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Compilation d'échanges sur l'orthographe

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j'ai compilé la discussion qui avait eu lieu sur l'orthographe, au début du mois de septembre 2009.
La voici ci-dessous et en pièce jointe, si ça peut servir.

merci de vos retours quant à la forme de la compil ( c'est ma première "compil partie" !).
Comme c'est une forme de texte particulière, je me suis servi du critère  chronologique.

si il y a besoin de précisions, j'ai conservé tous les messages...je peux re-puiser dedans.

Coopérativement
Patrick

 

 


Bonjour les profs des écoles!
Je suis prof de français en collège, je tente de travailler davantage en m'inspirant de la PF cette année.
Je me pose des questions quant à l'enseignement de l'orthographe. Comment aidez-vous les élèves à progresser de manière individualisée? Je voudrais avoir plus d'informations sur les recherches en orthographe et je voudrais savoir comment vous aidez les élèves à ne pas faire de confusions au niveau des homophones (à/a par exemple) et au niveau des terminaisons (je chantais/ je chanté).
D'autre part, pensez-vous qu'il soit judicieux que j'investisse dans un fichier PF pour m'en inspirer pour mes cours?
J'ai une heure en demi-classe par semaine avec mes 5èmes et je voudrais profiter de cette heure (en fait une demi heure car une semaine sur deux) pour les aider en orthographe. Pour le premier cours, je leur ai demandé d'écrire un texte libre, que j'ai corrigé et j'ai selectionné 2 types d'erreur sur lesquels ils seront invités à travailler. Qu'en pensez-vous?
Enfin, si vous avez des références d'ouvrages à m'indiquer, je suis preneuse!
Merci pour votre soutien!
Aline Gaudrain
(evry 91)

Bonjour
Voici comment je pratique.
Avec une demi-classe (BEP ou Bac pro), une heure par quinzaine.

- Je choisis un texte brouillon parmi ceux qui doivent être publiés dans le blog. Je m'assure que l'auteur est d'accord, et que personne ne se moquera de lui. (Précaution inutile, ils n'ont aucun complexe par rapport à l'orthographe, mais je le fais quand même). Le fait que ça doive être publié justifie bien la propreté (orthographique) du texte.

- Je projette la page au vidéoprojecteur sur un tableau blanc. Un TBI qui pour l'instant n'est pas encore branché mais c'est imminent. Mais j'ai déjà pratiqué ça avec un tableau noir et une craie, ça marche aussi bien, mais il faut un secrétaire de séance pour garder le tout.

- Les élèves sont debout ou assis devant l'écran de façon à ce que personne ne gêne le déplacement jusqu'au tableau. Chacun peut aller facilement au tableau.

- Rêgle du jeu : on ne parle pas, on agit. L'élève qui voit une faute demande non pas la parole mais le feutre pour écrire. Il corrige une faute. Les autres peuvent contester en demandant le feutre et en écrivant. Si conflit, on parle, et c'est alors moi, maître du jeu qui donne la parole et les élèves justifient leur correction.

On en arrive à chaque heure à aborder des types de fautes courants. Je les repère en les écrivant dans un coin du tableau. Et on y revient individuellement en fin d'heure : chaque élève écrit dans son classeur ce qu'il a appris et donne des exemples.

Je crois que c'est plus efficace si c'est un élève qui explique ! Mais je surveille de près les explications ;-)

Philippe
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Génial ...
Trouver le moyen de transformer en jeu où tous peuvent intervenir
ça c'est vraiment bien.....

Y'a pas de secret, les choses faites avec plaisir et plus encore en jeu , restent ....

Bravo .....
anne-lise marilleau

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Je travaille en élémentaire avec une classe de CE1 (7 ans).Il me semble que la meilleure manière ou tout du moins la plus efficace est en tout premier lieu: écrire, écrire mais écrire pour de vrai( correspondance scolaire, texte libre( notion de plaisir, de communication( j'écris pour .....faire quelque chose)). J'utilise un exercice que j'appelle "écriture poubelle". Ne soit pas choquer, je m'explique: tu distribues à tes élèves une feuille blanche et tu leur dis: écrivez tout ce qui vous passe par la tête( l'incorrect est banni), ne réfléchissez pas, ni à l'orthographe, ni à ce que vous écrivez! Vous avez trois minutes! et pendant ces trois minutes tu fais autre chose( tu regardes par la fenêtre par exemple en les ignorant presque totalement). Puis au bout de ces trois minutes tu prends la poubelle et tu passes dans les rangs en leur disant: si vous ne voulez pas que l'on travaille sur votre écris, jetez le dans la poubelle!! Ensuite, tu prends une boite dans laquelle les élèves, ceux qui n'ont rien jeté, mettent leurs écrits.
Ensuite tu portes à leur connaissance leurs textes bruts pour les corriger ensemble et obtenir en fin de course un texte collectif que tu peux mettre en valeur dans un journal scolaire qui est aussi une activité importante et vrai puisqu'il permet de communiquer avec les autres classes de français par exemple.
Pourquoi la poubelle? Parce que cela développe chez les élèves( petits ou grands) le pouvoir de dire non, de prendre conscience qu'avec l'écrit ils vont obtenir un pouvoir et le premier est celui de dire non!. Par expérience, ceux qui jettent leur papier dans la poubelle, ne le font pas très longtemps car l'envie de faire connaître leurs écrits deviendra plus fort. Cet exercice doit être répété assez souvent en augmentant la durée de l'écriture sans pour autant le faire durer trop car la correction collective serait encore plus longue. Cette correction collective est très importante à mes yeux car elle interroge énormément les élèves( même à 7 ans!).
Ensuite l'utilisation d'un fichier orthographe est conseillée mais seul ce fichier ne te sera guère plus utile qu'un livre de grammaire ou d'orthographe.
Voilà, en espérant que ces quelques conseils te seront utiles.
Freinetiquement Gilles

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Comment aidez-vous les élèves à progresser de manière individualisée? Je voudrais avoir plus d'informations sur les recherches en orthographe et je voudrais savoir comment vous aidez les élèves à ne pas faire de confusions au niveau des homophones (à/a par exemple) et au niveau des terminaisons (je chantais/ je chanté).

