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Un après-midi d'échanges et de pratique avec les médiatrices de L'art dans les chapelles

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  Témoignages

Parmi le matériel proposé, un petit cadre en carton a attiré mon attention. J’ai réalisé une espèce de toile d’araignée faite avec du métal, du papier et du tissu . Puis j’ai posé ma réalisation le long d’un mur extérieur de la chapelle. J’ai bien aimé le contraste de taille avec la sculpture!

Alice a commencé avec moi puis a préféré "farfouiller" dans le matériel. Elle a découvert un trésor, des bidons de peinture rose ! Un atelier peinture improvisé sur l’herbe, la voilà partie pour réaliser avec délice et application une montagne rose !

Son frère Malo a aussi commencé à faire des recherches cartonnées puis il s’est lui aussi tourné vers la peinture pour réaliser un dragon. Malo est un grand amateur de dragons et ce sont ceux de la chapelle qui l’ont inspiré.

Cet atelier a été un très bon moment avec les enfants. Occupée avec Alice, j'ai peu écouté les commentaires sur les œuvres. A la fin de la séance, je suis retournée seule dans la chapelle où j'ai pu savourer l'ambiance et c'était vraiment prenant.
J'ai bien apprécié le fait de travailler à l'extérieur. Alice a adoré et surtout elle s'est sentie très grande car elle pouvait enfin participer à une réunion ! En conclusion, la création familiale, que du bonheur ! Merci d'avoir proposé cette démarche au groupe. Très belle journée de fin d’année.

Marie-Noëlle F

 

Clara et Titouan
présentent
leur travail
à Fanny
et
Marie-Etoile.
 

Vers une création à deux

Tout d'abord, quand je suis entrée dans la chapelle, j'ai été impressionnée par l’œuvre de Rainer Gross. Très séduite par la "grandeur avec un grand G", je me suis tout de suite dit que
1) ça plairait aux enfants de réaliser quelque chose de grand pour passer et repasser dessous, suivre des chemins, les perdre et les retrouver.
2) j'aurais bien vu une telle œuvre dans la nature ou dans la cour. D'ailleurs, j'ai adoré la réalisation dans l'arbre à Kerguéhennec. Je rejoins Hélène qui dit aussi que le lieu de la réalisation et de l'installation de l'œuvre a beaucoup d’importance, plus que je ne le pensais. Hier à Castennec, lors d’un atelier nomade autour de l’installation de Cécile Bart, je l’ai aussi ressentie en me positionnant au milieu, en face, entre ces quatre châssis dont la disposition dans la nef nous révélait tel ou tel élément de la chapelle en fonction de la lumière (vitraux-fenêtres, porte ouverte) différente tout au long de l’après-midi.
3) j'ai été sensible aux croisements, aux chemins (moi qui adore me promener dans les chemins de montagne ou de forêt...) au début, à la fin de la sculpture, au dynamisme qui incitait à faire, à se lancer dans la création.

Avec Anita, on a "papoté" dans la chapelle et échangé nos impressions sur la grandeur et les chemins, le commencement et la fin, toutes les deux persuadées de l’intérêt pour les enfants d’investir un grand espace dans les trois dimensions. J'ai bien aimé ce moment d'échanges que je n'autorise peut-être pas assez entre les enfants.
Je ne me voyais pas faire une réalisation dans la chapelle, je voulais faire quelque chose de grand, l'extérieur s’est donc imposé. J'avais aussi besoin de soleil.
Travailler avec Anita m'a plu car ces échanges, juste avant, nous avaient rapprochées ; de plus j'aime bien "faire à deux", on a plus d’idées, nous l'avons fait dans la détente...
Au début nous avons commencé deux œuvres différentes mais proches l'une de l'autre Je voulais juste faire des chemins, des croisements dans la nature, Anita voulait un nœud central. Puis nous avons relié nos installations avec d'autres matériaux.
C’est seulement après que nous avons interprété notre création. A force d'échanges, nous avons imaginé une histoire, un début, une fin : le début et la fin de vie, les cassures et les nœuds représentant les difficultés de la vie, les sorties dans l'installation évoquant des re-naissances. La création devenait un parcours scabreux avec des rebondissements, des joies et des peines.
Je tenais beaucoup à ce que Philippe prenne des photos tout au long de l’élaboration pour garder une trace avant de défaire comme on le fait avec les enfants.
J'ai passé un bon moment, "faire à deux" est très porteur, je devrais l’autoriser, le suggérer plus souvent en classe ...
le 17 août 2011

Anne R

 

Au départ, une œuvre d’art évoquant pour moi un circuit de voiture ou une route menant vers l’infini… ou "rien"?
Puis le moment du "on va pratiquer". Ah !
Je repère un arbre tout près de la chapelle, je ne suis pas la seule. Je découvre le matériel, beaucoup de fils de différentes couleurs, ça me plaît et c’est parti !
J’attache, je noue, je coupe sans trop savoir où je vais mais j’y vais. Puis la rencontre avec la production d’Anne, la vie avec ses bonheurs, ses rencontres et parfois ses incidents et allez, hop un nœud !
Nos deux productions individuelles deviennent une œuvre collective, le témoignage d’un moment d’échanges, de partage et de rigolades, un beau moment, un bel après-midi coopératif.

