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Suite au dossier théâtre

Dans :  Arts › Spectacle vivant › 
Octobre 2000

Suite au

dossier théâtre

 

Curieusement, je trouve ce dossier très concret. Les témoignages, limite monographie, mettent en évidence les problèmes, les questions et offrent une esquisse de solution. Des témoignages qui n'épuisent pas le sujet, et qui donnent envie.

Aussi curieusement, je n'ai pas lu une seule fois la formule "tâtonnement expérimental". J'aurais aimé retrouvé l'extrait du lire d'Elise Freinet "Naissance ou Pour une éducation populaire", où elle expliquait les questions que Freinet et sa classe s'étaient posées au moment de monter une pièce pour les corres : tout simplement sur proposition d'un enfant, ils avaient joué et mis en scène leur vie quotidienne à l'école. Par ailleurs, sur la liste Freinet, Paul LeBohec avait lancé l'idée de texte libre corporel et je trouvais cela intéressant. Mais il est vrai que ce n'est peut-être plus tout à fait du théâtre.

Thierry Focquenooey - 59

 

 

J'ai eu l'impression que ceux qui ont écrits ont beaucoup plus confié leurs pratiques et aussi leurs doutes. Pour autant dans le dossier, ne sont pas encore conciliés le théâtre, expression de l'enfant et représentation devant public parental

Mais peut-être que nous recherchons trop d'ambitions dans le spectacle ?

Hervé d'Abadie,

École rurale - cycle 3


 

 

Billet d’humeur
Séquence Pub ou billet d’humeur ?...
 
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai découvert, pas moins de 5 pages du Nouvel Educateur n°103 (devinez où) dans l’un des sujets du concours interne de prof d’école de l’académie de Montpellier (dont j’étais correctrice).
Il s’agissait d’un article de Patrick Pierron sur la pratique de classe de Joëlle Martin concernant l’étude de langue au travers du texte libre et de ses prolongements. C’était le premier document d’une série de 4. Cet article ayant pour objet les activités réflexives sur la langue servait en quelque sorte d’illustration aux documents numéros 2 et 3 plus théoriques* et pouvait être mis en parallèle avec le document numéro 4, avant propos du livre du maître d’un manuel de grammaire dans lequel “chaque leçon s’appuie sur un texte initial”.
De là à parler de reconnaissance officielle de la pédagogie Freinet!
La place, en début de dossier et la teneur des deux extraits qui suivent largement inspirés des I.O. lui confèrent par effet d’association, un caractère novateur, j’irais même jusqu’à dire exemplaire. Alors que ces dernières années le texte libre a été plutôt décrié, ce sujet contribue à lui redonner toute sa place, tout son sens et montre comment on peut aborder coopérativement les activités réflexives sur la langue.
De ce point de vue, cet article à sa place dans un tel concours et, au delà, dans les annales.
 
Par contre, un esprit frondeur pourrait se demander s’il est bien venu que cela se fasse dans le contexte d’un concours visant à sélectionner et départager les “meilleurs instits” qui auront droit à accéder au grade de professeur. L’auteur du sujet s’est-il préoccupé de savoir si cette utilisation était en accord avec les fondements philosophiques de la pédagogie Freinet qui refuse la compétition et la récompense des meilleurs ?
 
A sa décharge, on peut lui savoir gré d’avoir associé à cet article sur une pratique de classe coopérative, un passage sur l’enseignement du français en 6°, soulignant l’importance de “la langue maternelle (...) reconnue comme objet d’une pratique sociale hors de l’école et d’une pratique scolaire devant conduire à certains apprentissages...” et même si l’on ne va pas jusqu’à parler de prise en compte de la personne de l’élève, il est fait allusion à “l’insistance sur l’initiation au travail autonome et la prise en considération de l’hétérogénéité des élèves”.   
De plus ce sujet, tel qu’il est constitué me paraît utilisable en formation initiale avec des PE2 qui ont parfois du mal à mettre en oeuvre des activités d’approche analytique de la langue (orthographe, grammaire, vocabulaire) autrement que comme ils les ont perçues dans leur propre cursus scolaire: comme étant une fin en elles mêmes alors qu’elles doivent être des outils au service d’une meilleure lecture, expressions orale et écrites et sont donc articulées avec celles-ci.
En conclusion, gageons que si des militants de l’I.C.E.M. ont passé ce concours, ils se seront sentis en confiance devant un tel sujet! Et ceux qui envisagent de passer des concours de l’E.N. pourront les préparer en trouvant une aide précieuse dans le Nouvel Educateur par la diversité des pratiques coopératives de classes présentées ... Ils pourront même les citer sans retenue dans leur copie!
Elisabeth DUMAS DOMERGUE,
 Institut Gardois de l’Ecole Moderne
* (Extrait de “La maîtrise de la langue à l’école” C.N.D.P. 1992 et “Pratiques de l’enseignement du français observées en classe de 6°” les dossiers n° 103,1998)
 
Réponse de l’auteur du sujet d’examen :
La commande institutionnelle était un sujet sur l'enseignement du français et comme je fais souvent (en formation initiale ou en formation continue) j'utilise le Nouvel Educateur. Il faut dire que peu de revues (en existe-t-il d'autres vraiment ?) présentent avec autant de sincérité, de vérité, de professionnalisme, de détails, d'intérêts pédagogiques, .... des pratiques de classe.
 Non je n'ai pas pensé que cet article (mêlés à d'autres plus officiels ceux là!) servirait à départager des instituteurs car en Lozère ce concours est largement ouvert, pour illustrer cela par exemple cette année 99/00, 5 candidats à l'écrit, 4 candidats à l'oral et 4 reçus.
 Par contre j'avais pris contact avec Joëlle Martin pour lui demander si je pouvais utiliser ce témoignage dans le cadre de ce concours interne. Encore aujourd'hui et avec l'analyse réflexive menée par Elisabeth, si c'était à refaire je recommencerai sauf si, bien entendu, l'auteur ou le comité de rédaction du Nouvel Educateur s'opposaient à cette utilisation.
Madeleine Deshours

 

 
 
 



Magnifier l'expression de l'enfant !
Lorsqu'on entre dans un Mouvement, une organisation ou une association, on s'aperçoit rapidement que le langage de ce groupe de personnes a des spécificités : par exemple il utilise un vocabulaire particulier, il y a des mots qui reviennent fréquemment, qui ont pris des significations particulièrement fortes, etc. Il en va évidemment de même dans le Mouvement Freinet.
En rencontrant le Mouvement Freinet, j'ai été plus particulièrement frappé par une expression : « magnifier les réalisations de l'enfant ». Et c'était une injonction forte à l'adresse de l'éducateur car il lui appartenait, et il lui appartient toujours, de faire le nécessaire pour que l'expression de l'enfant puisse être magnifiée.
Il y avait là une révolution, dans le sens d'un retournement complet, dans la manière dont on considérait les productions de l'enfant : non seulement sa production doit être écoutée, accueillie mais elle doit faire l'objet de soins attentifs pour mettre en évidence ses richesses. Comme une pierre précieuse qui est encore plus belle enchâssée dans un bijou exposé aux rayons de la lumière.
Magnifier l'expression de l'enfant !
Lucien BUESSLER
en introduction à une rencontre Samed'lcEm de l'IDEM 68, consacrée à la fabrication d'albums, de recueils et de mini-livrets.