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Gérer l'hétérogénéité dans la classe (compte-rendu de rencontre)

 

Nous nous sommes retrouvés le 4 mai 2019 pour aborder la question de l'hétérogénéité dans la classe. Nous étions 7 présents.

 

ORGANISATION DE LA CLASSE

Ingrid aborde le sujet de l'organisation de la classe qui est un des éléments permettant de gérer l'hétérogénéité. Elle souhaite mettre un meuble au milieu de sa classe dans lequel il y aurait tout le matériel pour le TI : fichiers … et les bureaux en ilots, pas forcément face au tableau et non attitrés aux élèves, leurs fournitures scolaires, cahiers… n’étant pas sous les bureaux mais dans le meuble du milieu. Elle se pose la question des cartables qui encombrent. Sous son préau dans un meuble paraît être le plus adapté.

Cécile dit que le fait d'avoir trop de tables dans sa classe cette année (28 élèves) et de voir des enfants qui ont plus de mal à rester assis longtemps que d'autres lui a donné l'idée d'une organisation du même type pour l'année prochaine : un meuble au milieu de la classe avec les cahiers des élèves dedans, et moins de tables que d'élèves. Les trousses et les cahiers de liaison dans des petits sacs en tissu. Des coussins, des chaises avec tablettes, des tablettes pour travailler par terre, un ballon de gym, des tables hautes sans chaises. Lise demande à ses élèves de s'appliquer dans leur travail, et se demande si c'est possible en étant par terre. Cécile et Ingrid ne demandent pas de s'appliquer dans tous les travaux.

 

METHODES ET OUTILS

  • Ingrid constate qu'il y a peu de copie au tableau dans sa classe. Lise évoque le fait que c'est un exercice important, différent au niveau des stratégies de la copie à partir d'un document.

  • Pour gérer l'hétérogénéité il est nécessaire d'avoir des fichiers autocorrectifs. Esther évoque le problème d'indiquer aux élèves celui qu'ils doivent faire, avec des couleurs, des étoiles... Certains font des fichiers beaucoup trop faciles pour eux. Lise trouve que ça peut les encourager d'être en réussite et les faire passer ensuite sur un fichier plus à leur niveau, avec confiance. Cela peut leur apporter des choses quand même. On se dit qu'il ne faut leur indiquer un fichier plus à leur niveau que s'ils restent trop longtemps sur un fichier trop facile pour eux.

Le matériel doit être bien rangé. Laurence évoque le fait que dans sa classe les fiches sont en désordre. Certaines utilisent des classeurs qu'il faut prendre en entier. Mais il peut arriver que les anneaux cassent et que les fiches soient en désordre quand même. Certaines ont un même fichier en plusieurs exemplaires ce qui permet de prendre le fichier en entier. Ranger et prendre soin du matériel collectif est un apprentissage nécessaire à la vie en société. Cécile suggère de prendre du temps pour ça, quitte à mordre sur la récré ou sur une autre activité pour le faire, afin que cette exigence soit entendue par les élèves.

Le matériel autocorrectif peut venir de PEMF ou d'ailleurs. Lise trouve que si les fichiers sont trop différents les uns des autres au niveau des procédures et des supports certains élèves ont du mal à tout comprendre et donc à tout faire. Pour les fichiers de maths PEMF, elle en a 2, il lui en manque pour s'adapter à tous les niveaux. Amande trouve que lorsqu'on en achète et qu'on change d'école, on devrait les emporter car bien souvent ils ne sont pas réutilisés par le collègue d'après. Lorsqu'on achète des fichiers individuels aux élèves, ils les emportent à la fin de l'année, ça ne reste pas à l'école.

  • Lise trouve qu'il est parfois difficile de suivre le travail de ses élèves avec le plan de travail car il fait double emploi avec les sommaires des fichiers. Il faudrait un plan de travail (annuel pour Cécile, par période pour Esther) pour les choses seulement qui ne sont pas dans un sommaire. Cécile indique quelle fiche d'orthographe doit faire l'élève alors que Lise et Ingrid les laissent choisir. Ceux qui ne se débrouillent pas assez tout seuls ne sont pas autonomes : on leur indique ce qu'ils doivent faire : en entourant, Amande avec une flèche et trois cases sur le bureau. Il ne faut pas qu'il y ait trop de choses dans le plan de travail sinon les élèves se perdent.

  • Lise et Cécile sont d'accord pour dire que la réalisation d'exposés prend beaucoup de temps. L'utilisation des ordinateurs pose des problèmes, il n'y en a pas assez pour tout, ils ne marchent pas toujours comme il faut... On peut en réserver certains pour le texte libre, d'autre pour la recherche sur internet... Avant d'aller sur les ordinateurs pour les exposés, on peut obliger les élèves à chercher dans les livres, puis leur demander de présenter leur projet sur l'ordinateur à l'enseignant : je veux une image de ça … ça leur évitera de perdre du temps. L'enseignant peut aussi aller à la médiathèque chercher des livres, s'il a le temps... Comme Jean-Luc de Saint-Etienne, ils peuvent ne présenter que les titres et des images, ils ont leur travail au brouillon, cela permet de gagner du temps. Les élèves qui écoutent peuvent prendre des notes sur leur cahier.

 

LES CLASSES MULTINIVEAUX

  • Ingrid souligne l'intérêt du multiniveau et des pratiques Freinet pour gérer plus facilement l’hétérogénéité. Cette gestion de l’hétérogénéité ne s’appréhende pas seulement lors du T.I qui ne représente qu’1H30 environ par jour environ. Les temps collectifs sont propices à la gestion de l’hétérogénéité comme le temps de présentation des productions d’élèves, l’entretien du matin, les recherches maths, les dictées coopératives… Toutes ces pratiques Freinet permettent naturellement de prendre en compte le niveau différents des élèves.

  • Ingrid ne sait pas toujours comment répondre aux parents qui demandent que leur enfant travaille à son niveau officiel et pas à son niveau réel du fait qu'elle a une classe de CE2 CM1 CM2. Amande dit aux parents quel niveau ont les enfants. Cécile a des repères de niveau dans son livret scolaire. Mais c'est difficile d'en rendre compte en orthographe, en production d'écrits. Les parents veulent en fait savoir si leur enfant a un niveau « normal ».

 

L'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE

  • La conversation dévie sur l'apprentissage de la lecture. Ingrid trouve que certains enfants ont du mal à apprendre à lire avec la syllabique et les aplhas par manque de sens et complication. Cécile trouve qu'une proportion importante d'élèves de sa classe ne comprennent pas ce qu'ils lisent. Fabienne, Lise et Laurence trouvent que la phonologie et l'apprentissage des lettres sont essentielles en maternelle. Cécile pense qu'il faut surtout travailler la globale en maternelle. La méthode naturelle en CP va vers la phonologie ensuite seulement. Parfois pas assez pour certaines. Laurence a été tentée par méthode naturelle en début d'année, mais difficile à mettre en place. Cécile l'a déjà pratiquée. Il y a certainement des besoins différents selon les élèves. Amande fait des fiches à ses élèves avec des consignes du genre dessine … fais ceci... les élèves peuvent en faire à leur tour.