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Les jardiniers et la sorcière Gargouillette

Février 2002
 

CréAtions n° 100 - Narration- publié en janvier-février 2002

Classes de CP et de MS/GS de Brigitte Murat, Anne Meyer, Patricia Ferron et Catherine Gérard, Groupe scolaire de l’Aubette, Magny-en-Vexin (Val d’Oise). Enseignante coordonnatrice du projet : Claude Duval

 

 

Les jardiniers et la sorcière Gargouillette

 

Illustrer une histoire : un contrat moral, des choix techniques, une responsabilité d’équipe.
 

Dans le cadre d’une liaison GS-CP, quatre classes coopèrent à l’écriture de contes interactifs :
deux cours préparatoires et deux classes maternelles de moyens-grands.
Les illustrations sont réalisées par les enfants d’une seule classe de moyens-grands
qui sont alors pris en charge par petits groupes
par l’enseignante des petits pendant le temps de sieste.
Trois histoires seront créées pendant l’année scolaire.


Activité d’écriture

Un cahier circule chaque semaine de classe en classe. Collectivement, les enfants, après lecture de ce qui a été rédigé précédemment, imaginent la suite qu’ils dictent à l’adulte ou essaient d’écrire eux-mêmes.

Ainsi chaque semaine l’histoire peut prendre un nouveau virage selon l’inspiration de la classe qui reçoit le cahier, lit ce qui a été inventé par les classes précédentes et imagine une suie au récit.

Pour les illustrations, un groupe de huit enfants, chaque fois différents mais tous très demandeurs, issus de la même classe de moyens-grands, est sollicité.

L’enseignante raconte :
« Après lecture du texte qu’ils finiront par connaitre par cœur, nous recherchons ensemble quels supports et quels matériaux utiliser. La préférence des enfants va vers un format large parce que l’album devra être suffisamment grand pour être visible par une classe ou un groupe d’enfants. D’autre part, pour un travail collectif, il est plus facile de travailler sur des surfaces généreuses. »

Des essais techniques au service d’une intention 

Nous recherchons ensemble ce qu’évoque pour eux le mot « fané ». Les adjectifs cités : « terne », « vieux », « sec », « pâles » nous conduisent à choisir le papier kraft, le papier journal et le papier pelure noir.
Chaque fleur est faite de petits morceaux que les enfants choisissent de déchirer ou de découper avec des ciseaux, crantés ou non. Certains tracent les formes avant de les découper, d’autres découpent directement. Toutes sortes de formes de pétales, de tiges, de feuilles naissent ainsi sous les doigts des enfants. La fabrication des fleurs fanées se révélera longue ; les enfants y participent chacun à leur tour sans se lasser pendant plusieurs séances.

C’est dans un catalogue spécialisé qu’ils découvrent une image de jardinier qui les séduit. Après observation, ils s’en inspirent pour peindre le personnage au chevalet de peinture, ce qui est plus rapide que la fabrication des fleurs.
C’est l’occasion pour les enfants de discuter du choix des techniques, des outils, des supports, des matériaux en fonction du résultat attendu.

Régulièrement, les enfants sont invités à apporter un regard critique sur leurs productions : le jardinier une fois terminé leur parait mal « fini ». Un enfant propose de le cerner au feutre, un autre de mettre l’accent sur les accessoires qui permettent de le reconnaitre. En relisant le texte, nous nous apercevons que dans le jardin, tout n’est pas fané : un enfant se propose de peindre l’herbe. En revanche, il n’est plus possible de représenter une haie.

 

écriture, dessins, découpage, collage
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