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Au fil de l'eau

Dans :  Arts › Principes pédagogiques › 

 


Revue en ligne CréAtions n°250 "Au fil de l'eau"
annoncée dans le Nouvel Éducateur n°250 - Publication : décembre 2020

Classes de CP-CE1, CE1, CE2-CM1 - École élémentaire publique, Simandre (Saône et Loire) - Enseignantes :  Nelly Guyonnet, Sandra Bey, Edwyge Cholley, Amandine Pacotte, Emilie Hyenne (auteure de l'article)

 

 

Au fil de l'eau


 


Le projet

 

Les conseillères pédagogiques en arts plastiques proposent un projet départemental Au fil de l’eau.

Mes collègues de l’école de Simandre et moi nous inscrivons au projet et choisissons un des lavoirs du village comme lieu phare.
Ce lavoir sera à la fois déclencheur pour la création et lieu d’exposition pour les productions.

Toutes les classes se rendent au lavoir pour une « approche sensible » du lieu (voir article CréAtions numéro 234). Ici l’approche sensible consiste à appréhender l’édifice en exprimant ses émotions, ses ressentis. Elle laisse place à l’imaginaire des élèves qui peuvent évoquer leurs souvenirs liés à ce lieu qui leur est familier.

 

La Mère-en-gueule

 

À cette occasion, je raconte aux enfants l’histoire de La Mère-en-gueule, une des légendes liées à l’eau dans notre région. Ils découvrent avec surprise et amusement que leurs parents et grands-parents ont cru en l’existence de cette créature aquatique lorsqu’ils étaient enfants. Il n’existe pas de représentations précises de La Mère-en-gueule.

          

 

 

Ainsi chacun imagine son apparence. Selon l’association locale, Les conteurs du trequi, ce serait une femelle poisson géante affamée qui doit nourrir ses nombreux petits. Cachée au fond des puits, des mares, des lavoirs et des étangs, la bête monstrueuse happe de sa gueule béante les enfants désobéissants ou imprudents qui se pencheraient sur la margelle du puits ou qui s’approcheraient seuls des points d’eau.

 

 

 

 

Nos deux classes de CE2-CM1 décident de fabriquer une Mère-en-gueule en volume qui sera semi-immergée dans le lavoir le jour de l’exposition.

Nous réfléchissons aux contraintes techniques. Il faut trouver un matériau qui ne se dégrade pas dans l’eau, facile à découper et à fixer sur une armature en grillage.

 

 

Pour fabriquer les écailles, les élèves pensent aux canettes et aux briques de lait. Après plusieurs essais infructueux, nous choisissons des bouteilles de lait en plastique blanc et de la toile cirée argentée et brillante. Les élèves créent des gabarits d’écailles, tracent leur contour sur les matériaux choisis, puis les découpent. Ensuite, ils poinçonnent les écailles ainsi obtenues de deux petits trous, avant de les fixer sur l’armature avec du fil de fer. Ils réfléchissent à la disposition des écailles, afin qu’en se recouvrant les unes les autres, le dispositif d’attache en fil de fer et le grillage soient bien masqués. Ce travail dure plusieurs séances.


  Dedans - Dehors  
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