
- arpentage de la loi Blanquer pour la décrypter
- rendez-vous avec sénateur, député et maire accompagné d’une lettre de soutien de leur part et d’articles dans les journaux locaux
- pétition en ligne commune avec les autres structures expérimentales et/ou innovantes
- participation  à la semaine internationale au CEPMO (Centre Expérimental Pédagogique Maritime en Oléron) de l'île d'Oléron (rencontre de collèges-lycées alternatifs européens) et rédaction d’un texte commun
- création d’un blog Médiapart : taper Médiapart Lycée Expérimental
- articles «désinfox» sur les arguments du rectorat concernant la suppression de deux postes à la rentrée 2019 sur le site du Lycée Expérimental
- demande de rendez-vous avec le rectorat pour adapter la nouvelle réforme du lycée avec la spécificité du projet du Lycée Expérimental notamment les évaluations non notées
                                                                   
N’hésitez pas à venir nous voir pour plus d’informations sur le Lycée Expérimental.

Si vous avez des contacts média nationaux direct (mail, téléphone de journalistes), on est preneur au stand Lycée Expé dans le gymnase pour continuer la lutte

Nos contacts :
tél : 02 40 66 78 52
site : lycee-experimental.org
mail : lycee.experimental[arobase]wanadoo.fr
                                                                                   
 

Congrès d'Angers : Pour une coéducation citoyenne

Journal du congrès d'Angers 2019

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Pour une coéducation citoyenne
DE L’ECOLE FREINET A LA FAMILLE, UNE EXPERIENCE DE DEMOCRATIE FAMILIALE

« La participation est un droit fondamental du citoyen et les enfants sont des citoyens. »
Conseil de l’Europe.

« Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent selon son âge et son degré de maturité. »
Loi du 4 mars 2002 concernant l’autorité parentale.

Nous sommes en 2002 à l’école Freinet, Ange Guépin, de Nantes, une dizaine de parents, et une éducatrice, décident de chercher Comment mettre en place, au sein de la famille, comme à l’école, une participation des enfants, qui enrichisse les relations familiales, favorise un mieux vivre ensemble, et permette aux enfants d’apprendre à exercer des droits et des libertés en respectant les limites et les obligations qui s’imposent à tous ?

Pour eux, l’école mettant en œuvre une participation démocratique des enfants aux décisions, l’intérêt supérieur des enfants implique que cette participation démocratique soit promue, pensée et vécue en lien et en harmonie avec les familles. Une coéducation citoyenne ne peut exister que si tous les acteurs des différents temps de l’enfant coopèrent ensemble.

Les parents décident donc, comme les praticiens-chercheurs de notre Mouvement, de se mettre en situation de parents-chercheurs : expérimenter dans leurs familles des pratiques démocratiques de l’école, se rencontrer régulièrement pour les analyser et tenter de répondre aux nombreuses questions qu’ils posent. Conseil de famille, droits et libertés des parents et des enfants, règles de vie, projets collectifs, partage des tâches…

De l’école à la famille, les « ateliers de démocratie familiale » viennent de naître.

En 1920, Freinet, jeune instituteur dans une petite école de campagne, veut construire une école prolétarienne où les enfants du peuple pourront acquérir les savoirs qui les rendront libres, plus autonomes, plus conscients des luttes à mener pour changer la société et promouvoir les valeurs de paix, de solidarité, de coopération, de respect des personnes et de leurs droits.

La pédagogie populaire qu’il entreprend de construire avec les instituteurs qui se joignent à lui, se caractérisera donc par la nécessité de l’auto-organisation des élèves et la possibilité, pour eux, de participer réellement aux décisions concernant le travail et l’organisation de l’école.

Aujourd’hui, nos recherches et actions se poursuivent, en s’appuyant sur la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. La participation démocratique des enfants aux décisions et aux responsabilités est un droit. Il implique que les enseignants, les animateurs, les élus politiques et les parents, mettent en place l’information, les moyens, les espaces et le soutien adaptés aux besoins des enfants et au développement de leurs capacités.
« Il en va de l’intérêt supérieur des enfants que leur participation démocratique aux collectifs éducatifs (établissements scolaires, accueils périscolaires, pause méridienne, centres de loisirs, etc) soit promue, pensée et vécue autant que possible en lien et en harmonie avec leur participation aux décisions familiales qui les concernent, d’autant que ni l’une ni l’autre ne sont aujourd’hui, du moins en théorie, juridiquement discutables ». Appel de Bobigny, « Vers un grand projet national pour l’enfance et la jeunesse », 2011.

La coéducation citoyenne doit devenir un objectif fondamental de notre Mouvement International.
 

Jean Le Gal

LE GAL Jean (2019), Les droits de l’enfant à l’école. Pour une éducation à une citoyenneté participative. Editions ICEM-Pédagogie Freinet.

JESU Frédéric - LE GAL Jean (2015), Démocratiser les relations éducatives. La participation des enfants et des parents aux décisions familiales et collectives. Editions Chronique Sociale.

 

 

Congrès d'Angers : Une foire pédagogique ? (Henri Landroit, Grand Témoin)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Une foire pédagogique ?

Dans un échange récent sur la liste ICEM, un participant a qualifié le congrès Freinet de «foire pédagogique». Non, cette dénomination n’est pas adaptée aux congrès Freinet.
Je sais en effet ce qu’est une foire pédagogique. En Belgique, depuis plusieurs années, le mouvement Freinet belge francophone Éducation populaire participe au Salon de l’éducation qui se tient annuellement à Namur, Charleroi ou Bruxelles.
Ce salon réunit des centaines d’exposants, accueille des milliers de visiteurs en quelques jours. Les étudiants ont leur propre journée, les directeurs également.
Des conférences attirent les foules. Lors de la dernière édition, Céline Alvarez a fait un tabac au cours d’une conférence partagée avec la Ministre de l’éducation.
Les visiteurs se promènent dans les travées, de grands sacs bourrés de prospectus, de catalogues et d’échantillons divers. Des professionnels dans les stands tentent de séduire le chaland avec les procédés habituels de la publicité.

Nous, le mouvement Freinet, dans ce déferlement de méthodes variées ou encore face à l’océan des productions montessoriennes, nous faisons pâle figure avec nos fichiers autocorrectifs et nos outils valorisant la création et l’autonomie. Nos six mètres carrés au fond de la salle ne nous donnent guère de visibilité. Les grosses machines de guerre des éditions scolaires classiques se paient, elles, jusqu’à 200 m2 chacune.

Entrons dans un congrès Freinet. Rien ou peu de tout cela, tout au plus, parfois une accroche dans un stand qui pourrait paraitre au premier venu comme publicitaire. La suite se passe dans des conférences qui font appel à chaque fois à des illustrations pratiques et dans des ateliers où l’activité principale consiste à mettre l’enseignant en situation d’apprentissage.
Tout le contraire d’un salon.
Si au hasard de vos pérégrinations dans le congrès d’Angers, vous voyez une ou un congressiste se promener avec un cabas rempli de documents, soyez surs qu’il s’agit d’une personne qui va s’y plonger dès qu’elle sera rentrée à la maison. Si ce n’est pas le cas, signalez-le moi, nous l’expulserons manu militari en criant «C’est pas la foire ici !».

                                Henry Landroit

 

Congrès d'Angers : Méthode naturelle de littérature : méthode naturelle de biblio-thèque et textes libres

Journal du congrès d'Angers 2019

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Méthode naturelle de littérature : méthode naturelle de biblio-thèque et textes libres

Intervenante : Juliette Gasselin

Plus qu’un atelier pratique, l’intervention de Juliette portait essentiellement sur sa pratique de classe où elle nous a transmis sa réflexion et son travail autour des livres pour enfants.

Sa méthode s’inspire de la méthode naturelle et répond à la question « Comment déclencher le désir de lire ? ». Sa réponse étant « La lecture libre obligatoire ».

Comment la lecture s’articule-t-elle au sein de sa classe ?

Depuis des années, Juliette a créé petit à petit une bibliothèque de classe en s’y investissant person-nellement, financièrement et affectivement puisque la majorité des ouvrages sont les siens et sont des lectures qui lui ont plu en tant qu’enfant ou adulte (voir en fin de compte-rendu ses propositions d’auteur.es et certains ouvrages qu’elle possède), son contenu est hétéroclite (roman, bande dessinée, revue, revue documentaire, magazine, etc.) Pour elle, il est essentiel que les livres soient beaux : elles les chouchoutent en les recouvrant et les renforçant avec du papier adhésif.

A partir de là, ses élèves ont comme devoir quotidien de lire 20 minutes à la maison (dans son lit, dans le divan ou aux toilettes !) l’un des ouvrages de la bibliothèque de classe. Pour elle, le fait que certains livres ne reviennent pas est une évaluation positive puisque les élèves décident de les garder.

Les élèves ont accès à la bibliothèque chaque matin lors de l’accueil.

En début d’année, elle présente le fonctionnement de la lecture libre obligatoire en s’appuyant sur les Droits du lecteur de Daniel Pennac comme « Le droit de lire n’importe quoi » (comme un livre en anglais) ou « Le droit de lire à voix haute » (pour soi, pour ses parents …)

Pour Juliette, transmettre la culture commune est essentiel : il ne faut jamais rien donner de trans-formé sans avoir donné la clé de compréhension à l’élève. De plus, chaque jour à heure fixe, elle lit un ouvrage aux élèves et au bout de quelques mois, de nombreux élèves proposent de lire pour leurs camarades.

Au niveau du texte du libre : apprentissage de l’écriture se fait grâce au fichier d’emprunt de la biblio-thèque (un par élève avec la date d’emprunt, le titre du livre et la date de retour) et que le travail sur la littérature se fait essentiellement grâce aux textes libres. Grâce à ce processus, les élèves sont des au-teurs à part entière et analysés de la même façon.

Et comme promis, des références : Kitty Crowther, Anne Brouillard, Gabrielle Vincent, Snel Silvers-tein, Anais Vaugelade, Léo Leonni, Thierry Dedieu, François Place, Gerda Müller, Jacqueline Du-hême … Ainsi que le site de son école : Ecole de Broualan.
 

 

Congrès d'Angers : stand Tous à Gouy et Perce-Neige

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le stand Tous à Gouy et Perce-Neige était installé dans le parc  mardi 20 août. Ils vous ont proposé leur savoir faire avec enthousiasme et bouteilles de plastique enguirlandées. Pour les retrouver :

page facebook T.A.G.Tous à Gouy
mail : caigneux.helene[arobase]hotmail.fr

Témoignages de personnes au stand, celles qui le tiennent, celles qui y passent.

« Les gens sont aimables, souriants et gentils. (Franck)  J'ai expliqué les décos de Noël, le journal de Perce-neige Aperce'Voir, Baracé. (Olivier)  J'ai montré le coupe-bouteilles, les fiches cuisine en Makaton. (Magalie)  Nous avons pique-niqué et montré l'expo photo.  (Cyril) Guillaume a serré la main à tout le monde. » (Hélène) J'ai coupé les bouteilles  (Estelle) J'étais bien. (Georges)  J'ai tiré sur les bouteilles pour les couper.  (Delphine)  Très bien.  (Bernadette) Du plastique dans des arbres centenaires, c'est marrant et c'est beau !(Marlène) Grande compréhension entre le public et les gens du stand. Tout le monde nous écoutait avec attention.( Daniel) Très réussi. Très bonne ambiance.  ( Guy) Ah, j'ai oublié de parler de Lino.Perce-Neige.Baracé ! (Olivier) Sympa de découvrir Freinet. Très intéressant le rayon librairie. (Bruno) Un témoignage de ce que chacun est capable d'apprendre en fonction de l'ensemble de ses capacités !! (Camille) Bien aimé la présentation des photos. Un accueil chaleureux. Bonne journée en compagnie des Perce-neige et contente de présenter nos activités! (Michèle) Merci Célestin pour cette invitation à mettre en pratique nos pensées éducatives : faire par plaisir, faire pour partager, partager pour le plaisir de vivre. En somme un projet de foyer de...vie. Le nôtre, la maison Perce-Neige à Baracé. (Serge)
 

 

Congrès d'Angers : Démarrer par l'entretien

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : J.Magazine, un magazine pour les enfants, par les enfants

Journal du congrès d'Angers 2019

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Vous êtes enseignant(e) en cycle I, en cycle II.
Vous travaillez en méthode naturelle et vous cherchez un outil pour articuler les productions  de vos élèves.

Le J.Magazine vous propose différentes options. Les élèves peuvent:
- le lire dans le coin bibliothèque ou à la maison
- y puiser une source d’inspiration pour leurs ateliers d’expression libre
- participer activement à son contenu
* en envoyant des idées (photos, textes, dessins, illustrations, BD, compte-rendus...)
* en votant pour l’histoire, la poésie, l’image qu’ils préfèrent
* en testant des fiches actives: bricolage, jardinage, cuisine
En prime, les enfants lisent, écrivent, travaillent en groupe, s’organisent.

Le J. Magazine est l’outil idéal pour pratiquer la méthode naturelle. Il peut être le coeur de votre vie de classe.
Imaginez: Vous partez des réalisations de vos élèves, vous les alimentez grâce aux différentes rubriques,vous les communiquez à d’autres classes et cerise sur le gâteau :Vous êtes choisi pour être édité...mais pas toujours.

Vous pouvez aussi entrer dans le chantier J.Magazine, à votre rythme par la relecture, le choix de BD.
Nous nous réunissons 2 fois par an lors de 2 stages: l’un pendant les vacances de la Toussaint, l’autre au Printemps, sur temps scolaire. Le reste se fait par messagerie.

Pour nous contacter: j.magazine[arobase]icem-freinet.org
Pour être classe-test, aller sur Coop’ICEM > Rubrique Revue > J.Magazine
Pour plus d’infos, venez nous rencontrer sur le stand, dans le gymnase.