Bonjour !
J'ai 27 élèves de cycle 3 : 8 CE2, 11 CM1 et 8 CM2.
Dès le premier jour, les élèves ont écrit un texte. Pas libre. J'arrive dans cette école et je mets en place ma pédagogie avec le matériel que j'ai trouvé. Nous nous sommes présentés le matin de la rentrée car il y avait trois nouveaux. Chacun s'est nommé puis a dit ce qu'il avait préféré de son année passée. Je leur ai dit que nous l'écririons l'après-midi, qu'ils avaient beaucoup à dire...
L'après-midi j'ai donné des consignes de présentation : feuille de grand classeur, saut de ligne, écriture au crayon de papier. J'ai demandé que chacun fasse attention à tout ce qu'il avait appris avec sa maîtresse.
Le lendemain trois élèves ont voulu lire leur texte au "quoi de neuf?". J'en ai profité pour dire qu'on allait en élire un,celui dont l'histoire plairait le plus, pour ensuite travailler dessus. Dans un silence religieux, les textes ont été lus, sans poser aucune question, puis le président de jour a comptabilisé les voix pour chacun. Au cours de cette seconde journée j'ai distribué et expliqué le plan de travail, ainsi que le contrat. Deux textes étaient au contrat. Ils ont donc pu écrire ce qu'ils voulaient dès le deuxième texte. Au "quoi de neuf?" les histoires lues par les grands servent de stimulant aux plus jeunes qui s'en inspirent pour leurs textes.
Maintenant tu demandes comment individualiser la correction?
Lorsque nous avons "toiletté" le premier texte élu, je l'ai écrit au tableau avec les fautes, mais aussi avec mon système de correction, que tu trouveras en pièce jointe "guide de correction des textes" emprunté à Sylvain Connac, mais que j'utilisais avant sous une autre présentation. (Sylvain ton bouquin est une mine!) Ainsi tout le monde a retrouvé une faute en commençant à comprendre comment utiliser le "guide" (conservé dans la pochette jusqu'à ce qu'il soit intégré, puis rangé dans le classeur partie "écrit" par la suite. Pour leur second texte, j'ai donc utilisé pour chacun ce système de soulignement des erreurs.
Mais cela ne suffit pas, car il leur faut une correction assez rapide à trouver ! Sinon ils vont désespérer...
Alors j'ai distribué le jour suivant un "aide mémoire" pour les cycle 2 et un autre pour les cycle 3 (Editions le Matériel scolaire 81140 Cahuzac-sur-Vère 1998) dont je te scanne une page en pièce jointe, pour avoir un aperçu.
J'ai listé pour moi le contenu des deux "aide-mémoire" (pièce jointe) que j'ai tout le temps sur mon bureau, et dès que je corrige un texte, je souligne en écrivant dessous le numéro de l'exemple où ils vont pouvoir trouver leur correction. Ils effacent leur erreur (ils ont écrit au crayon) et remplacent par le mot juste. Lorsqu'ils me rapportent leur texte corrigé, je fais un trait vertical , ce qui donne un "plus" sous l'erreur corrigée. Il est très rapide de voir les erreurs restantes. S'ils n'arrivent pas à les corriger, ils peuvent demander à un grand ou à un joker en orthographe, sinon je leur dis et nous corrigeons ensemble. Les textes sont donc corrigés , écrits correctement au crayon, et subsiste le souvenir visible du type d'erreurs. En prenant avec l'élève ses 5 premiers textes, tu peux lui faire remarquer qu'il ne fait plus d'oubli de majuscule, ou qu'il fait encore systématiquement des erreurs en oubliant l'accent sur "ou". L'émulation par la lecture, par le toilettage chaque semaine (recherche de mots justes, d'expressions sympathiques, de tournures plaisantes...) et par la correction en reprenant collectivement le système qu'ils utilisent individuellement, fait qu'ils ont envie d'écrie, et de bien écrire.Tous les textes corrigés mais "brouillons" sont numérotés "T1", "T2", etc et rangés dans le classeur à la partie "Ecrit-Textes". Ils sont recopiés sans sauter de ligne dans un cahier de travaux pratiques (une page texte, une page dessin) appelé "cahier de vie" , que je leur ai demandé de garder pour lire leurs histoires à leurs enfants.(en attendant ils peuvent les lire à leurs ascendants).
La destination des textes va varier en fonction de leur contenu, de leur longueur. Nous avons décidé d'éditer un journal de classe, mais les CM2 écrivant des histoires de 4 pages, nous éditerons aussi des "petits livres", et puis nous enverrons des textes aux correspondants de Vendée !!

Maintenant, ces aide-mémoire sont vieux et pour le primaire.
Mais tu peux trouver encore plus vieux (1991) et pour CM2/6ème/SES :le même principe, avec des références et une liste de phrases-modèles.
Orthographe-vocabulaire pratiques différenciées. Livre de l'élève CM2, 6ème, SES. Micheline Daumas. Armand Colin
Le livre de l'élève existe pour le CE2 et le CM1. (Il est inutile de les avoir pour l'élève, ils sont utiles pour la liste de références...)
Le livre expliquant la pratique pédagogique (très intéressant) s'appelle "Orthographe-vocabulaire pratiques différenciées CE2-CM . Micheline Daumas Armand Colin.

Adrien Pittion-Rossillon
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Merci beaucoup pour vos réponses extrêmement enrichissante!
Hier, j'ai préparé mon cours de soutien en repérant d'abord les types de fautes puis pour chaque type, j'ai préparé une mini-fiche qui leur permettra (je l'espère) de visualiser la bonne manière d'écrire et de s'exercer sur quelques phrases très simples.
Sinon, j'ai bien compris qu'il fallait les faire beaucoup écrire. Mais cette année, alors que je teste le texte libre, je suis étonnée par leur manque d'inspiration. Je pense qu'on ne leur a pas donné confiance en leurs écrits et leur imaginaire personnel. Je leur ai aussi demandé d'écrire un poème en suivant un modèle étudié en classe, et là, ils ont produit des textes très intéressants. En fait, le cadre du sujet les rassure énormément...
Merci aussi pour les références de livres, mais parfois des ouvrages très précieux sont en rupture de réédition, c'est rageant!
Coopérativement
Aline
(prof de français, evry, 91)

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Je trouve l'idée de l'écriture poubelle remarquable. Pour abonder dans ton sens, je disais aux PE2 dont j'avais la charge l'an passé que les enfants devaient comprendre qu'écrire, c'était juste parler loin ! de même, lire, c'est écouter loin. Alors l'écrit prend sens, c'est aller vers l'autre, et ça se situe dans une vision anthropologique de l'apprentissage.
Amicalement.
Jean-Charles
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J'aime beaucoup cette remarque de parler "loin" et écouter "loin".
Je voudrais demander l'autorisation à ceux qui ont répondu à ma question pour copier-coller vos réponses sur l'Agora freinet. C'est un forum dans lequel j'ai posté ma question mais sans succès. Je pense que vos pistes pourraient intéresser d'autres profs du 2nd degré qui veulent appliquer davantage de PF.
J'ai testé mes exercices basiques aujourd'hui, c'était intéressant, les élèves étaient bien plus motivés que lorsqu'on voit une notion orthographique avec les mêmes exercices pour tous. Je me suis sentie utile, ça fait du bien! J'espère qu'ils verront ces exercices comme des pansements pour soigner leurs blessures orthographiques.
A vous lire.
Aline Gaudrain (prof français, evry, 91)
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Aline, est-ce que tu pourrais nous montrer une ou deux fiches (en pdf, facile à ouvrir pour tous, et pas trop lourd...) ?

