Raccourci vers le contenu principal de la page

Congrès d'Angers : Dans les classes maternelle, des ateliers, oui, mais libres, permanents et coopératifs

Dans :  

Journal du congrès d'Angers 2019

================

 

 Atelier : Dans les classes maternelle, des ateliers, oui, mais libres, permanents et coopératifs.
Présenté par Françoise DOR Groupe Liégeois,

15 ans d’enseignement spécialisé
+ de 25 ans de maternelle 4-6 et aussi 2-4
Comment organiser la classe ? Comment la faire vivre ? Les apprentissages ne sont pas prioritaires, ce qui prime c’est la vie.
Présentation de son livre « Pratique Freinet et coopération »

ORGANISATION DE LA CLASSE,
En arrivant le matin, entretien libre sur le tapis puis à 9h travail pour 1h en ateliers libres permanents et coopératifs. Dans ces ateliers :
-    bibliothèque et prêt de livre (géré en début avec l’enseignante puis en autonomie)
-    peinture
-    écriture
-    table mathématique avec matériel, jeux pour faire les créations
-    jeux symboliques (poupée, déguisement, magasin, voiture, château fort, ferme, maison de poupée…)
-    coin construction (grand espace)
-    une petite table construction avec du petit matériel
-    coin déchirage, découpage, collage
-    bac à eau
-    ordinateur (pour le journal)
Ces ateliers sont ouverts tous les jours matin et après midi sur 1h, en multi-âge.

Déroulement de la journée,
9h10h ateliers libres
rangement puis collage et récrée
11h un moment collectif : mise en commun de toutes les découvertes.
Lecture, projet en cours, correspondance lecture des lettres ou écriture.

Importance de la correspondance
: envois entre les classes « d’œuvres ». La correspondance est à la fois collective et individuelle, à un rythme régulier de 1 fois par mois. 3 visites par an entre Liège et Bruxelle, et invitation des correspondants pour le jour de la répétition générale du spectacle.

Beaucoup de théâtre
: chaque année une création est réfléchie et montée avec les enfants. Construction des différents personnages, décors….
1 départ par an en classe de mer avec les grands.

Pour le dessin libre (jamais de sujet) : une étagère met à disposition tout le matériel nécessaire (feuille de différents formats, crayons, feutre de qualité). Les enfants ont aussi un cahier de dessin, à droite ils dessinent et à gauche, un commentaire du dessin peut être noté par l’enseignante. L’enfant s’il le souhaite peut recopier ce texte en cursive, il essaye, comme il peut.
Mise en valeur des différents essais d’écriture des enfants. Beaucoup d’essais tout le temps. On est seulement dans l’essai jamais dans l’erreur. Entraînement quotidien.

Une obligation dans la classe, tous les jours, tout le monde va au dessin. Le reste est libre.

Psychomotricité : ateliers libres, on invente de nouvelles choses. A la fin de la séance, ceux qui veulent peuvent montrer.
Nombreuses, mille occasions de la classe pour que l’enfant parle, de façon naturelle.

Beaucoup de sorties avec les correspondants et aussi au théâtre, au ciné, des expos, à la piscine (chaque semaine). Pas d’atsem en Belgique, des parents accompagnent les sorties.
Toujours la même ambiance, en classe, à la piscine, en sortie. Pas d’obligation, respect du rythme de l’enfant, et pratiques libres.

Beaucoup de temps est passé à expliquer aux enfants ce que c’est le travail en atelier. Rappel aux enfants qui papillonnent, dérangent et font du bruit, ce que c’est le travail en atelier. Pour chaque atelier un nombre de place limitée.

Recherche de la motivation interne de l’enfant par rapport à la pratique quotidienne. Une fois que ça a démarré, l’enfant s’impose une contrainte lui même, un objet de recherche. D’où l’importance d’un milieu très riche dans la classe. Le matériel est pensé pour être créatif.
L’enseignante a aussi une grande exigence par rapport à l’enfant : un cadre, une structure pour faire beaucoup de chose. Beaucoup de liberté dans les ateliers, mais exigence du maître :
-    on ne joue pas, on travaille dans les ateliers,
-    Est ce bien fini ? Le maître relance.
-    Soin apporté au dessin, pas n’importe quoi, pour les gribouillages on utilise des feutres abimés et pas les feutres de qualité.
-    On essaie de travailler avec soin et avec une intention.

Pas d’évaluation dans la classe, pas nécessaire mais besoin d’être présent aux enfants, de vivre avec eux.

Limiter un peu le matériel, les techniques pour aider les enfants à aller plus loin. Grande importance aux relations aux parents.

Le livre de Françoise DOR est un recueil de 5 brochures qui décrivent les différents ateliers. Une 6e brochure sur les créations mathématiques à partir des dessins libres des enfants n’est pas dans le livre, on peut se la procurer auprès du mouvement Belges Éducation Populaire.

Delphine