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En 1925, la classe de Célestin Freinet et celle de René Daniel entamaient pour la première fois une correspondance. C’est ainsi que Célestin Freinet s’exprimait sur sa première correspondance : « J’ai senti là, tout de suite, les possibilités considérables d’un tel échange : les enfants n’écrivaient plus pour eux-mêmes mais pour leurs correspondants ; les devoirs scolaires changeaient alors de sens et bientôt de nature. Quel entrain, et quel enthousiasme pour la lecture, à leur arrivée, des imprimés de nos petits amis ! Nous vivions avec les paysans pêcheurs de Trégunc ; nous connaissions leurs travaux, leurs jeux, leurs préoccupations. Il ne s’agissait plus là d’un de ces vulgaires procédés pédagogiques prétentieusement qualifiés de « méthodes », mais d’une forme nouvelle de vie à l’école, âme et instrument de l’effort scolastique, auquel j’aspirais. » L’étude du milieu proche, comparé à celui des correspondants, prend une autre dimension. Elle permet aux enfants de porter un regard nouveau, un regard critique, sur leur propre milieu, tant du point de vue social, politique, écologique, esthétique. Elle est, de plus, le moyen privilégié de connaître les autres, de les comprendre, d’accepter les différences. Il nous a donc paru important, dans cette édition, de réaffirmer l’importance de la correspondance scolaire, à travers les conditions de sa réussite et ses différentes composantes. |
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wanadoo.fr (Editions ICEM)