Est-ce que tu as adopté le principe du Bled (oppositions homophones a / à, ou terminaisons de verbes é / er) ou bien as-tu travaillé sur l'analogie : courir/prendre/danser par exemple ?

Jacky Varenne
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Bernard M à Jacky et Liste

Jacky Varenne a écrit :
Aline, est-ce que tu pourrais nous montrer une ou deux fiches (en pdf, facile à ouvrir pour tous, et pas trop lourd...) ?

Est-ce que tu as adopté le principe du Bled (oppositions homophones a / à, ou terminaisons de verbes é / er) ou bien as-tu travaillé sur l'analogie : courir/prendre/danser par exemple ?

<BM> Je te signale Jacky (et aux autres) qu'un débat sur ce sujet a déjà été amorcé précisément par Aline G sur l'Agora Freinet (Catégorie "Secondaire"  / Forum "Pédagogie Générale" / Sujet "Fichier pour le travail individualisé"
(Noter à ce sujet que le débat n'est pas très bien placé, en raison de son ouverture avant que les forums de la catégorie Secondaire ne soient totalement installés. Je les déplacerai dès que et si possible, en effet ce sujet devrait être sur le forum Travail individuialisé)

Pour en revenir à ce sujet des fiches d'orthographe, j'ai personnellement évoqué le travail que tu as coordonné il y a pas mal d'années !

Il serait bien de mener ce débat sur le forum !

Ceci n'empêche pas l'intérêt de publier en pdf quelques fiches.

A suivre

Bernard
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Je vous envoie mes fiches que vous allez trouver ultra basiques. Je voulais juste m'assurer qu'ils aient un exemple sous les yeux de la bonne forme et qu'ils s'exercent un tout petit peu.
Bernard Monthubert m'avait avertie sur le forum en ce qui concerne les homophones. J'ai donc fait une fiche sur la préposition "à" seulement et une autre sur l'imparfait (confusion fréquente je chantè ou je chanter pour je chantais), je me suis dit que je verrai le "a" avec une fiche sur le verbe avoir mais plus tard, idem pour er et é à la fin des verbes.
Je ne pense pas avoir utilisé l'analogie mais j'aimerais essayer avec d'autres fiches.
Bon, je prends toutes critiques, j'ai le sentiment de tâtonner mais je m'accroche. J'aimerais acheter un fichier orthographique mais c'est un sacré investissement (enfin pour moi..)!
Merci pour votre aide, c'est passionnant!
Aline
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J'ai placé les docs dont j'ai parlé sur le site, dont voici les liens.

J'ajoute en pièce jointe 2 docs sur l'aide personnalisée, non plus en .x mais en word, car certains n'avaient pas pu ouvrir.

Bonne lecture critique . Merci d'avance.

Adrien Pittion-Rossillon
(en classe vendanges demain matin ...)
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/sites/default/files/aidememoireCE2... http://www.icem-pedagogie-freinet.org/sites/default/files/aidememoireCE2.jpg">Premier fichier
Second fichier
Troisième fichier
Premier fichier
Second fichier
Troisième fichier
Premier fichier
Second fichier
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Bernard M à Aline et spécialistes de l'orthographe

Bonsoir,

Je viens de consulter ta première fiche et je me pose la question suivante :
    - la règle concernant l'accord avec "en" a-t-elle été modifiée avec la dernière réforme ?
    - en effet moi j'écris "j'avais reçu des bonbons alors j'en ai mangé"
    - pour moi c'est très logique ainsi     "je voulais des crêpes alors j'en ai fait"     je ne dis pas     "j'en ai faites"
    - mais l'évolution de la langue pourrait effectivement modifier cela
    - c'est un bel exemple des cas où je proposerais la tolérance vu qu'il est tout à fait normal de penser que les crêpes sont faites, je le sais lorsque j'écris "fait".

   CoopérActivement

Bernard M

PS : J'écris ici car c'est une réponse au message précédent, sur le forum tu n'annonces pas tes fiches.
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Je reprends un passage de Bernard sur le forum :
 
... rien de tel pour que les enfants confondent "a" et "à" que de leur faire étudier et appliquer en même temps.

On sait que "il a" s'écrit sans accent et on n'y pense même pas
On sait que "je vais à la gare" s'écrit avec un accent et on n'y pense même pas.
on sait aussi qu'on écrit "il a" et "tu as"
C'est ce qui se passe au CP quand on apprend à écrire.
On ne réalise même pas au début que ces deux mots se ressemblent, ce sont deux mots différents.
Tout ceci est naturel et plus on met en évidence des confusions possibles plus on en fait.
 
C'est pour cette raison qu'on avait totalement abandonné les fiches "type Bled- de sinsitre mémoire".....      :-)
 
Jacky Varenne
odilonjv[arobase]free.fr
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Je me rappelle un propos de ma fille un soir dans le voiture au retour de l'école.
Elle avait appris à écrire beaucoup en CE2 (classe Freinet), puis l'année suivante elle tombe dans une classe très traditionnelle avec Bled.
"Avant, ça allait tout seul, maintenant qu'on a appris /ou sans accent/ et /où avec accent/, je mélange."

Rémi J.
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Juste une petite objection : on peut avoir écrit un texte, le trouver trop personnel pour être présenté à tous, et vouloir le conserver.
Pourquoi signifier que l'intime mérite la poubelle ?
Et s'il ne s'agit pas d'intime, on peut juger que son écrit, non présentable en l'état, doit être mis de coté pour être retravaillé.
Pourquoi jeter une idée qui pourrait s'avérer bonne ?
En production d'écrit, je conseille toujours de barrer ce que l'on veut éliminer d'un texte, et non de l'effacer. Comme ça, si on a un remord, on peut toujours y revenir.
Coopérativement
Rémi Jacquet
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==> Je trouve que c'est un jugement un peu catégorique ! Remplacer par "avait" permet de savoir instantanément s'il faut mettre "a" ou "à", il suffit d'un peu d'entraînement pour que ça devienne automatique (avec l'ardoise par exemple).
   Après bien sûr ça n'empêche pas bien sûr l'étude plus approfondie de la grammaire pour comprendre ce qu'on fait...

   Eric

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Bonjour,

De même manière que la lecture, ce n'est pas une étude systématique du code ET ENSUITE la compréhension,
de même en orthographe, l'étude automatique d'une règle imposée ne permet pas la compréhension.
J'ai eu un élève qui connaissait par coeur, vraiment par coeur, la règle du a-à et qui avait toujours faux.
En discutant avec lui, je me suis aperçu qu'il avait appris cette règle /au cycle 2 comme une comptine, il la savait, mais ne comprenait absolument pas le rapport avec les textes qu'il écrivait.
J'ai travaillé sur ce domaine et je me suis rendu compte que construire sa règle en s'interrogeant, en réfléchissant sur le problème, au lieu de se la voir imposer était le meilleur moyen de comprendre ce qui se passait dans la phrase ou le texte.
En discutant avec des collègues, autant beaucoup sont prêts à faire construire les savoirs en maths (recherches, hypothèses, ...) autant en français, il leur semble que la méthode Bled (un exemple, une règle donnée, des exercices d'application) est la seule. Et pourtant...
Coopérativement
Bernard Florion
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Bernard M à Eric et autres

Eric a écrit :
----- Original Message ----- From: "Jacky Varenne" <odilonjv[arobase]free.fr>
rien de tel pour que les enfants confondent "a" et "à" que de leur faire étudier et appliquer en même temps.

