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logo blog Un congrès ni tout à fait pareil ni tout à fait autre...

Je rentre le cœur et la tête emplis de pépites humaines : revoir des visages, raconter quelques bribes de son vécu, partager des idées, mutualiser des expériences, élaborer des projets, refaire le monde, déguster un verre de vin provençal avec des anciens et nouveaux amis de France, de Suisse, de Belgique, de Chine, d’Allemagne, du Pérou, du Bénin...

Sans oublier l'activité militante pédagogique : animer des ateliers, intervenir en plénière, présenter son livre, accueillir un journaliste – et pas n’importe lequel, Luc Cédelle du Monde –, partager ses vécus pédagogiques, les expliciter aux plus jeunes. 
 
Ce n’était pas mon premier congrès, certes, mais c’est toujours un peu le premier, un peu comme la rentrée des classes… qui nous met en situation de démarrage chaque année. Celui qui est à l’origine de mon parcours, c’est le centenaire de la naissance de Célestin Freinet, à Valbonne en 1996 – et hasard de l’histoire, en 2005, je serai de nouveau dans les mêmes lieux, mais en tant que présidente de l’ICEM. Et depuis, j’ai toujours été congressiste.
 
Mais tout a changé depuis le congrès de 2002 à Bordeaux : l’investissement dans le mouvement Freinet au niveau national. Depuis, les congrès n’ont plus été les mêmes, l’activité militante ne permettant pas la flânerie intellectuelle qu’on choisit au rythme des ateliers. Réunions, présence au stand des publications… ne la permettaient plus.
 
Cette année, j’ai retrouvé ce voyage pédagogique au sein d’un congrès, je ne suis plus au CA – même si j’y suis associée en tant que chargée de mission « relations extérieures et partenariats » –, plus de stand à tenir, les secrétaires de l’ICEM étaient présentes et Le Nouvel Éducateur était en de très bonnes mains.
J’ai pu m’investir totalement pour le secteur Droits de l’enfant avec Jean le Gal, chercheur et militant de la participation démocratique des enfants dans l’animation de trois ateliers et une intervention à la plénière dans le grand amphi.
 
Et la cerise sur le gâteau, un moment « rencontre avec… » pour présenter mon petit livre Entrer en pédagogie Freinet. Un instant que je n’oublierai jamais, une grande émotion, un ressenti de bienveillance si rassurant de la part des nombreux présents. Volontairement, je n’avais pas préparé de papier, pour laisser ma parole se nourrir de l’atmosphère – un défi pour moi qui ai toujours la peur de l’oral –, je n’ai pas vu le temps passer… et les questions ont renforcé la visée de cet ouvrage : aider pour oser.

Une réussite (plus de 700 congressistes) qui m’a réjouie avec en plus la présence de toutes les générations : des anciens compagnons de Freinet aux jeunes enseignants qui entrent dans le métier !
 
Un seul regret : ne pas avoir participé aux soirées. L’éloignement du lieu d’hébergement et la fatigue qu’elle a engendrée chez moi le premier soir m’ont découragée.
 
Heureuse d’avoir participé à cette nouvelle rencontre. Revivifiée pour repartir dans mes activités militantes et porter la pédagogie Freinet partout où je suis.
Un très, très grand merci à tous les organisateurs et organisatrices dont l’accueil, la patience, le sourire ont pu permettre de se sentir bien.
 
En attendant le prochain congrès, bonne rentrée qu’elle soit scolaire ou autre !