Anita

 

 


 

  

Ce qui a retenu mon attention, c’est le matériau, ce carton alvéolé et compressé pour son élasticité et le fait qu’il ressemble peu à du carton.
Le fil électrique permet de solidifier et de donner la forme voulue ; sa couleur rouge n’est pas vraiment un choix, la seule autre possibilité étant un fil bicolore vert et jaune qui ne me plaisait pas du tout.
Je ne cherchais pas forcément le mélange de matériau.
Mon objectif était de peindre la structure d’un ton neutre afin de ne plus pouvoir identifier les matériaux de départ et ainsi mettre l’accent sur la texture d’un objet un peu indéterminé. Cela me semblait drôle que cet objet élastique, en accordéon, une fois solidifié, puisse prendre une forme de bustier qui n’aurait pas forcément fonctionné pour mettre en valeur la femme d’un point de vue formel.
Je ne suis pas une grande "fan" de l’art appliqué. Ce qui m’intéresse, c’est la bascule d’un objet du quotidien vers un objet d’art. J’aime l’idée que cet objet bizarre, assemblage de matériaux anodins, bout de carton ou bustier, soit le fruit d’une réflexion artistique.

Marie-Etoile

 

Philippe a pris les photos, beaucoup de photos ; Hélène et Jacqueline en ont sélectionné quelques-unes, Patrick quant à lui, a accompagné chacun, enfant et adulte, au gré de ses déambulations.

 

Même si l'intérêt de se mettre en situation d'élève n'est plus à démontrer, j'aime être traversée par des considérations enfantines. Je n'étais pas très concentrée ce jour-là car les fins d'année sont souvent propices à un relâchement de nerfs et j'ai largement pu constater que je n'étais pas la seule dans ce cas. Philippe et Patrick m'ont  accompagnée dans l'élaboration de mon œuvre en recherchant activement un titre à mon travail. Leur bonne humeur a joliment teinté ce moment. Comme Hélène, j'ai beaucoup aimé nos différentes interventions lors de la phase d'observation. Elles font pour moi partie intégrante de l'œuvre. Il y avait ce jour-là, comme dans une classe un panel de comportements, d'attitudes : l'un de nous s'est positionné en photographe, les autres étaient actifs, patients, tantôt observant, tantôt observés. Les participants ont apporté du matériel et ont travaillé seul ou à plusieurs. Quant à moi, j'étais tour à tour dissipée, nonchalante mais je me suis sentie autorisée à l'être, sans jugement. J'ai fait et j'ai appris. A nous, enseignants, d'avoir le comportement juste pour offrir aux enfants des conditions de travail semblables.

Stellane

 

 

 Pistes pour travailler avec les enfants


J'ai quelques difficultés à  trouver des pistes de travail, car elles émergent d'habitude avec l'aide des enfants qui permet de cibler assez vite ce qui a attiré leur attention.
- A partir de l'oeuvre de Saint Gildas, je proposerai un atelier autour des bandes par rapport à la frise, un autre sur la lumière et l'obscurité à l'aide de boîtes, et aussi une utilisation du fusain car c'est le matériau qui m'est venu à l'esprit en voyant les arbres représenté sur les frises.
- A partir de l'oeuvre de Saint-Nicolas, c'est un travail sur les dragons qui s'impose pour faire écho aux gueules en bois ou engoulants et ainsi qu'à la forme de l'énorme volute en bois. Je pense que les dragons alimentent tellement l'imaginaire des enfants que ça ne peut être que du pain bénit !

Stellane

 

Après les visites, voilà ce que je pourrais proposer comme pistes mais faisons confiance aux enfants, ils en auront d’autres.
Oeuvre d'Eric Winarto :
- réaliser un paysage à partir d'un élément "incongru" comme Eric Winarto qui a intégré le rocher de la chapelle dans son dessin.
- travailler sur la "révélation" d' ombres chinoises, ou de dessins apparaissant en déplaçant une "loupe" (cf livres découvertes Gallimard), et utiliser le crayon graphite sur canson noir car il est
difficile de travailler en lumière noire.
Oeuvre de Rainer Gross :
-  réaliser une structure
avec des lattes de bois (balsa) ou des bandes de carton et peut-être l'intégrer dans un cube, un parallélépipède ou autre volume.
- choisir dans son environnement un élément extérieur (arbre, pierre, etc) et le mettre en valeur par une intervention.

Jacqueline

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