==> Je trouve que c'est un jugement un peu catégorique ! Remplacer par "avait" permet de savoir instantanément s'il faut mettre "a" ou "à", il suffit d'un peu d'entraînement pour que ça devienne automatique (avec l'ardoise par exemple).
<BM> le "a" de "la petite fille a de la peine" ne s'écrit pas "a" parce qu'on peut remplacer par "avait" mais parce que c'est le verbe avoir.
On sait que c'est le verbe avoir quand on comprend ce qu'on lit. Il n'est pas nécessaire de remplacer par un autre temps.
Remplacer la compréhension par des trucs ne me semble pas une bonne tactique.
Les exemples foisonnent d'erreurs faites par des gens qui essaient de trouver des astuces plutôt que de chercher à comprendre le sens.
C'est le sens, le premier facteur d'une bonne orthographe, comme de plein d'autres choses d'ailleurs !

Moi aussi je vais citer une anecdote (déjà racontée mais il y a bien longtemps).
Lorsque ma fille était en 3e, un jour le prof de français me dit qu'il faudrait qu'elle apprenne certaines règles  (je cite approximativement car cela a plus de 30 ans !)
    - Ah bon, pourquoi ?   Elle fait des erreurs en orthographe ?
    - Non ! Elle est même très bonne
    - et pour s'exprimer ?
    - elle s'exprime bien !
    - mais alors pourquoi ?
    - pour le brevet, elle aura des ennuis.
    - elle n'a pas l'intention de passer pas le brevet
    - Ah bien, alors laissons-la tranquille !

Remarquons qu'elle a commencé à étudier la grammaire en fac et que sans doute en raison de cette approche tardive elle fut la meilleure de son groupe !

Beaucoup d'enfants commencent à faire des erreurs quand on leur donne ainsi des "trucs".
   Après bien sûr ça n'empêche pas bien sûr l'étude plus approfondie de la grammaire pour comprendre ce qu'on fait...
<BM> Certains disent la même chose en math, ils "apprennent" aux élèves la "mécanique" des opérations et ensuite disent-ils on apprend à s'en servir.
J'ose affirmer que c'est un très mauvais système.
On doit d'abord reconnaître le sens des opérations dans des situations mathématiques et ensuite chercher des modes opératoires.
Lorsque nous avons produit les cahiers de Techniques Opératoires des copains m'ont dit "c'est étonnant, les enfants ne se trompent plus d'opération dans les problèmes".
Ce n'était pas étonnant, c'était simplement normal.
C'est toujours le sens, la compréhension, qu'il faut mettre en premier objectif dans l'éducation.

L'école traditionnelle a toujours cherché des trucs, des règles, pensant que lorsque tout ceci serait bien ancré dans la tête on pourrait s'en servir.
Il me semble que les gens du mouvement Freinet ont montré qu'une démarche plus naturelle était préférable.

CoopérActivement

Bernard M
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Merci Adrien pour tes documents, j'aime bien la manière de corriger à l'aide du code qui renvoie au guide de correction. Je trouve ça bien plus constructif pour l'élève que de souligner simplement la faute. J'essaierai de mettre ça en place dans les années à venir.
Si j'ai bien compris, je dois numéroter mes fiches puis en faire un tableau qui guidera les élèves dans leur besoin. je trouve ça génial, je vais essayer de compléter mon fichier perso toute l'année pour en avoir un de dispo l'année prochaine.
Merci encore!
Aline
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Je rejoins ce que tu écris car l’orthophoniste qui suit mon fils m’a dit qu’ils avaient tous les outils mais qu’il lui manquait des automatismes et à force de dire que pour savoir l’orthographe de tel mot, il faut remplacer par tel autre, il était complètement perdu. Quand il fait un exercice d’application sur le a par exemple, il y arrive mais le problème vient quand tout est mélangé dans les dictées, les textes…
 
Nadine.
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Guy à Bernard ...et aux autres.
Si on pouvait enseigner l'orthographe uniquement par le sens et la recherche de la compréhension ce serait formidable !
Bien sûr que certains utilisent des trucs, des règles qui n'en sont pas tant elles ont d'exceptions comme "les mots commençant par "ap" prennent deux p sauf... De même pour ceux commençant par "ac" , par "ef" "af" etc... . Et des Trucs...Tout le monde sait, par exemple, que l'Amérique et l'Afrique ont un Q, alors que les AmériCains et les AfriCains n'en nont pas Et combien d'autres moyens employés pour retenir toutes les absurdités de l'orthographe. Mais qui sait depuis quand on a donné autant d'importance à l'orthographe ? et dans quel but  ? et quel est son rôle encore aujourd'hui ? qui en sont les défenseurs acharnés ? Voilà peut-être quelques interrogations qui pourraient nous amener à en soutenir la réforme et voire, à en limiter l'importance dans les examens. Le lettré en orthographe est bien souvent un grand illettré dans bien d'autres domaines pourtant fondamentaux. Qu'en penses-tu  Bernard ?
Amicalement
Guy Goupil 
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Sur l'histoire de l'orthographe, lire l'excellent petit livre "l'orthographe en crise à l'école"
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/?q=node/836
Il remet bien les pendules à l'heure!
Coopérativement
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Merci Bernard, effectivement c'est une erreur de ma part, en voulant enseigner l'orthographe, je fais moi-même des erreurs, c'est le comble!
La règle est: le participe passé est invariable quand il est précédé de "en", ta technique de substituer par analogie est la bonne, car ayant oublié la règle, j'ai fait la faute.
heureusement, je n'ai pas encore donné cette fiche, ouf!
Sinon vous en pensez quoi de la forme de mes micro-fiches?
Aline
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Je te suis Guy. Les 3/4 des élèves de ma classe sont d'accord pour me dire que "a" est le verbe avoir au présent de l'indicatif à la troisième personne du singulier. Les 3/4 de ma classe se tromperont quand même dans leur expression écrite. Et si individuellement et oralement je leur demande "Comment écris-tu le son (a) dans la phrase...."Il a peur de se tromper"?", ils sauront me répondre "a". Mais seuls devant leur production d'écrit et même en situation de réécriture lors du 2ème jet...
Et encore d'accord avec Guy, l'orthographe d'accord, mais le sens de l'écrit produit par l'élève en premier...
Cordialement
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"Le lettré en orthographe est bien souvent un grand illettré dans bien d'autres domaines pourtant fondamentaux."
Guy Goupil
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J'ai lu avec attention la plupart des messages échangés et je n'ai vu Guy que des "lettrés en orthographe", pas une erreur! C'était d'ailleurs aussi le cas pour un certain Célestin Freinet. En application du principe avancé par Guy, que faudrait-il en conclure?
Quant à l'orthographe, je pense que la méthode naturelle d'apprentissage de l'orthographe est toujours à travailler car, même si de techniques, en démarches, en outils, nous avons progressé, nous n'avons pas encore trouvé LA SOLUTION efficace, rapide et simple, qui permettrait à tous les enfants de réussir à écrire sans erreur, à partir de leur expression écrite. Ou alors nous l'avons bien mal fait connaître car chaque année de nouvelles interrogations " comment faire?" relancent le débat. Le chantier orthographe de l'ICEM, très actif dans les années 70, qui travaillait à la fois pour un apprentissage efficace de l'ortho conventionnelle et sur la réforme de l'ortho, a cessé ses activités depuis longtemps. Peut-être donc un chantier à reprendre par des passionnés dans le grand chantier relancé de la méthode naturelle.
Jean Le Gal
auteur d'une thèse "Savoir Ecrire Nos Mots" mais une vieille thèse (79) dont les conclusions et méthodologies gagneraient à être réinterrogées à la lumière des dernières recherches "mémoire et apprentissage"
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Si un enfant demande "Comment ça s'écrit "a" ?" (ou "passé" ou "on" ou "mé"..) y'a déjà un problème : c'est qu'il a pris l'habitude décrire AU SON...
Ah, la phrase la plus néfaste en orthographe : "Ça s'écrit comme ça se prononce !"
 