 

Congrès d'Angers : Le Coin des enfants

Journal du congrès d'Angers 2019

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Je m’appelle Emma. J’ai 11 ans et j’habite en Pologne. Aujourd’hui, on a commencé les ateliers : des jeux de connaissance. Ensuite, on est allé au Parc où on a appris des numéros de cirque. Après la pause pour manger, on a appris à piloter des petits robots et aussi on a regardé des petits insectes dans des boites transparentes à l’extérieur.

Texte en polonais:

 

Congrès d'Angers : Le regard des clowns (mardi)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Méthode naturelle en français de l’A.C.E (Bruxelles)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Méthode naturelle en français de l’A.C.E (Bruxelles)

Extrait d’un atelier d’écriture qui a été suivi d’un temps de partage.

Les choses se passèrent ainsi. Avant que ma vie ne démarre à proprement parler, je piaillais et je tétais, comme tout le monde.

Je n’ai aucun souvenir de cela, mais je ne vois pas pourquoi les choses seraient pour moi différentes du reste de l’humanité. Car nous commençons tous par-là : le rein, les bras, le lait, les odeurs, la vue trouble. Mais est-ce une vie, de dépendre toujours des autres pour se nourrir, être propre et en sécurité ? Même les babouins (…) ont certainement un début de vie plus trépidant.

Je ne sais pas à quel moment j’ai eu envie d’entrer véritablement dans la vie, c’est-à-dire à quel moment j’ai pris conscience de ma singularité, de ma potentialité, de ma vitalité. Mais l’image de la maison que j’habitais enfant, calcinée par l’incendie criminel, est mon premier souvenir. Foncièrement parlant, je l’ai su bien plus tard, le terrain ne valait rien. Aussi, fallait-il exclure comme mobile de l’incendie la volonté de la racheter à bas prix à ma famille. Mais, là-bas, à cette époque, je ne suis pas sûr que les titres de propriété soient bien reconnus. (…)

                        Vincent

 

Congrès d'Angers : Participez ! Écrivez ! Témoignez pour le Nouvel Éducateur

Journal du congrès d'Angers 2019

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Participez ! Écrivez ! Témoignez pour le Nouvel Éducateur
 

Le Revue du Mouvement Freinet

 

 
 Le DOSSIER du Nouvel Éducateur de décembre sera : Le CONGRÈS d'ANGERS 2019
 
Le CONGRÈS : des rencontres, des échanges, des partages
- Vu d'ici et vu d'ailleurs
- Vu des anciens et vu des nouveaux
 
Le CONGRÈS : Une organisation
- le mot des organisateurs
- des obstacles, des difficultés, des imprévus, des regrets
- des bonnes idées, des nouveautés, des ratés et des réussites
Le CONGRÈS : Et après ?
-Quels liens avec les prochains : FINEM 2020 au Canada? ….. 2021 ?
 
Merci de nous envoyer vos réflexions, récits d'expériences, remarques et témoignages.
 
ET POUR LES RUBRIQUES 
Outre le dossier, vous pouvez envoyer des articles pour une RUBRIQUE de votre choix  :
 
 Du côté des classes pour des témoignages de la Maternelle à l'Université. Et pour ceux qui démarrent : Je me lance.
 
 Du côté des groupes de travail :
 - groupes départementaux pour la présentation d'un GD, de son fonctionnement, des thématiques abordées dans les réunions 
-  chantiers et secteurs  pour la présentation des projets, des productions… 
 
Carte blanche : Coup de cœur, Bonne idée, Trucs et ficelles, Doutes, Interrogations...
 
Des articles courts (si possible pas plus de deux pages)  :  
Un article d'une page : 4 100 signes  (avec une photo, 3 500 caractères)
Un article de 2 pages :  8 200 signes (avec une photo, 7 500 signes)
Des photos en haute résolution (plus de 1000 ko) à envoyer à part 
Pensez dès maintenant à prendre des photos en haute résolution ou à scanner vos dessins et travaux.Les originaux doivent être scannés avec une résolution de 300 dpi/ppp et en format jpeg.
 
Quels sont les délais pour nous renvoyer vos écrits ?
30 septembre  : date limite de l’envoi des propositions
15 octobre: date limite de réception souhaitable des articles 
31 octobre : dernière date de réception, sans garantie d’allers-retours avec les auteurs pour d’éventuelles modifications proposées par les relecteurs.

 

 

 

Congrès d'Angers : Pour une coéducation citoyenne (2)

Journal du congrès d'Angers 2019

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POUR UNE COEDUCATION CITOYENNE
DE L’ECOLE FREINET A LA FAMILLE,
QUELLE PARTICIPATION DEMOCRATIQUE DES ENFANTS ?

 

 « La participation est un droit fondamental du citoyen et les enfants sont des citoyens » Conseil de l’Europe

«  Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent selon son âge et son degré de maturité                                                                                                                            

Loi du 4 Mars 2002 concernant l’autorité parentale

                                    


La création des ateliers de démocratie familiale

Nous sommes en 2002 à  l’école Freinet Ange Guépin de Nantes.

Une dizaine de parents, et une éducatrice, décident de chercher Comment mettre en place, au sein de la famille, comme dans l’école, une participation démocratique des enfants, qui enrichisse les relations familiales, favorise un mieux vivre ensemble, et permette aux enfants d’apprendre à exercer des droits et des libertés en respectant les limites et les obligations qui s’imposent à tous ?

Pour eux, l’école mettant en œuvre une participation démocratique des enfants aux décisions, l’intérêt supérieur des enfants implique que cette participation démocratique soit promue, pensée et vécue en lien et en harmonie avec les familles. Une coéducation citoyenne ne peut exister que si tous les acteurs des différents temps de l’enfant coopèrent ensemble.

Les parents décident donc, comme les praticiens-chercheurs de notre Mouvement, de se mettre en situation de parents-chercheurs : expérimenter dans leurs familles des pratiques démocratiques de l’école, se rencontrer régulièrement pour les analyser et tenter de répondre aux nombreuses questions qu’ils posent. Conseil de famille, droits et libertés des parents et des enfants, règles de vie, projets collectifs, partage des tâches…

De l’école à la famille, les « ateliers de démocratie familiale » viennent de naître.

En 1920, Freinet, jeune instituteur dans une petite école de campagne, veut construire une école prolétarienne où les enfants du peuple pourront acquérir les savoirs qui les rendront plus libres, plus autonomes, plus conscients des luttes à mener pour changer la société et promouvoir les valeurs  de paix, de solidarité, de coopération, de respect des personnes et de leurs droits.                                                                                                          

 La pédagogie populaire qu’il entreprend de construire avec les instituteurs  qui se joignent à lui, se caractérisera donc  par la nécessité de l’auto-organisation des élèves et la possibilité, pour eux, de participer réellement aux décisions concernant le travail et l’organisation de l’école.

Aujourd’hui, nos recherches et actions se poursuivent en s’appuyant sur la Convention internationale des droits de l’enfant.
La participation démocratique des enfants aux décisions et aux responsabilités est un droit. Il implique que les enseignants, les animateurs, les élus politiques et les parents, mettent en place l’information, les moyens, les espaces et le soutien adaptés aux besoins des enfants et au développement de leurs capacités.

« Il en va de l’intérêt supérieur des enfants que leur participation démocratique aux collectifs éducatifs ( établissements scolaires, accueils périscolaires, pause méridienne, centres de loisirs, etc) soit promue, pensée et vécue autant que possible en lien et en harmonie avec leur participation aux décisions familiales qui les concernent, d’autant que ni l’une ni l’autre ne sont aujourd’hui, du moins en théorie, juridiquement discutables ».  Appel de Bobigny 2011. « vers un grand projet national pour l’enfance et la jeunesse »

La coéducation citoyenne doit devenir un objectif fondamental de notre Fédération internationale des Mouvements d’Ecole Moderne. (FIMEM) Jean Le Gal

Jean LE GAL, (2019)  les droits de l’enfant à l’école. Pour une éducation à une citoyenneté participative. Editions ICEM- Pedagogie Freinet
Frederic JESU. Jean LE GAL, (2015), Démocratiser les relations éducatives. La participation des enfants et des parents aux décisions familiales et collectives. Editions Chronique sociale

 

 

 

Congrès d'Angers : Présentation du CA

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le nouveau CA élu se compose de sept membres : Florence Arribas, Agnès Ciarapica, Marguerite Gomez, Marie-Pierre Houviez, Agnès Joyeux, Nastasia Tarento et Hervé Allesant

Le CA est chargé de mettre en œuvre les décisions prises lors des Assemblées Générales, de veiller au fonctionnement de l’association, d’assurer la promotion de la pédagogie Freinet et de tisser des liens avec d’autres associations, mouvements pédagogiques...

Pour en savoir plus, relire les articles 7 et 10 des statuts ;)

Il se réunit une dizaine de weekends par an, généralement à Paris et/ou lors de moments de la vie de l’ICEM : congrès, fédération de stages...

Il est secondé dans son fonctionnement par :

- des membres associé·e·s pour une tâche particulière comme l'organisation des Journées d’Étude, de la fédération de stages, du congrès ou l'animation départementale...

- des chargé·e·s de missions : pour les droits de l’enfant, les archives, les relations extérieures et partenariales...

Il est aussi aidé par le travail fourni au secrétariat à Nantes par Nathalie Croguennoc, Sandrine Arnoud, Sarah Vorger-Levant et par les détachés Philippe Gilg, Bruno Jolys (jusqu'au 30 aout), Patrick Labarrière (à partir du 1er septembre) et Jean-Charles Huver.

Sans oublier le travail d’ancien·ne·s détaché·e·s, de retraité·e·s et de militant·e-·s de l’ICEM.

De nombreux documents sont consultables sur le site de l’ICEM : les comptes rendus de CA, les prises de position, les lettres d'informations, etc.

Il est possible de rencontrer le Comité d'Animation ou ses membres lors du Congrès.

Mais aussi en venant assister à un CA ou en l’invitant !

 

L’adresse de messagerie du CA : comite-d-animation[arobase]icem-freinet.org

Le CA sur le site de l’ICEM : https://www.icem-pedagogie-freinet.org/comite-d-animation

 

Congrès d'Angers : Restauration

Journal du congrès d'Angers 2019

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Cher congressiste,
Si tu veux jusqu’à la fin du du congrès t’alimenter,
Viens à la restauration tâtonner !
Tantôt au service tu aideras,
Tantôt le lave-vaisselle tu rempliras.
Tout se passe dans la bonne humeur,
ça ne finit pas forcément de bonne heure…
Mais pour te remercier, du rab de gâteau au chocolat
Tu auras !
Tu l’as bien compris,
Dès aujourd’hui tu t’inscris ! (Et la commission, d’avance, t’en remercie!)

 

Petite idée :

- des quantités consommées :
    240 •     • salades épluchées pour la journée
    25 •     • kg de chocolat pour le délicieux gâteau
    7 •     • œufs cassés un à un pour le même gâteau au chocolat
    56 •     • kg de pain rien que pour le petit déjeuner du mardi

- et du temps passé :
    3 •     • jours de pluche, éminçage, pesée, … en amont
    4 •     • heures de préparation pour vous envoyer ce déjeuner.

 

 

Congrès d'Angers : Tatex

Journal du congrès d'Angers 2019

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Topette n° 3, journal du congrès d'Angers 2019

Journal du 54ème congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet d'Angers

N°3

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Topette n°3 - journal du congrès d'Angers 2019

Journal du congrès d'Angers 2019

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Topette n°3 - journal du congrès d'Angers 2019 1.8 Mo

Congrès d'Angers : Article du "Courrier de l'Ouest"

Journal du congrès d'Angers 2019

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article du "Courrier de l'Ouest"1.45 Mo

Congrès d'Angers : Atelier enfants

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Atelier « Vers une méthode naturelle de danse »

Journal du congrès d'Angers 2019

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Atelier « Vers une méthode naturelle de danse »

Après un court échauffement, la moitié du groupe « se met en danse », en musique et sous le regard des autres participant-e-s, spectateur-trice-s réuni-e-s dans un coin de la salle .  Vient ensuite un temps de mise en mots de ce qui s’est vécu : « au départ vos regards étaient un peu fuyants, puis vous êtes entrées en relation », analyse une spectatrice. « C’était une chouette surprise de te rencontrer » lance une danseuse à une autre. Puis, on échange les rôles afin que chacun-e expérimente, comme le fait Marie, co-animatrice de l’atelier, avec les enfants de son école.

« On s’autorise et après on analyse ».

La danse amène à poser des mots et, peut-être, une problématique ; avec les enfants, on dit plutôt une bonne idée. « Occupation de l’espace par les spectateurs, regards, arrêts, danse avec peu de mouvements, collectif / individuel ». C’est la question de l’occupation de l’espace qui retient l’attention du groupe. Lors d’une dernière danse, des participant-e-s s’installent dans toute la pièce tandis que des volontaires se mettent en danse. Le dispositif amène une expérience différente ; par exemple, les danseur-se-s s’autorisent à aller au sol, s’approchent des spectateur-trice-s et jouent avec eux. « J’étais une spectatrice active », dit une participant-e.

« L’émancipation passe aussi par le corps ».

Dans la classe de Géraldine, qui organise des séances de danse libre deux fois par semaine, pas de spectateur-trice. Tout le monde danse en même temps, y compris l’enseignante. Elle est garante du cadre et rappelle qu’il est interdit de se moquer et pourquoi. La part du maitre, c’est aussi le choix des morceaux - ou de l’absence de musique - qui accompagne la danse. Eviter les musiques connues des enfants, c’est leur proposer d’être à égalité, de créer ensemble plutôt que de subir la culture majoritaire.

 

 

Congrès d'Angers : Bavardage autour d'une production musicale (suite de conférence du labo)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Bavardage autour d'une production musicale (suite de conférence du labo)564.06 Ko

Congrès d'Angers : Classe Virtuelle Coopérative

Journal du congrès d'Angers 2019

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Dans le cadre de cet atelier, nous avons découvert une plateforme web permettant de mettre en relation des enfants Freinet d'écoles situées aux 4 coins du monde. Grace à l'outil les enfants peuvent collaborer pour nourrir la plateforme de différentes ressources et réalisations en lien avec les images.
 

