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Un élan commun vers le Land art à Coutouvre

Avril 1999

 

 

Capteur de pluie (intervention météo)

Une nouvelle version du Petit Poucet – Arbres marqués à l’aluminium

 

Image du ruisseau (film plastique tendu)

 

Les projets se concrétisent et sont mis en forme avec une maitrise étonnante. Un film plastique est déroulé et tendu entre deux arbres à 20 m l’un de l’autre, figurant le dessin d’un ruisseau en contrebas dans le bois. On inscrit du sens dans ses interventions , sa création.

 
Du papier d’aluminium est disposé sur les troncs de certains arbres, il fixe ainsi un parcours éphémère, il guide le passant dans son cheminement jalonné. Ce sont ni plus ni moins les cailloux du Petit Poucet revus et corrigés.
Un rouleau de papier blanc est déroulé sur le chemin pentu qui mène au bois, imitant un ruisseau ou invitant à prendre ce chemin.
 
Une multitude de fils de laine, ficelles, papiers sont tendus entre plusieurs arbres comme pour tisser une toile d’araignée, pour piéger, surprendre où suspendre les regards un instant, au fil des rencontres entre les lignes.
 
Lors de l’analyse des productions on remarque que la plupart expriment l’horizontalité, ceci sans doute en réaction aux nombreuses verticales tracées par les arbres. Souci d’équilibre ?

 

Arbre aluminium et toile d'araignée

 

 

 

Nous fixons nos créations par la photo. De nombreuses prises de vues révéleront les traces de notre passage, de notre expression et ce qu’il en reste dans ce milieu d’intervention inhabituel.

Toile de l'araignée

Lignes serpentines

Lors de la séance suivante, nous prenons le temps de visiter le bois, selon notre parcours devenu artistique. On s’approprie ce que les autres ont fait, ce que le temps en a fait aussi. On marche beaucoup, on parle, on échange aussi beaucoup sur ce qu’on découvre avec un regard de visiteur. Le bois est devenu notre bois.

 
Les yeux remplis d’images, il va falloir remettre les lieux dans leur état originel. Instant d’émotion. C’est dur !
 
Puisqu’il le faut, ce que chacun comprend, on va ranger le bois. Notre art était éphémère : on fait et on défait. C’est comme un jeu qu’on vit très fort lorsqu’on le vit, lorsqu’on est dedans, et après il reste e souvenir de ces instants de plaisir.
Nous cueillons quelques végétaux, nous les ramenons en classe… ils peuvent "nous servir".

 

 


 paysage, in-situ, peinture

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