D'abord, un mot, ça ne s'écrit pas tout seul...
 
On n'écrit pas "a", on écrit "il a", ou "on a " ou "le poisson a" ou "elle a vu", ou "on n'a pas dit". Alors quand on veut écrire "Le petit-fils de mes nouveaux voisins a dix ans",               c'est comme "il a mal"
 
Et "le petit chien schtroumfait très fort" ça s'écrit comme "elle marchait" ou "il était une fois", qu'on sait tous écrire.
 
Et "ses copains", ça s'écrit comme "son frère", "sa soeur", "soi-même"... pour le début,
et comme "tes parents", "mes cousins", "les autres", "des trucs"... pour la fin.
 
C'est la seule règle d'orthographe qu'André Martinet donnait à ses étudiants, leur disant qu'elle fonctionnait à plus de 99 % en Français, la règle de la quatrième proportionnelle :
 
il marche    ------->    ils marchaient
il réfluore    ------->    ils réf................
 
 
Jacky Varenne
odilonjv[arobase]free.fr
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Et "le petit chien schtroumfait très fort" ça s'écrit comme "elle marchait" ou "il était une fois", qu'on sait tous écrire.
Bouououhhh :'(  Mes zélèves, y zécrivent
 Il été une fois,
Il étais une foie
et même une foix ....
Dé-pri-mant !

bon, j'a tenté : "c'est un temps du passé : l'imparfait. Avec 'ait'". Pas sur que ça marche ....

Bizatous
céline
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Merci Adrien pour tes documents, j'aime bien la manière de corriger à l'aide du code qui renvoie au guide de correction. Je trouve ça bien plus constructif pour l'élève que de souligner simplement la faute. J'essaierai de mettre ça en place dans les années à venir.

Si j'ai bien compris, je dois numéroter mes fiches puis en faire un tableau qui guidera les élèves dans leur besoin. je trouve ça génial, je vais essayer de compléter mon fichier perso toute l'année pour en avoir un de dispo l'année prochaine.
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Non tu ne DOIS rien faire, tu fais avec ce que tu as et comme tu le sens.
 
J'arrive dans une école où il y avait ce matériel, alors je l'ai utilisé, en attendant de faire comme les copains de l'ICEM :
acheter les fichiers "orthographe" répertoriant les mêmes listes , renvoyant à des fiches (problème : quand tu as fait ta fiche, et que tu continues à faire les mêmes erreurs)
retrouver un fichier avec des fiches de différentes couleurs pour l'orthographe, la conjugaison, ...(on l'appelait le fichier" c'est comme" ) car il renvoyait à des comparaisons,
le "classeur de français", avec des phrases-repères issues de la classe elle-même (quand on a les enfants trois ans, cela me semble sans doute le plus intéressant)

Jean Le Gal a rappelé qu'il avait travaillé sur l'apprentissage des mots.
Je travaille cet apprentissage avec une fiche guide donnée aux parents après avoir fait pratiquer aux enfants : le mot qu'il doit apprendre est écrit correctement : il le regarde, le prononce, l'épelle à voix haute en le regardant. Il ferme les yeux, essaie de le revoir dans son front, tout en l'épelant à nouveau. Puis il l'écrit en le revoyant et en se réentendant l'épeler. Il compare avec le modèle. S'il a juste, il apprend un autre mot, s'il a une erreur, il recommence. Le mot est écrit une seule fois, dans une grande concentration. On fait travailler simultanément l'auditif et le visuel, quelle que soit la prépondérance chez l'enfant.
Quand il ya beaucoup d'erreurs à corriger, les mots d'usage sont indiqués dans la marge de son texte pour qu'il puisse corriger son erreur, mais aussi pour qu'il les porte dans son répertoire.

Adrien
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Je ne connaissais pas du tout, c'est absolument génial, il me faut me mettre ça dans le crâne.
merci jacky

Serres Cédric
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Bernard M à liste

"demain mon petit frère à deux ans"     c'est bien comme cela que ça s'écrit non ?    on ne peut quand même pas dire "demain mon petit frère avait deux ans" !

Bonne nuit !

BM
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Les mauvaises langues en profiteront pour dire qu'il suffit de compléter en disant "on peut remplacer par "avait" ou "'aura"..."

APR
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Bonjour à tous,
alors moi , tout à fait d'accord avec la dernière intervention de Jacky . Répéter à chaque occasion le fameux "c'est comme dans ... " , ça marche !
nous on a déjà ( ben oui , on peut pas dire "avait"!!):
on est allés à la piscine
                      à l'école
                      à la médiathèque
bonne journée!
Claire
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/
retrouver un fichier avec des fiches de différentes couleurs pour l'orthographe, la conjugaison, ...(on l'appelait le fichier" c'est comme" ) car il renvoyait à des comparaisons,
/
Il y a 'colortho', que j'avais trouvé sur l'ancien site icem. Il doit bien être quelque part sur le nouveau ?
Céline, Avignon (84)
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Heureux de voir que tu écris "on est allés" (car ici le "on" est bien mis pour "nous, les élèves de la classe" - la preuve, si c'était une classe de filles, on dirait "on est allées", comme "on est contentes",   et non le "on" de "on a souvent besoin d'un plus petit que soi").
 
