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Le lendemain matin, je rangeai tous mes jouets. Il y en avait au moins pour cinq cartons!

Après, je montai au grenier. Il y avait un sacré boxon! La porte grinçait et était très vieille. Il y avait des livres, des cartons, un vieux siège, des poufs, des anciennes cartes de France... Ça, ce n'était que le début.

En face, il y avait des chaises et des tables de classe avec chacune un pupitre. Elles étaient empilées et des tableaux noirs usés et sales étaient plaqués contre le sol, on ne pouvait pas aller au fond. D'ailleurs, au fond, il y avait une fenêtre. J'arrivai quand-même à me faufiler entre eux. J'arrivai au milieu. Rien d'intéressant. Je retournai à mon point de départ.

Un peu plus loin dans le grenier, il y avait une vieille batterie. Elle n'était pas complète, il n'y avait pas les baguettes. Encore plus loin, je trouvai un billet de 20F, des BD en noir et blanc et, au milieu de tout ça, il y avait de la place pour jouer et même faire un petit salon ou une cabane.

Je pourrais venir m'amuser avec les copains, quand je m'en ferai.

 

Les grandes vacances passèrent et la rentrée vint. L'accueil était plutôt chaleureux. Certains jouaient aux billes, d'autres discutaient ou couraient dans tous les sens, quand, soudain, une voix m'interpela : « Salut, je m'appelle Pierrot, et toi? »
Trois garçons se tenaient devant moi. Ils étaient tous aussi bruns que moi. Je leur dis mon prénom à mon tour. Après une courte discussion, on joua aux billes. Faut dire que je n'y jouais pas beaucoup.

Dans la classe, le maître me présenta et, comme tous, il dit :
« J'espère que vous vous entendrez bien avec Aimeric et je compte sur vous pour l'intégrer. »
Il fut décidé que je m'assierai à côté d'Ambre, c'était la première de la classe. Le maître, comme souvent font les autres, m'avait mis exprès à côté d'elle pour que je prenne exemple sur elle.
En classe, je reçois toujours les tableaux d'honneur. La seule fois où j'ai eu les félicitations, c'était au CP.

Le mois passa et décembre arriva. Enfin, les vacances!
Le deuxième jour des vacances, mon père me demanda :
« Pourquoi n'inviterais-tu pas Pierrot?
— C'est une bonne idée, répondis-je. Pourrais-je en inviter d'autres?
— Combien?
— Oh, un ou deux seulement.
— Pour ça, dit mon père, il faut les appeler.
— Pas d' problème Pa! Comme ça, on pourra aller jouer dans le grenier. »

 

 

Matéo
2010-2011

pourriez-vous...

maître, pourriez-vous mettre sur le site les chapitres du grenier aux fantômes de 3 à 7. Le ch.7 est sur mon dossier.
Matéo