Congrès d'Angers : Conversation à la cuisine

Journal du congrès d'Angers 2019

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                   Remplissage des ramequins de compote, en veillant à laisser la place pour le crumble. Une fois la mesure et le rythme pris, on cause. J’écoute en me concentrant sur le geste que j’apprends encore. « – Tu es allée où, toi ?
– A l’atelier maternelle, il était question d’évaluation. C’était bien, mais moi, je fais autrement, avec un cahier de réussite ; il me sert à montrer aux parents le meilleur moment du travail qui a été fait dans la période. Et forcément, il y a des compétences validées. »
 ...Voilà. Je cherchais depuis longtemps, sans trouver, un moyen de débloquer une difficulté : comment faire en sorte que des adolescents ou de jeunes adultes s’approprient la nécessité d’avoir un classeur, et, comble de l’idéal, un classeur un peu rangé ? Les injonctions dévitalisées et réitérées « Range ton classeur, range ta trousse, range ta chambre » ont une portée très relative.
C’est ça ! Ça va devenir : « Cherchez ce qui vous paraît le plus réussi durant cette période, sortez-le de vos productions,et soignez-le. »
Rien de nouveau sous le soleil angevin, juste une redécouverte bien enracinée dans un moment sensible. Vive la compote !                                                                        
 

Congrès d'Angers : Créations Poétiques

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Des raisons d'espérer... (Philippe Meirieu - Grand Témoin)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Des raisons d’espérer…
 
Les « grands témoins », comme tous les autres congressistes, cherchent, dans ces journées, les informations qui correspondent à leur projet… tant il est vrai qu’apprendre, c’est chercher et que chercher suppose une intention, une quête, un projet ! Pour ce qui me concerne, je cherche ici ce qui peut nous permettre de faire de la « méthode naturelle » un outil de transformation de l’école publique. Je veux croire, en effet, qu’à l’issue de ce congrès, nous saurons mieux en quoi et pourquoi la « méthode naturelle » est un moyen d’aller vers une « École du peuple » authentique : une École de la justice et de l’émancipation, une École attentive à chacune et à chacun et, en même temps, créatrice de « commun ».
 
Il faut, d’abord, écarter les malentendus. « Méthode naturelle » est évidemment un oxymore : s’il faut une « méthode », c’est que les choses ne sont pas si « naturelles » ! Et ce que je vois dans les ateliers me conforte dans l’idée qu’il y a bien, d’une part, la « méthode » naturelle comme démarche de l’enfant – de son expression « spontanée » jusqu’aux formes les plus exigeantes de la culture – et, d’autre part, la méthode « naturelle » comme ensemble d’attitudes, de dispositifs et de ressources mis en œuvre par le maître pour permettre à l’enfant d’apprendre « naturellement ». Rien de commun, donc, entre la « méthode naturelle » dans la Pédagogie Freinet et le « naturalisme pédagogique » qui fait florès aujourd’hui dans un courant que j’ai nommé, dans mon livre La Riposte, les « hyperpédagos » et qui réduit la « part du maître » à l’admiration béate des aptitudes qui s’éveillent. Rien de commun entre l’exigence qui permet à l’enfant de se dépasser dans un cadre pédagogique cohérent et le « spontanéisme » que prônent aujourd’hui les soit disant « écoles démocratiques » où l’on doit toujours laisser les enfants « faire ce qu’ils veulent » au prétexte de « respecter » leur identité. Rien de commun, enfin, entre la construction minutieuse d’une pédagogie qui crée les conditions du développement d’un sujet libre et émancipé dans un collectif solidaire, et les songeries « psychologico-pédagogiques » qui surfent sur la mode du « développement personnel » pour proposer à quelques élus, dans des enclaves protégées, un cocktail fort coûteux de neurosciences et de bouddhisme, d’ésotérisme et d’écologie frelatée. Ce que j’ai vu à l’œuvre ici est, une pédagogie qui assume clairement sa fonction de transmission – sans la confondre avec la reproduction –, une pédagogie personnalisée – mais qui refuse de cautionner l’individualisme du chacun-pour-soi et de la concurrence généralisée –, une pédagogie de la coopération – qui rompt radicalement avec la division du travail entre concepteurs, exécutants, chômeurs et gêneurs qui gangrène toute notre société.
 
Une fois le terrain déblayé, on peut tenter alors de comprendre en quoi la « méthode naturelle » est un formidable outil de subversion de ce que Freinet nommait la scolastique, une scolastique qui reproduit inéluctablement les inégalités en présentant les savoirs dans un « libre service » où chacun vient se servir selon ses appétences préexistantes.
 
« Partir de l’expression de l’enfant » n’a, en effet, rien d’innocent : c’est, d’emblée, voir l’enfant comme un « sujet » et non le réduire à un ensemble de « compétences » techniques standardisées auxquelles il faudrait le « dresser ». « Partir de l’expression de l’enfant », c’est inscrire son éducation dans son dynamisme propre, loin de tout conditionnement et de toute manipulation. « Partir de l’expression de l’enfant », c’est faire des apprentissages des étapes dans son développement, lui permettre de « ressaisir » les connaissances dans son métabolisme propre pour « faire de la vie » avec les savoirs plutôt que de collectionner des savoirs morts pour les exhiber dans les examens. « Partir de l’expression de l’enfant » n’a ainsi rien de démagogique, dès lors que ce parti-pris pédagogique est accompagné de cette « exigence » que j’ai vu à l’œuvre dans les ateliers auxquels j’ai participé et sur laquelle ont insisté plusieurs intervenants. Et, en cette année du 30ème anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant, je me suis dit qu’l faudrait peut-être l’amender en y ajoutant un article qui dirait : « Tout enfant a le droit d’être entendu pour ce qu’il veut dire par un adulte exigeant qui l’aide à progresser. Tout enfant a, ainsi, le droit d’apprendre à penser. »
 
Et j’ai observé aussi, durant ces deux jours, à quel point la « méthode naturelle » était, du point de vue du maître, un formidable appel à l’inventivité et à la responsabilité : inventivité dont le congrès donne de si nombreux témoignages (avez-vous ouvert les casiers dans le couloir du rez-de-chaussée, vu ce qui se passe en salle de musique, etc. ?)… mais inventivité régulée par un collectif où l’exigence réciproque rappelle chacun et chacune de ses membres à la responsabilité. En ces temps où l’on voit fondre sur les enseignants des directives en tous genres qui veulent faire d’eux de simples exécutants dociles, au moment où l’idéologie des « données probantes » se donne comme « LA » solution à tous les problèmes, prolétarisant des maîtres qu’on voudrait assujettis à la « machine-école », voilà qui est vraiment réconfortant !
 
Et puis – the last but non the least – entendre et voir, en ces temps d’individualisation et de clanification galopantes, que des enseignants de l’école publique veulent construire, une « école du commun » fondée, non pas sur l’inculcation et la normalisation, mais sur la découverte, l’émancipation et la mise en œuvre d’une pédagogie de la solidarité, permet au vieux baroudeur pédagogique que je suis de rester raisonnablement optimiste.

 

Philippe Meirieu

Congrès d'Angers : Deuxième sieste musicale « Sun Ra », proposée par le groupe Pratiques sonores et musicales

Journal du congrès d'Angers 2019

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Sieste musicale 2492.08 Ko

Congrès d'Angers : Dépliant RIDEF Québec 2020

Journal du congrès d'Angers 2019

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dépliant RIDEF Québec 2020472.02 Ko

Congrès d'Angers : Enseignants, enseignantes, vous n’êtes pas heureux ? (Henri Landroit - Grand Témoin)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Enseignants, enseignantes, vous n’êtes pas heureux ?

Rassurez-vous, j’ai la solution. J’en ai pris conscience juste avant de boucler mes bagages pour le congrès (vous avez de la chance !).
C’est très simple, en fait. Vous cherchez dans votre quartier un magasin avec l’enseigne «Librairie». Il en existe encore...
En tête de gondole, vous trouverez des livres écrits par de bonnes âmes qui ne vous veulent que du bien :

Va vers ta peur
Je t’aime, je te trompe
Méditer à ciel ouvert
Ne te quitte pas
Écouter le silence à l’intérieur
Étendez votre zone de confort
Vaincre la codépendance
Choisir sa vie
La puissance de l’acceptation
À la recherche du féminin perdu
Je pense mieux
Je pense trop
Mon enfant pense trop
Subir ma vie, moi ?
Traité de morale pour triompher des emmerdes
Voir la beauté du quotidien
Va au bout de tes rêves

...

(relevé le samedi 17 aout 2019 à la librairie Club de la place Flagey - Bruxelles).

Moyennant quelques centaines d’euros seulement, vous retrouverez le gout de la vie et vaincrez toutes vos difficultés. Il aura suffi de lire quelques gourous qui eux-mêmes sont heureux et n’hésitent pas à le faire savoir tout en dévoilant leur recette. C’est pas beau, ça ?

                                Henry Landroit

 
 

Congrès d'Angers : Freinet 2.0

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : L'organisation du congrès... c'est nous !

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : La M.N.L.E assistée par ordinateur

Journal du congrès d'Angers 2019

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C’est toujours le même processus, au départ, le groupe semble submergé par la tâche à accomplir. On se tortille sur les chaises, on se demande ce qu’on fait là... Puis, progressivement, encouragé par les prises de paroles, on commence à tâtonner ensemble.

Il y a toujours celui où celle qui donnera « la clé » au groupe, qui lui permet d’aller plus loin. Et finalement, ce déclic où l’on passe par dessus le col de la montagne, où l’on jubile ensemble. Quelle que soit la composition du groupe, à ce moment là, je vois les visages s’ouvrir, les corps s’exprimer, voire sautiller sur les chaises, parce qu’on a tous de nouveau 6 ans quand on commence à comprendre un texte.

Quelle merveille de voir vos yeux pétillants, vous observer mettre en relation les mots affichés dans la salle, et employer les mêmes stratégies que mes CP.

Merci d’avoir partagé ce temps-là. Rendez-vous jeudi et vendredi matin à 9h00, salle 22, si vous aussi, vous voulez de nouveau avoir 6 ans avec nous.

Hervé Allesant
GD13

Congrès d'Angers : Le CA de l'ICEM

Journal du congrès d'Angers 2019

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Marie-Pierre Houviez, Marguerite Gomez, Agnès Joyeux, Agnès Ciarapica, Nastasia Tarento, Hervé Allesnat.

Derrière : Florence Arribas

 

Le nouveau CA élu se compose de sept membres : Florence Arribas, Agnès Ciarapica, Marguerite Gomez,Marie-Pierre Houviez, Agnès Joyeux, Nastasia Tarento et Hervé Allesant.
Le CA est chargé de mettre en œuvre les décisions prises lors des Assemblées Générales, de veiller au fonctionnement de l’association, d’assurer la promotion de la pédagogie Freinet et de tisser des liens avec d’autres associations, mouvements pédagogiques...
Pour en savoir plus, relire les articles 7 et 10 des statuts ;)
Il se réunit une dizaine de week-ends par an, généralement à Paris et/ou lors de moments de la vie de l’ICEM : congrès, fédération de stages...
Il est secondé dans son fonctionnement par :
- des membres associé·e·s pour une tâche particulière comme l'organisation des Journées d’Étude, de la fédération de stages, du congrès ou l'animation départementale...
- des chargé·e·s de missions : pour les droits de l’enfant, les archives, les relations extérieures et
partenariales...
Il est aussi aidé par le travail fourni au secrétariat à Nantes par Nathalie Croguennoc, Sandrine Arnoud, Sarah Vorger-Levant et par les détachés Philippe Gilg, Bruno Jolys (jusqu'au 30 aout), Patrick Labarrière (à partir du 1er septembre) et Jean-Charles Huver.
Sans oublier le travail d’ancien·ne·s détaché·e·s, de retraité·e·s et de militant·e-·s de l’ICEM.
De nombreux documents sont consultables sur le site de l’ICEM : les comptes rendus de CA, les prises de position, les lettres d'informations, etc.
Il est possible de rencontrer le Comité d'Animation ou ses membres lors du Congrès.
Mais aussi en venant assister à un CA ou en l’invitant !           
                                                                                                                                                              
L’adresse de messagerie du CA : comite-d-animation[arobase]icem-freinet.org
Le CA sur le site de l’ICEM : https://www.icem-pedagogie-freinet.org/comite-d-animation
 

Congrès d'Angers : Le Chantier Outils et ses nouveautés d’un congrès à l’autre ! (3)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le Chantier Outils et ses nouveautés d’un congrès à l’autre !467.85 Ko

Congrès d'Angers : Le conseil coopératif en méthode naturelle

Journal du congrès d'Angers 2019

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Le conseil coopératif en méthode naturelle

avec Mylène, professeure de lettres en collège et Eva, professeure documentaliste en cité scolaire.

La question au cœur du conseil coopératif, c’est l’autogestion

Pour le groupe, l’autogestion c’est :
- la possibilité pour chacun de prendre sa place et sa responsabilité,
- trouver des solutions à des problèmes ou des questions qui émanent du fonctionnement du groupe,
- mettre en évidence la question des rapports de domination internes ou externes.

Qu’est-ce qui peut freiner ou faciliter l’autogestion ?
Face à ceux qui monopolisent la parole, le groupe doit se donner des règles de limitation et de partage du temps de parole.
Contre les réunions qui tournent en rond et ne débouchent sur rien, un ordre du jour défini et accepté collectivement est un garde-fou commode.
Le fonctionnement autogestionnaire demande du temps, un temps qu’il faut prendre et que chacun doit s’autoriser à prendre.
Contre la passivité, la résignation la solidarité et l’entraide du groupe peuvent permettre à chacun de se sentir suffisamment en sécurité pour agir.
Dans une classe, le fonctionnement autogestionnaire peut être motivé par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui donne au mineur le droit de participer aux réunions qui le concernent.

