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Recherche archives : psychanalyse, 1998

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Regard d'un psychanalyste sur la pensée de Freinet

Dans :  Formation et recherche › Mouvements › mouvement Freinet › Formation et recherche › connaissance de l'enfant › 
Mai 1998

Jacques Lévine, le passeur de relais
Longtemps, l’initiation à la pensée de Freinet s’est limitée à la présentation des outils scolaires et des modes d’organisation de la classe. Actuellement, la demande des enseignants porte moins sur les méthodes de présentation des connaissances que sur l’acquisition de la capacité à faire face aux demandes réelles des élèves, surtout dans les collèges et les lycées. Ces demandes deviennent transparentes lorsqu’on réussit à les faire parler en confiance comme cela se produit souvent en séances de « conseil ». Même scénario chez les ensei-
gnants eux-mêmes.
La concertation ne s’improvise pas. Quand j’ai vu intervenir Jacques Lévine dans une école à Paris, ce qui m’a conquis c’est sa sérénité, sa capacité à faire éclore les sincérités d’analyse. Dimension du groupe ? Pas celles d’un public, mais d’un petit nombre, au début 2 ou 3 enseignants, essayant de préciser leurs difficultés, pas à pas. Le fait d’en parler amorçait déjà chez certains l’entrevue de solutions. Il y a incontestablement entre Lévine et Freinet des traits communs : la simplicité, la clarté, l’évidence et la chaleur du propos. Que ce soit devant une grande salle ou au milieu d’un petit groupe, Freinet et Lévine savent écouter beaucoup, plaisanter pour alléger les moments dramatiques, permettre l’écoulement lent et hésitant des témoignages. Cette vertu des psychanalystes, il est nécessaire de l’éclairer et de la transmettre aux enseignants en leur apprenant à casser, ne serait-ce qu’un moment, la dynamique de violence engendrée par l’effet masse de nos classes.
Roger Ueberschlag