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De la production individuelle à la réflexion collective.

Dans :  Français › Techniques pédagogiques › 
Janvier 1989

Ce texte datant de 1983 est paru dans 'Artisans pédagogiques' la défunte revue du groupe ICEM 34.
Il était associé à un petit organigramme pour la mise au net du texte libre qui a débouché sur cette tentative de 'grille' de réflexion individuelle d'un texte.
AUTOUR DU TEXTE LIBRE
Jany Gibert École de Jonquières, CE; CM.

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Il se pourrait que le- document que présente ici Jany fasse naître quelques réactions chez ceux d'entre vous qui pratiquent le texte libre dans leurs classes.
Pourquoi ne pas lui écrire? Un chantier de travail sur ce sujet permettrait sûrement de faire avancer les choses...
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Instrument privilégié de l'expression libre de l'enfant, le texte libre est le pilier le plus connu et le plus utilisé (souvent de façon caricaturale) de la pédagogie Freinet.
On a beaucoup écrit sur ses différentes conceptions, sur ses justifications, sur son rôle libérateur et ses rapports avec l’inconscient.
Il ne s’agit pas pour moi de revenir sur les aspects «théoriques» du texte libre mais d’expliquer comment il est pratiqué concrètement dans ma classe et de mentionner deux «outils» que j’ai tenté de mettre en place autour du T.L.
Avant tout, je dois dire l’importance de la place qu’il occupe dans ma classe, par la valorisation personnelle que je lui accorde et par celle que lui donne le groupe-classe au travers du journal scolaire et du livre de vie de la classe.

** Comment le texte libre est pratiqué.
- en classe, les enfants peuvent écrire leurs textes à tout moment de la journée. Ils peuvent aussi les écrire à la maison.
- L’auteur peut lire ou ne pas lire son texte libre à la classe ou au maître.
- L’auteur peut ou non proposer son texte pour le journal.
- Il peut accepter ou refuser que son texte soit collé dans le livre de vie de la classe.
- Il peut, s’il le désire, «mettre au net» son texte avec l’aide du maître ou d’un petit groupe.
- La mise au net est obligatoire quand le texte doit être publié dans le journal.

** La mise au net
Elle est justifiée par la nécessité d’imprimer sur le journal un texte en français «correct».
Il ne s’agit ni d’un enrichissement du texte ni d’une séquence d’orthographe, de vocabulaire ou de grammaire.
J’ai essayé de mettre au point une «fiche-guide de mise au net» qui est utilisée par le groupe qui est chargé de ce travail.

** Une tentative: du Texte libre à la Rédaction
Il ne s’agit pas de la rédaction au sens habituel du terme à l’école élémentaire, mais au sens de rédiger, de réfléchir sur une production écrite.
Je propose aux élèves de CM2 la grille «réflexion-évaluation» avec laquelle ils peuvent s’interroger sur leur texte et le «re-travailler» s’ils le souhaitent (seuls ou à deux ou trois).
Cet exercice de «retour» me paraît intéressant pour donner aux élèves une idée de ce que peut être «rédiger».

J’ai par la suite abandonné cette grille qui ne me convenait plus.
J’ai davantage orienté ma réflexion sur la nécessité d’habituer les enfants à retravailler leurs textes dans un souci à la fois d’évolution de l’écrit et de préparation à la compétition scolaire qui a lieu au collège. En effet ce travail de toilettage est le plus souvent le fruit de l’aide d’un milieu familial compétent et attentif à la réussite scolaire des enfants. Les plus favorisés étant les enfants des enseignants.
Voici une fiche guide que nous utilisons individuellement ou collectivement.

 

 

Extrait de French Cancan n°1

Revue du secteur de français de l'ICEM

16 numéros parus de 1988 à 2000

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