Déroulement d’un conseil coopératif
Régularité et rituels sont nécessaires. Il faut aussi que le maître soit prêt à accepter que les élèves aient un pouvoir réel sur des questions importantes. Le champ d’action du conseil doit donc être clairement défini et le maître doit d’abord donner le cadre de la loi, ce sur quoi on ne peut pas transiger.
Des responsabilités sont proposées aux élèves et ces rôles sont tournants : président, secrétaire, maître du temps, maître de la parole, observateur.
Le président procède à l’ouverture par des paroles rituelles, il rappelle l’ordre du jour et le fait valider par le groupe. Les points sont traités. À la fin, tous élisent les personnes qui occuperont les différentes fonctions au prochain conseil.
Le président déclare le conseil fermé.
Le maître occupe la place d’un participant ordinaire qui demande la parole mais il reste le garant de la loi, celui qui empêche les dérapages.

Débat
Si une classe refuse, on ne peut pas imposer le conseil mais y venir petit à petit quand la nécessité s’en fera sentir.
Le conseil est une institution mais il ne doit pas être figé, il peut et doit évoluer en fonction de la dynamique de la classe et des besoins.
Le conseil peut être géné par des perturbateurs, l’attribution progressive des responsabilités peut permettre de réguler les comportements. On peut se poser la question de la raison pour laquelle les gêneurs ne s’intéressent pas au conseil.
Une co-présidence professeur/élève peut aider à mettre en place le conseil, notamment dans une classe de petits.
Il est bon d’expérimenter puis analyser cette pratique entre adultes (réunions syndicales, salle des professeurs, etc)

Ressource

Laboratoire de recherche coopérative de l’ICEM, Dictionnaire de la pédagogie Freinet,  ESF  2018

 

Congrès d'Angers : Livre : « La mano piensa » sur les traces de la Pédagogie Freinet en Uruguay

Journal du congrès d'Angers 2019

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Livre : « La mano piensa »  sur les traces de la Pédagogie Freinet en Uruguay



Ce livre a été écrit par des enseignantes du premier degré. Leur principal mérite : d’avoir été écrit par des enseignantes sous forme collective.  Par ailleurs, elles appartiennent à un groupe plus large, le Mouvement d’Education populaire Freinet Uruguay, récemment constitué ou plutôt selon le livre, reconstitué, car on apprend, à travers cette recherche, qu’il existait déjà un Mouvement Freinet jusqu’en 1976 , ceci fait partie des traces retrouvés (à partir des documents) malgré les obstacles et difficultés.
Ce travail d’investigation permet de commencer à combler les lacunes d’une certaine « amnésie sélective » en reconstituant l’histoire officielle des expériences pédagogiques en Uruguay.

Extrait de l’avant-propos de Danae Sarthou

NDT : « La main pense » est une expression utilisée par Olegario Villalba (enseignant, correspondant de Célestin Freinet).                                  
NDT : La dictature militaire uruguayenne (1973-1985) a empêché les enseignants de travailler librement. La pédagogie Freinet étant considérée comme « subversive » (terme employé durant cette période), les enseignants qui la pratiquaient furent renvoyés de leur poste et déplacés pendant toutes ces années sombres.

                                                            
 

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En primer lugar competir con ustedes en forma muy breve  como esta organizada desde el punto de vista estatal la educación en Uruguay.

La administración nacional de educación pública ANEP es  el organismo estatal responsable de planificar,  gestionar y administrar

El CODICEN para la educación formal   

CEIP -  CES – CETP

Los principios rectores de la administración nacional a nivel nacional  son
 -la igualdad  
- la integralidad
- la inclusión
- la participación

Quiero  compartir un análisis de la situación actual de la educación en Uruguay   entendiendo  la educación  como un hecho político y por lo tanto las posiciones,  decisiones  y las posturas  pedagógicas nunca están aisladas de las decisiones políticas que se materializan le política educativa nacional.

Nuestro movimiento tiene una visión critica sobre la política educativa actual.
Reconocemos la existencia de avances importantes en relación a periodos de gobiernos de derecha. En los fundamentos teóricos acordamos con muchos supuestos, aunque somos muy críticos en la implementación. Otro aspecto esencial son los recursos destinados a la educación En Uruguay, aún,  se destina menos del 6 % del producto bruto interno para toda la ANEP
Y la distribución de los recursos  en mejores infraestructuras, recurso y salarios docentes.
La carrera docente es una carrera que está en desprestigio social y el salario no es un factor menor.

Tenemos un Plan curricular con un marco teórico  elaborado con participación   los  docentes, con fuertes componentes ideológicos emancipatorios, sin embargo la forma en la que se  presentan   contenidos, los programas o planes, las evaluaciones propuestas por la administración no van de la mano con ese fundamento.

LA INCLUSION: es un aspecto que nuestro movimiento lo esta discutiendo actualmente.
Para los maestros freinet  el aula, la escuela  es pensada para que  todas y  todos aprendan. Partimos desde las diferencias, desde el reconocimiento de las diferencias para la construcción común. Definimos la escuela como espacio publico de democratización del saber. Por lo tanto ....
“Si hablamos de inclusión es porque hay alguien que esta quedando afuera”
Es decir bajo el termino inclusión se han implementado escuelas de contexto vulnerable  escuelas escuelas, de tiempo completo, programas parciales dejando atribuyendo a la escuela un responsabilidad de compensar las desiguales.

PARTIPACION:
 Las autoridades políticas y técnicas hablan, escriben, disertan, opinan en nombre del magisterio. ¿En qué espacio y en qué momento comparten un diálogo efectivizando realmente el principio de participación?  

El principio de Participación, que es enunciado como una política educativa, se encuentra
en riesgo. Se habla de participación, pero las maestras, maestros y profesores sabemos que se
aprende lo que se vive. Las vivencias marcan el camino, son la mejor fuente de aprendizajes.
Si no se da lugar a la participación efectiva, donde se determinen ámbitos de intercambio,
donde la palabra, la voz de las maestras y maestros sea tenida en cuenta, en un ámbito de
horizontalidad.
Quienes determinan la conformación de los ámbitos de participación tienen la palabra.
Palabra que debe transformarse en hechos. Hechos que deben demostrar a los colectivos
docentes y a la sociedad toda, que las maestras y maestros construimos escuela cada día
compartiendo con nuestras comunidades el trabajo cotidiano, construyendo ciudadanía procurando
igualdad de oportunidades para todos quienes habitamos las escuelas.

Otro aspecto muy importante es el carácter público de la educación en Uruguay, defensa sistemática e histórica del magisterio.   y que comenzamos a transitar una etapa de resistencia.
Actualmente el discurso político en año electoral está haciendo énfasis en la calidad de la educación.
Desde nuestro movimiento nos oponemos a mercantilización de la educación y a los intentos de  Privatización  de la misma.   Se genera así una tensión entre los discursos sobre la educación
 como DERECHO y la realidad de la educación como mercancía.  
En nuestro país el proceso de privatización se ha realizado a través de diferentes mecanismos.
Por un lado han aumentado las ofertas de instituciones educativas privadas, ofreciendo a cambio horarios extendidos, con una amplia oferta de actividades enfatizando en la demanda de mercado.  Estas instituciones están  exoneradas de impuestos y aportes (que paga toda la sociedad), por lo que constituyen    empresas muy  rentables. Su rubro es el negocio de la educación.
El discurso de calidad deja espacio, cede las responsabilidades a las iniciativas privadas.   
La educación como mercancía entra en las leyes del mercado oferta – demanda

Desde la P. F ? nuestras acciones como Movimiento Mepfu

Militancia – Sindical
- Militancia pedagógica
- Las instancias de intercambio con estudiantes generando la reflexión y elaboraciob del saber pedagógico.
- Participando en espacios de “oficiales” aportando desde nuestra perspectiva a la discusión . ATD
 Las prácticas  en la escuela generando reflexiones políticas y pedagógicas con nuestros compañeros
mas cercanos intentando transformar  “alterar”   la forma escolar
Generando experiencias emancipadoras con nuestros alumnos y sus familias
 -

 

 

 

 

Congrès d'Angers : Ouverture participative (vue par B. Andrieu)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Pour une éducation à la citoyenneté participative

Journal du congrès d'Angers 2019

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Pour une éducation à la citoyenneté participative
 
 
 
 
 
« Les enfants ont le droit de s’organiser démocratiquement pour le respect de leurs droits et la défense de leurs intérêts. » Charte de l’Enfant. Art 15. Congrès de Nantes – 1957.
 
«  la participation est un droit fondamental du citoyen et les enfants sont des citoyens »                                                                                         Conseil de l’Europe - Recommandation du 13 mars 2009.                                                                       «  Promouvoir la participation des enfants aux décisions qui les concernent »
 
 

Pour notre Mouvement, depuis ses origines, la reconnaissance des droits de l’enfant a été un impératif, un fondement de notre action au sein de l’école et dans la société. Au fil de nos recherches, de nos innovations, nous avons engagé notre responsabilité mutuelle d’éducateurs et de militants pour que soient respectés la personne de l’enfant, le développement de toutes ses potentialités, la satisfaction de ses besoins vitaux et sa participation démocratique à l’organisation de sa vie sociale, de ses activités, de ses apprentissages.

 
Dès 1928, Freinet affirmait que «  L’auto-organisation des enfants et le travail communautaire à but social sont la base de la discipline nouvelle… La communauté scolaire doit être vraiment l’expression de la masse des élèves… Tous les citoyens de la communauté doivent apprendre à remplir leur rôle de citoyen actif. » [1]
 
Au fil de notre histoire, nous avons expérimenté des pratiques nouvelles, créé des institutions et des espaces de liberté. Mais l’action novatrice et résistante doit continuer car l’actualité nous montre qu’un droit et une liberté conquis, parfois au prix de longues luttes, demeurent toujours fragiles. 
 
C’est pourquoi les éditions ICEM-Pédagogie Freinet ont décidé de rééditer, en ce 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, le livre de Jean Le Gal, «  Les droits de l’enfant à l’école. Pour une éducation à la citoyenneté participative ».
 
En se référant à la Convention internationale des droits de l’enfant, Jean Le Gal montre qu’au terme d’un long processus historique, l’enfant soumis est devenu enfant citoyen, désormais titulaire de droits civils, sociaux et culturels, mais aussi de libertés publiques.
La démocratie participative est en construction. Etre un citoyen libre et responsable, c’est faire entendre son opinion, proposer des projets et des solutions aux problèmes, s’associer aux débats et aux prises de décision et assumer des responsabilités.
Toutefois, un apprentissage s’avère nécessaire. Le « métier de citoyen participatif» exige compétences, engagement, prise de conscience des responsabilités et de leurs implications, sens de l’action solidaire et coopérative, maîtrise des techniques qui concourent à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation d’un projet démocratique. L’assurance, la confiance et les compétences nécessaires pour s’impliquer dans l’action collective ne peuvent s’acquérir que progressivement : citoyen, l’enfant devient citoyen par la pratique même de cette citoyenneté. L’école devient donc, plus encore que par le passé, le lieu de cette éducation à la citoyenneté.
En pariant sur les capacités des enfants à organiser eux-mêmes leur vie et leur travail, à assumer des responsabilités, en leur permettant de donner leur avis individuellement et collectivement au sein d’institutions démocratiques, en créant les conditions pour qu’ils puissent réellement exercer les libertés publiques qui leur sont reconnues, en les faisant participer à la mise en place d’une discipline éducative, les enseignants peuvent permettre à tous les enfants de devenir des citoyens libres, autonomes, responsables, capables d’être les membres actifs d’une société démocratique.
Aboutissement actuel de la réflexion et des expérimentations qu’il a menées depuis de longues années, comme enseignant, chercheur, formateur et militant du Mouvement de l’Ecole Moderne, Jean Le Gal propose une contribution argumentée et pratique à l’action que mène des enseignants, des éducateurs,, des animateurs, des familles… pour mettre en place une éducation à la citoyenneté par une participation des enfants aux décisions qui les concernent. : conseils de classe et d’école, exercice des droits-libertés, organisation des responsabilités, démarche participative, règles de vie et discipline éducative...
La démocratie participative à l’école n’est plus une utopie, mais, aujourd’hui, elle implique que s’engagent des recherches et des actions, en coopération entre tous les acteurs des temps de l’enfant, pour une coéducation citoyenne. 
 

 



[1] FREINET Célestin, « La discipline parmi les écoliers », Pédagogie prolétarienne, thèses, rapports et débats des Journées pédagogiques de Leipzig, Pâques 1928, Paris, Editions de l’Internationale des Travailleurs de l’Enseignement, 114-120.

 

Congrès d'Angers : Présentation de la lutte dans l’éducation nationale au congrès Freinet

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Présentation de la lutte dans l’éducation nationale au congrès Freinet  :

 
Dans le 31, et à Toulouse en particulier, nous avons été en lutte et en grève reconductible depuis le 14 mai.
 
