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La technique au service du Quoi de neuf

Soumis par Catherine Cort… le
Tout public
Élèves observant une araignée sur une image projetée

La technique au service du quoi de neuf : une mini-caméra qui permet l'observation collective.

Marie-Ève Collard Thivillier

L’équipe de l’Éduc’Freinet vous propose chaque semaine soit un article extrait de numéros déjà parus, soit un nouvel article. Cette semaine, en écho avec l’article Le Quoi de neuf au collège de Floriane Lagrée mis en ligne le 27 septembre, nous partageons cette semaine, un texte de Marie Ève Collard Thivillier, « La technique au service du Quoi de neuf » (extrait de l'Éduc’Freinet n°262 « Quoi de neuf et entretien »)

On dit souvent que la pédagogie Freinet est matérialiste. Marie-Eve montre ainsi l’importance, dans sa classe, d’une minicaméra pour inciter ses élèves à observer leur milieu. 

 

 

Mini-caméra reliée à un ordinateur Ma classe multiâges Cycle 2 est équipée d'un vidéoprojecteur et d'un écran. Pour la rentrée 2019, j'avais acheté une minicaméra en pensant l'utiliser pour projeter des pages de JMag, JCoop (la photo mystère de la quatrième de couverture) ou des dessins d'élèves. Mais, c'est lors d'un Quoi de neuf que nous avons découvert toute l'utilité de cet outil.

Mars-avril 2020 : le confinement. Yassin est bien occupé. Avec son père et ses grands frères, il installe un poulailler et une couveuse dans leur jardin. Il envoie des photos de son travail, marteau et tournevis à la main. Puis, des vidéos de la couveuse et même de l'éclosion des œufs.

Mai 2020 : le déconfinement. La classe reprend avec un petit groupe d'élèves. Pendant les Quoi de neuf quotidiens, les élèves échangent beaucoup sur ce qui a été vécu pendant le confinement et ils questionnent Yassin sur son élevage. Qu'est-il devenu ? Bizarrement, Yassin n'avait jamais envoyé de photo des poussins nouveau-nés. Il propose donc d'en amener en classe. Le jour dit, il apporte une cage de sa fabrication. Il a bricolé avec patience et efficacité une cage à barreaux à l'aide d'une grande boite à chaussures. Mais, dit-il, « j’avais trop peur que les poussins s'enfuient. » Donc ses fenêtres sont étroites, ses barreaux en carton très rapprochés. Il faut coller son œil aux ouvertures pour voir quelque chose à l'intérieur de la cage. C'est alors que je courbe le pied flexible de la mini-caméra et arrive à introduire son viseur dans la cage. Projection au tableau numérique.

Surprises et découvertes

Quelle belle surprise de découvrir trois petits poussins un peu terrorisés, terrés dans un coin de leur belle cage en carton ! Quelle incroyable découverte de découvrir que ces poussins ont un plumage gris ! Walt Disney a tort : non, les petits poussins ne sont pas jaunes !

 

Deux élèves observant un insecte sur une image projetée Depuis, chaque fois que l'occasion se présente, j'utilise la minicaméra. Les élèves le savent et ont compris qu'ils peuvent apporter des objets minuscules. Nous avons, depuis le début de cette année scolaire, regardé les lombrics du lombricomposteur d'Éva, les billes de Moustapha, l'étoile de mer de Nola, et l'araignée vitrifiée de Da1i1.


 

Nouveau regard sur l'environnement très proche de l'école

Maintenant, régulièrement dans la cour de l'école, au moment des récréations, des élèves « capturent » des animaux, récupèrent des mini-plantes, attrapent des incroyables et merveilleux sujets d'observa-tion : insectes, fleurs, morceaux de toile d'araignée, flocons de neige, cailloux. . . Le Quoi de neuf nourrit l'étude du milieu.

Marie-Ève Collard Thivillier

Nota 

  • Une mini caméra (ou visualiseur USB) avec le pied flexible vaut environ 50€
  • Pratique ! Avoir toujours sous la main une boîte en plastique transparent pour y placer les insectes que les élèves attrapent dans la cour de l'école. 
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