Ruquier m'agace quand il titre son émission "ON N'EST PAS COUCHÉ".....

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Ruquier m'agace tout simplement,
mais pour le on n'est pas couché... ça veut dire aussi quelque chose, à nous de le comprendre comme il est écrit et non pas l'inverse.
sans  "s" cela induit que quelqu'un, un quidam n'est pas couché, et que l'émission est pour lui, pour le divertir lui.
avec un "s" il me semble qu'il s'agirait du groupe présentant l'émission qui effectivement n'est pas couché (donc émission en direct)

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Heureux de voir Jacky et Bernard, entre autres, se démener pour rendre à la liste Freinet... une réelle connotation Freinet, en nous rappelant la démarche naturelle d'apprentissage grammatical et orthographique. Comme dans celle d'apprentissage de l'écrilire, c'est bien l'analogie qui fait repère. Le fameux "c'est comme" de Danielle de Keyser « La méthode naturelle de l’écrilire », éditions ICEM. Mais l'analogie, c'est aussi une réalité linguistique (l'axe paradigmatique) et philologique (sauf en Esperanto et autres langues dites artificielles, la grammaire n'est pas première ; c'est une reconstruction de type analogique à partir des régularités observées a posteriori).

Amitiés
Jacques
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Bernard M à liste

Cédric Serres a écrit :
Ruquier m'agace tout simplement, 
mais pour le on n'est pas couché... ça veut dire aussi quelque chose, à nous de le comprendre comme il est écrit et non pas l'inverse.
sans  "s" cela induit que quelqu'un, un quidam n'est pas couché, et que l'émission est pour lui, pour le divertir lui.
avec un "s" il me semble qu'il s'agirait du groupe présentant l'émission qui effectivement n'est pas couché (donc émission en direct)

<BM> Très bien cet exemple qui montre bien que seul le sens peut permettre de déterminer la bonne orthographe !
A remarquer toutefois qu'il y a quelques années seul le "on" indéfini était accepté donc "on n'est pas couché"   mais de nos jours le "on" remplaçant le "nous" est bien passé dans l'écriture acceptée.
On peut donc accepter les deux écritures :
    - la première "on" indéfini en accordant au masculin singulier          dans tous les cas
    - la seconde "on" remplaçant "nous" donc avec accord selon les personnes représentées      masculin pluriel ou féminin pluriel    et pas dans tous les cas !

Mais si "on" allait se coucher !!!!

BM

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"A remarquer toutefois qu'il y a quelques années seul le "on" indéfini était accepté"
 
 
Bernard, complète ta phrase avec : "par les cuistres et les enseignants" (ce qui n'est pas incompatible...)
 
Mais : Corneille : "On n'a tous les deux qu'un coeur..."
          Hugo : " On est les filles, on est...."
          Molière : " Quelque spirituelle qu'on puisse être..." (ce qui prouve d'ailleurs que ce peut être féminin et singulier...)*
 
 
Eh oui, devant l'orthographe, on n'est pas tous égal !
 
Jacky Varenne
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Bonjour Jean,
Je ne peux pas argumenter longtemps par internet mon bon oeil me faisant des infidélités, je ne peux plus tenir la lecture à l'écran pendant très longtemps. Mais où peut-on trouver ta thèse ?
J'ai bien sûr comme la plupart d'entre nous enseigné l'orthographe ( je dirai plus encore, le Français) par la méthode naturelle et l'observation à postériori (comme le signale Jacques Jourdanet) mais j'ai voulu dire quel rôle social de discrimination elle joue encore aujourd'hui ( avec les math à un autre niveau); J'ai tout simplement voulu attirer l'attention sur ce point. Suis-je léttré en orthographe ? Pas très, mais je me sais illettré en plein d'autres matières où des gens ayant des problèmes en orthographe excellent cependant. Le sujet de l'orthographe touche à tant de domaines de la personnalité qu'il ne me paraît pas bon d'en faire une matière première (de première importance, en toutcas)  comme on est en train de vouloir faire aujourd'hui. Je me suis moi-aussi penché sur ce problème autrefois.
Amitiés
Guy 
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Je voudrais ajouter un post scriptum à ce que je viens d'envoyer pour résumer ma pensée.
Travaillons l'orthographe à partir de l'expression mais surtout, n'en faisons pas un frein à l'expression.
Re amitiés
Guy Goupil
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Suite au message de Guy Goupil
Lorsque j'ai commencé la pédagogie Freinet, comme tous les anciens, j'ai adopté le principe : refus que les enfants consacrent beaucoup de temps à l'orthographe ( dictées-etc) au détriment d'activités plus essentielles à leur développement intellectuel, culturel, affectif, social et physique, et, en particulier, au détriment de l'expression et de la communication.
La mise au point des textes libres et la transcription de nombreux écrits par les enfants ( textes libres-lettres-etc)  permettaient beaucoup d'acquisitions orthographiques lexicales et grammaticales. Mais ce n'était pas suffisant donc, suivant en cela les conseils de Freinet, à partir des erreurs dans les textes, j'ai proposé aux enfants des entraînements avec les fichiers ortho, et un apprentissage des mots erronés avec la méthode du studiomètre de Duthil. Mais je ne leur donnais pas de méthodologie de mémorisation. Plus tard, en classe de perfectionnement, où les enfants avaient de graves difficultés, j'ai été amené, avec eux, à mener une recherche expérimentale et clinique, afin de mettre au point une méthodologie de mémorisation efficace, rapide et simple à intégrer, respectant les principes de la pédagogie Freinet : la libre expression, le matérialisme scolaire, le tâtonnement expérimental, la personnalisation des apprentissages, l'autogestion pédagogique. La participation des enfants à une recherche qui les concernait découlait de ces principes, une participation dont j'affirme aujourd'hui qu'elle est un droit ( article 12 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant).
Ma thèse n'a été publiée qu'à une centaine d'exemplaires et je ne sais qui en a encore un exemplaire disponible. Mais je peux mettre à disposition par fichier un article " De l'expression écrite à l'apprentissage orthographique des mots" ( Educateur, Janvier 1987) qui montre ce qu'est une pédagogie de l'orthographe et indique comment à partir de l'expression écrite des enfants mettre en place un apprentissage personnalisé des mots erronés. (Me le demander directement pour éviter d'encombrer la liste).
Evidemment l'apprentissage orthographique grammatical est un autre problème. 
Jean
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Bonjour Jean, je serai bien intéressé par le fichier"De l'expression écrite à l'apprentissage orthographique des mots."Peux-tu me l'envoyer par fichiers joints.Par avance merci.
Gilles Rouchet
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Voui….
 
Moi, sur une autre liste, je viens de lire :
« avec des copains, on se posaient la question…………………. »
 
Ça m’a écorché l’œil mais ça participe de la même logique.
Et je me suis posé (avec « je », j’ai moins de problèmes) la question de savoir si je devrais accepter cette orthographe en classe. Dans la mesure où l’utilisateur la choisit consciemment.
 