            Une AG de grévistes, composée d’enseignant.e.s titulaires et précaires, d’administratifs, d’AVS-AESH, de surveillant.e.s, de lycéen.ne.s parfois même de parents, s’est réunie régulièrement pour reconduire la grève. Des militant-es du GD31 y étaient très impliqué-es.
Cette AG fonctionnait vraiment comme peuvent fonctionner nos conseils dans les classes :
·       Rotation des animateurs-trices
·       ODJ discuté
·       Gestion du temps
·       Limitation de temps de parole
·       Prise de décisions et votes si nécessaire
 
Cette AG s’est réparti le travail en commissions :
            - Grâce à la commission action issue de cette AG, nous avons bloqué 3 fois le rectorat de Toulouse. La 1ère fois remonte au 19 mars et la violence du gazage des forces de l'ordre a fait le tour des réseaux sociaux. Nous avons aussi participé à une déambulation en roues libres dans Toulouse avec pose de banderoles sur le trajet jusqu'au centre ville, occupé la TBS (Toulouse Business School) et le CANOPE, obligeant ce jour-là la DASEN à se déplacer jusqu'à nous...
            - Une commission communication, très prolixe (!) a édité régulièrement des tracts, des affiches, des kits de survie, des boîtes à outils pour la grève reconductible, des « Macronneries » (4 pages qui rencontrent un grand succès dans les manifs !). Elle a aussi mis en ligne des vidéos, des enregistrements audio, du type « l'appel du 17 juin » et alimente régulièrement la page facebook « Bloquons Blanquer Toulouse».
            - Une commission « tournée des bahuts », très active et bien organisée a permis aux grévistes de partir à la rencontre des collègues hésitant-e-s, isolé-es ou mal informé-es des enjeux des réformes Blanquer… en leur distribuant les documents produits par la commission communication.
            - une commission « caisse de grève », aussi nommée « compte Blanquer », a permis à chacun-e de s'engager dans la grève, notamment les personnels en contrats précaires, et de participer à ce mouvement inédit dans ses formes de lutte et d'expression. Cagnotte en ligne, appel aux syndicats pour l'alimenter, collecte dans les bahuts… ça a fonctionné ! Les jours de grève des personnels précaires ont été en grande partie payés, c’était la priorité décidée en AG et le reste sera alloué au pro rata des jours de grève.
            - Une commission juridique s’est mise en place pour faire face à la répression administrative et policière qui a marqué aussi la période : gazage récurrent, 13 arrestations, 11 gardes à vue.. Entre manifs des gilets jaunes le samedi, et gaz et coups de matraques en semaine, les personnels en lutte ont besoin de se protéger et d'être soutenu-es...
            - Une commission convivialité qui a permis de faire deux soirées et de récolter de l’argent pour abonder la caisse de grève.
 
Et enfin et pas des moindres :
            - Une chorale de grévistes qui a assuré l'animation pendant les actions et les manifs !
 
Liens entre pédagogie Freinet et l’auto organisation des luttes :
·       Permet l’investissement de chacun-e : il n’y a pas de professionnel-le de la lutte chacun.e peut trouver sa place, comme dans une classe Freinet
·       Permet de contrecarrer les soi-disant professionnels de la lutte justement, à savoir les gros pontes syndicaux.
·       Tel le conseil de classe, les AG permettent d’organiser le travail de la lutte, laquelle prend tout son sens grâce au temps libéré par la grève.
·       Les commissions ont été créées en fonction des besoins rencontrés au fur et à mesure de la lutte, comme en pédagogie Freinet.

Congrès d'Angers : Rencontre avec… les auteur-e-s des expos

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Secteur second degré

Journal du congrès d'Angers 2019

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Ce moment organisé de façon informelle a réuni une quarantaine de congressistes de France et de Belgique, enseignant en  collège et en lycée.
Le secteur se construit d’année en année en fédérant  des groupes qui ont déjà des habitudes de travail, des réunions pérennes, des productions. Actuellement existe une petite dizaine de groupes actifs en France.

Nous sommes donc nombreux à mener des expériences et nous devons faire connaissance afin de les échanger.

Le secteur second degré a désormais un budget de fonctionnement à l’ICEM avec un rapport d’activité annuel qui signe concrètement son existence.

Nos outils de liaison :

- Une liste de diffusion :  liste_second_degre[arobase]icem-freinet.org

- Mammouth, un bulletin de liaison à périodicité variable, nourri des apports des uns et des autres, collectés lors de nos rencontres. Ce document de quatre pages existe depuis le dernier congrès : il est disponible sur le site et peut être imprimé pour être déposé dans nos salles des professeurs.

Son mode de fonctionnement sera revu lors de notre prochain temps de rencontre, notamment le format et la finition des textes à proposer.

Les temps de rencontre du secteur en 2019-2020 :

Un stage second degré lors de la fédération de stages durant les vacances d’automne 2019 en Saône et Loire
Des stages en chantier de production : une collecte de nos pratiques va aboutir à une édition. Ces temps de travail allient production et formation.
(à suivre sur icem-freinet….)

 

Congrès d'Angers : Sketchnote texte libre

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Textes libres

Journal du congrès d'Angers 2019

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Bonjour,
Je suis au congrès Freinet depuis deux jours. C'est très intéressant mais épuisant pour les neurones !
Tout va bien mais il se passe quand même des choses bizarres... Je suis de moins en moins rassuré.
Certaines personnes marchent sans but dans la forêt, d'autres tentent de perdre l'équilibre entre des arbres et lancent des objets étranges. J'ai aussi vu des personnes se dandiner dans des salles de classe et décorer du mobilier urbain. Encore plus louche, tout le monde se sourit et se dit bonjour.
Cela me parait anormal, d'autant plus que nous sommes ici pour travailler, cela ne devrait pas être un plaisir ! Je crois même que les organisateurs qui sont sur le pont toute la journée ne sont pas payés..ou peut être en bières seulement ! Je pense que le monde perd la tête. Est-ce pareil chez toi ? Est-ce un phénomène isolé ? Est-ce que cela pourrait être dû à une piqûre de moustique tigre ?
En attendant de tes nouvelles,
Bien coopérativement et amicalement,
Ton cher ami inquiet,
                                                                  Pierre

Le soleil brille, je le vois à travers la fenêtre. Nous sommes le 21 août, je suis en vacances et je devrais profiter de ces derniers rayons avant de reprendre le chemin de l'école. Pourtant je suis là, assise dans une salle de classe et contre toute attente, je ne suis pas la seule à m'infliger cette reprise anticipée. Des centaines de congressistes déambulent dans les couloirs de ce lycée à la recherche d'une pratique pédagogique qu'ils souhaitent à leur image. Le pire, c'est que tout ce beau monde semble heureux d'occuper ainsi les derniers jours de leurs vacances. Les enseignants sont vraiment des personnes étonnantes...
 Mathilde (GD37)
 

Congrès d'Angers : Un temps de rencontre du second degré à l’ICEM

Journal du congrès d'Angers 2019

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Ce moment organisé de façon informelle a réuni une quarantaine de congressistes de France et de Belgique, enseignant en  collège et en lycée.

Le secteur se construit d’année en année en fédérant  des groupes qui ont déjà des habitudes de travail, des réunions pérennes, des productions. Actuellement existe une petite dizaine de groupes actifs en France.

Nous sommes donc nombreux à mener des expériences et nous devons faire connaissance afin de les échanger.

Le secteur second degré a désormais un budget de fonctionnement à l’ICEM avec un rapport d’activité annuel qui signe concrètement son existence.

Nos outils de liaison
- Une liste de diffusion :  liste_second degré @icem-freinet.org
- Mammouth, un bulletin de liaison à périodicité variable, nourri des apports des uns et des autres, collectés lors de nos rencontres. Ce document de quatre pages existe depuis le dernier congrès : il est disponible sur le site et peut être imprimé pour être déposé dans nos salle des professeurs.
Son mode de fonctionnement sera revu lors de notre prochain temps de rencontre, notamment le format et la finition des textes à proposer.
- Les pages consacrées au second degré sur le site de l’ICEM : les documents en ligne émanent de collectifs et sont renouvelés à chacune de nos rencontres.

Les temps de rencontre du secteur en 2019-2020
Un stage second degré lors de la fédération de stages durant les vacances d’automne 2019 en Saône et Loire
Des stages en chantier de production : une collecte de nos pratique va aboutir à une édition. Ces temps de travail allient production et formation.

Quelques réflexions recueillies
« Je découvre beaucoup de choses avec le congrès. Heureusement que je n’ai pas travaillé  cet été parce que j’aurais tout mis par terre... »

Des cloisonnements propres au second degré
– le cloisonnement horaire
– le cloisonnement disciplinaire
    une piste : les expériences d’interdisciplinarité, les projets
    la question du temps de discussion au sein d’une équipe sur les élèves et sur le travail

Des propositions :
– se retrouver par discipline, par niveau. Par exemple : dans deux ans au congrès, petites rencontres profs par discipline pour faire le point sur la journée et approfondir la réflexion ;
– ne pas se cantonner aux ateliers second degré, aller voir les pratiques du 1er degré, soit au congrès soit dans les groupes départementaux et se demander  comment on va transposer ces pratiques ou ces outils. Essayer d’aller là où on ne va pas d’habitude, par exemple, dans un atelier « démarrer »:un outil comme  la grille de lecture d’un événement peut être transposé dans nos classes.

Il faut revenir aux principes d’émancipation, à la philosophie de la pédagogie Freinet pour être convaincue ou faire moins d’erreur, se pénétrer de l’esprit de la pédagogie sans se contenter de tester les techniques.

Dans un contexte de plus en plus  contraignant en raison des réformes, le besoin d’échange devient crucial : comment laisser la place à l’imprévu dans nos classes ?
 

Congrès d'Angers : Une grille sur un ski, de Paul Le Bohec

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Vient de paraître aux Éditions ICEM (Pratiques et Recherches) :

Les idées de Célestin Freinet s'appuient sur la réalité complexe de la vie quotidienne. Parmi elles, une idée phare : la Méthode naturelle. Fidèle à ses valeurs et à sa pensée, Paul Le Bohec a consacré sa vie à explorer cette composante essentielle de la pédagogie Freinet.

Lorsqu'un hiver, il découvre le ski de fond, il décide de confronter sa grille du tâtonnement expérimental à l'apprentissage de cette nouvelle pratique. Il écrit une série d'articles, parus dans la revue L'Éducateur en 1977-1978, qui nous emmènent avec lui pas à pas dans une analyse fine et structurée de ce qu'il a vécu.

Nous vous présentons ici ces articles regroupés, car l'état de l'école d'aujourd'hui les rend toujours plus d'actualité. Le lecteur y trouvera un éclairage enrichissant pour lui-même et pour sa pratique d'enseignant puisque Paul en tire des conséquences pour l'apprentissage dans tous les domaines : arts, écrit/lire, mathématiques, sports, sciences...

Il nous fait comprendre en passant qu'une pédagogie efficace passe par une pratique personnelle en tant qu'adulte dans les matières qu'on enseigne
 

 

Topette n° 4, journal du congrès d'Angers 2019

Journal du 54ème congrès de l'ICEM-Pédagogie Freinet d'Angers

N°4

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Topette n°4 - journal du congrès d'Angers 2019

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Action de soutien aux grévistes des urgences

Journal du congrès d'Angers 2019

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Ce jeudi soir 22 août, une bonne centaine de congressistes se sont rendus au CHU d Angers pour manifester leur soutien aux urgentistes en grève. Avec banderole " Hôpital, école, mêmes urgences !" , chanson inspirée des gilets jaunes, humeur festive et détermination. Nous avons rencontré une dizaine d'urgentistes auxquels nous avons remis notre caisse de grève et deux délégués syndicaux nous ont parlé des conditions de travail et de la mobilisation en cours.

Celle-ci ne faiblit pas avec plus de 200 centres d urgence en grève sur toute la France. A Angers, le personnel est à 86 % féminin et pâtit de conditions de travail - gestes techniques à la chaîne - insupportables. Beaucoup d aide soignantes et d infirmieres qui commencent le métier pensent déjà à se reconvertir. Le travail ne fait pas sens.  Aujourd'hui 20% sont contractuel.le.s. Les salaires insuffisants ne compensent pas la pénibilité.Les grévistes, organisés autour d un comité de grève, demandent la création de 20 postes, mais les négociations avec la directrice du CHU sont au point mort. Depuis la loi Bachelot, l' hôpital est davantage adossé au modèle de l entreprise, peut embaucher ou débaucher.

Notre initiative de rencontre avec les grévistes a été un moment fort; émouvant. Nous avons aussi expliqué qui nous étions et l articulation de la pédagogie Freinet avec un engagement ici et maintenant.

Une partie de notre groupe a poursuivi l'action par une déambulation dans les rues d Angers. Celle-ci a permis, entre autres, de découvrir les variantes régionales de la chanson des gilets jaunes ! et de se chauffer pour les mobilisations de la rentrée...
Sophie ( GD 13)

 

Congrès d'Angers : Atelier Rythme et percussion signés

Journal du congrès d'Angers 2019

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Antoine nous a fait partager son travail avec l'association Orange Platine. Il nous a appris une trentaine de signes du langage du Rythme Signé. Le langage du Rythme Signé a été développé en 2006 par l'argentin Santiago Vasquez.

 

 

Nous avons improvisé collectivement avec : conga, timba, cajon, sourdo, caxixi, djembé, et cloche.

 

Les signes

contact[arobase]orangeplatine.fr

 

 

Congrès d'Angers : Atelier de développement de la pensée

Journal du congrès d'Angers 2019

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J’ai appris que :

- Le vocabulaire ce n’est pas le plus important.
- Qu’expliquer ce n’est pas raconter et que donc on se trompe parfois dans nos activités. Bien les penser pour évaluer .
- Quand on prend en notes et qu’on écoute et qu’on note à l’identique alors on comprend l’enfant ; on sait où il en est et ça permet de l’aider à progresser.
- Des pistes . Envie d’écrire pour faire une évaluation dans certains domaines de la compréhension.
- Importance de revenir aux théories sur la psychologie de l’enfant. Posture de l’enseignant dans l’écoute.
- Une autre façon de penser ; un moyen pour m’obliger à être plus dans l’écoute et de moins couper la parole de l’enfant.
- Je sais ce que je vais dire à mes secondaires sur l’importance du plus que parfait ! Je me rends compte qu’il y a un gros problème de mise en relation des causes et des conséquences. Quelles remédiations ?
- C’est tout à fait en lien avec ce que j’ai entendu à la conférence sur la méthode naturelle.
- Au départ le langage se construit dans l’action. Laisser aller jusqu’au bout pour faire des relations.
- Langage oral et langage écrit. La compréhension se construit aussi quand on écrit. Les situations de comparaison favorisent la réflexion.

Merci à tous ces participants pour leur écoute et leur implication dans cet échange riche et ouvert. Le groupe développement de la pensée GD 44                                                                                                          
blog de Françoise Diuzet : https://soizikel.wordpress.com
 

 

Congrès d'Angers : Atelier pratiques sonores et musicales

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Flûte à eau, instrument artisanal que l'on peut fabriquer avec les enfants (instruction de fabrication disponible dans la "clé musique et son" aux Editions ICEM)

 

Consignes pour une improvisation à plusieurs

 

 

Première improvisation

 

Congrès d'Angers : Atelier « Jeu en pédadogie freinet »

Journal du congrès d'Angers 2019

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Compte-rendu de l’atelier « Jeu en pédadogie freinet ».
 

