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De la récolte aux mots CREATIONS

 

Le travail avec l'artiste  
Pour la première séance, ils ont à leur disposition
- la collection de graines
- des feuilles d’un format unique 20 x 20,  mais de couleur et texture différentes : blanc, ivoire, beige, kraft, très fin, épais, cartonné, calque, glacé, Canson
- des crayons gris et des feutres noirs fins.
Ils font autant de dessins qu’ils le désirent.

« On a travaillé avec Aleksandra : on a dessiné des graines et des gousses.

On les regardait et les dessinait avec:

- des graines (Jacqueline photographiait)

- un crayon gris ou un feutre noir.

Elle nous a demandé de retravailler avec de l’encre et de l’eau pour faire des dégradés et on a le droit de dépasser ! »

Spontanément, les enfants cueillent, ramassent, collectent, accumulent, manipulent, conservent,  réalisent des installations éphémères en triant et ordonnant. Développer et multiplier ces actions devient l’axe du projet grâce à la présence d’une artiste plasticienne.  

L’année précédente, les enfants de grande section, alors en moyenne section, ont vu l’exposition d’Aleksandra Ruszkiewicz, artiste plasticienne, une installation d’éléments naturels, faînes, tiges, plumes, légers et fragiles. C’est pour cette raison que je l’ai sollicitée. Quand nous nous rencontrons pour bâtir le projet, les enfants ont déjà commencé une collection de graines, de fleurs, de  mots. J’avais pensé à une grande réalisation collective, elle propose que chaque enfant réalise une  œuvre personnelle qui prendra la forme d’un « livre d’artiste ». J’apporte en classe plusieurs livres d’artistes empruntés à la médiathèque. Nous les consultons ensemble à plusieurs reprises ce qui aide les enfants à s’approprier la démarche.

Aleksandra intervient lors de 4 séances, entre lesquelles nous poursuivons le travail.

Les enfants expérimentent les dégradés mais aussi les mélanges avec seulement deux teintes d’encres : noire et ocre (de vieux flacons retrouvés dans l’armoire). A l’issue de la deuxième séance,  trois livres, déjà fortement ébauchés, sont présentés au groupe par leurs auteurs et Aleksandra les commente. Elle précise que « l’histoire » n’est pas nécessairement « narrative », qu’elle peut être une histoire de « couleurs » ou de « formes », qu’elle  ne sera pas écrite mais dite. Elle leur demande de donner un titre au livre.

Chacun écrit son titre à la main – en cursive pour les grands, en majuscules pour les moyens - ou à l’ordinateur en choisissant police et couleur et prend soin de signer, dater et numéroter son livre, comme ils l'avaient observé sur les estampes empruntées à l'artothèque municipale d'Hennebont.

Les enfants présentent leur livre plusieurs fois aux enfants de la classe. Certains racontent toujours  la même histoire, d’autres  la modifient à chaque lecture, quelques-uns ne mémorisent pas le titre. Mais tous veulent « lire » leurs livres aux autres enfants de l’école et aux parents de la classe que nous invitons à cette occasion.

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