Phil
Philippe BERTRAND
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Par ailleurs, je bloque les formes comme :
« nous, on est allés à la plage »
 
Je demande aux enfants de ne pas mélanger, à l’intérieur d’une même phrase, le « on » et le « nous » pour désigner le même collectif.
(Je pense d’ailleurs que je dois cette exigence au correcteur orthographique de Word)
 
 Et vous ?
 
Phil
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@Phil,
Consciemment... Comment évaluer si l'utilisateur a fait quelque chose consciemment ou pas... L'inconscient a-t-il aussi sa part dans l'énonciation de ce que l'on veut écrire ou pas ? Et si oui faut il pour autant que les règles soient déjà acquises ou lorsqu'elles sont en construction on peut aussi penser qu'il exerce son "pouvoir"....
à mon avis l'orthographe nous emmène vers la psychanalyse. Pour moi le "on" quand il veut dire nous, je le refuse, je le nie, je le pourchasse, je l'exècre, je le combats... un "on" au lieu d'un "nous" ça sert à rien qu'à rendre la phrase bancale, laide, inexacte, bref j'suis contre.
enfin pas à l'oral quand même, surtout qu'à l'oral les terminaisons on s'en fout !

le "on" reste indéfini pour moi, et donc ne peut se conjuguer au pluriel ! c'est radical mais il faut prendre partie quand "on" corrige ;)

En me relisant, je me dis que c'est pas le "on" qu'on conjugue mais qu'il ne peut entraîner un verbe au pluriel... (pfff faut être exact ;)
ced
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De : Cédric Serres [mailto:cedric.serres[arobase]icem-freinet.org]
Envoyé : samedi 26 septembre 2009 11:48
 
, surtout qu'à l'oral les terminaisons on s'en fout !
 
Ça donne à réfléchir :
 
A l’oreille, que dirait-on de « on est sortis z’ensemble » ?
 
Phil
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De : Cédric Serres [mailto:cedric.serres[arobase]icem-freinet.org]
Envoyé : samedi 26 septembre 2009 11:48
 
@Phil,
Consciemment... Comment évaluer si l'utilisateur a fait quelque chose consciemment ou pas...
 
Ben, j’y d’mande, quoi.
 
Phil
 -----------------------------------------------------------------------------------------------Petite anecdote :

A une enfant de CM2 qui avait écrit "mon papas", je disais qu'elle ne pouvait pas écrire ce mot au pluriel en disant "mon" et que de toute façon on n'avait qu'un papa. Mais moi, j'en ai deux, me répondit-elle, celui qui m'a fait naître et celui qui m'a élevée.

Et si vous voulez aller plus loin dans la psychanalyse, ses deux papas étaient frères.

AnneMarie Pons
classe enfantine Lourde
GD31
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@Phil,
lui demander quand il est proche c'est possible, mais quand il est loin... et c'est le propre de l'écriture, durer quand les paroles s'envolent (ou presque).
@anne marie,
je suppose qu'"on" ne te l'a jamais faite, n'oublie jamais la majuscule à Lourde... ça ferait bizarre ! et "on" se poserait des questions sur ce qu'est cette "école enfantine lourde".
En tout cas ton histoire est révélatrice de l'inconscient dans l'orthographe ! enfin je trouve ;)

cédric
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Bonjour Jean.
je suis bien intéressé également. Si en plus ce texte à l'intérêt de ton ouvrage sur les droits de l'enfant, alors, j'ai hâte de lire et diffuser. Est ce qu'on peut diffuser ?
Je suis dans le second degré, et quelques collègues profs de lettres tireraient avantages à te lire.
Bien amicalement.
Jean-Charles
On est beau,
mais si on est qu'des filles ?
Ben ça fait on est belles !

Moi, je dis que les deux accords sont possibles. Puis des fois c'est plus joli d'une façon que d'une autre, on choisit la façon qui nous sonne doux à l'oreille...

Ninon
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Bonjour Jean,
je suis au CP mais également intéressé par cet article " De l'expression écrite à l'apprentissage orthographique des mots" . Question naïve ou déplacée, mais je la pose quand même: n'est-il pas possible (utile? pratique?) de mettre ce document sur COOP' ICEM?
Merci et Salut cordial
Michel Brunetti
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Un erreur de manip sur mon ordinateur, et je tombe sur un texte de Bernard Monthubert écrit le 24 septembre 2007...sur une autre liste ! 
 
Y'a donc récurrence.... Mais ça me parait tellement en phase avec ce qui s'est écrit ces derniers temps que je ne résiste pas !
Il disait :
 
Totalement d'accord avec ce qu'écrit Jean. J'ajouterai :

    - À une époque j'ai expérimenté pendant plusieurs mois, peut-être un an, 'l'ortografe libre", ceci dans mes courriers aux copains
    - Je voulais expérimenter réellement afin de savoir ce que cela entraînait.
    -  j'en ai tiré un certain nombre de conclusions qui sont les suivantes :
    - plus fatigant d'écrire en ortografe simplifiée qu'en orthographe classique
    - lecture également plus difficile et ralentie
    - moi qui écris très mal à la main je deviens illisible en simplifiée alors que l'on s'habitue très vite en ortho classique (on ne peut lire sans comprendre).
    - la simplifiée nous amène au déchiffrage, la classique à la vision globale

    - que l'orthographe soit aménagée pour quelques cas ne serait sans doute pas mal mais le problème de l'insuffisance orthographique des élèves, de plus en plus semble-t-il, ne vient pas de là.
    - ma position c'est la tolérance pour les modifications peut-être nécessaires mais pas le remplacement d'une écriture par une autre pas plus logique.
    - pas de nouvelles règles remplaçant d'anciennes règles.

Exemples :
    - Lorsqu'on remplace "événement" par "évènement" pour dit-on le rendre identique à d'autres mots comme " avènement" et sous prétexte que beaucoup de gens font l'erreur, je veux bien, mais si c'est seulement une tolérance ! Et on a vu que "L'Evénement du Jeudi" n'a pas modifié son titre !

    - Si on propose des simplifications dans l'écriture des nombres mais que la nouvelle écriture est moins logique que l'ancienne, cela me gène (je préfère "trois cents dix euros " plutôt que "trois cent dix euros")

    - si donc on s'intéresse aux erreurs courantes pour modifier et que cela n'est pas justifié par le sens, cela ne sert à rien et perturbe même plus qu'autre chose. (Ex : tellement de gens faisant l'erreur sur l'adjectif "pécuniaire" certains pensent le remplacer par "pécunier" et celui qui écrira "pécuniaire" sera-t-il considéré en erreur ?

    - Alors puisque plein de gens (y compris sur nos listes) paraissent "compter les rendus" lorsqu'ils proposent des "compte-rendus" alors qu'ils devraient "rendre des comptes" en publiant leurs "comptes rendus", on verra peut-être proposer cette orthographe "des compte-rendus" (incorrecte de par le sens) à la place de l'orthographe normale qui elle est logique et sensée.

