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Explosion de couleurs, suite

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Explosion de couleurs, suite   

À la fin de chaque atelier, un retour au groupe est mis en place : je montre les œuvres, et je pose la question "Qu’en pensez-vous ?". Les élèves ont compris que je n’attends pas un jugement de type "C’est joli."

Ils décrivent ce qu’ils voient, disent ce qu’ils pensent réussi, font des propositions pour améliorer les œuvres. Et ces critiques sont bien perçues par les auteurs, car ils savent que dès le lendemain, ils pourront réinvestir ces conseils.

Avec l’encre, ensemble, nous mettons en évidence la fine limite où tout à coup, on bascule dans le "trop", où les couleurs ne se voient plus, où les transparences s’annulent et où la couleur dominante devient un marron uniforme qu’on a surnommé "caca d’oie" (je ne suis pas sûr qu’un seul de ces enfants de la ville ait déjà pu observer la couleur en vrai).

Mon rôle, pendant ces ateliers, est de proposer des petits changements, faire de petites suggestions : "tu sais, cette couleur irait bien avec telle autre", comme j’ai vu pratiquer Jean Astier avec ses élèves de petite section de maternelle.

 

Des élèves sont étonnés, voire émerveillés par ce qui nait sous leur pinceau ou leur rouleau et, en quelques jours, ils maitrisent suffisamment la technique pour, s'ils le souhaitent, reproduire une œuvre peinte par un copain.

 

 

 

Un jour, L. me dit qu’on a de la chance, de pouvoir peindre l’après-midi, autant qu’on le veut.
Je lui réponds qu’on fait faire de la peinture aux adultes lors de thérapies.
Et si on brûlait les étapes, et si nos minots peignaient pour devenir des adultes bien dans leur peau ?

 

  

 

Déclench'art  

 Explosion de couleurs