Quelques réactions de participants :

* Installe-toi à un îlot avec des camarades connus ou non.
* Découvre le plateau / les cartes / les dés etc. et les règles qui te son proposé-e-s.
* Tu as 20 mn pour jouer.
* Puis, avec ton équipe, tu as 20 mn pour créer un(e ébauche de) jeu.
* Présente ton jeu à la classe en 2 mn ; réponds aux questions posées et retiens les remarques qui peuvent t’aider à améliorer ton jeu.
* Écoute les autres groupes. Tout le monde n’est pas obligé de passer.
* Participe autant activement que tu le veux aux échanges avec les animateurs : ils te conseillent le site de la clé hébergé par l’ICEM et qui donne diverses ressources . Ils te parlent de leurs pratiques en classe / ludothèque. Et ils te racontent comment ils ont réussi à élaborer la boite de jeu « Jouons et créons des jeux », utilisable à l’infini. Elle coûte 139 €, parce qu’elle a suivi les règles le plus fair-play possibles.
*  en classe, amuse-toi avec ce que tu as appris aujourd’hui, et choisis toutes les règles que tu veux, pourvu qu’elles ne soient jamais dogmatiques !
« UT LUDUS SIT TIBI ! »

C’est un atelier qui permet de découvrir des jeux et des démarches de création en classe.
Nous avons eu plaisir à jouer et créer ensemble une variante sur un jeu découvert. Ça donne envie de prolonger en classe les découvertes.

J’ai bien aimé la démarche de jouer avant de créer un jeu de société.
La présentation de la boite de jeux donne envie de l’acheter.
On voit bien que jouer permet de travailler tous les domaines d’apprentissages à l’école.

La clé jeux de société et la boite jouons… créons des jeux : très intéressé par cet outil.
Très bien d’avoir un atelier jeux et création de jeux, ça manquait dans le mouvement Freinet.

Séance de jeux très stimulante et inspirante. Découverte de plusieurs mécanismes de jeux.
Ensuite, une session de création de jeux par groupe pour comprendre comment la coopération se met en place dans le groupe.
Génial ! Et merci.

Jolie découverte que cette boite de jeu. Les ressources théoriques ont l’air riches et bien pensées. Les liens avec les textes de Freinet sont appréciables.
La partie création de jeu a été foisonnantes, je repars avec quelques idées que j’ai hâte d’essayer avec mes élèves.
Merci.

Jouer en classe, c’est possible !
La démarche de création de jeux est super intéressante.

Super.
Découverte des jeux pour le jeu. Trop souvent absent des classes, surtout en cycle 3.

C’est en marchant qu’on apprend à marcher.
C’est en jouant qu’on apprend à jouer.
On peut tout faire à partir du jeu : créer, discuter, dessiner, construire, se marrer.

Cette séance a pour moi été basée sur la découverte de jeux et leur insertion possible en classe. L’idée de lancer une activité de création au sein de la classe est selon moi une très bonne idée et peut permettre d’installer ou de revenir sur un certain nombre de savoirs.
Merci pour cette découverte.

Atelier drôle, ludique et très enrichissant sur le plan pédagogique !
Je n’avais pas imaginé à quel point cela pouvait être simple (mais très riche à la fois) de créer des jeux et de permettre aux élèves de le faire.
Je vais me lancer à la rentrée.
Merci pour tout votre travail et votre passion.

Je n’ai jamais osé me lancer dans la création de jeux avec mes élèves.
Vivre cette expérience ce matin - 20 mn pour inventer un jeu -, a été très enrichissante et c’est décidé, à la rentrée on va inventer des jeux.
Merci à Jean-Charles, Philippe et Abel et bravo pour cette superbe clé des jeux.

Atelier très intéressant. Mes élèves jouent déjà en classe. Mais grâce à cet atelier, je vais me lancer dans la création de jeux.

Jouer, rire, apprendre, inventer, partager ; cet atelier est vivant.
On pourrait y passer la journée… à jouer !
Merci beaucoup beaucoup.

Jeu – travail
Je travaille
Travaille – je ?
Travail – jeu
… Merci pour cet atelier jeux !

Points positifs :
- organisation de la séance :
•    temps de jeu
•    création d’un jeu
•    échanges
•    pratique dans la classe
- circulation de la parole entre participants et organisateurs
- découverte de jeu et de pratiques pédagogiques par le jeu
Merci !
 

Congrès d'Angers : Bilan des participant.e.s de l'atelier « l'histoire de mon dessin »

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Bilan des participant.e.s de l'atelier « l'histoire de mon dessin » jeudi 14h30-16h

    • Il est important de montrer aux parents ce qu'on fait, comment on travaille en classe, en voici un exemple : un matin, des parents sont restés en classe et ont assisté au « quoi de neuf? ». Une élève de PS a commencé à lire la liste des prénoms, et, au moment de lire le sien, a dit « moi ». J'ai expliqué aux parents que cette élève avait véritablement lu, et que ce n'était pas passé par une oralisation.
    • Je me demande la nature de ce que l'on écrit : est-ce de l'oral transcrit ? De l'écrit ? Avec reformulation ?
      Réponse du groupe après petit échange  : tout est possible, mais il est important que ce soit clarifié en fonction de ses objectifs.
    • Pour le moment, je propose des dictées à l'adulte ponctuellement aux enfants de GS qui le souhaitent, et je cherchais un moyen de commencer avec les PS/MS. Ton atelier me permet de découvrir une démarche, que je vais dans un premier temps appliquer telle quelle, c'est un moyen de me lancer.
    • Il est important d'instituer un moment quotidien, et de lui donner un nom. « L'histoire de mon dessin » me paraît un nom très adapté.
    • Je fais faire du dessin raconté, mais jusque là je ne systématisais pas avec les petits. Je vais essayer d'instituer ce moment, même si ce ne sera pas simple car d'autres temps doivent aussi être institués quotidiennement, comme peindre par exemple.
    • Je me demande comment transférer avec des GS ?
      Réponse du groupe : avec des cahiers d'écrivains et des feuilles lignées par exemple
    • J'ai retenu ton organisation, avec différentes propositions d'incitation à dessiner, ce qui permet à l'enfant de choisir : sur ardoise, sur petit cahier individuel, sur grande feuille collective, sur A4 individuelle.
    • Questions d'ordre pratique :
      Utiliser des ardoises noires + craies blanches ? (souci de bruit, de poussière)
      Utiliser des woody (crayons gras effaçables) ? (peuvent abîmer les ardoises, à effacer avec un torchon humide)

Congrès d'Angers : Comment situer Freinet par rapport à Montessori ? (Philippe Meirieu)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Brève réponse à la (difficile) question de quelques congressistes : Comment situer Freinet par rapport à Montessori ?

Le succès de Montessori aujourd’hui et le véritable merchandising qui s’est développé autour de son nom, de sa pédagogie et de ses outils, s’inscrit parfaitement dans le contexte social et politique où nous sommes : d’abord, la « pédagogie Montessori » surfe sur le courant du « développement personnel » et semble répondre au besoin des parents qui veulent que leur enfant soit, tout à la fois, « performant » et « heureux » (alors que, dans le « système traditionnel », les performants sont plutôt malheureux et les seuls à être heureux dans l’école sont évidemment les cancres !). Ensuite, elle se pare d’oripeaux scientifiques et semble apporter la réussite à coup sûr puisqu’elle aurait été validée par les neurosciences : comme si une pédagogie pouvait être « scientifique » ! Une pratique peut être éclairée par des  travaux scientifiques mais, en elle-même, elle ne peut pas être scientifique car elle renvoie toujours à des valeurs que la science ne peut évidemment pas saisir et encore moins prescrire… Et, de plus, une « éducation scientifique », qui réussirait à coup sûr, serait plutôt du dressage, à la manière de l’éducation dans Le Meilleur des Mondes d’Huxley !


Le projet de Montessori

On sait que Maria Montessori a conçu des outils très précis, sensés, en même temps, correspondre aux « lois du développement de l’enfant » et à la structuration des savoirs : les blocs logiques, comme l’ensemble de son matériel, constituent ainsi une « interface » entre l’intelligence de l’enfant et la structure des mathématiques. Ils fonctionnent parce qu’il y a, en principe, un isomorphisme rigoureux entre leur « forme », la « forme » de l’esprit de l’enfant à une période donnée et la « forme » de la connaissance à acquérir ; ces trois éléments se superposent comme trois « couches » et s’ajustent si précisément que l’enfant en est heureux en même temps qu’il devient savant : c’est cet « ajustement » que Montessori désigne par l’expression d’« esprit absorbant », un ajustement qu’il ne faut pas interrompre inutilement par des interventions de l’adulte ou des autres qui ne feraient que distraire l’enfant de l’essentiel. Il y a là la recherche d’une sorte d’harmonie qui, d’ailleurs, pour Maria Montessori, est le signe de la réussite de la relation pédagogique. D’où cette conception de la classe où les enfants travaillent spontanément et à leur rythme, où l’adulte prépare les conditions de la rencontre de chacun avec le matériel qui lui convient et garantit la sécurité et la sérénité de cette rencontre.

Les reproches de Freinet

Dans les années 1920, Célestin Freinet a salué en Maria Montessori une « pédagogue de l’enfance et de la liberté ». Contre « l’école traditionnelle », elle était, évidemment, son alliée. Petit à petit, ensuite, il a pris ses distances en soulignant le caractère « formaliste » de son « matériel intangible et breveté », générateur d’apprentissages mécaniques. Lors du Congrès de Nice de la Ligue Internationale de l’Éducation nouvelle, en 1932, Élise Freinet décrit même férocement l’arrivée de la dottoressa : « Le congrès fut tout entier dominé par le prestige de Mme Montessori. Un train spécial avait amené son matériel. Des enfants idéalement sages et beaux, mais comme d’un autre âge dans leurs fanfreluches rococo, évoluaient au milieu du matériel de luxe qui les sollicitait. Nous les regardions avec une sorte d’étonnement manier en silence, avec dextérité, les surfaces et les cubes, et tous ces objets de l’immobilité qui conduisent parfois à des virtuosités de racine carrée ou de racine cubique nous plaçaient dans une atmosphère de singes savants... » [1]   Célestin, lui, dira sa méfiance idéologique et politique à l’égard d’une pédagogue théosophe et encensée par les milieux catholiques, adoubée, un temps, par Mussolini lui-même…

Un vrai débat de société

Mais, derrière ces reproches, il y a un double débat, politique et pédagogique. Au plan politique, Freinet est attaché à ce qu’il nomme « l’école du peuple » : ce n’est pas là simplement, pour lui, une expression convenue héritée de son passage au Parti communiste ; c’est l’affirmation de sa volonté de faire de l’École un outil d’émancipation matérielle et intellectuelle des humains et, en particulier, des plus démunis. L’École n’est pas seulement, pour lui, un lieu où les enfants doivent apprendre, voire, comme y insistera Montessori à la fin de sa vie, « apprendre à vivre en paix », c’est un lieu où les enfants du peuple doivent apprendre ensemble à prendre en main leur destin.

Au plan pédagogique – et en lien avec son projet politique –, le caractère « artificiel » du matériel Montessori inquiète encore plus Freinet que son coût. Il y voit une forme de captation de l’esprit de l’enfant qu’il faut plutôt, à ses yeux, mettre en mouvement. Certes, il concède que les « enfants sages » de la dottoressa vont apprendre, mais il ne vont faire qu’apprendre quand lui, propose, au contraire, avec sa « méthode naturelle » et le « tâtonnement expérimental » d’apprendre, de comprendre et de s’émanciper. En pratiquant « le travail vrai », sur des « objets vrais » (issus de la nature ou socialisés, un barrage sur la rivière ou un journal scolaire), avec des contraintes inhérentes à ces objets eux-mêmes (il faut que le barrage produise de l’électricité et que le journal puisse être lu et apprécié), les enfants s’engagent dans une démarche de découverte qui, loin du « miracle » ponctuel de la juxtaposition « esprit/outil/savoir », les amène à se dépasser et à percevoir, non seulement, ce qu’un apprentissage leur apporte, mais aussi de quoi il les libère et ce qu’il leur permet d’espérer en termes de coopération avec les autres. C’est pourquoi les « techniques Freinet » en matière d’apprentissage sont inséparables des « techniques Freinet » en matière de coopération et de réflexion collective (en particulier grâce au « conseil »).

On voit que ce qui sépare Montessori et Freinet est loin d’être anecdotique. Et, même si cela n’est pas toujours formulé ainsi, ces différences sont encore très prégnantes aujourd’hui chez ceux et celles qui se revendiquent de l’un ou de l’autre. En France, les partisans de Maria Montessori sont, pour l’essentiel, dans des écoles privées tandis que les militants de la « pédagogie Freinet » restent dans l’école publique qu’ils veulent transformer. Les partisans de Maria Montessori insistent surtout sur le « respect de l’individualité de l’enfant », alors que les militants de la « pédagogie Freinet » articulent la progression de chacun à la construction du collectif par la coopération. Les militants de la pédagogie Freinet lient leur combat pédagogique et leur combat politique en une même dynamique : il ne veulent pas « couver des petits Emile au cul rose » (comme le disait Fernand Oury), dans des îlots pour privilégiés, ils veulent construire une « École commune » qui permette à tout petit humain, quelles que soient ses origines et ses apparences, d’accéder à la pensée libre dans un collectif solidaire. Voilà, au moins, un point qui devrait permettre d’y voir plus clair.

Philippe Meirieu
 

[1] Élise Freinet, Naissance d’une pédagogie populaire. Historique de l’École moderne (Pédagogie Freinet), Paris, Maspero, 1968, page 162.