    - À mon avis sauf à décider de tout casser et tout reprendre (à l'espagnole) (mais c'est un boulot énorme et aurait-il un impact véritable sur la bonne communication ?), je ne conçois comme valable au niveau de l'orthographe qu'une plus grande tolérance sur certaines difficultés qui ne s'appuient sur aucune logique mais en revanche une grande exigence et de la rigueur lorsque cela s'appuie sur  le sens.

    - De plus si on pouvait dire aux adultes comme aux enfants "tu vois là, il faut écrire ainsi" sans que le destinataire prenne cela pour un jugement moral de valeur, on pourrait avancer.

    - Les erreurs orthographiques me choquent dans les documents imprimés, publiés largement (sur Toil'Icem par exemple !) , mais encore plus le refus d'y porter attention !

Alors si l'Icem a, malgré l'intérêt porté à ce problème, finalement laissé tomber ce sujet, c'est peut-être parce qu'il ne résout pas grand chose et que la simplification se traduit parfois par la complication.

Alors désacralisation, tolérance et d'abord approche naturelle de l'orthographe par l'apprentissage en simultané avec la lecture, par la réflexion et la compréhension, en bannissant au maximum toutes les règles.
Les règles d'orthographe provoquent plus d'erreurs qu'elles n'en évitent.

Des enfants de CP qui apprennent à lire en méthode naturelle, écrivent en règle générale plutôt correctement. Introduisez des règles et ils sont perdus.
L'orthographe, c'est avant tout du sens.

CoopérActivement

Bernard M

Et je répondais :
 
Excellent texte de Bernard... Je le pense tojours...
 
 La "simplification" pose souvent autant de problèmes qu'elle n'en résoud. Écrire "quatre-vingt ans" est admis, mais va-t-on prononcer katrevintan ?
 
Chaque fois qu'on utilise le sens pour écrire de façon orthographiquement correcte, on aide à la compréhension.
 
Pluitôt que de passer du temps à apprendre de nouvelles règles orthographiques, (ou même "des règles orthobgraphiques"), passons plutôt du temps à voir comment l'orthographe aide à la compréhension de l'écrit... (et comment c'est justement le sens de ce qu'on écrit qui nous aide à écrire correctement).
 
Jacky Varenne
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Un erreur de manip sur mon ordinateur, et je tombe sur un texte de Bernard Monthubert écrit le 24 septembre 2007...sur une autre liste !

Il y a des actes manqués ... très réussis !
Merci pour cet excellent texte auquel je souscris totalement.
A. Pittion-Rossillon
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Pour info, l'article de Jean Le Gal est disponible sur le site de l'ICEM:
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/?q=node/1627
Coopérativement
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Puisque le sujet semble beaucoup intéresser en ce moment sur la liste, je vous signale mon article paru dans le Nouvel Educateur n°67 de 1995 : "Un outil d'orthographe".
A voir dans les archives de l'Icem en suivant ce lien :
http://www.icem-freinet.net/cap/retour.php?choix=206

Coopérativement
Michel Barrios

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Bonsoir à tous,
je viens d'entendre Luc Ferry dans Nonobstant, sur France Inter. Il est intéressant comme type, mais bon, la première cause de l'école en panne (c'est le titre de son livre) selon lui, c'est la mise en place des pédagogies actives dans les années 60... Cependant il précise que ce n'est que depuis 1994 que l'école "décline". Ses chiffres ont l'air en béton car croisé avec ceux du ministère de la défense. ..
Ce qu'il dit d'autre, c'est que nous avons arrêté de transmettre les valeurs et la culture en négligeant l'orthographe et la Grammaire au profit de la "création". il ne nie cependant pas que cette création est nécessaire.

Voilà, je suis content que sur cette liste nous le fassions mentir, nous voyons bien que cet enseignement n'est pas délaissé, loin de là et qu'il reste une composante forte de nos pratiques et surtout une grosse interrogation quand aux apprentissages... (alors dictée ou pas? ;)

bref, son livre à l'air tout de même intéressant car il met en avant la schizophrénie de l'homme de droite qui souhaite par le libéralisme fabriquer des enfants consommateurs, drogués, et de l'autre coté revenir à une certaine rigidité d'antan  par l'éducation à l'école.

Je pense que je vais l'acheter tout de même, sauf si on me le prête ! (ou alors à la bibliothèque... oui ça sera mieux quand même)

Serres Cédric
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Bonsoir à tous,
j'ai regardé le fichier Colortho, je ne comprends pas le fonctionnement, quelqu'un pourrait il m'expliquer svp ?
est ce des exemples pour pouvoir dire "c'est comme ..." ?

Serres Cédric
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Cédric Serres a écrit :

Bonsoir à tous,
j'ai regardé le fichier Colortho, je ne comprends pas le fonctionnement, quelqu'un pourrait il m'expliquer svp ?
est ce des exemples pour pouvoir dire "c'est comme ..." ?
Moi, je l'ai mis dans ma classe, mais il est pas beaucoup utilisé (forcément, pas présenté ...)
En fait, si tu corriges, toi, un écrit, tu peux corriger dans la couleur de la catégorie colrtho. Ensuite, tu peux aussi ajouter le numéro, mais c'est un peu contraignant. Voilà comment j'avais imaginé sa mise en place dans ma classe en tous cas. Je suis preneuse d'autres expériences !
Céline

Oui, c'est pour ça que je l'avais appelé ainsi dans un précédent courrier.
C'est Monique Méric de Bordeaux qui l'utilisait beaucoup en Segpa et qui l'appelait le "fichier c'est comme".
AP-R

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Bonjour,

Oui, c'est le principe d'analogie. Pour ma part, j'avais 5 "colortho" dans la classe dans des porte-vues, avec le sommaire en page de couverture. Lorsque je corrigeais les textes libres, j'indiquais au dessus des erreurs "M14" (Marron 14) ou "B1" (Bleu1). Les enfants se référaient alors au colortho pour corriger.
Ce n'était pas le seul référentiel de correction: il y avait aussi le dictionnaire ou d'autres outils.
Sur le même principe, à la fin de chaque texte, je notais des expressions du texte libre, qu'il y ait des erreurs ou non, pour qu'il l'ajoutent à leur "banque" perso (voir fichier joint). Il y avait donc une banque de "à", une de "c'est" etc. De temps en temps, on écrivait au tableau tous les exemples d'une "banque" au tableau et on essayait de trouver la règle.
 
Pour apprendre les mots, je relevais tous les mots ou expressions mal écrites de chaque enfant et je les mettais à la suite dans un fichier texte. Chaque enfant avait donc sa liste personnelle de mots à apprendre. J'utilisais alors le logiciel "je lis puis j'écris" pour chacun (voir description sur le site)
http://pragmatice.net/jelispuisjecris/

Bien amicalement
Claude Beaunis
 

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