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Congrès d'Angers : Atelier « Vers une méthode naturelle de danse »

Dans :  

Journal du congrès d'Angers 2019

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Atelier « Vers une méthode naturelle de danse »

Après un court échauffement, la moitié du groupe « se met en danse », en musique et sous le regard des autres participant-e-s, spectateur-trice-s réuni-e-s dans un coin de la salle .  Vient ensuite un temps de mise en mots de ce qui s’est vécu : « au départ vos regards étaient un peu fuyants, puis vous êtes entrées en relation », analyse une spectatrice. « C’était une chouette surprise de te rencontrer » lance une danseuse à une autre. Puis, on échange les rôles afin que chacun-e expérimente, comme le fait Marie, co-animatrice de l’atelier, avec les enfants de son école.

« On s’autorise et après on analyse ».

La danse amène à poser des mots et, peut-être, une problématique ; avec les enfants, on dit plutôt une bonne idée. « Occupation de l’espace par les spectateurs, regards, arrêts, danse avec peu de mouvements, collectif / individuel ». C’est la question de l’occupation de l’espace qui retient l’attention du groupe. Lors d’une dernière danse, des participant-e-s s’installent dans toute la pièce tandis que des volontaires se mettent en danse. Le dispositif amène une expérience différente ; par exemple, les danseur-se-s s’autorisent à aller au sol, s’approchent des spectateur-trice-s et jouent avec eux. « J’étais une spectatrice active », dit une participant-e.

« L’émancipation passe aussi par le corps ».

Dans la classe de Géraldine, qui organise des séances de danse libre deux fois par semaine, pas de spectateur-trice. Tout le monde danse en même temps, y compris l’enseignante. Elle est garante du cadre et rappelle qu’il est interdit de se moquer et pourquoi. La part du maitre, c’est aussi le choix des morceaux - ou de l’absence de musique - qui accompagne la danse. Eviter les musiques connues des enfants, c’est leur proposer d’être à égalité, de créer ensemble plutôt que de subir la culture majoritaire.