Congrès d'Angers : Créa naturelle

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Dans les classes maternelle, des ateliers, oui, mais libres, permanents et coopératifs

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Atelier : Dans les classes maternelle, des ateliers, oui, mais libres, permanents et coopératifs.
Présenté par Françoise DOR Groupe Liégeois,

15 ans d’enseignement spécialisé
+ de 25 ans de maternelle 4-6 et aussi 2-4
Comment organiser la classe ? Comment la faire vivre ? Les apprentissages ne sont pas prioritaires, ce qui prime c’est la vie.
Présentation de son livre « Pratique Freinet et coopération »

ORGANISATION DE LA CLASSE,
En arrivant le matin, entretien libre sur le tapis puis à 9h travail pour 1h en ateliers libres permanents et coopératifs. Dans ces ateliers :
-    bibliothèque et prêt de livre (géré en début avec l’enseignante puis en autonomie)
-    peinture
-    écriture
-    table mathématique avec matériel, jeux pour faire les créations
-    jeux symboliques (poupée, déguisement, magasin, voiture, château fort, ferme, maison de poupée…)
-    coin construction (grand espace)
-    une petite table construction avec du petit matériel
-    coin déchirage, découpage, collage
-    bac à eau
-    ordinateur (pour le journal)
Ces ateliers sont ouverts tous les jours matin et après midi sur 1h, en multi-âge.

Déroulement de la journée,
9h10h ateliers libres
rangement puis collage et récrée
11h un moment collectif : mise en commun de toutes les découvertes.
Lecture, projet en cours, correspondance lecture des lettres ou écriture.

Importance de la correspondance
: envois entre les classes « d’œuvres ». La correspondance est à la fois collective et individuelle, à un rythme régulier de 1 fois par mois. 3 visites par an entre Liège et Bruxelle, et invitation des correspondants pour le jour de la répétition générale du spectacle.

Beaucoup de théâtre
: chaque année une création est réfléchie et montée avec les enfants. Construction des différents personnages, décors….
1 départ par an en classe de mer avec les grands.

Pour le dessin libre (jamais de sujet) : une étagère met à disposition tout le matériel nécessaire (feuille de différents formats, crayons, feutre de qualité). Les enfants ont aussi un cahier de dessin, à droite ils dessinent et à gauche, un commentaire du dessin peut être noté par l’enseignante. L’enfant s’il le souhaite peut recopier ce texte en cursive, il essaye, comme il peut.
Mise en valeur des différents essais d’écriture des enfants. Beaucoup d’essais tout le temps. On est seulement dans l’essai jamais dans l’erreur. Entraînement quotidien.

Une obligation dans la classe, tous les jours, tout le monde va au dessin. Le reste est libre.

Psychomotricité : ateliers libres, on invente de nouvelles choses. A la fin de la séance, ceux qui veulent peuvent montrer.
Nombreuses, mille occasions de la classe pour que l’enfant parle, de façon naturelle.

Beaucoup de sorties avec les correspondants et aussi au théâtre, au ciné, des expos, à la piscine (chaque semaine). Pas d’atsem en Belgique, des parents accompagnent les sorties.
Toujours la même ambiance, en classe, à la piscine, en sortie. Pas d’obligation, respect du rythme de l’enfant, et pratiques libres.

Beaucoup de temps est passé à expliquer aux enfants ce que c’est le travail en atelier. Rappel aux enfants qui papillonnent, dérangent et font du bruit, ce que c’est le travail en atelier. Pour chaque atelier un nombre de place limitée.

Recherche de la motivation interne de l’enfant par rapport à la pratique quotidienne. Une fois que ça a démarré, l’enfant s’impose une contrainte lui même, un objet de recherche. D’où l’importance d’un milieu très riche dans la classe. Le matériel est pensé pour être créatif.
L’enseignante a aussi une grande exigence par rapport à l’enfant : un cadre, une structure pour faire beaucoup de chose. Beaucoup de liberté dans les ateliers, mais exigence du maître :
-    on ne joue pas, on travaille dans les ateliers,
-    Est ce bien fini ? Le maître relance.
-    Soin apporté au dessin, pas n’importe quoi, pour les gribouillages on utilise des feutres abimés et pas les feutres de qualité.
-    On essaie de travailler avec soin et avec une intention.

Pas d’évaluation dans la classe, pas nécessaire mais besoin d’être présent aux enfants, de vivre avec eux.

Limiter un peu le matériel, les techniques pour aider les enfants à aller plus loin. Grande importance aux relations aux parents.

Le livre de Françoise DOR est un recueil de 5 brochures qui décrivent les différents ateliers. Une 6e brochure sur les créations mathématiques à partir des dessins libres des enfants n’est pas dans le livre, on peut se la procurer auprès du mouvement Belges Éducation Populaire.

Delphine

 

Congrès d'Angers : De l’importance de la controverse (Catherine Hurtig-Delattre - Grand Témoin)

Journal du congrès d'Angers 2019

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La pensée de la pédagogie Freinet est complexe et non dogmatique, c’est ce qui fait sa richesse et sa puissance de vie. Les pratiques qui en découlent ne sont donc pas modélisables et mais diverses, c’est ce qui rend notre mouvement si riche mais aussi parfois si déroutant.

Il est  indispensable et salutaire d’expliciter  nos pratiques, de les analyser avec des outils formels, de collecter des données, de théoriser et conceptualiser. C’est indispensable et salutaire pour notre propre réflexion, pour « se rendre à nous-mêmes plus intelligibles notre pratique » (entendu dans un atelier). C’est aussi indispensable et salutaire pour être « visibles »  et tenter de prendre une place dans la formation initiale et continue, pour esquisser une légitimité dans le champ des sciences de l’éducation.  Bien sûr que c’est sérieux, la pédagogie Freinet ! Bien sûr que c’est solide, que c’est étayé, que ça repose sur une réflexion profonde, sur des dispositifs pédagogiques pensés finement.

Le travail du secteur « labo coopératif de recherche » va dans ce sens, ainsi que celui du secteur « formation-recherche » peu présent malheureusement dans ce congrès. Mais aussi le travail de tous les secteurs et chantiers, les échanges dans les GD et tout ce qui se construit dans la fourmillière de ce congrès.

Le combat est rude, il a des enjeux politiques et non des moindres. Ce n’est pas hasard si la pédagogie Freinet est peu présente dans la formation et dans les filières universitaires, ce n’est pas par hasard si elle est attaquée par la hiérarchie et par certains chercheurs qui prétendent détenir « la vérité scientifique ». Une pédagogie de l’émancipation et de la coopération, qui part du vécu des enfants et qui autoconstruit ses outils conceptuels est attaquée car elle combat les valeurs dominantes d’individualisme, d’efficacité,  de compétition.

C’est donc en défendant les valeurs qui nous habitent, en défendant nos modalités de travail coopératives, en défendant notre aptitude à construire du collectif dans le respect des singularités que nous devons construire notre légitimité.

Puisque nos adversaires prétendent détenir « la vérité » et lutter contre les discriminations sociales en proposant à tous des chemins « simples » nous devons leur opposer que nous suivons entre adultes des chemins complexes et toujours en tâtonnement, pour accompagner les enfants sur les chemins complexes du savoir.

Pensée ainsi dans la complexité, cette formalisation pourra soutenir notre diversité, sans courir après la construction d’un modèle unique qui est l’inverse de l’essence de la pédagogie Freinet.  

Oui les pratiques Freinet  sont diverses et croisent les références : il y a loin de la Pédagogie Institutionnelle à la pédagogie dite du « 3ème type ». J’ignore si les praticiens qui se réfèrent à ces deux modèles se retrouvent dans le concept de « méthode naturelle », peut-être fantasmé ici comme concept commun à tous. Peu importe. Car il y a aussi parfois loin entre ma classe et ta classe, entre ta façon de mettre en place l’« entretien du matin » et ma manière de le faire, sous une autre appellation peut être. Mais nous savons qu’une même conception de l’enfant et de l’humain nous rassemble. Alors nous pouvons échanger, nous offrir le luxe de la controverse. Nous n’avons pas à « prouver scientifiquement » que telle modalité est plus efficace que telle autre, mais à nous doter d’outils pour étayer nos choix, mieux les comprendre, mieux les confronter. Constater la diversité ce n’est pas la confusion. Controverser, ce n’est pas polémiquer, ce n’est pas attiser les conflits, c’est jubiler de notre diversité et construire nos certitudes sur les sables mouvants de nos incertitudes.

Catherine Hurtig-Delattre 21 août 2019

 

Congrès d'Angers : Des Ressources pour la Pratique Artistique

Journal du congrès d'Angers 2019

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-« imaginations » (4 CD), cycle 1
- « musique au quotidien au cycle 2 : de la grande section au CE1 », Annie Bachelard, Daniel Coulon, Jean-Paul Loisy, CPEM Bourgogne, 2 CD, 69 euros
Chants, jeux vocaux, écoute, activités rythmiques, codage-décodage, expression corporelle, activités instrumentales. Progression et fiches clés en main.
-Musicabrac 1-2-3
CD de compilation de musiques variées utilisables pour l’écoute et l’expression corporelle, CPEM de Bourgogne
- « chante, danse, écoute », environ 20 euros, CPEM de Bourgogne
Pour tous niveaux : chants avec bandes son, musiques pour l’écoute et l’expression corporelle.
Les CD des CPEM sont en vente à Canopé à Dijon.

 

Congrès d'Angers : Dessin expression théâtrale

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Démarrer par l'étude de la langue (sketchnote)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Démarrer par l'étude du milieu (sketchnote)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Démarrer par les activités artistiques (sketchnote)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Echange avec les Grands Témoins (sketchnote)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Empêchements à apprendre, témoignages des clowns

Journal du congrès d'Angers 2019

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Ce jeudi, Daniel Gostain et Marie France Duflot  ont fédéré une vingtaine de personnes autour de ce thème. J’y étais et j'ai passé un moment très enrichissant. Nos trois intervenants alias Chlémil, Pépito et Chabotte Tripouille (si vous ne les avez pas vus et entendus lors de ce congrès, c’est que vous n’y étiez pas!) nous ont parlé de la genèse de leur projet qui consistait à réfléchir sur ce qui empêchent les enfants d’apprendre et comment on peut aborder ce thème, trouver des solutions etc...Ils nous ont présenté leurs vidéos à retrouver sur le site www.empechementsaapprendre.com, également disponibles en DVD (voir auprès d’eux!)

Nous avons discuté sur comment exploiter leur travail (énorme boulot, félicitations!) dans nos classes que ce soit en maternelle, primaire ou secondaire.

Et oui même dans le secondaire, je pense que nos élèves apprécieront de voir ces vidéos qui montrent des situations qui ne se passent pas à l’école mais qui peuvent leur faire écho. Pour ma part, professeur d’anglais et passionnée de théâtre, je compte bien réinvestir ce travail dans mes classes en anglais, sous formes de saynètes suivies de débats ou même dans le cadre de la vie scolaire. Bref , merci à nos trois clowns, ils ont illuminé notre début de journée et je vous engage à aller voir ce qu’ils font car on a tous des enfants qui (s)empêchent d’apprendre dans nos classes.

Murielle Bouré

 

 

Congrès d'Angers : Jcoop, un magazine, une multiplicité d’utilisations…

Journal du congrès d'Angers 2019

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Jcoop, un magazine, une multiplicité d’utilisations…

Quand Jcoop arrive dans la classe… c’est la situation proposée à une vingtaine de congressistes ce mercredi matin.
Première découverte de la couverture du magazine et de la photo mystère au dos. Est-ce la peau d’un éléphant ? Des écailles ? Du lichen ? …. les propositions fusent mais quelle frustration s’il faut attendre la sortie du numéro suivant pour pouvoir vérifier la réponse sur les pages en ligne du magazine !!

Et puis chacun s’empare d’une rubrique, à 2, 3 ou plus. Et dans tous les coins de la salle, jusque dans le couloir, ça s’active.
Des ogresses posent problème à 2 chercheurs qui se sont attaqué au défi maths : « Là j’essaie un truc… En tâtonnant comme les enfants, ça marche, mais là j’aimerais le faire avec la formule mais je me plante dans les équations…
x+1 = y-1  et x-1 = 2x
Ah non !
Si, c’est 2x
Non, c’est si on fait x-1 alors y = 2x.
Mais faut trouver le lien entre les deux ! Je ne sais plus comment on fait les « si » en maths poussées… Par tâtonnement, ça marche. »

A côté c’est plus calme, on s’essaie à la technique graphique proposée, mais en variant les formes et les couleurs, la grosseur du trait, la taille de la figure. Avec application et concentration.

D’autres lisent histoires, exposés, poésies, certains essaient une création maths en s’inspirant de celle proposée. Et si on partage le cercle en 6, on garde les propriétés de symétrie ? Et avec un triangle comme figure de base plutôt qu’un cercle ?

Dans le couloir, une équipe un peu plus bruyante, appareil photo en main, discute. Les unes sont à plat ventre et essaient une prise de vue : un peu plus près, non un peu plus loin… et si on le mettait sur une chaise, le personnage ? Elles ont réussi les 4 premiers niveaux du défi techno, mais le cinquième oblige à essayer encore : plongée ou contre plongée ? Zoomer ou non ? S’approcher ou s’éloigner ? Enfin la photo qui convient ! Défi réussi !

Retour dans le groupe, chacun présente son travail et tous repartent convaincus … Des classes recevront Jcoop à la rentrée, c’est sûr !
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Et quand on reçoit Jcoop, on a très envie d’y voir ses travaux publiés ! C’est facile, il suffit d’envoyer ses textes, poésies, exposés, bandes dessinées, des idées de jeux, de techniques ou des photos de ses créations, et même des créations sonores ou vidéo, des créations math, des idées d’expériences …

On peut aussi tester des rubriques avant que le magazine ne soit publié ; et participer au choix des histoires et des poésies.
Les congressistes qui sont venus à l’atelier de ce jeudi matin ont pu se mettre dans la peau d’élèves qui ont à voter pour le choix d’une histoire, puis d’une poésie. A cette occasion ils ont testé le vote au jugement majoritaire.
Le test d’un jeu qui sera publié prochainement, le turtle wushu, a permis de se dégourdir les jambes. Faire tomber le bouchon posé sur la main des copains sans perdre le sien, pas facile ! Le test permet d’apporter quelques remarques pour améliorer la fiche avant publication.

