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Grosse colère

Février 2002
 

CréAtions n° 100 - Narration- publié en janvier-février 2002

Classe de grande section, Ecole maternelle Gaston Monmousseau, Méry-sur-Oise (Val d’Oise) – Enseignante : Maud Léchopier

 

Grosse colère

 

 

Naissance du projet
 

Sur le temps de nos activités réservés à la lecture d’album, je présente un jour aux enfants de la classe un album de Mireille d‘Allancé intitulé Grosse colère édité par L’école des loisirs. Avant même de découvrir le contenu de l’histoire, les enfants sont tout de suite attirés par les illustrations, tant par les expressions des personnages que par les couleurs.

Cette histoire est si proche de leur vécu qu’ils se l’approprient rapidement jusqu’à la connaitre par cœur et se la raconter à l’aide d’un kamishibaï (petit théâtre d’images d’origine japonaise que j’ai fait fabriquer d’après le fichier de travail coopératif Freinet). Nous faisons également un travail de remise en ordre chronologique de l’histoire au cours duquel les enfants perçoivent bien les trois moment de l’histoire : le crescendo, l’explosion, le decrescendo qu’ils vont d’ailleurs exprimer dans un premier temps en utilisant des instruments de musique.

détail du panneau mural

 

Réalisation plastique


Nous décidons alors de présenter ce travail chronologique sur un panneau mural situé dans le couloir de l’école. Pour cela, il faut faire un fond. Les couleurs s’imposent d’elles-mêmes : jaune et orange car ce sont celles qui dominent dans l’album, rouge et noir d’après les expressions évoquées auprès des enfants : « rouge de colère » et « une colère noire ».

En ce qui concerne les techniques employées, les enfants utilisent spontanément le rouleau pour étaler la peinture sur ces feuilles de grande surface – 70 x 100 cm – et je leur propose d’exprimer la colère sous forme de projections de peinture. Le travail est effectué en six groupes de trois ou quatre enfants donc deux panneaux du même moment. Au début du travail, les enfants tâtonnent, apprennent à doser leurs gestes, surtout pur les deux panneaux extrêmes, apprennent à se libérer et à laisser exploser une colère qu’ils doivent ressentir artificiellement. Nous laissons sécher puis sélectionnons les trois panneaux qui nous semblent les plus réussis. Ensuite nous collons les photocopies des pages du livre en bas des grandes feuilles et légendons en haut.

peinture
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