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Le carnet de bord d'Eliane : les droits de l'enfant et la photographie

 

 

Chaque année, au mois de novembre, toutes les classes travaillent sur un même projet : les droits de l’enfant. Cette année nous pensons aller à la découverte de la vie des enfants d’ailleurs. William a une amie à Wallis et Futuna et nous décidons de correspondre avec cette petite fille des îles. Pour lui montrer notre façon de vivre, nous choisissons de faire des photographies.

Chaque enfant, muni d'un appareil jetable réalise quelques photographies de son lieu de vie familial;  puis, à l’école, je laisse les enfants s’exprimer librement, sans aide, sans consigne, sans explication, sans sujet imposé. Ils deviennent photographes à tout moment de la journée.

L’acte photographique totalement libre est révélateur de comportements : certains n’osent pas, d’autres ne savent pas quoi prendre, s’excitent, courent dans tous les sens ou encore demandent l’autorisation de prendre leur appareil rangé dans leur casier. Ils photographient des portraits, des paysages (lieux de vie de l’école : cour, jardin, classe, BCD), des groupes d’enfants et des copains en activité. Ce sont leurs premières photographies, ils portent un autre regard sur leurs camarades, sur la vie de l’école et prennent plaisir à faire partager ces instants volés aux autres, lors de l’élaboration d’un panneau pour la fête de l’école.

Au développement des travaux photographiques, certains sont déçus car ils n’ont pas obtenu les images qu’ils ont « vues ».

 

Au troisième trimestre, se pose la question:
 

Que faire des photographies prises avec l’appareil jetable ?


Nous en avons  beaucoup:  les enfants les trient et les présentent sur des panneaux
en respectant les critères suivants :
le plan rapproché, le plan éloigné, la contre-plongée, l’arrière-plan, le flou ...


Les images prises dans l’intimité de leur maison sont utilisées pour une autre activité 
"le photomontage"
 
Ceux qui ont peu de photographies lisibles en rapportent quelques unes de la maison,
glanées dans l’album de photos ou la boîte familiale (avec l’accord de leurs parents).
 
 

Chaque enfant choisit
les photographies
avec lesquelles
il souhaite travailler.
Il les découpe mais
doit en garder
une entière pour support.

Il crée un décalage entre
le réel et l’imaginaire
en ajoutant des
éléments pris sur
d’autres photos dites ratées.
Certaines productions nous
font entrer dans un monde
proche du surréalisme.

 





 

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"il neige, maîtresse!"
les haïkus et le printemps des poètes

 

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