Nathalie & Le chantier JCoop
 

 
 
 

Congrès d'Angers : L'Ecole Publique en vacances (Philippe Wain)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : La Méthode Naturelle - un atout pour la préservation de la planète

Journal du congrès d'Angers 2019

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Aujourd’hui, lors de l’atelier « La Méthode Naturelle : un atout pour la préservation de la planète », Françoise Diuzet, membre de l’ICEM44 nous a rappelé que nous avons du pouvoir pour changer les choses et aller dans le sens de la préservation de la planète. Pour ne pas continuer dans la même logique de consommation, il est nécessaire de repenser notre place dans le monde en nous positionnant comme un élément de l’univers parmi beaucoup d’autres.

Des livres pour nous aider, présentés lors de l’atelier :

 

Des pistes d’actions simples dans nos écoles :
-en tant que citoyen-ne : se retrouver 15 minutes une fois par semaine devant l’école pour parler de la planète, à 12h ou à 16h30 par exemple, avec les collègues, les parents, les enfants...
-dans la classe : lecture libre hebdomadaire de 30 minutes, de livres portant sur les habitats, les modes de vie, l’alimentation, les transports, la nature. Durant ce temps, l’enseignant peut aussi lire des livres pour lui. Puis présentation de ce que chacun a compris, appris.
-dans la classe : utiliser le coloriage géant proposé par J. Dossier dans son livre Renaissance écologique.
-dans la classe, faire les commandes de matériel scolaire avec les élèves
-à l’extérieur de la classe, la photo sous l’arbre : sortir une fois par mois pour prendre une photo de la classe sous le même arbre.

Retrouvez le film de l’atelier du 22 août 2019 en ligne sur le site de l’ICEM.
Le blog de Françoise Diuzet : http://soizikel.wordpress.com
 

 

 

 

 

 

 

Congrès d'Angers : Le chantier "BTj" est un groupe de travailleurs de l'ICEM

Journal du congrès d'Angers 2019

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Nous produisons des écrits documentaires pour permettre aux enfants d'être autonomes dans la préparation de leurs conférences, exposés, recherches,... dans le cadre de la classe.
Mettre à leur disposition des écrits compréhensibles et des informations justes sur les sujets les plus divers, c'est leur permettre de construire leur propre compréhension du Monde.
Le savoir rend libre, c'est un gage d'émancipation.

Chaque classe, chaque enseignant peut participer à l'élaboration des FTj (fiches) ou BTj (revues) selon ses possibilités :
•    en relisant les manuscrits avant l'édition pour vérifier qu'ils sont compréhensibles par le plus grand nombre
•    en proposant des reportages, des enquêtes susceptibles d’apporter des connaissances documentaires
•    en proposant ses propres  images pour illustrer un sujet en gestation
•    en écrivant tout ou partie d'une BTj avec sa classe, avec l'aide du chantier BTj
•    en participant à l'un des deux stages annuels du comité de rédaction de Btj.

Pour commencer, vous pouvez aussi vous abonner à Btj. Vous recevrez alors 5 BTj, une dizaine de FTj et vous aurez accès à encycoop (le site internet qui regroupent l'ensemble des BTj et FTj publiées depuis 1965)

 

Congrès d'Angers : Mon congrès ICEM à Angers (sketchnote)

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Motion issue du congrès de l’ICEM-Pédagogie Freinet, suite à l’assemblée générale du mercredi 21 août

Journal du congrès d'Angers 2019

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Motion issue du congrès de l’ICEM-Pédagogie Freinet, suite à l’assemblée générale du mercredi 21 août

 

Les congressistes réunis à Sainte Gemmes sur Loire s’opposent à la loi Blanquer

défendent l’école du peuple, matrice de l’émancipation collective des enfants.

Les congressistes ressentent un besoin non seulement de parler de pédagogie,

mais aussi des réformes Blanquer et de l’environnement social dans lequel nous travaillons.

 

Le mouvement Freinet est dans son rôle car il y a une dimension d’engagement social.

Dans la pédagogie Freinet, nous défendons un service public qui échappe à l’autoritarisme et s’oppose à la privatisation.

Nous considérons qu’il y a des convergences avec les gilets jaunes et les personnels en lutte

dans tous les services publics contre les réformes qui le détruisent. 

L’ICEM soutient tous les enseignant-e-s qui refuseront de faire passer les évaluations,

d’en remonter les résultats et de participer à la mise en concurrence des écoles et des enseignant-e-s entre eux.

 

Nous nous appuyons sur nos valeurs pour une école émancipatrice 

pour refuser d’être des enseignant-e-s exécutants et nous défendons une place d’enseignant-e concepteur.

Nous refusons la prolétarisation des enseignant-e-s et défendons la liberté pédagogique

car ce sont les enseignant-e-s de terrain qui sont à même de savoir et de construire collectivement ce qui est bien pour leurs élèves.

Nous défendons l’école publique et tous les services publics.

 

Nous appelons à la résistance collective, aux sabotages pour refuser ces nouvelles directives :

Non aux réformes Blanquer et à l’accroissement des inégalités sociales

Non au fichage des enfants, non à la répression des élèves et des enseignants qui résistent

Oui à l’école publique gratuite qui est un conquis social des enfants, de la maternelle à l’Université

Oui à une éducation qui permette à chaque enfant de prendre sa part à l’avenir d’un monde plus juste et plus solidaire. 

 

 

Congrès d'Angers : Méthode naturelle, on cherche l'équilibre

Journal du congrès d'Angers 2019

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Congrès d'Angers : Ne défendons pas les Droits de l'Enfant seulement le 20 novembre

Journal du congrès d'Angers 2019

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1989. Les dirigeants de la planète s’engagent à construire un monde digne des enfants : le 20 novembre la Convention relative aux droits de l’Enfant est adoptée à l’unanimité par l’ONU.
Pour la première fois de l’Histoire, un texte international reconnait explicitement les moins de 18 ans comme des êtres à part entière, porteurs de droits sociaux, économiques, civils, culturels et politiques – des droits fondamentaux, obligatoires et non négociables.

 

Hélas tout ceci c’est du blabla. Cette convention n’est respectée par personne, et ne contraint aucun Etat à une quelconque mansuétude à l’égard des enfants. Partout dans le monde les guerres tuent plus d’enfants que de soldats, le fonds monétaire international impose aux pays les plus pauvres l’abandon des services publics élémentaires en sachant que des bébés mourront à la naissance faute d’hôpital, que des enfants resteront analphabètes faute de structures scolaires et le G7 fait des déclarations, sans cesse contredites par les actes des pays les plus puissants.

 

Le réchauffement climatique issu de la voracité énergétique du commerce mondialisé et de l’agriculture industrialisée, de l’accroissement des mégapoles et de l’accumulation de richesses au détriment de la justice sociale accélère l’écart entre les discours lénifiants du 20 novembre, date anniversaire de la signature de la convention et la réalité de la vie des enfants soudanais, palestiniens, pakistanais, chinois, et même des enfants étrangers isolés ou des enfants des bidonvilles en France même, patrie des fameux « droits de l’homme » et de l’école obligatoire pour toutes et tous.

 

Longtemps nous avons cru qu’il y avait des « acquis » et que sur ces acquis nous pourrions construire des droits nouveaux, mais désormais, il est clair que le monde s’est mis à reculer. Un monde injuste, insalubre et despotique se construit peu à peu, alliant une surveillance dématérialisée à une violence sociale démesurée. La convention signée en 1989 ne contient rien qu’un texte qui doit trouver toute notre force à le défendre.

 

Le défendre idéologiquement d’abord contre toutes les tentatives réactionnaires de considérer les enfants comme de petits animaux à dresser scientifiquement, grâce à une étude approfondie du fonctionnement de leur cerveau.

Le défendre syndicalement ensuite, car tout ce que nous acceptons pour nos enfants, nous devrons l’accepter aussi pour nous même.

Le défendre politiquement, car les enfants sont ce qui nous est de plus précieux au monde et qu’imaginer qu’ils aient un droit à l’éducation, à la santé, à la démocratie, c’est imaginer un monde qui serait plus juste et plus enviable demain qu’aujourd’hui.

Rien que cette perspective devrait nous porter pour faire que dans nos écoles, dans nos classes, l’éducation à la démocratie soit au cœur de nos pratiques et que la Convention soit mise en œuvre autant qu’il est possible de le faire.

 

 

Congrès d'Angers : Odilon - Une idée pour la rentrée

Journal du congrès d'Angers 2019

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Une idée pour la rentrée :

Lettre collective de rentrée, lettres individuelles ou encore cartes postales (ici achetées sur le stand Odilon) à l'attention de chacun de nos élèves, pour bien démarrer l'année : c'est parfois le premier courrier de leur vie, et quelle joie pour eux de découvrir ça dans leur boite aux lettres !

Un dispositif testé (et approuvé!) depuis quelques années au GD42.

 

 

Congrès d'Angers : Perspectives suite au débat du mercredi 21 août 2019

Journal du congrès d'Angers 2019

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 Ce qui se joue ici et maintenant au congrès :
> Se réunir jeudi 22 août dans l’amphi à 13h30 pour s’organiser, produire et agir : mettre en place une commission « luttes » qu’on essaiera de pérenniser. Voté et adopté par les présent.e.s.
> Rédiger au nom de l’ICEM une motion contre les réformes Blanquer et contre la casse généralisée du service public. Voté et adopté par les présent.e.s.
> Agir pour la convergence des luttes : afficher notre soutien aux Gilets Jaunes (photo de soutien avec port de gilets jaunes avant la soirée festive jeudi soir), aux urgentistes en grève (lien avec le CHU d’Angers) et aux autres acteurs-trices en lutte. Voté et adopté par les présent.e.s.
> Organiser une manifestation (en méthode naturelle ?) au départ du congrès jusqu’au CHU d’Angers pour montrer notre soutien aux camarades en grève (constitution d’une caisse de grève). Voté et adopté par les présent.e.s.

Ce qui se joue après le congrès et sur le temps long :

> Rapporter dans nos GD ou GS la nécessité d’apporter notre soutien aux Gilets Jaunes et, plus globalement, d’aborder la question de la lutte des classes. Voté et adopté par les présent.e.s.
> Se créer des outils : aider les collègues qui débutent (ou pas) en pédagogie Freinet à se constituer des garde-fous pour se protéger et asseoir leur légitimité face à l’institution.
> Construire un argumentaire clair de l’ICEM pour s’armer juridiquement contre Blanquer et agir à destination de nos collègues (possibilité d’utiliser le site-ressource « Bloquons Blanquer » et les sites des syndicats).
> Envisager une date de convergence des actions entre académies (blocage des rectorats aux côtés des familles par exemple).
> Rencontrer des collectifs ayant une autre habitude du militantisme, s’en inspirer et agir avec eux (collectif Adama Traore par exemple).

Ce qui relève d’actions individuelles s’inscrivant dans une démarche collective :

> Pratiquer la fausse incompétence / le sabotage pour faire de la rétention d’informations (notes, résultats d’évaluations, etc.) => importance d’être nombreux-ses à prendre des postes de directeurs-trices d’école.
> En tant que parents, inscrire systématiquement ses propres enfants dans les collèges et lycées de secteur (pas de contournement de la carte scolaire), voire dans un établissement expérimental !

Deux rappels ont été faits :

> L’Université d’été des Enseignant.e.s et de l’Education 2019 se déroulera à la Cartoucherie de Vincennes du 26 au 28 août : c’est l’occasion de se rencontrer, de débattre et d’agir à plus grande échelle (lecture de la motion ICEM que nous aurons écrite).
> La Biennale de l’Education Nouvelle est le lieu de rencontre entre plusieurs mouvements pédagogiques et d’éducation populaire (CRAP, CEMEA, ICEM, GFEN, FESPI) : c’est une occasion possible d’agir ensemble pour s’opposer aux réformes Blanquer.
 

 

Congrès d'Angers : Quand pouvoir et savoir s’entremêlent, s’impactent, se répondent...

Journal du congrès d'Angers 2019

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Quand pouvoir et savoir s’entremêlent, s’impactent, se répondent...

    Quand l’exercice collectif du pouvoir ( sa gestion, la prise de décisions, le débat argumentatif, les idées saugrenues) permet la construction de savoirs communs et donc des apprentissages, ce mouvement peut être réciproque. Ainsi les apprentissages enrichissent la pensée, l’appétence à l’écriture, à la prise de parole, à la formulation d’idées et d’opinions, à son propre pouvoir de faire, d’oser, sa puissance d’agir, de réfléchir.Dans cet entrelacs  entre pouvoir et savoir , il semble nécessaire qu’aucun des deux ne soit instrumentalisé au service de l’autre.

    Toute invention est à envisager: AG, agora, conseils, coopératives, projets, ateliers interdisciplinaires, travaux autonomes et coopératifs... Et pourquoi pas tendre alors vers des formes autogestionnaires où l’initiative, les désirs, les décisions collectives font émerger le commun et la coopération aussi bien dans les champs politiques que pédagogiques.

 

lycee.experimental[arobase]wanadoo.fr
0240667852
https://lycee-experimental.org

 

Congrès d'Angers : Sans pétrole, la fête est plus folle !

Journal du congrès d'Angers 2019

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Sans pétrole, la fête est plus folle !

 

 

 Nous sommes partis à vélo des deux extrémités de la Loire :

-Saint-Étienne, proche du mont Gerbier-des-Joncs

-Brest (Bon, ok, ça, c’est pas trop l’opposé…), puis canal jusqu’à Nantes

 

Au programme, en commun : camping, douleurs musculaires, châteaux (voire, overdose de châteaux…), moyen de transport au rythme des paysages, rencontres avec les autochtones, quelques imprévus mécaniques, objectif final du congrès…

 

Challenge, quand le lieu du prochain congrès est fixé, organiser une vélorution géante pour s’y rendre (une caravane de vélos pour pédaler ensemble sur plusieurs jours jusqu’à destination!)

 

Romain (GD 42) et Hélène (GD 13)