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A propos de la formation permanente

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Mai 1972

Quels objectifs sont visés par la politique de formation permanente à laquelle les éducateurs sont invités à collaborer par le gouvernement, par le patronat et par les syndicats? Les syndicats insistent sur la nécessité d'harmoniser une formation générale aidant les travailleurs à se libérer ou à s'adapter, et une formation professionnelle leur donnant des possibilités de promotion. Le patronat insiste sur la formation professionnelle au sens strict, et sur les "besoins économiques" qu'il définit à sa manière; cependant l'aile "libérale" du patronat prend le risque de souhaiter elle aussi une formation générale qui donnerait aux travailleurs une plus grande possibilité aux changements rapides du monde économique et technique d'aujourd 'hui, et un plus grand esprit d"'entreprise", un plus grand "dynamisme" permettant à l'économie nationale de mieux affronter la concurrence internationale. Un accord a été passé en juillet 1970 entre les grandes centrales syndicales (CGT, CFDT, FO) et le Centre National du Patronat Français (CNPF). Les députés ont sanctionné cet accord par une loi de Juin 1971 portant sur "la formation professionnelle continue dans le cadre de l'éducation permanente". Les principaux inspirateurs de cette loi, au Ministère de l'Education Nationale, sont Raymond Vatier et Bertrand Schwartz (l'Educateur, il y a quelques années a parlé de son expérience de Nancy). Les premiers textes d'application de la loi semblent marquer une régression: les conditions pour que les travailleurs bénéficient d'heures de formation pendant leur temps de travail rémunéré par l'employeur, se font plus restrictives, et le sens de la formation permanente est défini de plus en plus en fonction des "besoins" professionnels formulés par le patronat.Quels objectifs sont visés par la politique de formation permanente à laquelle les éducateurs sont invités à collaborer par le gouvernement, par le patronat et par les syndicats? Les syndicats insistent sur la nécessité d'harmoniser une formation générale aidant les travailleurs à se libérer ou à s'adapter, et une formation professionnelle leur donnant des possibilités de promotion. Le patronat insiste sur la formation professionnelle au sens strict, et sur les "besoins économiques" qu'il définit à sa manière; cependant l'aile "libérale" du patronat prend le risque de souhaiter elle aussi une formation générale qui donnerait aux travailleurs une plus grande possibilité aux changements rapides du monde économique et technique d'aujourd 'hui, et un plus grand esprit d"'entreprise", un plus grand "dynamisme" permettant à l'économie nationale de mieux affronter la concurrence internationale. Un accord a été passé en juillet 1970 entre les grandes centrales syndicales (CGT, CFDT, FO) et le Centre National du Patronat Français (CNPF). Les députés ont sanctionné cet accord par une loi de Juin 1971 portant sur "la formation professionnelle continue dans le cadre de l'éducation permanente". Les principaux inspirateurs de cette loi, au Ministère de l'Education Nationale, sont Raymond Vatier et Bertrand Schwartz (l'Educateur, il y a quelques années a parlé de son expérience de Nancy). Les premiers textes d'application de la loi semblent marquer une régression: les conditions pour que les travailleurs bénéficient d'heures de formation pendant leur temps de travail rémunéré par l'employeur, se font plus restrictives, et le sens de la formation permanente est défini de plus en plus en fonction des "besoins" professionnels formulés par le patronat.