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Recherche plans de travail et manuels scolaires

Dans :  Techniques pédagogiques › organisation de la classe › 

Voici le texte de communication de la recherche autour du thème :

"Peut-on se passer de manuels scolaires grâce aux plans de travail ?"


Résumé
 :

Il se trouve que le recours aux manuels est prépondérant dans les établissements scolaires mais qu’aucun d’eux ne propose le recours aux plans de travail. Il se trouve également que C. Freinet en son temps avait fustigé l’usage du manuel scolaire. Ce qui pourrait expliquer la fragilité du lien entre ces deux outils.

À l’heure du socle commun de compétences et de connaissances et de son principe de rendre complémentaires les piliers à visées disciplinaires et ceux à caractère transversal, en quoi les manuels scolaires gagneraient à organiser le travail de manière personnalisée à travers les plans de travail et en quoi ces derniers seraient susceptibles de s’appuyer sur un certain nombre de ressources présentes dans les manuels ? Les manuels consistent en des supports qui cadrent l’activité didactique des enseignants et des élèves alors que les plans de travail visent à développer un rapport autonome à l’école et aux savoirs. Mais ces deux outils sont-ils antinomiques, s’opposent-ils pour autant ? Qu’est-ce qui, à travers ce qui se pratique par les plans de travail, densifierait l’activité cognitive des élèves par un appui sur les manuels ? Cette étude tente donc de travailler la tension entre cet outil de personnalisation qu’est le plan de travail et les manuels scolaires. Peut-on se passer de manuels scolaires grâce aux plans de travail ? Comment les manuels et les fichiers sont-ils utilisés à travers les plans de travail ?


Mots clés
 : plan de travail – manuels scolaires – fichiers – personnalisation – individualisation - hétérogénéité

 

Bonne lecture

Sylvain

 

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Peut-on se passer de manuels scolaires grâce aux plans de travail ? (format PDF)196.93 Ko

manuels - plans de travail

Cette étude de Sylvain Connac me paraît excellente.
Ayant enseigné le français au second cycle jusqu'en 1996 je n'ai pratiqué que le plan de travail collectif.
Pour faire vite :
1. Le manuel, qui m'avait imposé par les collègues, restait à la maison. Il servait à des lectures cursives avec relevés de citations, relevés que je corrigeais.
2. Donc le champ de la classe était libre, s'il fallait passer par des textes, je les tirai au limographe puis plus tard je les photocopiais. Nous étions donc dans une étude collective.
3. Le choix des thèmes et des textes se faisait à partir de l'expression libre des élèves et aussi de certains incontournables définis par le programme : récit, poésie, théâtre, essai, une œuvre à chaque fois.
4. Le plan de travail collectif était défini au moment du conseil de français. Grille de quatre semaines, soit 12 séquences pour un cours hebdomadaire de 3 heures de français.
5. Les possibilités étaient restreintes mais réelles et les élèves tenaient à ce cadre qui m'était indispensable à moi aussi. Je l'utilisais en pour des cours hebdomadaires de 5, 4, 3 heures mais aussi 2 heures ! Une grille de 8 heures en terminale peut paraître dérisoire avec 1 heure consacrée au conseil de français (soit 7 heures) et pourtant il y avait matière à multiples choix. Car les activités étaient définies par sections de 20-25 mn. Ainsi un corrigé de devoir imposé tenait en une section car je rédigeai entièrement le corrigé. Nous le lisions et le commentions ensemble.
6. Tout cela est expliqué sur mon site www.retorica.info.
Encore une fois félicitations à Sylvain.

Roger Favry
Retorica